salamou'aleikoum,
Toutes les Bid’ahs sont des égarements
Réfutation par
Abou Hammaad Sulaiman Al-Hayiti
Du texte :
« Les innovations « Bid’ahs » ou le diktat de la pensée unique »
Toute la louange appartient à Allah, nous Le louons, nous Lui demandons son aide, et nous cherchons refuge en Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre les mauvaises conséquences de nos mauvaises actions, celui qu’Allah guide personne ne peut l’égarer et celui qu’Allah égare personne ne peut le guider. Je témoigne qu’il n’existe rien qui mérite d’être adoré excepté Allah, Lui seul et Il n’a aucun associé et je témoigne que Mohammad r est son esclave et messager.
(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله حق تقاته و لا تموتن إلا و أنتم مسلمون)
(Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission.) [Ali ‘Imraan : 3 : 102]
(يا أيها الناس اتقوا ربكم الذي خلقكم من نفس واحدة ، و خلق منها زوجها و بث منهما رجالا كثيرا و نساء ، واتقوا الله الذي تساءلون به والأرحام ، إن الله كان عليكم رقيبا)
(Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom Duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez Allah de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.) [An-Nisa : 4 : 1]
(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله و قولوا قولا سديدا ، يصلح لكم أعمالكم و يغفر لكم ذنوبكم و من يطع الله و رسوله فقد فاز فوزا عظيما)
(Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et parlez avec droiture, afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite.) [Al-Ahzaab : 33 : 71-72]
Ensuite:La meilleure parole est la parole d’Allah et la meilleure guidance est la guidance de Mohammad r. Les pires choses sont les inventions (dans la religion), et toutes les inventions (dans la religion) sont des BID’AHS. Toutes les BID’AHS sont des égarements, et tous les égarements mènent au feu de l’enfer.
Ensuite :
En faisait une recherche sur Google, je suis tombé sur un lien qui a attiré mon attention. En cliquant dessus, je suis tombé sur un site bizarre, rempli de Bid’ah et de déviations de toute sorte, avec comme slogan : L’Islam en toute liberté! Et sur la page en question, il y avait l’article d’un dénommé Ahmed Elouazzani, daté du mardi 13 septembre 2005. Je me mis a survolé ce texte rapidement pour constater que c’était un texte, même si l’auteur ne le mentionnait pas explicitement, qui avait comme objectif de contrer la Da’wah Salafiyyah et de faire l’apologie des Bid’ahs dans la religion. L’auteur apportait les arguments habituels des Soufis et des autres gens de Bid’ah (comme les Asha’irahs et les autres) pour chercher a rendre licite les innovations. Je me suis donc décidé de répondre au Shoubouhaats de ce texte avec les preuves du Qor’an et de la Sounnah et avec les paroles des savants de l’Islam, pour clarifier la vérité au sujet des paroles de cet homme. Car quelques temps après, j’ai trouvé des gens qui se référaient à ce texte pour justifier toutes sortes de Bid’ahs. De plus, j’ai découvert par la suite que l’auteur donnait des Fatwa dans un forum sur un site de Bid’ah et qu’il combattait avec beaucoup de verve la Da’wah des Salafs et qu’il répandait son venin parmi les jeunes musulmans francophones. J’écris donc ce texte en espérant que l’auteur reconnaîtra son erreur et reviendra à la vérité, et dans le but de clarifier la vérité pour ceux qui ont été trompés par les faussetés avec lesquelles l’auteur a rempli son texte.
Ma méthode de réfutation est que je cite les paroles de l’auteur en entier, tels quels, sans aucune modifications, ni omissions et je commente sur chaque portion de son texte une partie à la fois. Je demande à Allah de rendre mes actions sincères, purement et uniquement dans le but d’atteindre son agrément et pour Son Visage, et je demande à Allah qu’Il ouvre le cœur des gens qui perdu et qui veulent connaître la vérité. Et maintenant, commençons avec le premier commentaire.
1-Commentaire d’Abou Hammaad au sujet du titre: Le titre en dit long sur la position de l’auteur, car il implique en disant « pensée unique » que la religion soit une simple « pensée » ou une simple idéologie, fruit de l’effort intellectuel d’un être humain. De plus, il semble vouloir défendre un certain pluralisme religieux à l’intérieur de l’Islam, ce qui est totalement opposé aux textes du Qor’an et de la Sounnah, qui commande aux musulmans de rester unis et de ne pas se diviser dans la religion, en sectes et en groupes. Les Sahabahs et les grands Imams de l’Islam n’ont jamais divergé sur les fondements de la croyance et sur les bases de la Sounnah. Mais l’auteur mélange entre les différences sur des questions de jugement dans l’Ijtihad et la question des innovations dans la religion. Nous traiterons de cela en détail plus loin, In sha Allah.
Elouazzani[1] dit : (Je ne prétends pas en l’espace de quelques lignes de donner une analyse exhaustive de ce qu’est l’innovation (Bid’aa). Mon objectif sera simplement de fournir au lecteur les outils d’une réflexion méthodologique en vue d’avoir une perception plus nuancée de cette notion…)
2-Commentaire d’Abou Hammaad : C’est dans l’habitude des savants de commencer par donner une définition linguistique et terminologique des concepts dont ils veulent traités. De manquer à cette règle mène, sans le moindre doute, à des ambiguïtés et à des malentendus inutiles. De ne pas avoir donner de définition claire de ce que signifie le mot Bid’ah ici, est une grave omission, qui semble t-il, était volontaire de la part de l’auteur, sous prétexte de vouloir réduire le volume du texte. Je vais donc commencer par combler ce manquement en donnant les définitions linguistiques et terminologiques que les savants ont mentionnés dans leurs écrits au sujet de la Bid’ah.
La définition du mot Bid’ah
L’Imam Abou Bakr Mohammad Ibnoul-Walid At-Tourtoushi, mort en l’an 530 H, donne dans son livre, Al-Hawaadith wal-Bida’, à la page 40, la définition linguistique du mot Bid’ah :
(La base de ce mot vient de l’invention (Al-Ikhtiraa’), c’est-à-dire : une chose qui est inventé sans aucun modèle précédant, aucun exemple équivalent et dont on ne connaît rien de pareil. C’est dans ce sens qu’Allah dit:
(بَدِيعُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ)
(Il est l’Inventeur (Badii’) des cieux et de la terre à partir du néant!)Al-Baqarah : 117.
Et Il dit :
(قُلْ مَا كُنتُ بِدْعاً مِّنْ الرُّسُلِ)
(Dis: ‹Je ne suis pas une innovation parmi les messagers) Al-Ahqaaf : 9.
C'est-à-dire : Je ne suis pas le premier des messagers envoyé aux habitants de la terre.)
