Note conclusive sur les litanies (awrâd) qui constituent <st1:personname productid="la Voie" w:st="on">la Voie</st1:personname> (Tarîqah) de nos maîtres les Soufis :<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Les Voies Spirituelles (Turûq, plur. de Tarîqah) sont fondées sur l’observance régulière du wird, les évocations régulières que le disciple se doit d’accomplir en guise d’entrainement spirituel. Il n’y a point d’innovation en cela car les awrâd (plur. de wird) sont fondés sur des formules de demandes de pardon, de prières sur le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam), la formule d’unicité (Lâ ilâha illa-Llâh), des Noms, des versets et sourates coraniques… etc.
<o:p> </o:p>
Comme le dit notre le Shaykh al-Islâm al-Hâjj Ibrâhîm Niass (qu’Allâh l’agrée) :
« Il s’agit du rappel d’Allâh et non du rappel d’un autre. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
La prise d’engagement : le pacte d’allégeance (bay`a) trouve son origine dans le Noble Qur-ân :
<o:p> </o:p>
« Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. »
(48, 10)<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
On désigné souvent cet acte par les expressions « prendre le wird » de telle Voie ou tel Maître ou encore « porter la cape (khirqa) » de telle Voie ou tel Maître.
<o:p> </o:p>
Le fait d’apprendre les litanies (awrâd) de la part d’un homme pieux n’est en rien une innovation. Cette pratique trouve sa source dans la noble Sunnah al-Muhammadiyyahhammadienne). C’est ce qu’on appelle l’initiation. Notre maître, l’érudit al-Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) dans son ouvrage déjà précité, al-Ifhâm, nous informe sur les origines de cette pratique :
<o:p> </o:p>
(la Tradition Mu « L’origine de l’initiation remonte à ce qu’ont rapporté at-Tabarânî, Al-Bazzâz et tant d’autres à savoir que le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a initié Ses Compagnons à la formule « lâ ilaha illâ-L-lâh », collectivement et individuellement, alors qu’ils la prononçaient depuis l’avènement de l’Islam jusqu’à ce moment-là.

