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Discussion: innovation, innovation, innovation

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  1. #1
    Admin Avatar de el farouq
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    Par défaut innovation, innovation, innovation





    Salam alaykoum

    L'argument mis en avant afin de considérer la sabha et autre innovations répértorié dans le dictionnaire des comptable de bid'a, comme étant une innovation condamnable est que le Prophète ne l'a jamais utilisé. Trés bien, le Prophète n'a jamais prié sur un tapis, aujourd'hui nous le faisons innovation ou pas ?

    Les mosquées du temps du Prophète n'avait pas de moquette aujourd'hui oui, innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais lu le coran sur un livre aujourdh'ui oui innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais parlé d'une science qui s'appelle 'aquida, fiqh, oussoul el fiqh, sira, etc.. innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais parlé de Coran avec les règles de lecture de toutes les couleures aujourd'hui c'est le cas innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais utilisé de boussoles pour trouver la quibla aujourd'hui sans elle nous sommes perdu innovation ou pas ?

    Liste non exhaustive. Si dire la ilaha illa Allah, soubhanallah, Allahou akbar avec des perles enfilées dans une ficelle est une innovation, alors je sais plus quoi faire !!

    - Lire le coran en groupe, bid'a !
    - faire du dikr avec une sabha, bid'a !
    - dire sadaqa Allahou el 'adim, bid'a !
    - visiter la tombe du Prophète, bid'a pour les plus gentils ou chirk pour les plus méchant !
    - chanter la gloire du Prophète, bid'a !
    - faire du dikr en groupe, bid'a !

    Quand je vois toutes ces bid'a je me dis que tout simplement être musulman c'est bid'a !!!

    C'est une réaction que j'ai eu après avoir lu un post sur un site salafi , j'ai voulu répondre sur leur site mais je me suis retenu, jugeant qu'ils ne viennent pas poster ce genre de post sur aslama, donc je m'abstient de faire ce que j'aimerai pas qu'ils fassent ici. Donc j'y ai répondu ici, c'est juste une réaction sans lendemain mais fallais que je le fasse






  2. #2
    En quête de la paix du Coeur... Avatar de bijou
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    Salam aleikoum

    barakallahou fik pour ton post mon frère el farouq. Comme tu l'as dit bcp de choses que nous faisons aujourd'hui n'ont pas été faites par le prophète , alors comment faire la part des choses? Comment savoir si telle chose est bid'a et pas telle autre ?
    je sais pas si je me suis bien fait comprendre ! Mais je m'y perds un peu........ kheir inch'allah !


    Votre soeur en Dieu,
    bijou
    Ne critique jamais les autres sauf si tu deviens parfait, et puisque tu ne seras jamais parfait, ne critique jamais les autres, et contente toi de tes défauts...

  3. #3

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    baraka Allahu fik sayyidi el farouq pour ton magnifique post.


    je remercie aussi ma soeur bijou pour son intervention.





    Pour répondre à ta question, il faut savoir deux choses :


    1- Y a-t-il une bonne bid3a et une mauvaise bid3a ou non ?


    2 - Comment faire la différence entre les deux ?



    I - Définition des savants


    1- L'imam ach-Chafi3i :


    La bid3a est deux choses, il y a une bonne et une mauvaise bid3a :

    a- La mauvaise c'est celle qui contredit le coran ou la sunna ou les actes et faits des sahaba ou un consensus de la oumma.

    b- La bonne bid3a c'est tout bien qui ne contredit pas ce qui a été cité.

    Sayyidna Omar quand il a vu les sahaba se regrouper pour faire la prière de tarawih à la mosquée, chose qui n'existait pas à l époque du prophête , alors sayyiduna omar a dit ce regroupement pour faire salat at-tarawih est une bonne bid3a.

    Fin de la parole de chafi3i rapportée par l'imam al-Bayhaqi dans son ouvrage manaqib achafi3i



    2- Le grand savant surnommé le sultan des oulema al-3iz ibn Abdessalam :


    La bid3a est un acte qui n'existait pas à l époque du prophète et elle se divise en 5 parties:
    1- bid3a obligatoire wajiba.
    2- bid3a interdite (haram)
    3- bid3a recommandée (manduba)
    4- bid3a deconseillée (makrouha)
    5- bid3a autorisée (mubaha)

    La bid3a selon lui doit etre exposée aux régles de la chari3a pour voir à quelle partie on doit la relier.

    Il donne des exemples pour chacune des parties citées :

    1- bid3a obligatoire (wajiba)

    - apprendre la science de la grammaire arabe afin de comprendre les textes coraniques et ceux de la sounna.
    - l'instauration des sciences qui protègent la chari3a comme la science de ousoul al-fiqh ou de la aqida ou la science de hadith etc... Tout cela n'existait pas en temps que science à l'époque du prophète .

    2- bid3a interdite (haram)

    Des sectes innovatrices ont inventé des croyances contraires à la croyance sunnite comme la croyance de qadariya, des jabriya ou des mourijiites et répondre à ces innovateurs est une obligation.

    3- bid3a recommandée (manduba)

    - la construction des écoles et des ponts et tout acte de charité ou d'intérêt public qui n'existait pas à l'époque du prophète .
    - parler des questions des maladies du coeur comme le fait le soufisme et apprendre la science de la polémique et la logique pour répondre aux attaques contre l'islam.

