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 Bismillah
Er Rahmane Er Rahime Au Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux
Le Très-Miséricordieux


L'accueil
de tes épouses
dans
tes palais

Pendant
que tes pas te mèneront dans les esplanades
des Jardins, au milieu des prés de safran et
des dunes de musc, tu entendras l'appel adressé
à tes épouses, tes éphèbes, tes servantes, tes
pages et tes régisseurs, à l'annonce de ton
nom et de ton arrivée. Ils répondront, réjouis
de ta venue, comme une personne de ce monde,
se réjouit du retour d'un absent, selon le dire
de Ali Ibn Abî Tâlib -
Qu'Allah l'agrée -.
Tandis
que tu contempleras tes palais, tu entendras,
soudainement, la clameur de leur exultation.
Et toi, tu seras gai et joyeux, en entendant
l'allègre tumulte de leur accueil. Vers toi
s'empresseront les majordomes, et les éphèbes,
alignés, se lèveront à ton arrivée.
Au
moment où les majordomes t'accueilleront, chacune
de tes épouses, impatiente, dépêchera quelques
serviteurs pour te voir venir, puis s'en retourner
promptement et annoncer ton arrivée. Tranquillisée,
elle donnera libre cours à sa joie et s'abandonnera
à son allégresse. Les serviteurs te verront
avant ta rencontre avec les majordomes. Le messager
de chacune d'elles viendra en courant pour l'informer
de ta venue. Chacune d'elles dira à son messager
:
«
L'as-tu vu? »
tant
sa joie est grande.
Puis,
chacune d'elles dépêchera un autre messager.
Lorsque la bonne nouvelle de ton arrivée leur
parviendra, elles ne pourront plus contenir
leur joie. Elles voudront venir en hâte à ta
rencontre si Allah n'avait pas décidé de les
retenir dans les tentes, ainsi que l'a dit ton
Maître :
 «
Des houris cloîtrées dans les tentes ». Sourate 55 : Le Tout Miséricordieux (Ar-Rahman)
verset 72.
Elles
poseront leurs mains sur les bords de leurs
portes, de leurs bras tendus elles les entrouvriront
pour faire passer leurs têtes. Elles attendront
que ton visage apparaisse. Enfin, leur langueur
et leur désir ardent s'apaiseront. Elles pourront
regarder la prunelle de leurs yeux, le lieu
de leur repos et de leur intimité avec l'Ami
de leur Seigneur, l'Aimé de leur Maître.


Tandis
que tu te pavaneras dans les prairies de musc
et les prés de safran, les yeux rivés sur la
beauté de tes palais, tes majordomes t'accueilleront,
resplendissant de lumière et de splendeur. Quand
le premier majordome se présentera, il t'apparaîtra
immense. Tu croiras que c'est un des anges de
ton Seigneur. Il te dira:
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«
Ô Ami d'Allah !
Je
suis ton majordome.
J'ai été chargé de m'occuper
de toi.
Tu as à ta disposition
mille majordomes
comme moi
»
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Puis les autres majordomes le suivront
nimbés de lumière et de splendeur. Chacun d'eux
te magnifiera et te saluera avec les plus grands
égards.
Imagine
ton coeur dans les Jardins, tes majordomes,
debout devant toi, pleins de considération pour
toi. Puis suivront tes serviteurs, tes domestiques.
Ils t'accueilleront comme des perles dans l'étal
d'une vitrine. Ils te salueront puis se mettront
à ta disposition.
Imagine
ta démarche, lorsque tu paraderas dans le cortège
de tes majordomes et de tes serviteurs. Ils
te conduiront, comme un nouveau marié, vers
tes palais et vers tout ce que ton Maître et
Roi a préparé pour toi. Arrivé devant ton palais,
tes majordomes t'ouvriront les portes et soulèveront
les voiles et les rideaux. Ils se tiendront,
dressés devant toi, emplis d'une immense déférence.
Imagine ce que tu contempleras de tes yeux quand
les portes de tes palais s'ouvriront et que
les rideaux se soulèveront: la beauté éclatante
de ses chambres, la magnificence de ses arbres
et de ses prairies, la blancheur de ses reflets
et la clarté de sa cour. Tandis que tu t'émerveilleras
de tout cela, tu entendras la bonne nouvelle
de tes domestiques appelant tes épouses :
«
Celui-ci
est untel, fils d'untel.