Maintenant, voici la définition terminologique, Islamique ou religieuse du mot Bid’ah expliqué par plusieurs d’entre les savants. Sheikhoul-Islam Ahmad Ibn Taymiyyah dit dans Majmou’ Al-Fataawa volume 4, page 107-108, au sujet de la Bid’ah :
(La Bid’ah dans la religion, c’est ce qu’Allah et Son messager n’ont pas légiférer et c’est ce qui n’est ni obligatoire, ni recommander.)
Et l’Imam Ash-Shaatibi (mort en l’an 790) a donné une définition très claire et précise de la Bid’ah dans la religion en disant dans son livre célèbre, Al-I’tisaam, page 27-28 :
(Les choses que la Shari’ah nous demande de ne pas faire sont de deux catégories :
1-Ce qu’on nous demande de ne pas faire et qu’on nous interdit de faire parce qu’elles sont des contradictions particulières, sans que ce soit relié à d’autres causes. Si c’est dans le cas de ce qui est Haram, on appelle l’acte un péché, une désobéissance et on appelle celui qui le fait désobéissant et pécheur. Sinon, il n’est pas appelé ainsi et il entre dans le pardon selon ce qui est expliqué à ce sujet dans d’autres endroits. Et par rapport à l’action, on ne la nomme pas « permise», car unir entre la permission et l’interdiction, c’est unir entre deux choses contradictoires.
2- Ce qu’on nous demande de laisser et qu’on nous interdit parce que c’est en contradiction avec ce qui est apparent de la Shari’ah; du point de vu de règles spécifiques et de la manière de faire l’acte d’une façon spécifique, et de prendre un position spécifique ou de donner un moment spécifique pour faire cet acte et en le faisant régulièrement etc. C’est en fait l’innovation et la Bid’ah. On nomme celui qui la pratique un Moubtadi’ (innovateur). Donc, la Bid’ah est une voie inventé dans la religion, qui ressemble à ce qui est dans la Shari’ah et qui est fait dans l’intention d’aller plus loin dans l’adoration d’Allah. Et cette définition est du point de vue de celui qui n’inclus pas les affaires non-religieuses dans la signification du mot Bid’ah. En ce qui concerne celui qui inclus les affaires non-religieuses dans la définition de la Bid’ah, il dit : La Bid’ah est une voie inventée dans la religion, qui ressemble à ce qui est dans la Shari’ah et qui est accompli dans le même intention que ce qui est fait dans la Shari’ah.)
Le Sheikh Salih Al-Fawzaan dit dans son livre Al-Irshaad Ila Sahih Al-I’tiqaad à la page 321 :
(L’innovation est de deux catégories : 1-L’innovation dans les choses non-religieuses (Al-‘Adaat) : comme l’invention de nouvelles technologies; ce qui est permis (Moubaah). Car la règle de base dans ce qui concerne les choses non-religieuses est qu’elles sont permises. 2-L’innovation dans la religion : Ce qui est interdit (Haraam). Car la règle de base en ce qui concerne les questions religieuses est de se limiter à ce qui est dans le Qor’an et dans la Sounnah.)
Les preuves de l’interdiction de la Bid’ah
Maintenant que la définition de la Bid’ah est clarifié, on peut maintenant mentionner les textes du Qor’an et de la Sounnah qui prouvent l’interdiction de la Bid’ah. Et il est triste de remarquer comment une personne parle d’un sujet aussi sérieux, sans même mentionner les textes du Qor’an et de la Sounnah qui se rattache au sujet! C’est un signe d’une personne qui veut mettre sa pensée personnelle au dessus du Qor’an et de la Sounnah et c’est la voie des gens de Bid’ah en général.
Allah dit dans le Qor’an :
(الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِيناً)
(Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous.) Al-Ma-idah: 3.
L’Imam Ash-Shaatibi dit dans Al-I’tisaam : l’Imam Ibnoul-Maajishoun a rapporté que l’Imam Malik Ibn Anas a dit :
(Celui qui a fait une Bid’ah dans l’Islam et qu’il la voit comme étant bonne, alors c’est qu’il croit que Mohammad r a trahit le message car Allah dit :
(الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمًْ)
(Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vousvotre religion.) Donc, ce qui ne faisait pas parti de la religion alors ne fait pas parti de la religion aujourd’hui.)
(من أحدث في أمرنا هذا ، ما ليس منه فهو رد)
«Celui qui invente quelque chose dans notre religion, elle ne sera pas acceptée»[2]
Et selon une autre version :
(منعمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد)
« Celui qui accompli un acte qui ne fait pas parti de notre religion, elle ne sera pas acceptée »
Et il a dit :
(إياكم و محدثات الأمور ، فإن شر الأمور محدثاتها ، و إن كل محدثة بدعة ، و إن كل بدعة ضلالة) و في رواية (و كل ضلالة في النار)
«Et prenez garde aux chosesinventées (dans la religion), car les pires choses sont les choses inventées (dans la religion), et toutes les choses inventées sont des Bid’ahs (des innovations), et toutes les Bid’ahs sont des égarement» et dans une versions «Et tous les égarements sont dans le feu.»[3
Les catégories de Bid’ah
Le Sheikh Salih Al-Fawzaan dit dans son livre Al-Irshaad Ila Sahih Al-I’tiqaad à la page 322 :
(Les Bid’ahs dans la religions sont de deux catégories : 1-Les Bid’ahs dans la croyance; comme les positions de la secte des Jahmiyyahs, des Mou’tazilahs, des Rafidahs et de toutes les autres sectes d’égarements avec leurs croyances. 2-Les Bid’ahs dans l’adoration; comme le fait d’adorer Allah par une adoration qu’Il n’a pas légiférer. Et elles sont de différentes sortes :
Première sorte : Ce qui Bid’ah dans la base de l’adoration. Comme le fait de faire une adoration qui n’a aucune source dans la Shari’ah; comme d’inventer une Salat qui n’est pas légiféré ou un jeûne qui n’est pas légiféré ou des célébrations qui ne sont pas légiférées, comme les fêtes de naissances et autres.
Deuxième sorte : Ce qui est Bid’ah à cause d’un ajout à une adoration qui est légiféré; comme ajouter une 5ième Rak’ah à la salat de Dhouhr ou de ‘Asr par exemple.
Troisième sorte : Ce qui est Bid’ah dans la façon de faire l’adoration; comme une adoration d’une manière qui n’a pas été légiféré. Comme de faire les Dhikrs légiférés en groupes, en chantant à l’unisson; ou de se mettre des difficultés dans l’adoration au point ou elle sort de la Sounnah du messager d’Allah r.
Quatrième sorte : Ce qui est Bid’ah parce qu’on précise un moment ou un temps particulier pour faire une adoration légiféré qui n’a pas été préciser par la Shari’ah. Comme de spécifier le jour du milieu du mois de Sha’baan ainsi que sa nuit pour faire des jeûne et pour prier la nuit. Car la Salat et le jeûne sont à la base des choses légiférés, mais de leur spécifiés des moments particulier demande une preuve.)