Pour ce qui concerne l’initiation collective des Compagnons par le Prophète (sallâ-L-lâhu `alayhi wa-sallam), Chaddâd Ibn Aws (qu’Allâh l’agrée) a dit :
Nous étions chez le Prophète (sallâ-L-lâhu `alayhi wa sallam) lorsque celui-ci dit : ‘Y a-t-il un étranger parmi nous ?’ C’est-à-dire qui fait partie des Gens du Livre. Nous répondîmes : ‘Non Ô Envoyé d’Allâh’. Après nous avoir demandé de fermer la porte, il a dit : ‘Levez-les mains et dites lâ ilaha illâ-L-lâh.’ Ayant obtempéré, il s’écria : ‘Réjouissez-vous ! Allâh a remis tous vos péchés.’ »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
Ce Hadîth est aussi rapporté d’après al-Hâkim qui l’a déclaré authentique.
<o:p> </o:p>
Notre maître, le Shaykh Ahmad al-`Alawî (qu’Allâh l’agrée) commente ce Hadîth dans son ouvrage al-Qawl al-Ma`rûf `alâ man ankara-t-Tasawwûf (traduit sous le titre : Lettre Ouverte à Celui qui critique le Soufisme) :
<o:p> </o:p>
« Ce Hadîth constitue le premier maillon de la chaîne de transmission de l’enseignement des Soufis. Le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a ordonné que l’on ferme la porte avant de commencer l’instruction des Compagnons en groupe, demandant : ‘Y a-t-il un étranger parmi vous ?’ pour montrer que <st1:personname productid="la Voie" w:st="on">la Voie</st1:personname> des Soufis est fondée sur le secret car ceux qui lui sont étrangers et n’y croient pas ne peuvent assister à un tel enseignement ; leur absence est nécessaire, car leur défaut de qualification pourrait les conduirs à dénigrer ce dont ils sont témoins. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
Pour cette raison, le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a dit, d’après notre maître `Alî ibn Abî Tâlib (qu’Allâh l’agrée et honore son visage) :
<o:p> </o:p>
« Parlez aux gens selon leur entendement. Aimeriez-vous que l’on réfute Allâh et Son Envoyé ? » (Rapporté par al-Bukhârî)<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Le maître, Sayyîdî al-Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) continue ainsi son explication et donne un commentaire sur le texte qui précède : <o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
« Quant à l’initiation individuelle, l’origine remonte à `Alî Ibn Abî Tâlib (qu’Allâh honore son visage) qui a dit : « J’avais demandé à l’Envoyé d’Allâh (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) de m’indiquer, pour arriver à Allâh, le chemin le plus court (ndT : aqrab at-turuq ilâ-L-lâh), le moins difficile pour Ses fidèles, et le meilleur à Ses yeux (qu’Il soit exalté). ‘Ô Alî ! – Me dit l’envoyé d’Allâh (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) - je te recommande d’évoquer Allâh à tout moment, secrètement et publiquement.’ J’ajoutai : ‘Ô Envoyé d’Allâh ! Tout le monde évoque, mais je voudrais quelque chose qui me soit exclusivement destiné.’ ‘Doucement `Alî, sache que la meilleure chose que nous ayons dit moi et les Prophètes qui m’ont précédé, est lâ ilâha illâ-l-lâh. Sache aussi que si l’on plaçait sur un plateau d’une balance, les sept Cieux et les sept Terres, et cette formule dans l’autre, celle-ci l’emporterait largement sur ceux-là.’ Comment dois-je évoquer Allâh, demanda `Alî ? Ferme les yeux répondit l’Envoyé d’Allâh (sallâ-L-lâhu `alayhi wa sallam) et écoute moi répéter trois fois lâ ilâha illâ-Llâh et répète-le le même nombre de fois après moi. Après avoir dressé la tête, les yeux fermés et la voix modulée, il prononça lâ ilâha illâ-Llâh trois fois. Ayant fini d’écouter, `Alî (qu’Allâh l’agrée) fit de même. Telle est l’origine servant de référence aux Gens (ndT : les Soufis) en matière d’initiation. L’ordre de fermer la porte donné par le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa sallam) à ses Compagnons (qu’Allâh les agrée), atteste que le système des Gens est fondé sur la discrétion et l’opportunité du moment, et que l’on ne doit pas rapporter leurs propos en présence de gens qui leurs sont étrangers ou qui ne partagent pas leurs vues.

Par ailleurs, sache que l’un des avantages de l’initiation est l’union des cœurs formant une chaîne aboutissant à Allâh (qu’Il soit exalté) en passant par le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam). Et le moins que puisse obtenir le disciple adhérant à la doctrine des Gens par le biais de l’initiation est qu’en remuant la langue, en évoquant Allâh, les âmes des Saints, en passant par celle de son propre maître, se passent l’écho, qui passe par le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) avant de parvenir à <st1:personname productid="la Pr←sence" w:st="on">la Présence</st1:personname> d’Allâh (qu’Il soit glorifié et exalté). Celui qui ne s’affilie pas à leurs ordres par le biais de l’initiation, ne fait pas partie d’eux. Et s’il pratique par lui-même, personne ne lui répondra. »<o:p></o:p>