    4- bid3a déconseillée (makrouha)

    - l'excès dans l'art islamique et les dessins ou le gaspillage dans l'architecture des mosquée ou le fait de trop dessiner les feuilles du coran.

    5- bid3a autorisée (mubaha)

    - se saluer en se touchant les mains après la prière.
    - manger un bon repas, porter de meilleurs vêtements ou constuire de très bonnes maisons.

    Fin de la parole de al-3iz ibn Abdessalam rapportée par l''imam an-Nawawi dans son ouvrage tahdib al-asmaa wa al-lugaat

    3- L'imam al-Ghazali (rahimahu Allah) :

    La bid3a se divise en deux :
    - une bid3a mauvaise : celle qui contredit une sunna de telle sorte qu'elle fera disparaître une sunna.
    - une bid3a bonne qui ne contredit pas une sunna.

    Il ajoute dans son célèbre ouvrage al-ihya (revivification des sciences religieuses) :

    Tout ce que l'on fait et que le prophète n'a pas fait n'est pas une mauvaise bid3a, car la mauvaise bid3a doit contredire une sunna ou une bid3a qui efface un commandement de la chari3a.

    Fin de la parole de l'imam al-Ghazali dans son ihya



    4- L'imam al-hafid Badr ad-Din al-3ayni (rahimahu Allah) :

    La bid3a à l'origine consiste à faire un acte qui n'existait pas à l époque du prophète , mais il faut savoir que la bid3a se divisent en deux :
    - si cette bid3a s'inscrit sous un bon principe de la chari3a, alors c'est une bonne bid3a,
    - mais si elle s'inscrit sous un acte considéré comme mauvais par la chari3a, alors la bid3a est mauvaise.

    Fin de la parole du hafid Badr ad-Din al-3ayni dans son ouvrage 3oumdat al-qari charh sahih al-Boukhari


    Conclusion

    On va se limiter à ces paroles de savants, bien que j'en ai des tonnes et des tonnes.

    Il faut rappeler que tous les grands savants de la oumma comme al-hafid as-Subki, l'imam al-Karamani dans son charh de sahih al-Boukhari, l'imam Abdelhaq ad-Dahlawi le grand savant de l'Inde, le grand hafid hanbalite Ibn al-Jawzi, al-hafid Ibn Hazm al-Andalusi, l'imam hafid du maghreb Abdu Allah al-Guimari et beaucoup d'autres savants sont d'avis que la bid3a peut être bonne comme elle peut être mauvaise.

    Et en face de tous ces milliers de savants, il n'y a que deux savants qui disent le contraire, que la bid3a ne peut être que mauvaise : l 'imam Ibn Taymiyya et l'imam ach-chatibi.

    Donc on est presque en face d'un consensus sur la question de la division de la bid3a, voire même sur la question de lui appliquer les mêmes règle que le hukm (commandement), à savoir wajib, haram, mandub, makrouh et mubah comme on l'a vu avec an-Nawawi et al-Iz Ibn Abdessalam.

    L' avis plus que majoritaire est clair.

    Tout cela ma soeur pour expliquer que tout acte doit être adressé aux savants reconnus de la oumma pour qu'ils établissent si tel acte est bid3a ou non.

    Les gens qui se précipitent de jeter des taxations de bid3a sur tout acte, n'ont rien compris de la chari3a.

    Les actes cités par akhi el farouq sont des exemples parmi tant d'autres pour ne citer que la fête du mawlid, les anachides, les madaih etc...

    Des gens aujourd'hui par leur ignorance aveugle et leur attachement aux pseudo-savants veulent faire une bid3a de tout acte ne figurant pas à l'époque du prophète .

    Cela est un danger car l'ignorance est le pire des dangers.

  4. #4
    banni
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    La Définition Sunnite
    de l'Innovation
    Bonne ou Mauvaise

    GF Haddad - Qasyoun/at/ziplip.com - Shawwâl 1423

    L'article comporte deux parties :

    I. La définition d'Al-Shâfi'i de l'innovation (bid'a) comme étant bonne ou mauvaise.
    II. La classification des bonnes et des mauvaises innovations (bid'a) par les Gens de la Sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres.

    I. La définition d'Al-Shâfi'î de la bonne et de la mauvaise innovation.

    L'une des plus grandes contributions d'Al-Shâfi'î (rahimahullâh) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât) en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se conforment ou non aux lignes directrices de la Religion. Ceci est rapporté de manière authentique d'Al-Shâfi'î d'après deux de ses étudiants les plus prestigieux durant les derniers temps de sa vie : les traditionnistes égyptiens, maîtres du Hadith Harmal ibn Yahyâ al Tujaybî (rahimahullâh) et al-Rabî' ibn Sulaymân al Murâdî (rahimahullâh).

    Harmala a dit :
    J'ai entendu Al-Shâfi'î dire : "L'innovation est de deux types (al bid'atu bid'atân), approuvée (bid'a mahmûda) et désapprouvée (bid'a madhmûma). Tout ce qui est conforme à la Tradition (Sunna) est approuvé (mahmûd) et tout ce qui s'y oppose est abominable (madhmûm)."