Elouazzani dit : (...A la lecture de ce qui s’écrit au sujet de l’innovation religieuse, tout semble devenir une hérésie. Figé dans le souvenir d’époques florissantes, rivées à d’anciennes traditions mêlant la culture locale aux références [1]...)
3-Commentaire d’Abou Hammaad:On retrouve dans les paroles d’Elouazzani beaucoup d’exagération dans ce passage. Mais ce genre de parole est courant de la part des gens qui ont choisit la Bid’ah comme religion. Car ils ont délaissé ce qui est clair du Qor’an et de la Sounnah et ont préféré ce que les hommes ont inventés dans la religion et qui n’a pas de référence dans les textes à ce qui est venu dans la révélation. Et on se demande ici à quelle époque fait-il allusion en disant : «Figé dans le souvenir d’époques florissantes » ? Parles t-il de l’époque du prophète r, ou de l’époque de ses compagnons et de leurs successeurs (qu’Allah soit satisfait d’eux)? Car si c’est le cas, il est bien normal de nous y référer lorsqu’on est conscient que le messager d’Allah r a dit :
(خير الناس قرني ، ثم الذين يلونهم ثم الذين يلونهم)
«La meilleure génération est ma génération, puis celle qui l’a suit, puis celle qui l’a suit. » [4]
Puis qu’entend t-il lorsqu’il dit : « rivées à d’anciennes traditions mêlant la culture locale aux références » ? Pourquoi choisit-il d’être si vague et de parler d’une manière si ambiguë d’un sujet aussi sérieux que celui en question? On comprend en réalité qu’il s’attaque à l’Arabie Saoudite de manière sournoise ici, car il y fait allusion dans la note de bas de pages en disant :
« Il serait judicieux de rappeler ici, l’empreinte des préceptes extrémistes sur la société arabe qui s’est traduite par un certain nombre de mesures souvent restrictives pour la liberté individuelle des femmes. Le conseil des grands oulémas dans un pays du golfe a rappelé son hostilité à la conduite des voitures par les femmes. Ce qui nous rappelle le débat sur l’instruction de la femme dans les années 60. « Ce sont les mêmes qui se sont opposés au téléphone, puis à la télévision, puis à l’éducation des filles et maintenant à la conduite des voitures et au droit de vote.»
Devant ce passage, on ne peut que témoigner de la malhonnêteté de l’auteur, car en fait, il n’y a aucun lien entre le sujet des Bid’ahs et celui de la conduite de la voiture pour les femmes, de l’instruction de la femme, du téléphone et de la télévision! Je peux confirmer que les savants de l’Arabie Saoudite n’ont pas du tout interdit la conduite de la voiture aux femmes par crainte de Bid’ah. Ils ont expliqués que la conduite de voiture pour la femme n’est pas interdite en elle-même, mais néanmoins la conduite de la femme pourrait avoir des conséquences désastreuses et néfastes dans la société Islamique, pour différentes raisons qu’ils ont énumérées[5]. Ils se basent donc sur le principe de « Sadd Adh-Dhari’ah » ; qui signifie de fermer les portes à tout ce qui peut amener à ce qui est Haram, qui est un principe bien connu dans la Shar’iah et supporté par de nombreuses preuves du Qor’an et de la Sounnah et de l’Ijmaa’. Les savants de l’Arabie Saoudite n’ont jamais mentionnés la question de Bid’ah lorsqu’ils ont parlés de la conduite des femmes. De plus, l’interdiction de la conduite des femmes est une « Ijtihad » et donc un effort intellectuel basé sur les principes de la Shari’ah. Plein de textes du Qor’an et de la Sounnah vont dans ce sens et pour cette raison, ce n’est pas contraire à l’Islam.
De déclarer cela comme faisant parti de « l’empreinte des préceptes l’extrémistes » sans présenter de preuves du Qor’an, ni de la Sounnah est équivalent à critiquer l’Islam à la manière des médias occidentaux qui critiquent ce que ne satisfait pas leurs désirs dans la religion d’Allah en le traitant d’extrémisme. Personne ne peut nier l’éloignement des pays arabes des règles de l’Islam en matière de Jilbaab et de mixité entre l’homme et la femme. Dans la plupart des pays arabes, les femmes ont des libertés individuelles qui ne sont pas établies par la Shari’ah d’Allah, mais qui sont copiées sur les lois et les systèmes des nations de Koufr. Ont retrouve plusieurs de ces auteurs qui adopté ce genre de discours complaisant pour satisfaire les passions des gens qui ont un penchant vers l’égarement, et il n’y a pas de doute que c’est une forme de trahison envers Allah et son messager. Car dans l’Islam, la liberté individuelle de chaque individu est limité par la Shari’ah d’Allah!
En ce qui concerne l’éducation des filles, les savants de l’Islam en Arabie Saoudite et ailleurs ne l’ont jamais interdit. Bien au contraire, car l’éducation et la connaissance des règles de la religions sont des choses encouragés par la Shari’ah. La question sur laquelle les savants ont hésités concernait plutôt les moyens modernes, comme les écoles et les universités, qui sont dans la plupart des pays musulmans, en dehors de l’Arabie Saoudite en général, des lieux de perversités, de mixité et de tentations entre les jeunes garçons et les jeunes filles! Et par la grâce d’Allah, l’Arabie Saoudite est probablement le seul pays musulman dans lequel les études ne contiennent aucune forme de mixité entre les hommes et les femmes depuis la maternelle jusqu’au doctorat. Donc Al-Hamdoulillah rabbil-‘alamine. C’est cette exemple que tous les autres pays musulmans (arabe ou non arabe) doivent suivre s’ils veulent protéger leur honneur et ramener la moralité dans leur sociétés, corrompues par toute sorte de Shirk, de Bid’ah et de péchés. Nous devons donc remercier Allah par le fait qu’Il nous a donné les richesses du pétrole et nous ai permis par cette grâce d’établir les commandements d’Allah de façon plus convenable dans les terres sacrées de l’Islam! Hélas, l’auteur ne semble pas apprécier cette grâce immense et il semble plutôt la dénigré par ces commentaires injustes et non fondés.
Les traditions, même si celles-ci sont anciennes, cela ne signifie pas qu’elles ne sont pas bonnes. En fait, les traditions, tant qu’elles ne sont pas en contradiction avec la Shari’ah, il n’y pas de mal de les suivre et de les respectés. Alors on voit bien qu’Elouazzini veut lancer de la poudre aux yeux des gens par ses propos et qu’il ne juge point selon le Qor’an et la Sounnah dans ces questions, mais uniquement selon ses opinions personnelles.