Il entre par la porte
de son palais ».
Quand elles entendront l'appel
des messagers, la bonne nouvelle de ton arrivée
et de ton entrée, elles bondiront de leurs lits
recouverts d'édredons et érigés dans des alcôves.
Tu les verras de tes yeux au milieu des tentes
et des coupoles. Tu regarderas leurs bondissements
hâtifs. La joie et le désir ardent de te voir
les aura rendues aériennes.
Imagine
les corps de ces femmes à la peau fine et douce,
pudiques et timides, délicates et tendres, aux
pas dansants et fiers, en train de bondir.
Imagine
chacune d'elles bondissant avec ses beaux bijoux
et ses parures, le visage resplendissant comme
la lumière éclatante du matin, le corps ployé
et suaves.
Imagine
chacune d'elles arrivant, pressée, avec la perfection
de son corps, s'arrachant de son lit et rejoignant
le hall et le sol ferme de sa tente. Elles bondiront
jusqu'aux portes de leurs tentes, de leurs coupoles.
Puis, elles tiendront dans leurs mains les poignées
des portes de leurs tentes où elles étaient
reléguées. Elles les entrouvriront, puis sortant
leurs têtes, leurs visages apparaîtront dans
l'embrasure. Curieuses, elles te regarderont,
accueillantes, débordantes de joie et d'allégresse
à ta vue.
Imagine
la joie et l'allégresse de ton coeur. Apprécie
leur splendeur de tes propres yeux. Porte ton
regard sur la beauté des traits de leurs visages
et le mouvement de leurs yeux. A leur vue, ton
regard s'affolera et ton coeur se transportera
d'allégresse. Tu seras hébété, égaré tellement
ton coeur sera troublé de cette allégresse,
de ce que tes yeux auront vu, de ce vers quoi
ton âme s'incline.
Tandis
que tu te dirigeras vers elles dans tes amples
vêtements, et que tu approcheras des portes
des tentes, elles se précipiteront allégrement
vers toi, rendues légères par leur amour ardent.
Elles accourront, leurs corps ployés de douceur,
dans un balancement de leurs formes abondantes.
Puis,
chacune d'elles t'appellera:
«
Ô mon bien-aimé !
Pourquoi as-tu tardé ? »
Tu répondras :
«
Ô bien-aimée !
Allah m'a retenu pour tel et tel péché
au point
que je craignais de ne pas vous rejoindre ».
Elles viendront à toi marchant dans le brocart
et la soie, soulevant le musc et remuant, dans
leur empressement vers toi, leur désir ardent
et leur amour, les plantes de safran avec les
pans de leurs longues robes et les bracelets
et les anneaux de leurs pieds. La première,
qui s'approchera de toi, te tendra les bouts
de ses doigts, ornés de bagues, et ses poignets
embellis de bracelets, comme l'a dit le Prophète
- que la Paix et le Salut
soient sur lui
-, selon Tabari.
Imagine
la beauté de ces doigts de safran et de camphre,
fruits des Jardins âgés de milliers de siècles.
Imagine quand elle les tendra vers toi, scintillants
de perles et éclatants de luminosité.
Puis,
elle posera ses doigts sur les tiens, tu trouveras
leur toucher doux et suave, comme s'ils glissaient,
délicieusement, sur ta main. Ta raison vacillera
au contact enivrant de ses doigts.
Puis,
elle portera ta main vers son corps harmonieux
et lisse. Elle te serrera contre sa poitrine.
Tu te pencheras vers elle, l'entoureras de tes
mains et de tes bras jusqu'à les poser sur son
cou paré de colliers. Puis, tu la serreras contre
toi et elle te serrera contre elle.
Imagine
la délicatesse de son corps quand tu l'auras
enlacée au point qu'il te semblera que ta poitrine
pénètre dans la sienne tant sa peau est tendre
et douce.
Imagine
le contact de ta poitrine sur ses seins arrondis
et la sensualité de son étreinte. Puis tu sentiras
la douceur de sa chair. Ton coeur se dépouillera
de tout ce qui ne sera elle au point de se noyer
de joie. Il s'emplira d'allégresse quand la
suavité de son toucher et la senteur des parfums
de sa chair arriveront à ton âme.