    Il a utilisé comme preuve la parole de Umar ibn al Khattab (rady Allâh 'anhu) concernant la prière surérogatoire en groupe durant les nuits du mois de Ramadân : "Quelle bonne innovation !" [1]

    Al-Rabî a dit :
    "Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de la Sunna, de la pratique des Compagnons (athar) ou du Consensus (ijmâ'). Cette innovation est un égarement (fahâdhihi al-bid`atu dalâla).
    L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma). 'Umar (rady Allâhu 'anhu), a dit concernant la prière du Ramadân : "Quelle bonne innovation !" En voulant dire qu'il s'agissait d'une innovation qui n'avait pas existé auparavant mais qu'il n'y avait rien qui contredisait les sources mentionnées plus tôt." [2]

    Ainsi, Al-Shâfi'î a établi les critères essentiels et indispensables à la détermination des vraies innovations, comme définies par l'Imâm al-Haytamî, le Qâdî Abu Bakr ibn al 'Arabi, et l'Imâm al-Lacknawî entre autres, respectivement :

    "Le mot bid'a en terme de Loi est tout ce qui est innové en contradiction des commandements du Législateur (sallallâhou ?alayhi wa salâm) et des preuves spécifiques et générales." [3]

    "Seule l'innovation (bid?a) qui contredit la Tradition (Sunna) est blâmable." [4]

    "Le terme Bid'a désigne ce qui n'a pas existé durant les trois premiers siècles et qui n?a pas de base parmi les quatre sources de l'islam" i.e le Coran (Qur?ân), la Tradition Prophétique (Sunna), le consensus (Ijmâ?), et le raisonnement pas analogie (Qiyâs). [5]

    Par conséquent, il n?est pas suffisant qu?une chose soit nouvelle pour qu?elle soit considérée comme une innovation blâmable (bid?a), elle doit aussi contredire la Religion.

    Al Bayhaqî (rahimahullâh) a commenté les propos rapporté d'al-Rabî ainsi :

    De même, débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète (sallallâhou ?alayhi wa salâm) ainsi que certains Compagnons (rady Allâhu ?anhum) ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète (sallallâhou ?alayhi wa salâm), ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allâh. [6]

    C'est une défense claire et nette, de la part de l'Imâm al Bayhaqî de la nécessité et du caractère traditionnel (Sunna) de l'utilisation de la théologie (kalâm) pour réfuter les innovateurs. Des propos similaires sont rapportés de Ibn ?Asâkir (rahimahullâh), Ibn al Salâh (rahimahullâh), al-Nawawî (rahimahullâh), Ibn al Subkî (rahimahullâh), Ibn ?Âbidîn (rahimahullâh), et d'autres grands Imâms.


    II. La sépartion des bonnes et des mauvaises innovations d'après les savants de la sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres :

    La définition identique d'al Ghazzâli.

    Hujjat al-Islâm al-Ghazzâli (rahimahullâh) a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran (Qur?ân) :

    Le fait que cet acte soit innové (muhdath) n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar (rady Allâh 'anhu) et c'était une excellent innovation (bid'a hassana). L'innovation blâmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer. [7]

    La définition identique de Ibn al-'Arabî al-Mâliki.
    Le Qâdî Abû Bakr Ibn al-'Arabî (rahimahullâh) a dit dans sa discussion sur l'innovation (bid'a) :

    Sache - Qu'Allâh t'accorde la science ! - que les affaires innovées sont de deux sortes (al-muhdathâtu darbân).
    1) Une innovation qui n'a d'autre base que la passion et la pratique arbitraire. Celle-ci est catégoriquement rejetée. Et
    2) Une innovation instaurée pour correspondre à quelque chose de déjà établi. Telle était la tradition (Sunna) des Califes (rady Allâh 'anhum) et celle des éminents Imâms. Les affaires nouvelles et les innovations ne sont pas blâmables pour la seule raison qu?elles sont désignées par les termes muhdath et bid?a, ni à cause de leur signification ! Allâh, le Très Haut a dit : « Aucun nouveau (muhdath) rappel ne leur vient de leur Seigneur » (21 :2) et ?Umar (rady Allâh 'anhu) a dit : « Quelle bonne innovation ! (bid?a) » Ainsi, seule l?innovation qui contredit la Sunna est blâmable et les pratiques récentes qui invitent à l?égarement aussi. [8]

    La définition identique de Ibn Hazm et Ibn al Jawzi :

    Ibn Hazm al Zâhirî (rahimahullâh) a dit :

    L?innovation en Religion est tout ce qui ne nous a été transmis ni du Coran, ni du Messager d?Allâh (sallallâhu ?alayhi wa salâm), cependant on est rétribué pour certaines d?entre elles et ceux qui les pratiquent sont excusés si leur intention est bonne. On y inclut ce qui est digne de récompense et excellent (hassan), à savoir, ce qui est originellement permis (mâ kâna asluhu al-ibâh) comme il est rapporté de ?Umar (rady Allâh ?anhu) : « Quelle bonne innovation ! ». Parmi les innovations se trouvent toutes les bonnes actions dont les textes ont stipulé le caractère méritoire même si leur pratique n?a pas été textuellement fixée. Et parmi elles se trouve aussi le blâmable pour lequel il n?y a aucune excuse comme tout ce dont l?invalidité est prouvée.

    Ibn al Jawzi (rahimahullâh) a parlé en terme similaire au début de son Tablîs Iblîs. "Certaines nouveautés (muhdathât) ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar (rady Allâh 'anhu) ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadân, après quoi il les a vu et a dit : "Quelle bonne innovation !"