Allah le très Haut dit :
وَمِنَ النَّاسِ مَن يُجَادِلُ فِي اللَّهِ بِغَيْرِ عِلْمٍ وَلَا هُدًى وَلَا كِتَابٍ مُّنِيرٍ ثَانِيَ عِطْفِهِ لِيُضِلَّ عَن سَبِيلِ اللَّهِ
(Or, il y a des gens qui discutent au sujet d'Allah sans aucune science, ni guide, ni Livre pour les éclairer, affichant une attitude orgueilleuse pour égarer les gens du sentier d'Allah.) Al-Hajj : 8-9.
En ce qui concerne le droit de vote, et bien il est claire que le vote fait parti du système démocratique et que ce système est totalement opposé à l’Islam et est contraire à la Sounnah de notre messager r. Ce droit n’a donc pas été donné par Allah et par conséquent il n’est pas donné ni aux hommes, ni aux femmes musulmanes. C’est un système qui donne le pouvoir à la majorité et qui ne tiens pas compte de la suprématie de la Shari’ah sur tout autre loi.
Elouazzani dit ensuite : (...certaines « interprétations » ne laissent aucune place à la raison, débouchant ainsi sur une véritable sclérose intellectuelle. L’éducation Prophétique, au contraire, demeure dans l’esprit des compagnons comme un ensemble des règles générales laissant au raisonnement logique une place de choix. Un débat doit être engagé impérativement au sujet de l’innovation religieuse afin d’en fixer les concepts propres à l’esprit du Texte et au contexte...)
4-Commentaire d’Abou Hammaad : Depuis quand la raison est-elle devenu une base d’interprétation des textes religieux dans l’Islam? L’Islam est basé sur le Qor’an et la Sounnah et non pas sur ce que chaque groupe de Bid’ah présente comme étant LA raison. Car tout le monde sais qu’il n’y a pas UNE RAISON, mais plutôt DES RAISONS diverses et qui diffèrent d’une personne à l’autre. Si on laissait à chaque secte la liberté d’interpréter la religion selon ce qu’elle prétend être LA raison, et bien il ne resterait plus de religion aujourd’hui. Car toutes ces groupes de Bid’ah suivent leur passions auxquelles il attribuent le titre de « Raison » ! La Raison dans son sens absolue, n’existe en réalité que dans la tête des gens, car ce n’est rien de plus qu’une idée.
Ce qu’il qualifie d’interprétation n’est en réalité rien d’autre que le sens direct et clair des textes de la révélation au sujet des Bid’ahs, comme nous l’avons expliqué en débutant. De plus, l’éducation du prophète signifie premièrement de suivre ce qui vient d’Allah dans le Qor’an, ainsi que deuxièmement de suivre la Sounnah, et non pas de suivre la raison de quelqu’un. Le Qiyas (analogie) et l’Ijtihad (jugement), ne se placent qu’en quatrième place après l’Ijmaa’ (consensus) des Sahabahs. Car le Qiyas et l’Ijtihad sont des moyens que l’on utilisent uniquement lorsqu’il n’y a pas de texte précis sur une question quelconque dans le Qor’an et dans la Sounnah.
Il est donc clair que les questions de Bid’ah dans la religion n’ont rien à voir avec ces principes de Qiyas et d’analogie ou de raisonnement, car les adorations ne sont pas établies par la raison, ni par les analogies (Qiyaas) mais bien par la révélation! Nous y reviendrons plus loin, In Sha Allah.
En ce qui concerne le débat dont l’auteur parle, au sujet des innovations religieuses : « pour fixer les concepts propres à l’esprit du texte et du contexte. » C’est encore de la poudre au yeux, car les concepts en ce qui concerne la Bid’ah dans la religion et son interdiction sont très clairement établis dans la religion d’Allah. Les savants de l’Islam n’ont pas négligé ce sujet fondamental. Néanmoins les gens de Bid’ah veulent chercher un moyen de rendre légitime les Bid’ah dans la religion pour pouvoir suivre leurs passions. Et de quel « esprit » du texte parle t-il? Allah nous commande de suivre le texte. S’il parle de l’explication du texte, dans ce cas, il y a la méthode de Tafsir des savants bien connue pour expliquer et comprendre la révélation qui est d’interpréter le Qor’an par le Qor’an, puis par la Sounnah, puis par les paroles de Sahabahs, puis les paroles des Tabi’ines et puis de retourner à la langue arabe classique.
Elouazzani dit ensuite : (...1-Opter pour la nuance et la profondeur. L’une des plus grandes contributions de l’imam As-Shafi’i [2] se situe au niveau de la division de l’innovation (Bid’aa) en "bonnes" ou en "mauvaises", en fonction du fait qu’elles se conforment ou non aux lignes directrices de la religion. Ainsi, l’imam As-Shafi’i affirme [3] : « Toute chose innovée qui contredit le Livre, la Sounna, le Consensus des savants ou un Athar [4], est une innovation qui se perd dans l’errance. Par contre toute chose qui est innovée en matière de bien et qui ne les contredit en rien, est une innovation louable. » Il estime également [5] : « Il existe deux types d’innovations : les innovations réprouvées et les innovations autorisées. Les innovations conformes à la Sounna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées » Il appuie ses propos en se basant sur la parole de Omar : « Quelle bonne innovation ! ». . . )
5-Commentaire d’Abou Hammaad : Nous allons analyser ce passage pour clarifier le vrai et le faux dans ce que dit Elouazzini ici : « 1-Opter pour la nuance et la profondeur. L’une des plus grandes contributions de l’imam As-Shafi’i [2] se situe au niveau de la division de l’innovation (Bid’aa) en "bonnes" ou en "mauvaises", en fonction du fait qu’elles se conforment ou non aux lignes directrices de la religion. »La profondeur n’est hélas pas très présente dans les paroles de l’auteur, étant donné qu’il n’a pas débuté son texte par une définition claire de ce qu’il veut dire par le mot Bid’ah, il ne pourra jamais atteindre aucune nuance ni profondeur.