Tandis
que tu seras ainsi, elles se glisseront contre
toi, se renverseront contre toi, t'envelopperont
de leurs bras et t'étreindront. Ton visage sera
couvert des baisers de leurs bouches recouvertes
d'un litham. Ta poitrine sera comblée de leurs
seins arrondis et de leurs beaux visages. Elles
couvriront ton corps de leurs cheveux tressés.
Leurs corps formeront un bouquet de fleurs qui
arrivent à tes narines.
Imagine-toi
quand, voilées d'un litham, leurs bouches embrasseront
ta bouche. Elles sentiront la douceur de ton
corps. Leurs corps suaves se pencheront sur
toi. Elles désireront que tu les serres contre
toi, emportées par l'intensité et la persistance
de leur amour, et les parfums enivrants de ta
chair, et t'étreindront plus fort encore.
Comme
cette douce allégresse gagnera ton coeur, la
joie voluptueuse envahira tout ton corps à la
Promesse de la rencontre d'Allah, le Tout Puissant,
le Glorieux. Tu l'appelleras, tu loueras Allah
dont la Promesse aura été véridique et qui l'aura
réalisée. Puis, tu demanderas à ton Seigneur
que ces épouses conservent ces attitudes avec
la même constance et le même empressement.

Où
en seras-tu après cet accueil tandis que toi
tu embrasseras leurs bouches et que tu respireras
leurs chairs.
« Que pour de telles choses agissent
ceux qui agissent ! »
Puis, elles célèbreront
ta louange et tu célébreras leur louange. Puis,
elles élèveront leurs voix pour te rassurer,
t'indiqueront qu'elles connaissent comme toi
le déroulement des événements de ta vie terrestre
et le tempérament des femmes qui aura choqué
ton existence. Elles diront en choeur de leurs
voix: «Nous sommes de celles qui sont satisfaites,
jamais indignées. Nous sommes ferment installées,
sans jamais songer à quitter ce lieu. Nous sommes
éternelles, jamais nous ne disparaîtrons. Nous
sommes les savoureuses, jamais nous ne connaîtrons
le désespoir. Ô bienheureux tu seras pour nous
et bienheureuse nous serons à toi!»
Puis,
tu partiras avec elles. Ô la beauté de ton regard
et ce cortège que te font tes Houris, tes éphèbes
et tes domestiques jusqu'à ton arrivée à certaines
de tes tentes. Tu regarderas l'une d'elles faite
de perles, de rubis et d'émeraudes. Tu regarderas
la beauté de ses portes et la splendeur de ses
rideaux.
Puis,
tu contempleras l'intérieur et tu verras les
tentures, les draperies et les tapis, la splendeur
de son architecture, rangs de perles sur rangs
de rubis. Puis, tu regarderas ton lit surélevé
sur lequel seront posées des couettes dont l'envers
sera de soie et l'endroit sera parsemé d'une
lumière diffuse, les bordures seront ourlées
de soie et de brocarts, de belles verdures délimitant
les lieux de repos.
Quand
tu auras admiré le luxe de cette couche sur
laquelle seront posés des coussins qui en élèveront
encore la hauteur, ton regard demeurera stupéfait
(par tant de merveilles). Puis, tu regarderas,
le ciel de ton lit, tendu de moustiquaires,
entourées d'un trône au-dessus d'elles.
Imagine
la magnificence de ces portes, la beauté de
ces rideaux, l'imposante largeur de sa coupole,
rehaussant la splendeur des tapis, celle de
ton lit et de ses montants, avec ses coussins
superposés et la moustiquaire suspendue au-dessus
de cet ensemble. Tu contempleras tout cela de
visu. Quand tu t'approcheras de ton lit, tu
t'y adosseras. La houri se soulèvera et tu te
soulèveras avec elle.
Imagine
son ascension sur ce lit, la force et la grâce
de son corps, jusqu'à ce qu'elle y prenne place
et s'y asseye en équilibre. Puis, tu monteras,
à ton tour, sur le lit, t'asseyant à côté d'elle.
Vous serez face à face.
