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 Bismillah
Er Rahmane Er Rahime Au Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux
Le Très-Miséricordieux


Imagine-toi
le
châtiment de la Géhenne,
un
tourment interminable.
Puis,
Il voudra augmenter ton désespoir et tes regrets.
C'est alors qu'Il fermera les portes du Feu
sur toi et sur Ses ennemis. Quelles pensées
t'envahissent quand tu comprends qu'Il ne te
pardonnera pas en entendant le claquement des
portes qui se ferment ?
Grand
sera ton désespoir et celui des hôtes de la
Géhenne quand ils entendront le claquement des
portes se rabattre sur eux. Alors, ils sauront
qu'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, les a rabattues
afin que personne n'en sorte jamais. Leurs coeurs
seront brisés de désespoir: nul espoir, nulle
issue pour en sortir. Nulle échappatoire, à
jamais, au châtiment d'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Majestueux.
Ce
sera l'éternité sans la mort, le châtiment infini
de leurs corps, leurs coeurs continuellement
brûlés, calcinés, sans souffle ni jamais de
répit auquel s'accrocher. Ce ne sera que des
tourments interrompus, des chagrins discontinus,
des maux inguérissables, des liens indénouables,
des chaînes à jamais indestructibles, une soif
inextinguible, des angoisses jamais calmées,
une faim insatiable qui ne sera soulagée qu'avec
la zaqûm (plante épineuse) qui écorchera leurs
gosiers. Ils appelleront au secours, demanderont
de l'eau à boire pour mettre un terme à leur
suffocation. Mais ils n'auront qu'une boisson
qui déchirera leurs intestins. Il n'y aura dans
leurs coeurs que regrets et soupirs car Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, n'aura pour eux
aucune indulgence. Le désespoir soufflera dans
leur poitrine, ils seront privés du Voisinage
d'Allah -
qu'Il soit exalté -
qui n'aura pas de compassion malgré leurs pleurs.
Leurs appels ne recevront aucune réponse et
leurs supplications ne seront pas entendues.
Leur repentir ne sera pas agréé car ils seront
tombés si bas à Ses yeux, qu'Allah -
qu'Il soit exalté -
les dédaignera et se détournera d'eux.
Si
tu les voyais, assoiffés et affamés, appelant
leurs proches parents, hôtes du Paradis. Ils
diront tous ensemble :
«
Ô gens du Paradis !
Ô
assemblée de pères, de mères, de frères et de
soeurs !
Nous
sommes sortis de nos tombes, assoiffés,
et
nous avons été traduits devant Allah -
qu'Il soit exalté -,
le
Tout Puissant, le Glorieux.
Il
a ordonné que nous soyons jetés au Feu, ainsi
assoiffés.
Donnez-nous
un peu d'eau ou de ce qu'Allah vous
a accordé ».
Leur
réponse sera une nouvelle déception. Le remords
et le regret envahiront à nouveau leurs coeurs.
Ils s'impatienteront. Jamais plus un souffle
d'air n'effleurera leurs visages. Jamais plus,
ils ne goûteront la fraîcheur. Ils ne pourront
jamais plus fermer les paupières pour dormir
un instant. Ils vivront dans une torture continuelle
et un avilissement sans fin.
Imagine-toi
ainsi dépeint, si Allah -
qu'Il soit exalté - n'a
pas pardonné tes fautes. Si tu voyais l'apparence
des suppliciés tandis que le Feu a dévoré leurs
chairs, dénaturé la beauté de leurs visages
et altéré leurs traits, ne laissant que leurs
os brûlés et noircis. Ils sont désarticulés
et convulsés dans leurs liens et leurs carcans.
Ils appelleront, dans leur malheur, et crieront
leur perte. Ils éclateront en sanglot et se
lamenteront. Ton coeur se liquéfiera devant
la laideur de leur physionomie Tu défailliras
en sentant leur puanteur. Ton âme ne résistera
à la forte incandescence de leurs corps et à
la chaleur de leur souffle.