L’Imam Ash-Shafi’i est un des plus grand Imams de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa’ah et il était sans pitié, ni merci, contre les Bid’ahs et les gens de Bid’ah, comme tous les Imams de son calibre d’ailleurs. L’Imam Adh-Dhahabi mentionne de l’Imam Ash-Shafi’i la citation suivante : (Un nombre de savants ont rapportés que l’Imam Ash-Shafi’i a dit : « Qu’un serviteur rencontre Allah avec tous les péchés – autre que le Shirk – est meilleur pour lui que de le rencontrer avec une seule des Bid’ahs (Al-Ahwa). »)[6] Il mentionne également les paroles du fils de l’Imam Ahmad ibn Hanbal, qui dit : J’ai entendu Mohammad ibn Dawoud qui a dit : « On n’a pas retenu, dans la vie entière de l’Imam Ash-Shafi’i, qu’il ait dit de quelque chose de Bid’ahs (Ahwaa) et aucune Bid’ah ne lui fut jamais attribué et on n’a jamais connu de lui une Bid’ah. Surtout avec la haine qu’il avait pour les gens de Kalaam et de Bid’ah. » Ceux qui ont des doutes à ce sujet peuvent faire des recherches, car Ash-Shafi’i était Salafi dans sa croyance et dans son Manhaj et il est clair qu’il n’a jamais appartenu à aucune des sectes des gens de Bid’ah. Car il n’était pas des Khawaarijs, ni des Shi’ahs, ni des Qadariyyahs, ni des Mourji-ahs, ni des Jahmiyyahs, ni des Mou’tazilahs, ni des Ashaa’irahs, ni des Soufiyyahs, il ne suivais aucune Tariqah excepté la Tariqah du prophète r et ne suivais aucun Madh-hab en dehors du Qor’an et de la Sounnah et de la voie des Salafs et il ne célébrait pas le Mawlid An-Nabawi. C’était un Salafi pur et dure.
Ceci dit, l’Imam Ash-Shafi’i est également un des plus sévères au sujet de l’importance de suivre la Sounnah et il est connu par ces célèbres citations sur l’interdiction du Taqlid (suivre quelqu’un dans la parole n’est pas une preuve sans connaître sa preuve). Car ces paroles de l’Imam Ash-Shafi’i, si elles sont authentiques, ne peuvent pas être misent au dessus de la parole d’Allah et de son messager r. L’Imam Ibn Hazm Al-Andalousi mentionne à ce sujet dans Al-Mouhallaa, qu’il était le plus dur dans cette question! Pour vraiment comprendre les paroles de l’Imam Ash-Shafi’i ou de n’importe quel autre Imam, il faut retourner à ces fondements. L’Imam Ash-Shafi’i dit par exemple :
« Il n’y a personne excepté qu’une Sounnah du messager d’Allah r lui échappe, alors peu importe ce que je dis comme parole et peu importe ce que j’établis comme fondement qui est en contradiction le messager d’Allah r, alors la parole à suivre est la parole est celle du messager d’Allah r et ma position est la sienne. »
Et il dit aussi :
« Les musulmans sont d’accord que toute personne à qui une des Sounnah du messager d’Allah à été clarifiée, il ne lui est pas permis de l’abandonnée pour la parole de quiconque. »
Il dit également :
« Les musulmans sont tous d’accord sur le fait que lorsqu’une Sounnah du messager d’Allah r à été clarifié pour quelqu’un, il ne lui est pas permis de la laisser pour la parole de quiconque. »
Et il a dit également :
« Si vous trouvez dans mon livre, une chose en contradiction avec la Sounnah du messager d’Allahr, alors prenez la parole du messager d’Allah r et laissez tomber ma parole. » Et selon une autre version : « Suivez-là, et ne vous préoccupez pas de la parole de quiconque.»
Et il a dit également :
« Si le Hadith est Sahih (authentique) alors voilà mon Madh-hab. »
Et aussi :
« Si vous me voyez prendre une position et qu’il a été authentiquement rapporté du prophète r qu’il a dit le contraire, alors sachez que j’ai perdu la raison. »
Ce ne sont que quelques unes des citations de l’Imam Ash-Shafi’i que le Sheikh Mohammad Nasiroud-Din Al-Albaani a rapporté dans son livre Sifat Salatoun-Nabi r (la description de la prière du prophète r) qui nous aident à comprendre que toute citation de l’Imam Ash-Shafi’i contraire aux paroles du prophète r ne sont donc pas acceptées selon les paroles de l’Imam Ash-Shafi’i lui-même. Il est donc claire qu’Elouazzani se trompe totalement quand il prétend que :(l’une des plus grandes contributions de l’imam As-Shafi’i se situe au niveau de la division de l’innovation (Bid’aa) en "bonnes" ou en "mauvaises")Car cette soit disant divisions est en contradiction totale avec la parole du messager d’Allah r lorsqu’il dit : « Toutes les BID’AHS sont des égarements ». Les paroles du messager d’Allah r sont catégoriques au sujet de la Bid’ah, il ne fait aucune distinction entre une bonne ou une mauvaise Bid’ah, il faut donc appliquer la règle que l’Imam Ash-Shafi’i, ainsi que les autres Imams de Ahlous-Sounnah lorsqu’il dit que si ses paroles sont en contradiction avec la parole du messager d’Allah, il faut laisser tomber sa parole et suivre le Hadith.
Mais dans le but d’ajouter plus de la clarté au sujet, nous allons tout de même analyser les citations attribuées à l’Imam Ash-Shafi’i, dans le but de voir si réellement elles ont la signification que souhaiterais leur donner Elouazzani. Toutes les Bid’ahs dans la croyances, dans l’adoration et dans les principes de l’Islam sont mauvaises, et cela a été expliqué dans l’introduction, lorsque nous avons donné la définition du mot Bid’ah dans son sens linguistique et dans son sens religieux.
Je vais donc mentionné les explications données par les savants de l’Islam au sujet des citations de l’Imam Ash-Shafi’i et celle de ‘Omar Ibnoul-Khattaab qui vont prouvées sans le moindre doute que Elouazzani n’a rien compris de ce que signifie une Bid’ah.
Comment répondre à ceux qui disent qu’il y a des bonnes Bid’ahs :
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Elouazzani dit : (l’imam As-Shafi’i affirme : « Toute chose innovée qui contredit le Livre, la Sounna, le Consensus des savants ou un Athar, est une innovation qui se perd dans l’errance. Par contre toute chose qui est innovée en matière de bien et qui ne les contredit en rien, est une innovation louable. » Il estime également: « Il existe deux types d’innovations : les innovations réprouvées et les innovations autorisées. Les innovations conformes à la Sounna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées » Il appuie ses propos en se basant sur la parole de Omar : « Quelle bonne innovation ! ». . . )
Nous allons à présent réfuter complètement cette idée à laquelle s’accrochent les gens de Bid’ah pour tenter de justifier les Bid’ahs qu’ils inventent dans la religion d’Allah. Voici donc quelques citations des grands savants de l’Islam à ce sujet :
L’Imam Ibnou Rajab dit dans son livre Jami’ Al-‘Ouloum wal-Hikam p. 233-235 :
(Ce que l’Imam Ash-Shafi’i veut dire est ce que nous avons mentionné plutôt : c'est-à-dire que la Bid’ah qui est blâmable est celle qui n’a pas de fondement et qui ne retourne à aucun fondement dans la Shari’ah. C’est donc la Bid’ah dans son sens religieux (Shar’iyyah). En ce qui concerne la Bid’ah qui est louable, c’est celle qui est en accord avec la Sounnah; c'est-à-dire : celle qui a un fondement dans la Sounnah et qui retourne a ses fondements. C’est donc une Bid’ah au sens linguistique (Loughawiyyah) et non pas une Bid’ah religieuse, parce qu’elle est en accord avec la Sounnah.)