Qu'il
est beau ton regard, elle, assise, habillée
de ses robes et de ses parures, le visage lumineux
et le corps gracieux, portant des bracelets
aux poignets, des bagues aux doigts, des anneaux
aux pieds, une ceinture inestimable autour de
sa taille, un plastron de pierreries enserrant
ses seins arrondis et ses hanches, un diadème
de perles et de rubis ainsi qu'une couronne
surmontant sa tête, ses tresses se dégageant
de sa couronne et tombant en cascade sur ses
épaules et son dos jusqu'à ses pieds! Tu verras
ton visage sur sa poitrine et elle verra son
visage sur ta poitrine.
Tes
deux éphèbes tournoieront autour de ta coupole.
Tes serviteurs se tiendront devant toi et devant
elle Les arbres s'inclineront, avec leurs fruits,
de part et d'autre de ta demeure. Des fleuves
couleront autour de ton palais. Des ruisseaux
de vin, de miel, de lait et d'eaux douces se
déverseront sur les hauteurs de ta tente. Ta
beauté et sa beauté atteindront leur perfection.
Tu porteras des habits de soie et de brocart,
des bracelets d'or et de perles étincelantes
à chacune des attaches de tes membres. Une couronne
de perles et de rubis sera posée sur ta tête.
Des diadèmes de perles, serties de lumière orneront
ton front.
Le
Paradis et tous tes palais seront illuminés
par l'éclat de ton corps et la lumière de ton
visage. De tes yeux, tu verras, à travers la
clarté de tes palais, toutes tes épouses, tes
domestiques et l'ensemble des chambres édifiées
pour toi. Les fruits de tes arbres s'inclineront
vers toi. Les fleuves de vin et de lait couleront
à flots au-dessous de toi et ceux d'eau et de
miel au-dessus de toi. Toi, tu seras assis,
avec ton épouse, sur l'un de tes canapés. Les
battants de tes portes seront ouverts. Les rideaux
de ta tente, dénoués, s'abaisseront sur toi.
Les domestiques et les éphèbes s'aligneront
devant ta coupole. Tu entendras le chantonnement
de la glorification de ton Seigneur. Leur mélodie
remuera le fin fond de ton coeur. Ils se hâteront
vers tout ce que tu as récolté grâce aux prodiges
de ta générosité, de ta joie et de ton espoir.
Ils viendront à toi avec tous les souhaits dont
tu attendais la réalisation. Tu seras, avec
ton épouse, dans le plus parfait et le plus
délicieux état. Tu regarderas, émerveillé, sa
beauté et sa perfection. Ton coeur sera enchanté
par la perfection des traits de son visage.
Il sera apprivoisé par sa beauté. Elle, assise
sur un fauteuil, te tiendra compagnie, te servira
du vin, de l'eau douce et bien d'autres nectars
dans des verres perlés et des coupes au fonds
argentés.

Imagine
la coupe de perles et de rubis, tenue par ses
doigts. Elle s'approchera de toi, souriante
et dévoilera ses belles dents. La lumière de
ses doigts se reflètera dans la boisson, avec
la lumière de son visage et de son cou, la lumière
des Jardins et le rayonnement de ton visage,
tandis que tu seras face à elle. La lumière
de ses dents s'unira à la lumière de la coupe,
à la lumière de la boisson, à la lumière de
son visage, à la lumière de son cou et à la
lumière de son sourire.
Que
penseras-tu de ces tresses de jeune homme imberbe
et aux formes parfaites, le visage plus illuminé
que jamais, au corps d'une blancheur immaculée,
aux vêtements éclatants de mille feux et aux
bijoux en or et mêlés de rubis rouges et de
perles blanches.
O
quel beau mari tu feras ! Et quelle superbe
épouse, femme-enfant, délicate, cajoleuse, aux
formes parfaites.
O
la beauté de son visage!
O
la blancheur de ses seins et la souplesse de
son corps !
Sa
féminité sera mise en relief et sa grâce en
accentuera les effets. Elle te regardera avec
un air câlin de houri. Elle te cajolera avec
des minauderies et badinera avec toi, l'amour
et le ravissement dans la voix. Elle tiendra,
dans la main, une coupe en or qui ne reflètera
aucune ombre ou bien un rubis au corps d'une
pureté et d'une finesse incomparables que la
beauté de sa paume rendra plus gracieuse et
où scintillera la lumière de ses bagues.