<o:p> </o:p>
Le Hadîth concernant l’initiation individuelle est rapporté par at-Tabarânî qui l’a déclaré valide (hasan). Bien qu’il s’agisse d’une formule commune à tous les musulmans, on voit que dans ce texte, l’accent est porté sur la transmission et aussi que l’évocation (dhikr) est enseignée de manière particulière dans un but, un dessein, une intention particulière, à savoir se débarasser des mauvais penchants de l’âme et acquérir les qualités pour atteindre la Proximité Divine.
<o:p> </o:p>
« Les actes ne valent que par leurs intentions… » (Rapporté par al-Bukhârî et Muslim)<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
C’est ce qui fonde la pratique qui consiste à s’attacher à un Shaykh et prendre de lui l’autorisation de réciter les awrâd de sa Tarîqah selon une chaîne de transmission qui remonte à la meilleure des créatures (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam). D’ailleurs les chaînes des Voies Spirituelles de l’Islam remonte, pour la grande majorité, à notre maître `Alî ibn Abî Tâlib (qu’Allâh l’agrée et honore son visage) car il était le principal dépositaire de la science du Tasawwuf parmi les Compagnons (qu’Allâh les agrée) comme en témoignent les textes cités plus haut.
<o:p> </o:p>
L’importance se situe plus au niveau de l’autorisation et de l’intention qu’au niveau des formules enseignées. Certains maîtres éduquent avec Lâ ilâha illa-Llâh d’autres avec le l’invocation du Nom Isolé (Allâh) ou d’autre encore par la prière sur le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) par exemple. Chauqe formule produit des effets sur le cœur. Chaque maître produit un effort d’interprétation (ijtihâd) afin de trouver la meilleure Voie vers Allâh ta`ala pour fonder sa Tarîqah. Les maîtres qui suivent ne font que transmettre la méthodologie, parfois en l’adaptant.
<o:p> </o:p>
C’est ce qu’explique notre maître, le savant `Abd al-Qâdir `Îsâ dans son ouvrage Fadâ-il adh-Dhikr (les Vertus de l’Evocation), en disant que l’évocation (adh-dhikr) se divise en 2 parties : celui de la masse (dhikr al-`amm) et celui de l’élite ou encore le dhikr spécial ou particulier (dhikr al-khâs) :
<o:p> </o:p>
« Le dhikr de la masse : C’est celui qui vise la récompense et la rétribution. Dans ce cas le serviteur invoque Son Maître (ndT : il s’agit d’Allâh ta`ala et non du guide spirituel ) et mentionne ce qu’il veut dans son invocation, mais garde ses attributs blâmables tels que la duplicité, l’orgueil, l’émerveillement de soi, la fatuité… etc.<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Le dhikr de l’élite : C’est celui de la présence. Le serviteur invoque Son Maître (ndT : cf remarque précédente ) selon des formules connues en se revêtant d’attributs particuliers. Il accédera à la connaissance d’Allâh au moyen de la purification de son âme de tout caractère répréhensible et de son adoucissement par un caractère noble. Il recherchera à se libérer de l’obscurité du sensible dans l’espoir d’accéder aux secrets spirituels. Le plus souvent en utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu’il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
Ouvrons une courte parenthèse pour parler du chapelet et du comptage dans l’évocation (dhikr).

Selon Sâfiya (qu’Allah l’agrée) il est rapporté que le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallâm) entra auprès d’elle et elle avait entre les mains 4000 noyaux avec lesquels elle faisait son Tasbih, il lui dit : « Ô fille de tribu, que fais-tu avec cela ? ». Elle répondit : « Je fais mon Tasbih avec. ». Il lui dit : « Sache que j’ai fait le Tasbih depuis que je me suis levé de ton lit bien plus que cela ». Elle lui dit : « Apprends-moi au Messager d’Allah ». Il dit : « Tu dis : Gloire et Pureté à Allah autant que de choses qu’Il a créées ». (Rapporté par at-Tirmidhî, al-Hâkim et Ibn Hibban, qui l’a authentifié.)<o:p></o:p>


Il est rapporté par `Abdu-Llâh fils de l’Imâm Ahmad ibn Hanbal dans le livre Zawâ-id az-Zuhd selon Na’im fils de Mouhraz fils d'Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), que son grand-père Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) avait un fil contenant 1000 nœuds et il ne s'endormait pas sans s'en être servi pour l’évocation. Il est rapporté aussi selon lui, qu'il avait un petit sac contenant des cailloux ou des noyaux de dattes qu'il utilisait pour évoquer Allâh (qu’Il soit Glorifié et Exalté).