Et il dit aussi :
(Toute personne qui invente une chose et l’attribut à la religion, alors que cette chose ne retourne à aucune base dans la religion, cette chose est donc un égarement et elle n’a rien à voir avec la religion. Peu importe que ce soit (une Bid’ah) dans les questions de croyance, dans les actions ou dans les paroles, apparentes ou cachés. En ce qui concerne ce qui est rapporté des paroles de certains Salafs qui ont trouvés certaines Bid’ah bonnes, alors ce ne sont que des Bid’ahs au sens linguistique et non des Bid’ahs au sens religieux. Et parmi ces exemples, la parole de ‘Omar (radiallahou ‘Anhou) lorsqu’il a réunit les gens derrière un seul Imam dans la mosquée pour les prières de la nuit durant le Ramadan. Il est sorti et les a vue prier ainsi et il dit : « Quelle bonne Bid’ah que celle-ci! » (Ni’matoul-Bid’ah Hadhihi) (...) Ce qu’il veut dire, c’est que cette chose n’était pas faite de cette façon auparavant, mais elle a tout de même un fondement dans la Shari’ah. Car le messager d’Allah r incitait les gens à prier durant les nuits du Ramadan et il encourageait les gens à le faire. Tandis que les gens à l’époque de ‘Omar priaient en plusieurs petits groupes dans la mosquée ou bien individuellement, alors que le prophète r a prier avec ses compagnons plus d’une nuit durant le Ramadan. Puis il a cessé de le faire par crainte que cela soit déclaré obligatoire pour eux, et ils ne seraient pas capables de le faire. Néanmoins, après le prophète r, il n’y avait plus de raison de craindre que cela devienne obligatoire.)
L’Imam Ibnou Kathir dit dans sont Tafsir vol. 1 p. 166, au sujet de la division de la Bid’ah en deux catégories; bonne et mauvaise :
(La Bid’ah est de deux catégories : 1-Parfois, il s’agit d’une Bid’ah au sens religieux (Shar’iyyah), comme dans la parole du messager d’Allah r : « et toutes les choses inventées sont des Bid’ahs (des innovations), et toutes les Bid’ahs sont des égarement » 2-Tandis que parfois, il s’agit d’une Bid’ah au sens linguistique (Loughawiyyah), comme dans la parole de Amir Al-Mou-minine, ‘Omar Ibnoul-Khattaab, lorsqu’il a réunit les gens (derrière un seule Imam) dans la prière de Taraawaih et qu’ils ont continué ainsi, il s’écria: « Quelle bonne Bid’ah que celle-ci! » (Ni’matoul-Bid’ah Hadhihi))
Al-Hafidh Ibn Hajar Al-‘Asqalaani dit dans son explication du Sahih de l’Imam Al-Boukhari nommé Fathoul-Bari, dans le chapitre Al-I’tisaam vol. 13 page 253-254 :
(Les Mouhdathaats, pluriel de Mouhdathah : mot qui signifie ce qui a été inventé et qui n’a pas de fondement dans la Shari’ah. Dans le langage de la Shari’ah, on l’appelle Bid’ah. Donc ce qui est supporté par un fondement dans la Shari’ah n’est pas une Bid’ah. Car la Bid’ah dans le langage de la Shari’ah est une chose blâmable. Contrairement à (la Bid’ah) au sens linguistique, car linguistiquement, toute chose nouvelle qui est sans précédent est appelé Bid’ah, que cette chose soit louable ou blâmable.)
Et Sheikhoul-Islam Ibn Taymiyyah a dit à ce sujet dans Majmou’ Al-Fataawa vol. 10 p.370-371:
(J’ai écris dans plusieurs endroits que de garder le sens général de la parole du prophète r : « Toutes les BID’AHS sont des égarements » est établit et qu’il est obligatoire d’agir selon son sens général. Et j’ai expliqué que celui qui catégorise la Bid’ah en bonne et mauvaise et qui tente de prendre cette division de la Bid’ah, comme prétexte pour ne par interdire ce qui est déclaré Bid’ah il est certes dans l’erreur. Comme le font certains groupes qui prétendent appartenir au Fiqh, au ‘Ilm Al-Kalam, au Tasawwouf et à l’adoration. Ceux-là, lorsqu’on leur interdit de faire des adorations innovées et de parler des formes de pratiques religieuses innovées, ils prétendent qu’il n’y a de mauvaise Bid’ah que ce qui est interdit (par un texte). Ils donnent donc au Hadith la signification suivante : « Toutes les choses interdites sont des égarements » ou « Toutes les choses Haraam sont des égarements » ou « Toutes les choses interdites sont des égarements » ou « Tout ce qui contredit la parole du prophète r est un égarement » . Toutefois, cette signification est trop évidente pour qu’on est besoin de l’expliquer. En fait, tout ce qui n’a pas établie par la Shari’ah dans la religion est un égarement. Et ce qui concerne ce qui à été nommé Bid’ah et dont la Shari’ah a établie la bonté, cela ne sort pas des deux possibilités suivantes : 1 – Soit qu’on dit que ce ne sont pas des Bid’ahs dans la religion, mais elles ont étés appelées Bid’ah du point de vue linguistique. Comme la parole de ‘Omar : « Quelle bonne Bid’ah que celle-ci! » (Ni’matoul-Bid’ah Hadhihi). 2 – Soit qu’on dit que c’est une Bid’ah qui est exceptionnellement bonne, contrairement à la règle générale (parce qu’elle a été permise par un texte spécifique). Tandis que selon la règle générale, toute Bid’ah est un égarement et aucune d’entre elles ne sont bonnes.)
On constate, après avoir bien lu les citations que nous avons mentionnées, que toutes les Bid’ahs sont mauvaise, même si elles peuvent paraître bonnes au yeux des gens de Bid’ah et que les savants qui ont divisés les Bid’ahs en bonne et mauvaise ne l’ont fait que du point de vue linguistique et que si une chose Bid’ah est qualifiée de bonne, c’est qu’elle n’est pas réellement une Bid’ah. Il est également important de mentionner que les citations mentionnées ne sont que quelques unes d’entres les citations des savants. Mais pour ne pas ennuyés le lecteur par des répétitions inutiles, nous nous sommes limités à ces quelques citations.