    La définition identique de Ibn al-Athîr al Jazarî :

    Le lexicographe Ibn al-Athîr (rahimahullâh) a dit dans son chef-d??uvre, al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wal-Athar :

    L?innovation est de deux sortes : l?innovation de guidance et l?innovation d?égarement (bid?atu hudâ wa-bid?ati dalâla). Tout ce qui va à l?encontre des commandements d?Allâh et de Son Messager (sallallâhu ?alayhi wa salam) se trouve dans la sphère du blâme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu?Allâh et Son Messager (sallallâhu ?alayhi wa salâm) ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce qui n?a pas de précédent comme l?extrême générosité ou l?extrême bonté sont des actes méritoires. Il n?est pas permis de dire qu?un tel comportement va à l?encontre de la Loi car le Prophète (sallallâhu ?alayhi wa salâm) a stipulé qu?il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islâm (man sanna fîl-islâmi sunnatan hasana) aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l?auront suivi. » De même, il a dit : «Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fîl-islâmi sunnatan sayyi?atan) recevra un châtiment ainsi que celui de ceux qui l?auront pratiqué. » [10] Il s?agit des cas où l?acte contredit ce qu?Allâh et Son Messager (sallallâhu ?alayhi wa salâm) ont commandé? C?est dans ce sens que le hadith « toute innovation est égarement. » [11] est compris : il signifie, tout ce qui s?oppose aux bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna. [12]

    La classification en cinq groupes d?Ibn ?Abd al-Salâm.

    Le Shaykh al-Islâm, le Sultan des ?ulama, l'imam al Izz Ibn Abd al Salam (rahimahullâh) a dit de même :

    "Il y a différents types d'innovations (bid'a). Le premier concerne tout ce que la Loi a recommandé ou rendu obligatoire et qui n'était pas pratiqué dans la première période de l'Islâm. Le second type concerne tout ce que la Loi a interdit ou déconseillé, et qui n'était pas pratiqué dans les premiers temps de l'Islâm. Le troisième type concerne tout ce que la Loi a indiqué comme permis et qui n?était pas pratiqué dans la première période de l?Islâm." [13]

    Ailleurs, il déclare qu'il y a cinq catégories d'innovations, de même que les savants ont classé les actions en cinq groupes : obligatoire (wâjib), interdite (harâm), recommandée (mandûb), déconseillé (makrûh), permise (mubâh). [14]

    Confirmation de la classification par al Nawawi :

    Shaykh al-Islâm, Imam al Nawawi (rahimahullah) a dit :
    L?innovation (al bid'a) dans la Loi, est le fait d'innover ce qui n'existait pas du temps du Messager (sallallâhu alyhi wa salâm) et elle est divisée en 'excellente' et 'mauvaise' (wahya munqasimatun ila hasana wa qabîha). Le Shaykh, l'Imâm, dont l'autorité, la grandeur, le rang et l?intelligence dans toutes sortes de sciences islamiques font l'unanimité, Abû Muhammad ?Abd al-?Aziz ibn ?Abd al-Salâm -qu'Allah le prenne en miséricorde et soit satisfait de lui !-a dit à la fin de son livre, al Qawa'id (al-Kubrâ) :

    "L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wâjiba), interdite (muharrama), recommandée (mandûba), déconseillée (makrûha) ou indifférente (mubâha).
    La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawâ?id al-sharî?a). Si elle tombe dans le champ des obligations (îjab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champs des interdictions, elle est interdite (tahrîm), dans le champs des recommandations, elle devient recommandée, déconseillé si elle concerne ce qui l?est et permise si elle touche aux permissions." [15]

    Confirmation de la classification par Ibn Hajar.

    Al Hâfidh ibn Hajar (rahimahullâh) a dit :
    La signification première de l'innovation est ce qui est produit sans précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna, ainsi elle est blâmable. De manière précise, si elle fait partie de ce qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne innovation (hasana), tandis que si cela fait partie des actes blâmables, alors c'est une innovation blâmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues." [16]

    Accord des Ecoles sur la classification en cinq statuts juridiques.

    Les Quatre Ecoles sont en accord sur la classification des innovations (bid?a) comme l?illustre l?acceptation de la majorité des autorités de chacune d?elles.

    Parmi les Hanafis : Al Kirmânî, Ibn ?Âbidin, al-Turkmâni, al-?Ayni et al-Tahânawî. [17]

    Parmi les Mâlikîs : al-Turtûshî, Ibn al-Hâjj, al-Qarâfî, et al-Zurqânî, tandis qu?al-Shâtibi a tenté une réfutation en déclarant que les classification est « une affaire inventée sans aucune preuve dans la Loi » ! [18]

    Cette question fait l?objet d?un consensus chez les shafi?ites. [19]

    Acceptation timide parmi les Hanbalites qui ont modifiés la terminologie d?Al-Shafi?î et d?Ibn ?Abd al-Salâm en employant les expressions « innovation lexicale » (bid?a lughawiyya) et « innovation légale » (bid?a shar?iyya) pour correspondre respectivement - bien que de manière imprécise - à l?innovation « approuvée » et « blâmable » d?Al-Shafi?î. [20]
    Cette manière de couper les cheveux en quatre est devenue une caractéristique du Wahhâbisme dans tous les micro-débats sur l?innovation, ceci malgré le fait que l?attitude correcte - comme d?habitude - est de s?attacher à l?avis majoritaire (Jumhûr).