Il est rapporté par Abû Dâwûd qu’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) possédait un sac contenant des cailloux ou des noyaux avec lesquels il faisait la glorification (at-tasbîh), Al-Hâfidh ibn Rajâb al-Hanbalî a mentionné qu’il contenait 12.000 cailloux.
Ces preuves suffisent amplement pour établir la permission de l’utilisation du chapelet. Il y a, en outre, beaucoup d’avis juridiques produits par des savants des 4 écoles sur le sujet.
<o:p> </o:p>
A propos de la délimitation du nombre d’évocation, notre maître, le savant du Hadîth d’al-Azhar de son époque, Shaykh Muhammad al-Hâfidh (qu’Allâh l’agrée) a à ceux qui disent qu’il s’agit d’une innovation blâmable (bid`a) dans une lettre consacrée au sujet :
<o:p> </o:p>
« Le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) a dit : « Les œuvres les plus aimées d’Allâh sont celles qui durent constamment même si elles sont peu » (Rapporté par les deux Shaykh i.e al-Bukhârî et Muslim). Il ne fait aucun doute, pour celui qui a une connaissance de la langue, qu’être constant dans une adoration (dawama) ne peut qu’impliquer pour une personne qu’elle a une limite connue et cette délimitation dépend de la capacité de chaque individu. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Plus loin il a dit :
<o:p> </o:p>
« La sagesse contenue dans la délimitation du dhikr est d’alléger la communauté, d’organiser l’adoration, de s’y accoutumer autant que possible, dans le peu ou le beaucoup, avec persistance et sans difficulté afin que les effets s’impriment en nous. Et s’accoutumer à l’accomplissement du bien permet d’implanter fermement le bien. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citaiton.
<o:p> </o:p>
Le lien vers l’intégralité de l’épître est fourni plus loin. Cela est suffisant pour clore cette parenthèse.
<o:p> </o:p>
Concernant le maître spirituel et le but de son compagnonnage, l’Imâm Hujjâtu-l-Islâm Abû Hâmid al-Ghazâlî (qu’Allâh l’agrée) dit dans son épître Yâ ayyuha-l-Walâd (Ô mon fils !, traduit en français sous le titre : Lettre au disciple) :
<o:p> </o:p>
« Je t’expliquerai à présent ce que l’itinérant sur la voie de la Vérité est tenu d’observer.
Sache qu’il est indispensable pour l’itinérant d’avoir un Maître qui soit guide (murshîd) et éducateur (murrabî), de manière à le débarrasser de ses mauvaises manières, grâce à l’éducation, et à les remplacer par de bonnes manières. L’essence de l’éducation est comparable à la tâche du paysan qui arrache les ronces et les mauvaises herbes de son champ, afin que sa culture pousse dans les meilleures conditions et qu’elle s’épanouisse. Il est donc indispensable pour l’itinérant d’avoir un maître qui l’éduque et le guide vers le sentier d’Allâh — Exalté soit-Il — car Allâh envoya à Ses serviteurs un Messager afin de les guider vers Son sentier. Après que ce messager — paix et bénédictions sur lui — eut décédé, il laissa derrière lui des successeurs afin de guider les gens vers Allâh — Exalté soit-Il —.

Pour être qualifié au successorat (khilafa) du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —, ce maître doit être un savant. Mais les savants ne sont pas tous qualifiés pour le successorat. Je t’exposerai ci-après certaines des caractéristiques générales d’un tel maître afin que le statut de guide ne soit pas usurpé par tout un chacun. Ce doit être un savant détaché de l’amour de l’ici-bas et du prestige et rattaché par sa formation à un Maître, lui-même rattaché via les maillons successifs de la formation au Maître des messagers — paix et bénédictions sur lui —. Il doit être au point personnellement au plan de l’exercice spirituel en limitant sa dose de nourriture, de parole, et de sommeil, et en multipliant les prières, les aumônes et le jeûne. Grâce à la compagnie de son Maître et éducateur, il doit être pétri de bonnes manières telles que la patience, la prière, la gratitude, la confiance totale en Allâh, la certitude, la générosité, le contentement, la sérénité, la clémence, l’humilité, la science, la franchise, la pudeur, la fidélité, l’estime, la quiétude, la circonspection et ainsi de suite. Ainsi représenterait-il l’une des lumières du Prophète — paix et bénédictions sur lui — que l’on peut prendre comme guide. Cependant, un tel savant est plus rare que le soufre rouge.»<o:p></o:p>