Qu'adviendra-t-il
de toi quand tu te verras, là, au milieu des
suppliciés, comme étant l'un d'eux ? L'espoir
et l'espérance auront abandonné ton coeur, habité
par le découragement et le désespoir et s'apitoyant
sur ton corps. Tes pupilles se révulseront.
Tu sentiras cette vengeance contre tes regards
posés sur ce qui ne doit être ni aimé ni agréé.
Le Feu entrera dans tes oreilles et tu entendras
grondements et clameurs. Il t'enveloppera, effritera
tes os, liquéfiera ta chair, gagnera tes entrailles
et dévorera ton foie et tes intestins. Ton coeur
sera vaincu par les soupirs, les regrets et
le désespoir.
Imagine
tout cela, l'esprit vide, atteint de pris de
pitié pour ta faiblesse. Repens-toi
en abandonnant ce que ton Maître exècre. Recherche
ce qu'Il agrée
et Il sera, peut-être, satisfait de toi. Soumets-Lui
ton esprit. Implore-Le
et Il te relèvera lors de ta chute. Que
Sa crainte te fasse pleurer
et peut-être te fera-t-Il miséricorde et diminuera
tes fautes car le danger est immense, le corps
faible, et la mort si proche. Certes, Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, te voit. A Son
regard, rien de ce que tu caches ou affiches
publiquement ne peut être dissimulé. Prends
garde à ce que Son regard ne te prenne en aversion
et en exécration, et ne fais pas de toi le sujet
de Sa colère et de Sa répugnance. Et toi, tu
vivras dans l'exultation et le ravissement.
Préserve-toi
d'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Puissant, le Glorieux, crains-Le et aie honte
devant Lui. Ne prend pas à la légère le Regard
qu'Il porte sur toi et n'oublie pas qu'il observe
ce qui est en toi. Magnifie Sa position élevée
par rapport à la tienne et la connaissance qu'Il
a de toi. Crains-Le avant qu'Il ne te saisisse
à l'improviste, qu'il ne voit les effets de
ton malheur d'avoir dérogé à Ses prescriptions
et sache que tu as changé. Ton affliction sera
immense et ton chagrin intense d'avoir contesté
Ses prescriptions.
Qu'il
sache que tu t'es repenti.
S'Il
sait cela, Il effacera tes fautes et te pardonnera.
Ne
t'oppose donc pas à Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux. Tu n'as aucun
pouvoir devant Sa colère, ni force contre Son
châtiment, ni patience devant Sa punition et
ni endurance pour te permettre de te priver
de Son voisinage. Fais ton examen avant de Le
rencontrer, comme si la mort venait dès à présent
à te saisir soudainement.
Imagine
ce que je viens de te décrire. Je n'ai pourtant
dépeint que quelques grands traits.
Imagine
cela avec un esprit sans arrière-pensée, au
regard des péchés que tu as commis contre toi-même
et ce dont tu t'es rendu coupable. Réfléchis
à ton malheur afin qu'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, puisse voir sur
toi les effets de ton malheur. Et peut-être,
Il te fera miséricorde et passera outre, en
pardonnant et en couvrant tes fautes.


Imagine-toi
la
traversée du Sirât
Si
tu te trouves au nombre de ceux dont Il effacera
les fautes et les péchés, imagine la faveur
qui t'est faite par Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux. Tu traverseras
alors le Sirât, baigné de ta lumière. Avance
devant toi, sur ta droite, ton livre dans la
main droite, le visage resplendissant. Tu seras
délivré des mains d'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, assuré de Sa
satisfaction envers toi. Tu seras sur le Sirât
parmi le groupe des adorateurs et les délégations
des gens pieux. Les anges diront :
«
Paix ! Paix ! »
L'appréhension
ne quittera pas, pour autant, ton coeur ni les
coeurs des croyants. Vous lancerez, les uns
et les autres, cet appel :

«
Seigneur! Parfais-nous notre lumière, et pardonne-nous.
Car Tu es Omnipotent ». Sourate 66 : L'interdiction (At-Tahrim)
verset 8.
A
ce moment, ils penseront aux hypocrites qui
verront leur lumière s'éteindre, la crainte
inonder leurs coeurs et ils invoqueront la lumière
et le pardon.
Imagine-toi
traversant le pont, léger mais craintif. Imagine
ta propre traversée selon la légèreté ou la
lourdeur du poids de ton fardeau. Tu parviens
au bout du pont. Le sentiment du salut gagnera
ton coeur mais ton appréhension ne disparaîtra
pas pour autant. Tu verras, par toi-même, depuis
le Sirât, le délice des Jardins. Ton coeur sentira
la proximité du Voisinage d'Allah -
qu'Il soit exalté -,
le Tout Puissant, le Glorieux, le désir ardent
de Son agrément. Tu seras ainsi jusqu'à l'extrémité
du pont. Tu franchis d'un pas le Seuil, après
le pont tandis que l'autre jambe sera encore
sur le Sirât. Tu sentiras la peur et l'espoir
dominer ton coeur. Puis, tu plieras l'autre
jambe. Tu auras enfin traversé tout le Sirât,
et tes deux pieds se poseront fermement sur
le Seuil. Ton corps quittera le pont et tu le
laisseras derrière toi. La Géhenne s'agite sous
ceux qui doivent encore traverser le pont. Elle
bondira, fébrilement, sur celui dont le pied
manque de fermeté. Il sentira son souffle.
Ensuite,
tu te retourneras vers le pont et tu le regarderas
s'agiter. Tu regarderas les créatures sur lui,
et la Géhenne au-dessous d'eux, bondissant sur
ceux qui auront glissé du Sirât. Son tumulte
grondera dans leurs têtes et fera bouillonner
leur sang. Ton coeur bondira de joie quand tu
t'apercevras de l'immensité du danger dont Allah -
qu'Il soit exalté - t'a
préservé. Tu loueras Allah et Le remerciera
abondamment de t'avoir délivré, faible que tu
es, du Feu. Tu laisseras derrière toi le Feu
et son pont, et tu te dirigeras vers le Voisinage
de ton Seigneur.
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