    Shaykh Muhammad Bakhît al-Mut.î`î (rahimahullâh) a conclu que « L?innovation légale est celle qui égare et qui est condamnée. Quant à l?innovation que les savants (?ulama) ont divisée en obligatoire, interdite et ainsi de suite ; c?est l?innovation lexicale qui est plus globale que la légale car cette dernière en fait partie. » [21]

    Al-Shawkânî (rahimahullâh) a conclu dans son Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises et la position la plus authentique et la plus correcte. [22]

    Il est suffisant qu?un Imâm Mujtahid des Salaf l?ait dit en se basant sur le Coran et la Sunna sans tenir compte des argumentations des siècles suivants - que se soit d?un homme qui voudrait être un murrajih comme al-Shawkânî ou un censeur comme comme al-Shâtibi - à la lumière de l?accord de la majorité (Jumhûr) autour de l?explication d?Al-Shafi?î et l?injonction Divine et Prophétique de suivre la voie des Croyants et de s?attacher à la grande masse.
    « Il n?est pas un Imâm en Science (?Ilm) qui suit des positions aberrantes (shâdhdh) » (?Abd al-Rahmân ibn Mahdî)

    Et Allâh sait mieux.

    Notes :
    [1] Rapporté de H.armala par Abû Nu`aym avec une châine qui remonte à travers Abû Bakr al-âjurrî dans H.ilyat al-Awliyâ' (9:121 #13315=1985 ed. 9:113) et cité par Abû Shâma dans al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wal-H.awâdith (Ryadh 1990 ed. p. 93), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52= Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253), al-Turt.ûshî dans al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 158-159), et al-Shawkânî, al-Qawl al-Mufîd fî Adillat al-Ijtihâd wa al-Taqlîd (1347/1929 ed. p. 36). La parole de`Umar (rady Allâh ?anhu) est rapporté par Mâlik dans al-Muwat.t.a' et al-Bukhârî dans son S.ah.îh..
    [2] Rapporté d?al-Rabî` par al-Bayhaqî dans son Madkhal et Manâqib al-Shâfi`î (1:469) avec une chaîne authentique comme le dit Ibn Taymiyya dans son Dâr' Ta`ârud. al-`Aql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqî par Ibn `Asâkir dans Tabyîn Kadhib al-Muftarî (Kawtharî ed. p. 97). Cité par al-Dhahabî dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52-53=Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), et Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253).
    [3] Al-Haytamî, al-Tabyîn fî Sharh. al-Arba`în (p. 32).
    [4] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:147).
    [5] Cf. al-Lacknawî, Iqâmat al-H.ujja (p. 12).
    [6] Al-Bayhaqî, Manâqib al-Shâfi`î (1:469).
    [7] Al-Ghazzâlî, Ih.yâ' `Ulûm al-Dîn (1:276).
    [8] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:146-147).
    [9] Ibn H.azm, al-Ih.kâm fî Us.ûl al-Ah.kâm (1:47).
    [10] Rapporté de Jarîr ibn `Abd Allâh al-Bajalî par Muslim, al-Tirmidhî, al-Nasâ'î, Ibn Mâjah, Ah.mad, and al-Dârimî. Aussi rapporté avec une formulation similaire de Abû Hurayra par Ibn Mâjah et Ah.mad; de Abû Juh.ayfa par Ibn Mâjah; et de Hudhayfa par Ah.mad.
    [11] Rapporté de al-`Irbâd. ibn Sâriya par al-Tirmidhî (qu?il classe comme étant h.asan s.ah.îh.), Abû Dâwûd, Ibn Mâjah, Ah.mad, al-Dârimî, Ibn H.ibbân (1:178-179 #5 s.ah.îh.), al-H.âkim (1:95-97=1990 ed. 1:174-177) - qui le considère autentihique s.ah.îh., ce que confirmera al-Dhahabî - et dans al-Madkhal ilâ al-S.ah.îh. (p. 80-81), al-âjurrî dans al-Sharî`a (p. 54-55 #79-82=p. 46 s.ah.îh.), Ibn Abî `âs.im in al-Sunna (p. 29 #54 s.ah.îh.), al-T.ah.âwî dans Mushkil al-âthâr (2:69=3:221-224 #1185-1187 s.ah.îh.), Muh.ammad ibn Nas.r al-Marwazî dans al-Sunna (p. 26-27 #69-72 s.ah.îh.), al-H.ârith ibn Abî Usâma dans son Musnad (1:197-198), al-Rûyânî dans son Musnad (1:439), Abû Nu`aym dans H.ilyat al-Awliyâ' (1985 ed. 5:220-221, 10:115), al-T.abarânî dans le Musnad al-Shâmiyyîn (1:254, 1:402, 1:446, 2:197, 2:298) et dans al-Kabîr (18:245-257), al-Bayhaqî dans al-Sunan al-Kubrâ (10:114), al-Madkhal (p. 115-116), al-I`tiqâd (p. 229), et Shu`ab al-?mân (6:67), al-Baghawî qui le déclare bon (hassan) dans h.asan in Sharh. al-Sunna (1:205 #102 isnâd s.ah.îh.), Ibn al-Athîr dans Jâmi` al-Us.ûl (1:187, 1:279), Ibn `Asâkir dans al-Arba`în al-Buldâniyya (p. 121), Ibn `Abd al-Barr dans al-Tamhîd (21:278-279) et Jâmi` Bayân al-`Ilm (2:924 #1758) où le déclare authentique (sahih), et d?autres.
    [12] Ibn al-Athîr, al-Nihâya (1:79 entry b-d-`).
    [13] Ibn `Abd al-Salâm, al-Fatâwâ al-Maws.iliyya (p. 129).
    [14] Ibn `Abd al-Salâm, al-Qawâ`id al-Kubrâ (2:337-339) cf. al-Nawawî dans al-Adhkâr (Thaqâfiyya ed. p. 237) et Tahdhîb al-Asma' wal-Lughât (3:20-22), al-Shât.ibî dans al-I`tis.âm (Beirut ed. 1:188), al-Kirmânî dans al-Kawâkib al-Darârî (9:54), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (13:253-254), al-Suyût.î, en introduction à H.usn al-Maqs.id dans al-H.âwî lil-Fatâwâ; al-Haytamî dans ses Fatâwâ H.adîthiyya (p. 150), Ibn `âbidîn dans Radd al-Muh.târ (1:376) etc.
    [15] Al-Nawawî, Tahdhîb al-Asmâ' wal-Lughât (3:20-22).
    [16] Ibn Hajar, Fath al-Bârî (1959 ed. 5:156-157=1989 ed. 4:318).
    [17] Al-Kirmânî, al-Kawâkib al-Darârî Sharh. S.ah.îh. al-Bukhârî (9:54), Ibn `âbidîn, H.âshiya (1:376, 1:560); al-Turkmânî, al-Luma` fîl-H.awâdith wal-Bida` (Stuttgart, 1986, 1:37); al-Tahânawî, Kashshâf Ist.ilâh.at al-Funûn (Beirut, 1966, 1:133-135); al-`Aynî, `Umdat al-Qârî in al-H.imyarî, al-Bid`at al-H.asana (p. 152-153).
    [18] Al-T.urt.ûshî, Kitâb al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 15, p. 158-159); Ibn al-H.ajj, Madkhal al-Shar` al-Sharîf (Cairo, 1336/1918 2:115); al-Qarâfî, al-Furûq (4:219) cf. al-Shât.ibî, al-I`tis.âm (1:188-191); al-Zurqânî, Sharh. al-Muwat.t.a' (1:238). Al-Shât.ibî's I`tis.âm a recirculé grâce à deux Wahhâbîs: Rashîd Rid.â puis Salîm Hilâlî. Un troisième, Muh.ammad `Abd al-Salâm Khad.ir al-Shuqayrî - étudiant de Rida - est l?auteur d?al-Sunan wal-Mubtada`ât al-Muta`alliqa bil-Adhkâr wal-S.alawât qui est rempli de contes invérifiables qu?il s?est appliqué à dénoncer.
    [19] Abû Shâma, al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wa al-H.awâdith (Riyad: Dâr al-Raya, 1990 p. 93, Cairo ed. p. 12-13) comme il a déjà été mentionné. Note: ?consensus? (ijmâ`) est plus global que le terme ?accord? (ittifâq), et cause d?obligation.
    [20] Ibn Rajab, al-Jâmi` fîl-`Ulûm wal-H.ikam (2:50-53), et la section consacrée à l?innovation dans le Iqtid.â' al-S.irât. al-Mustaqîm Mukhâlafat As.h.âb al-Jah.îm d?Ibn Taymiyya'. C?est la position d?Ibn Kathîr: voir son exégèse du verset (Il est Le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant !) (2:117) dans son Tafsîr. Il a suivi son professeur Ibn Taymiyya sur cette question.
    [21] Bakhît, Fatâwâ H.adîthiyya (p. 205).
    [22] Al-Shawkânî, Nayl al-Awt.âr (4:60).

