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Les « arguments » contre le Soufisme et leur réfutation<o:p></o:p>
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Bismi-l-lâhi-r-Rahmâni-r-Rahîmi-l-hamdu li-L-lâhi Rabbi-l-`âlamîn<o:p></o:p>
Wa sallâ-L-lâhu `ala Sayyîdinâ Muhammadin-in-Nasîri-l-haqqi bi-l-haqq<o:p></o:p>
Wa `alâ âlihi wa sahbihi wa sallam taslîman.<o:p></o:p>
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Ce texte est une réponse à une fatwâ produite par l’un des savants wahhabites contemporains très répandu sur le web francophone. L’équipe Aslama propose cette réfutation afin de mettre fin aux attaques et aux accusations infondées contre cette noble science qu’est le Tasawwuf (le Soufisme). Nous demandons l’Assistance d’Allâh (subhânahu wa ta`ala) afin qu’il délie nos langues, nous facilite la tâche et ouvre nos cœurs à Sa lumière et nous recherchons Son Amour et Sa Satisfaction en défendant Ses Saints (al-Awliyâ), qu’Allâh les agrée tous.
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Le Soufisme et les Soufis : une introduction…<o:p></o:p>
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Le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a dit dans le célèbre Hadîth de Jibrîl définissant la Religion (ad-Dîn) que celle-ci comporte 3 parties :

Al-Islâm : Pratiquer les 5 piliers que sont le Témoignage (ash-Shahâda), <st1:personname productid="la Pri│re" w:st="on">la Prière</st1:personname>(as-Salât), l’Aumône (az-Zakât), le Jeûne du mois de Ramadan (as-Siyâm) et le Pèlerinage à <st1:personname productid="la Maison Sacr←e" w:st="on">la Maison Sacrée</st1:personname> (al-Hâjj)

Les modalités d’accomplissement ont été établies par les savants du fiqh, du Hadîth et des diverses sciences liées. Ils ont déduit des sources premières, le Qur-ân et <st1:personname productid="la Sunna" w:st="on">la Sunna</st1:personname>, chacun selon sa méthodologie propre, les règles à suivre dans les aspects religieux et profanes de la vie du musulman. Il convient de s’y référer en suivant les 4 écoles Sunnites transmises depuis les premières générations qui remontent à nos maîtres : Abû Hanifa an-Nu`man, Mâlik ibn Anâs, Muhammad ibn Idrîs ash-Shafi`î et Ahmad ibn Hanbal (qu’Allâh les agrée).

Al-Imân : Croire en Allâh, Ses Anges, Ses Livres, Ses Prophètes, au Jour Dernier et en <st1:personname productid="la Pr←destination" w:st="on">la Prédestination</st1:personname> bonne ou mauvaise.

C’est l’objet d’étude de la science de la théologie (al-kalâm) qui permet d’avoir une foi saine. Cet objectif est réalisé en s’affiliant aux 2 écoles de croyance (`aqidah) fondées par nos maîtres, Abû-l-Hasan al-Ash`arî et Abû Mansûr al-Maturidî (qu’Allâh les agrée) et suivies par les théologiens (mutakallimûn) Sunnites depuis des siècles.

Al-Ihsân :
( « C’est adorer Allâh comme si tu Le voyais, et si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »

Un Shaykh (qu’Allâh l’agrée) a dit
: « Lorsque Allâh ta`ala a déscendu les hommes sur terre, Il les a voilés. Les Prophètes (paix sur eux) ont été envoyés pour nous faire traverser ses voiles. »

C’est le but de la science du Soufisme (at-Tasawwuf) qui consiste à purifier le cœur : le débarrasser des mauvais penchants et acquérir les qualités nobles afin de parvenir à la sincérité et la servitude parfaite. Les principaux moyens employés sont le compagnonnage d’un homme pieux et savant afin de reproduire le lien d’amour entre le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa sallam) et ses Compagnons (qu’Allâh les agrée) et le rappel d’Allâh (adh-dhikr) individuellement et en groupe.

Allâh (subhânahu wa ta`ala) a dit :

« En vérité <st1:personname productid="la Sal¬t" w:st="on">la Salât</st1:personname> préserve de la turpitude et du blâmable…
<!--[if !supportLineBreakNewLine]--> » (Sourate 29, verset 45)

Le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) rapporte ces Propos de Notre Seigneur dans un Hadîth Qudsî authentique :

« Quiconque manifeste de l’hostilité envers l’un de Mes saints (awliyâ) Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par quelque chose qui Me soit plus agréable que l’accomplissement de ce que Je lui ai prescrit… »

Allâh (subhânahu wa ta`ala) dit dans ce même verset :

« …et le rappel d'Allâh (dhikru-Llâh) est certes plus grand. »

Et le Prophète (salla-Llâhu `alayhi wa-sallam) a rapporté de Notre Seigneur :
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« …et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et quand Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il regarde, sa main par laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. S’il M’adresse une demande, certes Je l’exauce ! S’il cherche refuge auprès de Moi, certes Je le lui accorde !... »

Tels sont les objectifs de cette noble science et des Voies fondées par nos maîtres, les grands Saints de l’Islâm : Sayydunâ `Abd al-Qadîr al-Jilânî, Ahmad ar-Rifa`i, Shihâb ad-Dîn as-Suhrawardî, Mu`înu-d-Dîn Shistî, Shah Naqshband, `Abd as-Salâm ibn Mashîsh, `Umar al-Khalwatî, Abû-l-Hasan ash-Shâdhilî, Ahmad al-Badawî, `Abd al `Azîz ad-Dabbâgh, Ahmad at-Tijânî et tant d’autres qu’Allâh sanctifie leurs âmes.