Imagine
la beauté de la coupe dont la blancheur immaculée
se joint à la blancheur de la boisson et à la
blancheur de la paume de sa main et de sa beauté.
Imagine
la pureté de la coupe de perle et de rubis ou
d'argent, au contact de ses dents parfaites.
Elle s'approchera de toi, souriante, avec son
plus beau sourire et l'éclat de la lumière de
ses dents. La lumière de ses doigts se reflétera
dans la boisson avec la lumière de son visage
et de sa gorge. Tu seras en face d'elle et tu
te mettras à rire à ton tour. Dans la coupe,
qu'elle tiendra dans ses doigts, ta lumière,
la lumière de son visage, la lumière de sa gorge,
la lumière de son sourire et la lumière des
Jardins se rassembleront.
Imagine
toutes ces lumières dans toute leur clarté,
et la coupe, rayonnant de pureté dans la paume
de sa main. Elle tendra vers toi ses mains embellies
de bagues, et ses poignets enjolivés de bracelets.
Elle te tendra la coupe dans la paume de sa
main.
Ô la beauté de son geste ! Ô la beauté
de sa main !
Puis,
elle t'offrira encore des coupes de vin dans
cette Demeure de sécurité, de délice et de joie.
Tu les prendras de sa main et tu les porteras
à ta bouche. Cette boisson glissera dans ta
bouche et son allégresse emplira ton coeur.
Sa suavité envahira tous tes membres et tu connaîtras
le meilleur goût et la plus voluptueuse saveur
qui soit. Tu boiras, tandis que les éphèbes
se tiendront debout devant toi.
Imagine
que tu boiras de cette coupe tenue de sa main.
Puis, tu la lui présenteras de ta main. Elle
la prendra, souriante, de sa belle main. Ô la
beauté de son sourire ! Elle boira de ta main.
Tu lui offriras encore cette coupe qui va et
vient entre vous. La lumière de la boisson se
répandra sur ses joues. C'est alors que vous
élèverez vos voix, louant et glorifiant votre
Maître et Souverain. Les éphèbes et les domestiques,
répondant à vos louanges, élèveront leurs voix
en disant :
«
Allahou akbar ! Allahou akbar ! »
Ô
la beauté de ces voix et de ces intonations
dans ces palais et de ces tentes !
Tandis
que vous serez plongés dans la volupté et l'allégresse,
des âges et ses siècles s'écouleront sans que
vous ne vous en rendiez compte, tant vos coeurs
seront préoccupés par les délices d'être ensemble.
Soudain, les anges surgiront devant vous avec
des salutations de paix, vous apportant des
marques d'affabilité de votre Seigneur. Ces
envoyés arriveront devant les chambellans et
des majordomes, placés à votre service, qui
s'interposeront. Ils leur demanderont la permission
d'être reçus par toi pour te remettre ce qu'ils
t'apportent de la part de ton Maître. Tes chambellans
diront alors aux anges de ton Seigneur:
«L'Ami
d'Allah est occupé avec ses épouses. Nous détestons
le déranger en hommage à son immensité et à
sa dignité. C'est ce que dira ton Seigneur,
Bénit soit-Il, le Très-haut, selon ce que les
exégèses ont rapporté:
 «
Les gens du Paradis
seront, ce jour-là, dans une occupation qui
les remplit de bonheur». Sourate 36 : Ya-Sin
verset 55.
Quelle
immense occupation! Immense est ton rang royal
dès lors que les envoyés de ton Seigneur demandent
la permission d'être reçu par toi! C'est ainsi
que dira le Seigneur qui élève la position de
Ses Amis dans Son Voisinage :
 «Quand tu regarderas
là-bas, tu verras un délice et un vaste royaume». Sourate 76 : L'homme (Al-Insan)
verset
20.
Il est dit dans l'exégèse qu'il
est fait référence aux anges qui demandent la
permission d'être reçus par eux. Il lui sera
dit:
«Des envoyés d'Allah sont là devant la
porte, ô Ami d'Allah!
Ils n'entreront qu'avec
ta permission, ô Ami d'Allah!»