  5. #5

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    baraka Allahu fik sayyidi tassawwuf pour ce riche article avec argumentations et références.

    Que nos frères et soeurs incha Allah en profitent pour apprendre et découvrent les vrais savants de la oumma et leur position sur les différentes questions au moment ou des gens veulent nous faire gober le contraire de ces avis sans vérification.

  6. #6
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    Beaucoup d'étudiants de nombreux pays vont apprendre l'Islam en arabie saoudite, zone à dominance wahabite.
    Le wahabisme à une structure qui le rend particulièrement rigide face aux innovations mais aussi aux simples changement (parce que le monde avance qd même ).

    Au retour de ces étudiants, il y a parfois et malheureusement assez souvent, des dissenssions qui éclatent dans leur pays d'origine entre eux et la ligne qui suivent les savants de leurs pays.

    Par exemple, la polémique : Feter le mawlid (naissance du prophète) est un bid'a à arreter.

    L'arabie à force de bourses et de subventions exporte très bien son wahabisme au niveau internationale aujourd'hui. Alors que le monde musulman traverse une sorte de crise je me demande si c'est vraiment le courant indiqué compte tenu l'époque (mais ca c'est hors sujet et mon opinion personnelle ).

    Tout ca pour dire que beaucoup de dénonciateur de bid'a à la gachette facile sont inspiré du wahabisme dans mon pays.

  7. #7
    banni
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    Citation Envoyé par el farouq




    Salam alaykoum

    L'argument mis en avant afin de considérer la sabha et autre innovations répértorié dans le dictionnaire des comptable de bid'a, comme étant une innovation condamnable est que le Prophète ne l'a jamais utilisé. Trés bien, le Prophète n'a jamais prié sur un tapis, aujourd'hui nous le faisons innovation ou pas ?