Ces Voies ont traversé les siècles et le monde islamique et ont chacune dans leur rang des Saints qui les ont reformées et maintenues vivantes comme, entre autres, le Shaykh Muhammad ibn Nasîr, le Shaykh Muhammad ibn Sulaymân al-Jazûlî, le Shaykh al `Arabî ad-Darqawî, le Shaykh Ahmad al-`Alawî, le Shaykh Ahmad Farûq as-Sirhindî qu’Allâh sanctifie leurs âmes.

Le Soufisme a aussi eu ses théoriciens qui ont formulé les doctrines et défini les pratiques dans leurs ouvrages. Citons en guise d’exemple nos maîtres Abû-l-Qasîm al-Qushayrî, Abû Tâlib al-Makkî, Hujjâtu-l-Islâm Abû Hâmid al-Ghazâlî, Shaykh al-Akbarhyî-d-Dîn ibn `Arabî, Ibn `Atâ Allâh al-Iskandarî, `Abd al-Wahhâb ash-Sha`ranî, qu’Allâh sanctifie leurs âmes.

Ces Voies remontent par des chaînes de garants au maître de l’Existence (As-Sayyîd al-wujûd) notre maître Muhammad (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam), le Bien-Aimé d’Allâh, en passant par des Compagnons et des Pieux Prédécesseurs comme Sayyîdunâ Abû Bakr as-Siddîq, Imâm `Alî (karram Allâh wajhahu), Imâm al-Hasan et Imâm al-Husayn, Salmân al-Farisî, al-Hasan al-Basrî, Sahl at-Tustârî, Abû Yazîd al-Bistâmî, Sarî as-Saqatî et as-Sayyîd at-Ta-îfâ Imâm Abû-l-Qasîm al-Junayd al Baghdâdî, qu’Allâh les agrée tous.

La particularité de cette science réside dans le fait qu’elle ne peut s’acquérir uniquement par les livres et l’instruction et nécessite une mise en pratique afin d’en bénéficier pleinement comme en témoigne notre maître Hujjâtu-l-Islâm (la preuve de l’Islâm) Abû Hâmid al-Ghazâlî (qu’Allâh l’agrée) dans son autobiographie al Munqidh min ad-Dalâl :
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Mu « J’ai alors appris la quintessence du dessein de leur science au moyen de l’enseignement et de l’audition de leur Voie. Il m’apparut alors que ce qui leur est proprement spécifique ne peut être atteint que par le goût intime (adh-dhawq), les états spirituels et les mutations des qualités et non pas par l’étude. »

Fin de citation.
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Notre maître, l’Imâm Abû-l-Qasîm al-Qushayrî introduit ainsi son Epître sur <st1:personname productid="la Science" w:st="on">la Science</st1:personname>Risalah al-Qushayriyyah fî `Ilm at-Tasawwuf) :
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de Soufisme (Ar- « Sache, qu’Allâh exalté soit-Il te fasse miséricorde, qu’après le départ du Messager d’Allâh (sallâ-Llâhu `alayhi wa sallam), les meilleurs Musulmans de l’époque ont choisi de se désigner par un terme qui renvoyait à leur compagnonnage avec le Messager d’Allâh (sallâ-Llâhu `alayhi wa sallam), car aucune vertu n’est supérieure à cela. Ainsi, ils se nommèrent les Compagnons (sahaba). Lorsque les gens de la génération suivante leur succédèrent, ceux qui ont côtoyé les Compagnons se nommèrent les Suivants (tabi`ûn). Les Suivants considéraient ce nom comme le plus porteur de vertu. Quant à ceux qui sont venus après, ils se nommèrent les Suivants des Suivants (tabi`u-t-tabi`ûn). Lorsque les gens se sont diversifiés davantage, leurs rangs se sont distingués les uns des autres. Leur élite, qui avait un fort attachement aux questions de la foi, ont fini par être désignés par les ascètes, ceux qui ont renoncé au monde (zuhhâd pluriel de zahîd) ou les adorateurs (`ubbad pluriel de `abîd). Puis les innovations sont apparues ainsi que les conflits entre les diverses factions. Chaque groupe prétendait que les vrais ascètes étaient parmi eux. Quant à l’élite des adhérents à <st1:personname productid="la Tradition Proph←tique" w:st="on"><st1:personname productid="la Tradition" w:st="on">la Tradition</st1:personname> Prophétique</st1:personname> (Sunnah) dont chaque souffle était fait pour Allâh et qui ont préservé leur cœur des assauts de la négligence, ils furent distingués par le terme Soufisme (Tasawwuf). Ce nom devint largement répandu pour les désigner avant le second siècle de l’Hégire. »<o:p></o:p>
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Fin de citation.

Le noble maître Ahmad ibn Habîbu-Llâh M’backé (qu’Allâh l’agrée), surnommé al-Khadîmu-r-Rasûl, le serviteur du Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a dit dans son Masâlik-al Jinân (Les Itinéraires du Paradis) :

« Je dis que les générations de notre temps ignorent le Soufisme (at-Tasawwuf) et perdent par là beaucoup d’avantages.<o:p></o:p>


Ils ignorent que le Soufisme constitue un chemin menant jusqu’à l’Enceinte Scellée ; que leur perte est lourde !<o:p></o:p>


Ils ignorent que le Soufisme constitue le meilleur viatique au jour de la désillusion, quand la grande peur frappe les créatures.<o:p></o:p>


Ils ignorent qu’il est la meilleure des sciences dans lesquelles l’homme passe sa vie entière.<o:p></o:p>


Ils ignorent qu’il confère à l’homme la droiture et la garantie contre le blâme. »<o:p></o:p>


Fin de citation.