<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
L’histoire de l’Islam a connu de tels hommes et nous bénéficions encore aujourd’hui de leurs enseignements (al-hamdu li-Llâh). Les savants ont voué un grand respect à ces hommes comme peuvent en témoigner les propos suivants.
<o:p> </o:p>
L’Imâm an-Nawawî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) rapporte dans Bustân al-`Arifîn (le Jardin des Connaissants) :
<o:p> </o:p>
« Il faut dire que le maître Shihâbu-d-Dîn (ndT : as-Suhrawardî) ne perdait jamais son temps qu’il consacrait entièrement à la dévotion sous forme de prière, de dhikr, et de lecture du Qur-ân. Ajoutons que notre propre maître à reçu la khirqa (signe de rattachement spirituel) des mains du Shaykh Shihâbu-d-Dîn dans le Ribat de Baghdad et a été son discple un certain temps. <o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
De même j’ai entendu notre maître, derner des maîtres de la Tarîqah… »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Notre maître, Sayyîdî Shihâbu-d-Dîn as-Suhrawardî (qu’Allâh l’agrée) n’est autre que le fondateur d’une Voie spirituelle qui porte son nom : at-Tarîqah as-Suhrawardiyyah.
<o:p> </o:p>
Consatons le respect qu’un savant du niveau de l’Imâm an-Nawawî témoigne à cet homme et qu’il avait lui-même un maître attaché à cette Voie.
<o:p> </o:p>
De même notre maître, le Hâfîdh adh-Dhahabî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dit dans son Siyar A`lam an-Nubala, recueil de biographies de savants :
<o:p> </o:p>
« Notre maître, l’ascète, le Traditionniste (Muhaddith) Diya-ad-Dîn ibn Yahyâ al-Ansarî m’a revêtu de la cape de Soufi (khirqa) au Caire en disant : Shaykh Shihâb ad-Dîn as-Suhrawardî me l’a transmise à la Mecque d’après son oncle Abû an-Najîb. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
Cette référence parmi les traditionnistes était donc affiliée à cette Voie. Wa-Llâhu a`lâm.
<o:p> </o:p>
Concluons par la Fatwâ de notre maître, le Muftî Shâfî`ite, Ibn Hajâr al-Haytamî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dans ses Fatâwâ al-Hadîthiyyah (traduit depuis l’anglais présent dans Reliance of the Traveller du Shaykh Nûh Keller) :
<o:p> </o:p>
« Les litanies (awrâd) que les Soufis récitent habituellement après les prières, en fonction de leur avancement spirituel, ont une base légale dans le Hadîth rapporté par al-Bayhaqî selon lequel le Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam) :<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Evoquer Allâh exalté avec des gens après l’aube jusqu’au lever du soleil m’est plus aimé que ce monde et ce qu’il contient. Evoquer Allâh exalté avec des gens après l’après-midi jusqu’au coucher du soleil m’est plus aimé que ce monde et ce qu’il contient.<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Comme la pratique des Soufis [consiste à] se rassembler pour réciter des awrâd et des adhkâr après l’aube et à d’autre moments possède une base authentique dans la Sunnah, à savoir le Hadîth précité, il n’y a pas d’objection à faire. »<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Fin de citation.
<o:p> </o:p>
Qu’Allâh nous mène vers les Voies qui nous mèneront à Lui et nous fasse aimer et persister dans Son évocation.
<o:p> </o:p>
Allâhumma âmîn !
<o:p> </o:p>
Sources et textes complémentaires : <o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Biographie du Shaykh `Abd al-Qadîr `Îsâ :
http://www.islamophile.org/spip/Shei...Al-Halabi.html
<o:p> </o:p>
Les Vertus de l’Evocation :
http://www.iqrafrance.com/product_in...roducts_id=782
<o:p> </o:p>
Kitâb al-Adhkâr traduit sous le titre « Le livre des invocations » :
http://www.iqrashop.com/Le_Livre_des...ions-348-.html
<o:p> </o:p>
Kitâb ash-Shifâ :<o:p></o:p>
http://www.iqrashop.com/Ach_chifa_su...ite-2075-.html<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Afdâ-îl as-Salawât traduit sous le titre « l’Invocation de Grâce sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) :
http://www.iqrashop.com/L_invocation...1461-1_85.html
<o:p> </o:p>
Sufism of Putative Salafi References:<o:p></o:p>
http://www.livingislam.org/o/spsr_e.html<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
L’origine de l’initiation :
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=13509
<o:p> </o:p>
Réciter les invocations de nos maîtres les Soufis :
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=19776

Les invocations de pieux et leur bénédiction :
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=19809