    Les mosquées du temps du Prophète n'avait pas de moquette aujourd'hui oui, innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais lu le coran sur un livre aujourdh'ui oui innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais parlé d'une science qui s'appelle 'aquida, fiqh, oussoul el fiqh, sira, etc.. innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais parlé de Coran avec les règles de lecture de toutes les couleures aujourd'hui c'est le cas innovation ou pas ? Le Prophète n'a jamais utilisé de boussoles pour trouver la quibla aujourd'hui sans elle nous sommes perdu innovation ou pas ?

    Liste non exhaustive. Si dire la ilaha illa Allah, soubhanallah, Allahou akbar avec des perles enfilées dans une ficelle est une innovation, alors je sais plus quoi faire !!

    - Lire le coran en groupe, bid'a !
    - faire du dikr avec une sabha, bid'a !
    - dire sadaqa Allahou el 'adim, bid'a !
    - visiter la tombe du Prophète, bid'a pour les plus gentils ou chirk pour les plus méchant !
    - chanter la gloire du Prophète, bid'a !
    - faire du dikr en groupe, bid'a !

    Quand je vois toutes ces bid'a je me dis que tout simplement être musulman c'est bid'a !!!

    C'est une réaction que j'ai eu après avoir lu un post sur un site salafi , j'ai voulu répondre sur leur site mais je me suis retenu, jugeant qu'ils ne viennent pas poster ce genre de post sur aslama, donc je m'abstient de faire ce que j'aimerai pas qu'ils fassent ici. Donc j'y ai répondu ici, c'est juste une réaction sans lendemain mais fallais que je le fasse
    assalamo'alaykom

    permet moi juste de te corriger sur un point!

    les exemple que tu cites comme la boussole,moquette etc...ca n'a absolument rien a voir car ce sont des choses materielles,des innovations technologiques!Donc elles sont permises sauf si un dalil montre qu'elles sont interdites.

    Pour les adorations c'est l'inverse, elles sont interdites sauf ce qui est prouvé par le dalil.

    Donc cher frère,les exemples que tu as donné ne peuvent servir d'arguments pour justifier qu'il est permis de lire le coran en groupe par exemple car la on parle d'actes d'adorations.

  8. #8
    Equipe d'anglophones Avatar de Abd-al-Batin
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    Citation Envoyé par AbdAllah
    Pour les adorations c'est l'inverse, elles sont interdites sauf ce qui est prouvé par le dalil.

    salam aleykoum

    et quel est le dalil pour ce qui est souligné?

    car dans les textes postés ci dessous avec les avis des plus grands savants du passé je ne vois pas de trace de celà...

    wa salam


    Mon âme est lourde de Pharaon et de son pouvoir sombre.

    La lumière sur la face de Moïse fils d'Imran est mon désir.


    Djallaludin Rumi, Diwan.


  9. #9
    banni
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    Citation Envoyé par Abd-al-Batin
    salam aleykoum

    et quel est le dalil pour ce qui est souligné?

    car dans les textes postés ci dessous avec les avis des plus grands savants du passé je ne vois pas de trace de celà...

    wa salam

    wa'alaykom salam wa RahmatouLah



    le dalil:c'est qu'Allah a parachevé Sa religion,le Prophete sala Laho 'alayhi oi salam nous a laissé sa sounnah qui suffit et que dans le hadith du Prophete sala Laho 'alayhi oi salam il est bien dit "TOUTE innovation est egarement"


    Je pourrais faire des copiés collés mais ca n'est pas le but ic et je ne fait que passer.

    assalamo'alaykom.

  10. #10
    Equipe d'anglophones Avatar de Abd-al-Batin
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    salam aleykoum

    je crains que vous n'ayez pas lu les avis de chafi'i, de Nawawi d'al 'Izz ibn Abdessalam et des nombreux 'ulemas qui ont été cité au dessus, car ils connaissent en toute certitude ce verset et en ont une meilleur comprehension que vous ou moi.

    je vous invite à les relire, car les avis des mujtahidin sont pour les gens du commun comme les dalils pour les mujtahidin.

    sachez que le mot "kull" (TOUT comme vous dites ou dans ce cas toutes) en arabe ne signifie pas forcement "toute" mais bien souvent "un grand nombre" ou "la plupart" je vauis vous en donner 2 exemples tirés du Coran lui meme:

    * Nous avons ouvert à eux les portes de toutes (kull) les choses (6 :44)
    (alors qu'Il ne leur a pas ouvert les portes de Sa miséricorde ni de Son pardon car Il subhana wa ta'Ala les a punni)

    * Détruisant toutes (kull) les choses par commandement de son seigneur (46 :25)
    mais il n'a pas détruit les logements, et ni d'ailleursles montagnes, les cieux, la terre......

    ceci est un exemple qui montre que il ne suffit pas de prendre le sens apparent d'un hadith pour en tirer des conclusions car seul un savant est conscient des subtilités inhérentes au hadith, au niveau du langage comme au niveau des preuves et des textes en rapport avec le sujet.

    je vous renvoi à cette fatwa au sujet de la comprehension des preuves légales (les dalil comme on dit ces jours ci) : http://aslama.com/bibliotheque/artic...it_al_Haaj.php

    je crois que le texte posté par tasawuf et celui de malik ibn anas se suffisent à eux mêmes, lisez les inshallah et vous verrez que les savants cités ne comprennent pas le hadith comme vous, et c'est pour celà que nous avons besoin des savants

    wa Allahu 'alam.


    Mon âme est lourde de Pharaon et de son pouvoir sombre.

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    Djallaludin Rumi, Diwan.