Elouazzani dit ensuite : (...Il importe de noter, à ce sujet, que des avis similaires ont été rapportés par nombre de savants tels que Al Bayhaqui, Al-Nawawî, l’Imâm Al-Haytamî, Abou Bakr ibn Al ’Arabi, Al-Ghazali, Ibn Hazm, Ibn al Jawzi, le Sultan des oulémas l’imam Al Izz Ibn Abd Salam et Al Hafidh ibn Hajar et bien d’autres.[6] L’imam Al-Shawkani, éminent savant de l’islam, a conclu dans son livre Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises, est la position la plus authentique. Nous allons donc articuler notre article autour de l’explication d’Al-Shafi’i, qui constitue l’avis majoritaire concernant ce sujet.
6-Commentaire d’Abou Hammaad : Premièrement : Comme nous l’avons expliqué déjà, ces savants qui font cette division entre les bonnes et les mauvaises Bid’ah, leurs paroles n’ont pas de précédence sur la parole d’Allah et de son messager, peu importe qui ils sont, peu importe leur niveau de piété et de science. Et le messager d’Allah a clairement dit que : « Toutes les BID’AHS sont des égarements. »Alors peut venir remettre en question la parole du messager d’Allah r ?
Deuxièmement : Les savants en question, lorsqu’on retourne à leur classification des Bid’ahs, on remarque qu’ils ne désignent rien d’autre par les soi-disant bonne Bid’ah, que les Bid’ahs au sens linguistique et non pas les Bid’ah au sens religieux, comme cela à été expliqué plus tôt. Sinon, tout ces savants sont d’accord pour dire que d’ajouter une prière aux (5) prières obligatoires est une Bid’ah mauvaise comme toutes les autres Bid’ahs, même si prier est une bonne chose dans l’Islam. En fait, parmi les savants mentionnés, comme Ash-Shawkaani par exemple, il y en a qui sont parmi les plus sévères contre les Bid’ahs.
Troisièmement : Le fait qu’une position soit supportée par une majorité de personne ne prouve pas du tout que cette position soit la plus authentique. Et pour ajouter encore plus de poids à ce que j’avance, je vais vous citer des paroles des Salafs Salihs, qui ont vécu avant et après l’Imam Ash-Shafi’i, pour vous montrer à que point les Salafs détestaient les Bid’ahs dans la religion et les Moubtadi’ahs et pour vous montrer en même temps, que l’idée d’Elouazzani est loin d’être la position de la majorité des savants de l’Islam.
Citations des Salafs au sujet des Bid’ahs dans la religion :
Voici donc quelques avertissements des Salafs parmis les Sahabahs, les Tabi’ines et les Tabi’i At-Tabi’ines au sujet de la Bid’ah et des gens de la Bid’ah.
1 – ‘Othman Ibn Hadir à dit : J’ai dit à Ibn ‘Abbaas : Conseils-moi! Il dit : « Mets-toi droit (al-Istiqaamah), suit le commandement et ne fait pas de Bid’ah »
2 – Et Al-Hasan a dit, que Abou Ad-Dardaa t a dit : « Sois un savant, ou un enseignant, ou et celui qui écoute ou celui qui aime, mais ne sois pas le cinquième, car tu périras. » Il dit : je dis à Al-Hasan : et qui est le cinquième? Il dit : « Al-Moubtadi’ (l’innovateur). »
3 – Abou Idriss Al-Khawlaani a dit que Yazid Ibn ‘Oumairah – le compagnon de Mou’aadh Ibnou Jabal t - a dit que Mou’aadh a dit : « Prenez garde aux Bid’ahs, car les Bid’ahs sont des égarements. »
4 – Nafi’ a dit que Ibnou ‘Omar t a dit : « Toutes les Bid’ahs sont des égarements, même si les gens les vois bonnes. »
5 – Ibnou Mas’oud t a dit : « Suivez (la Sounnah) et ne faite pas de Bid’ah, car ce que vous avez (dans la Sounnah) est suffisant. Et toutes les Bid’ahs sont des égarements. »
6 – Et Ibnou Mas’oud t dit aussi : « Vous allez inventer des choses et on va inventer des choses pour vous. Alors si vous voyez des choses inventées, revenez à la chose première. »
7 – Mifdal Ibnou Mouhalhal a dit : « Si le Moubtadi’ lorsque tu t’assoies avec lui, se limitait à te parler de sa Bid’ah, tu pourrais prendre garde et tu pourrais le fuir. Toutefois, il vient te parler avec des paroles de la Sounnah au début de discussion, puis il entre sur toi avec sa Bid’ah et il se peut que cette Bid’ah reste dans ton cœur, et quand va-t-elle sortir de ton cœur? »
8 – Hisham a dit que Al-Hasan et Mohammad Ibnou Siriine disaient : « Ne vous assoyiez pas avec les gens de Bid’ah (Al-Ahwaa) et ne débattez pas avec eux et n’écoutez pas leur paroles. »
9 – Ayyoub As-Sakhtiyaani a dit : Abou Qilaabah m’a dit : « O Ayyoub! Mémorise (4) choses de moi : Ne parles pas du Qor’an selon ton opinion. Prend garde à Al-Qadar (la prédestination). Si on te parle des Sahabahs, gardes toi (de dire du mal sur eux). Préserve tes oreilles contre les gens de Bid’ah, pour qu’ils n’y jètent pas ce qu’ils veulent. »
10 – Asmaa, la grand-mère de Sa’id Ibn ‘Aamir a dit : Deux hommes parmi les gens de Bid’ah sont entrés voir Mohammad Ibn Siriine, ils dirent : O Abou Bakr (surnom de Mohammad Ibn Siriine)! Pouvons nous te citer un Hadith? Il dit : « Non! » Ils dirent : Alors est-ce que nous pouvons te citer un verset dans le Livre d’Allah? Il dit : « Non! Sois vous partez ou c’est moi qui part. »
11 – Salaam Ibn Abi Moutii’ a dit : Un homme parmi les gens de Bid’ah a dit a Ayyoub As-Sakhtiyaani : O Ayyoub! Puis-je te questionné au sujet d’un mot? Ayyoub dit, en montrant avec son doigts : « Pas même la moitié d’un mot! Pas même la moitié d’un mot! »
12 – Baqiyyah a dit : Al-Awzaa’i disait : « Celui qui nous cache sa Bid’ah ne pourra pas nous cacher ses affiliations »
13 – Yahya Ibnou Sa’id Al-Qattaan a dit : Quand Soufyaan Ath-Thawri est arrivé à Basrah, il observa la situation de Rabi’ Ibn Sabiih et le respect que les gens avaient pour lui. Il demanda : « Quel est sa voie? » Ils dirent : Sa voie n’est autre que la Sounnah. Il dit : « Qui sont ses fréquentations? » Ils dirent : Les gens du Qadar (ceux qui nient Al-Qadar). Il dit : « Alors c’est Qadari. »
14 – Bishr Ibn Isma’il Al-Halabi a dit : On a dit a l’Imam Al-Awzaa’i : Un homme dit : Je m’assoie avec les gens de la Sounnah et je m’assoie aussi avec les gens de Bid’ah. Al-Awzaa’i a dit : « C’est un homme qui veut mettre à égalité la vérité et la fausseté. »
15 – Al-Foudail Ibnou ‘Iyyaad a dit : « Ne fait pas confiance à l’homme qui est sur la Bid’ah pour ta religion et ne le consulte pas dans tes affaires, ne t’assoie pas avec lui et celui qui s’assoie avec celui qui est sur la Bid’ah, Allah rend son cœur aveugle. »
16 – Al-Firyaabi a dit : « Soufyaan m’interdit de m’asseoir avec untel parmi les gens de Bid’ah. »
17 – Khouwail, un parent de la femme de Shou’bah Ibnoul-Hajjaaj a dit : J’étais chez Younous Ibn ‘Oubaid et un homme est venu et dit : O Younous! Est-ce que tu nous interdis de nous asseoir avec ‘Amr Ibnou ‘Oubaid (un Moubtadi’ de la secte des Qadariyyahs), alors que ton propre fils vient d’entrer chez lui? Il dit : « Mon fils?! » L’homme dit : Oui. Younous se mis en colère. Et juste à ce moment, son fils entra. Younous dit a son fils : « O mon fils! Tu connais ma position vis-à-vis ‘Amr Ibnou ‘Oubaid et tu rentre chez lui?! » Son fils se mit a s’expliquer et à donner des excuses. Younous dit : « J’interdit la fornication et l’adultère, le vol et l’alcool. Mais je préfère que tu rencontres Allah avec tous ces péchés plutôt que de te voir rencontrer Allah avec les idées de ‘Amr Ibnou ‘Oubaid et ses compagnons (Al-Qadariyyah). » Sa’id Ibn ‘Aamir a dit : jamais on n’a vue un homme meilleur que Younous.