Tu auras obtenu
la mansuétude d'Allah. Tu seras devenu, tel
un roi dont tous les souhaits auront été exaucés.
Imagine
la réponse des anges quand tes chambellans qui
refuseront te demander si tu veux les recevoir
: «Nous sommes les envoyés d'Allah, porteurs
de cadeaux et de présents de la part de son
Seigneur !» Aussitôt, tes chambellans bondiront
pour te demander la permission de les recevoir.
Imagine les mains des chambellans tendues vers
les portes ornées d'anneaux de rubis incrustées
de perles ressortant sur des plaques d'or rouge.
Ils frapperont aux portes de ton palais qui,
lorsque les anneaux de rubis y cogneront, résonneront
en émettant un son exquis aux oreilles. Les
coeurs de ceux qui l'entendront en seront réjouis.
Lorsque les arbres entendront cette sonorité,
leurs fruits se courberont devant toi. Les parfums
de leurs brises se propageront. Puis, le reflet
de ta coupole rayonnera de la beauté de ton
visage et de l'illumination de ta lumière. Les
chambellans, le regard baissé, pleins de déférence
pour toi, s'empresseront vers toi pour te parler.
Quand
leurs yeux cligneront sous l'effet de l'illumination
de la lumière de ton visage, ils diront : «Ô
Ami d'Allah! Les envoyés d'Allah sont devant
la porte, porteurs de présents de la part de
ton Seigneur». Tu leur répondras : «Faites entrer
les envoyés de mon Maître ». Les chambellans,
à la suite de ton ordre, leur ouvriront les
portes de ton palais, tandis que tu les recevras,
accoudé. Ils se dirigeront vers ton canapé.
Les éphèbes seront alignés devant toi. Tu accueilleras
les anges, dans leur forme magnifique. Tu verras
les présents briller et scintiller dans leurs
mains. Ils entreront, par différentes portes,
pour réaliser la promesse de ton Seigneur. Par
chaque porte, ils t'adresseront des salutations
de leurs voix méloAllahses. Puis, t'ayant salué,
ils diront:
«Ô Ami d'Allah! Ton Seigneur t'adresse
Ses salutations
et t'envoie ces cadeaux et ces
présents ».
Imagine
la joie de ton coeur devant les présents de
ton Seigneur et les marques de Son attention.
Quand ils sortiront, tu jouiras alors de ces
faveurs avec ton épouse. A sa vue, tu resteras
stupéfait et ton allégresse n'en sera que plus
forte.
Tandis
que tu seras avec elle dans une joie et une
allégresse extrêmes, l'appel d'une voix, la
plus belle des mélodies, les paroles les plus
affectueuses, te parviendront. Ce sera l'appel
de l'une des épouses qu'Allah a préparées pour
toi:
«Ô Ami d'Allah! N'aurons-nous pas notre
tour avec toi ?
N'est-il pas temps que tu nous
regardes?».
En entendant ces belles paroles
aux accents mélodieux, ton coeur volera d'amour.
Tu répondras : «Qu'Allah te bénisse, qui es-tu?»
Elle te répondra: «Je suis de celles dont Allah
a dit:
 Aucun être ne sait ce qu'on a réservé
pour lui comme réjouissance pour les yeux, en
récompense de ce qu'ils oeuvraient! » Sourate 32 : Le prosternation (As-Sajda)
verset 17.
Imagine
comme tu bondiras de ton lit vers le hall de
ta coupole. Puis, tu avanceras, accompagné de
tes éphèbes et de tes domestiques. Ceux de ton
épouse t'accueilleront en se présentant devant
toi. Quand tu t'approcheras de la porte de ce
palais, ton chambellan et tes domestiques se
tiendront debout, soulevant les rideaux de ton
palais. Tu y entreras, rempli de joie.

Imagine
la porte du palais, la beauté des rideaux et
celle des chambellans, des intendants et des
domestiques. Puis, tu entreras par la porte
d'où ton épouse t'aura appelé. Ton regard se
posera alors sur la beauté de ses murs d'émeraude
verte, la beauté de son parquet, la magnificence
de l'architecture et l'illumination de ses colonnes.