  11. #11
    banni
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    Citation Envoyé par Abd-al-Batin
    salam aleykoum

    je crains que vous n'ayez pas lu les avis de chafi'i, de Nawawi d'al 'Izz ibn Abdessalam et des nombreux 'ulemas qui ont été cité au dessus, car ils connaissent en toute certitude ce verset et en ont une meilleur comprehension que vous ou moi.

    je vous invite à les relire, car les avis des mujtahidin sont pour les gens du commun comme les dalils pour les mujtahidin.

    sachez que le mot "kull" (TOUT comme vous dites ou dans ce cas toutes) en arabe ne signifie pas forcement "toute" mais bien souvent "un grand nombre" ou "la plupart" je vauis vous en donner 2 exemples tirés du Coran lui meme:

    * Nous avons ouvert à eux les portes de toutes (kull) les choses (6 :44)
    (alors qu'Il ne leur a pas ouvert les portes de Sa miséricorde ni de Son pardon car Il subhana wa ta'Ala les a punni)

    * Détruisant toutes (kull) les choses par commandement de son seigneur (46 :25)
    mais il n'a pas détruit les logements, et ni d'ailleursles montagnes, les cieux, la terre......

    ceci est un exemple qui montre que il ne suffit pas de prendre le sens apparent d'un hadith pour en tirer des conclusions car seul un savant est conscient des subtilités inhérentes au hadith, au niveau du langage comme au niveau des preuves et des textes en rapport avec le sujet.

    je vous renvoi à cette fatwa au sujet de la comprehension des preuves légales (les dalil comme on dit ces jours ci) : http://aslama.com/bibliotheque/artic...it_al_Haaj.php

    je crois que le texte posté par tasawuf et celui de malik ibn anas se suffisent à eux mêmes, lisez les inshallah et vous verrez que les savants cités ne comprennent pas le hadith comme vous, et c'est pour celà que nous avons besoin des savants

    wa Allahu 'alam.
    assalamo'alaykom

    Juste une chose, ce n'est pas de ma tête que je sort des interpretations de hadith et des avis!certains savants ont expliqués cela.

    un savant dont j'ai oublié le nom a ecrit un livre a propos des paroles d'ash Shafi'i qu'un frere a cité plus haut,il explique ces paroles mais je ne me souviens plus du titre exacte.

    le dalil que 'Omar qu'Allah l'agré a dit "quelle bonne innovation" concernant la priere de tarawih en groupe par exemple des savants ont bien expliqués que vu que ca avait deja était pratiqué par le Prophete salla Laho 'alayhi oi salam ca n'est pas une innovation a proprement dit!c'est une innovation linguistique

    en plus 'Omar qu'Allah l'agré était un des 4 caliphes bien guidés et vous connaissait le hadith concernant le fait de suivre la sounnah du Prophete salla Laho 'alayhi oi salam et des caliphes bien guidés.


    Sur ce forum apparemment il y a des savants qui sont rejettés mais de toute facon si vous cherchez un peu vous trouverez toutes les explications des savants qui affirment qu'il n'y a pas de "bonnes innovations" inchaAllah.

  12. #12
    Equipe d'anglophones Avatar de Abd-al-Batin
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    salam aleykoum

    je parle en mon propre nom, mais je connais ces avis bien sur.

    mais vous feriez tout de même bien d'étudier la question.


    par exemple le haaj c'est une adoration (c meme un des 5 pilliers) et le voyage en fait partit.

    quel est le but?
    le haaj lui même.

    le prophete sallallahu 'alayhi wa salam faisait il se voyage en avion?
    non.

    qu'est ce qui change? le moyen.



    de la meme façon lire le Qur'an al Karim en groupe (bien qu'il y'ai des preuves pour celà mais bref je reprend ton exemple):

    quel est le but?
    lire le Coran l'apprendre, se souvenir d'Allah.

    le prophete le faisait il de cette façon?
    apparement pas.

    qu'est ce qui change?
    le moyen


    donc peut etre que voyager à la Maison d'Allah en avion est une innovation?

    bref peu importe, il semble qu'il y'ai divergence sur la question (ce qui a été signalé bien que l'avis de classifications en differentes bid'a soit majoritaire)

    le principe de la divergence est que on connais l'avis opposé mais on ne le suit pa car on suis un autre avis basé lui aussi sur des preuves authentiques et des argumentations scientifiques fondées et acceptées.

    personne ne rejette l'avis selon lequel il n'y a pas de bonens innovations mais il se trouve que la majorité des savants n'est pas cette avis là.

    rien qu'entre les écoles de fiqh il n'y a d'unanimité dans aucune école pour l'avis selon lequel il n'ya pas de bonnes innovations, et quand à nos imams Abu Hanifa, Malik, Shafi'i et Ahmad, aucun n'est de cet avis là.

    toutes les questions sujettes à divergences doivent être prises avec des pincettes il suffisait de dire "il y'a divergence à ce sujet et je suis l'autre avis" et ce serait tout à votre honneur akhi.

    pas besoin d'accuser qui que ce soit ici, nous connaissons pour la plupart les avis des savants comme Chatibi et Ibn Taymiyya (ils sont mentionés plus haut) et nous respectons ces avis (en tout cas je parle pour moi)

    maintenant que ceci est dit, demandes toi akhi al 'aziz quel est l'avis majoritaire sur cette question ca serai un bon point de départ pour tes recherches.

    wa salam


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    Djallaludin Rumi, Diwan.


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