Tu regarderas vers la coupole où se trouvera
ton épouse. La coupole étincellera de lumière,
de toutes les lumières d'orient, de la lumière
de ton visage et de la lumière du visage de
ton épouse. Elle te regardera de son lit de
soie, de samit et de pourpre. Elle en descendra
en toute hâte car tant son désir ardent pour
toi la rend légère. Elle sera transportée d'amour.
Puis, elle te donnera des marques de bienvenue
et d'honneurs. Elle se penchera alors vers toi
pour te prendre la main. C'est ce qu'a rapporté
Anas Ibn Mâlik au sujet du Prophète -sur lui
la grâce et la paix- qui a dit que les Houris
accueilleront l'Ami d'Allah en posant leurs
mains sur la sienne. (Rapporté par Tabârî).
Imagine
la douceur du toucher de la paume de sa main,
la beauté de ses bagues dans ta main. Tu seras
ébahi par la splendeur de son visage et de son
corps et l'étincelante lumière de ses membres.
Puis, elle mettra sa main dans la tienne jusqu'à
ce que vous parveniez à ton lit. Ton sofa y
sera dressé. Vous vous y hisserez ensemble.
Les rideaux de ton alcôve s'abaisseront sur
toi. Tu étreindras ton épouse. De longs moments
s'écouleront et t'emporteront. Puis, les éphèbes
s'avanceront avec des coupes. Ils s'aligneront
devant vous et vous ferez passer la coupe de
l'un à l'autre.

Tandis
que la joie et l'allégresse vous combleront,
une autre épouse t'appellera d'un autre de tes
palais :
«Ô Ami d'Allah! N'aurons-nous pas droit
à une part
de tes faveurs
?
Le moment de nous
désirer n'est-il pas arrivé?»
Tu répondras :
«Qui es-tu
? Qu'Allah te bénisse !»
Elle te répondra:
«Je suis de celles dont Allah, le Tout Puissant,
le Glorieux, a dit:
 «Auprès de Nous il y aura
encore davantage». Sourate 50 : Qaf
verset
35.
C'est alors
que tu iras vers elle. Toi, tu te déplaceras
entre tes épouses dans tes palais, accompagné
de tes domestiques et de tes éphèbes, dans une
ambiance de bonheur extrême et de joie parfaite.
Tu seras débarrassé de toute imperfection, tout
défaut disparaîtra, et tu seras purifié de toute
souillure. Tu vivras dans une totale sécurité
parce qu'Allah, le Très-Haut, connaît l'intention
de ton coeur et aura ordonné aux soucis de te
quitter et de ne jamais t'inquiéter. Il aura
ordonné à l'allégresse de s'installer en toi
et de ne jamais t'abandonner. Il aura ordonné
aux maux de s'éloigner de ton corps et de ne
jamais l'aborder. Il aura ordonné à la santé
de se fixer dans ton corps et de ne jamais le
quitter. Il aura immolé la mort sous tes yeux.
Tu en seras délivré et tu ne la craindras plus.
Tu ne seras plus angoissé par ta disparition,
ni par aucun mal qui épuisera tes forces, ni
par la mort qui viendra te surprendre. Il t'a
été accordé le Voisinage de ton Seigneur. En
paradant dans tes beaux habits, tu ne craindras
plus Sa malédiction après avoir obtenu Sa satisfaction.
Tu ne craindras pas Sa vengeance dès lors que
tu te prélasses dans Sa félicité.
Tu
sauras qu'Allah, le Tout Puissant, le Majestueux,
t'aime et qu'il est content de toi et de l'allégresse
dans laquelle tu te prélasses. Ô comme immense
sera la Maison d'Allah! Ô comme immense sera
le Voisinage d'Allah! Le Trône te couvrira de
son ombre. Les anges viennent à toi, se succédant
les uns après les autres, chargés de bienveillance
de la part de ton Seigneur, dans une vie que
la mort ne pourra jamais interrompre et dont
tu ne craindras pas la fin des délices, étant
assuré contre le châtiment de ton Seigneur,
et étant certain de Sa mansuétude pour toi.
Tu éprouveras la fraîcheur de Son pardon en
ton coeur, et tu t'établiras éternellement dans
la sécurité tout au long des siècles interminables
et des événements de tous les temps. Il en sera
ainsi de tous Ses amis, discutant ensemble à
l'ombre de Tûba.

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