18 – Ibn Idriss Al-Khawlaani a dit : « Je préfère voir dans la mosquée un feu que je ne suis pas capable d’éteindre, que d’y voir une Bid’ah que je ne suis pas capable de changer. »
19 – Yahya Ibn Abi Kathir a dit : « Si je rencontre une personne qui est sur la Bid’ah dans la rue je prend un autre chemin. »
20 – On a demandé a l’Imam Abou Bakr Ibnou ‘Ayyaash : O Abou Bakr! Qui est le Sounni? Il dit : « C’est celui qui ne se fâche pour aucune des Bid’ahs lorsqu’elles sont critiquées devant lui. »
21 – L’Imam Abou Moussa a dit : « Je préfère avoir comme voisin un juif et un chrétien et un singe et un porc, que d’avoir comme voisin un homme sur la Bid’ah qui rendra mon cœur malade. »
22 – Abdous-Samad As-Saa-igh a dit : J’ai entendu Al-Foudail disant : « Je voudrais qu’il y ai entre moi et celui qui est sur la Bid’ah une muraille de fer. »
23 – Ibn Khaytham a dit : Tawous était assis avec Talaq Ibn Habib lorsqu’on homme parmi des gens de Bid’ah arriva. L’homme dit : Me permets-tu de m’asseoir? Tawous lui dit : « Si tu t’assoies nous partons. » L’homme dit : Qu’Allah te pardonne! O Tawous! Il dit : « C’est ainsi je le jure par Allah! Si tu t’assoies, nous partons! » Alors l’homme s’en alla.
Et ce ne sont que quelques unes des paroles des Salafs Salihs tirées du livre Al-Ibaanah de l’Imam Ibnou Battah et du livre Sharh Ousoul I’tiqaad Ahlous-Sounnah wal-Jamaa’ah de l’Imam Al-Laalakaa-i qui démontrent que les Salafs détestaient toutes les Bid’ahs et tous les gens de Bid’ah et qu’ils avertissaient les musulmans à leur sujet. Jamais on les a entendu dire que des Bid’ahs dans la religion et dans l’adoration ou les croyances sont bonnes, ou dire qu’il y a des bon Moubtadi’. Le terme Moubtadi’ lui-même est toujours utilisé comme une critique. Si la Bid’ah pouvais être bonne, le terme Moubtadi’ ne serait pas pris au sens critique, tel que c’est le cas dans le langage des savants de l’Islam. Celui qui désire trouver plus de citations des Salafs au sujet des Bid’ahs n’a qu’à retourner aux livres que j’ai mentionné ainsi qu’aux autres livres de la Sounnah qui traitent de ce sujet.
Les savants parmi les Salafs ont donc écrit des livres pour réfuter ces gens de Bid’ah et pour clarifier leur égarement. Voici quelques exemples de ces livres :
1- As-Sounnah: par l’Imam Mohammad Al-Waaqidi (208).
2- Al-Imaan : par l’Imam Abi ‘Oubaid Al-Qaasim Ibn Salam (224).
3- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs : par le Sheikh de l’Imam Al-Boukhari, l’Imam Nou’aim Ibn Hammaad Al-Khouzaa’i. (229).
4- As-Sifaat war-Radd ‘alal-Jahmiyyahs : par un autre Sheikh de l’Imam Al-Boukhari : l’Imam ‘Abdoullah Ibn Mohammad Al-Jou’fi (229).
5- As-Sounnah : par l’Imam Ibn Abi Shaibah (235).
6- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs : par l’Imam ‘Abdoul-‘Aziz Al-Kinaani (240).
7- Al-Haidah fir-Radd ‘alal-Jahmiyyahs : Par Al-Kinaani aussi.
8- Ar-Radd ‘alaz-Zanaadiqah wal-Jahmiyyahs : par l’Imam Ahmad Ibn Hambal (241)
9- As-Sounnah ou Ousoul-As-Sounnah : par Ibn Hambal aussi.
10- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par L’Imam Mohammad Ibn Aslam At-Tousi (242).
11- Al-Istiqaamah fir-Radd ‘ala Ahlil-Bida’: par L’Imam Khoushish Ibn Asram An-Nasaa’I (253).
12- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par l’Imam Al-Boukhaari (256).
13- As-Sounnah war-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par l’Imam Al-Athram (261), compagnon de l’Imam Ahmad.
14- As-Sounnah ou ‘Aqidatou Ahmad Ibn Hambal: Par l’Imam Al-Mouzani (264), compagnon de l’Imam Ash-Shaafi’i.
15- As-Sounnah : par L’Imam Hanbal Ibn Ishaaq (273).
16- As-Sounnah: par l’Imam Abou Daoud As-Sajistaani (275)
17- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par L’Imam ‘Outhmaan Ibn Sa’iid Ad-Daarimi (276).
18- Al-Ikhtilaaf fil-Lafdh war-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par l’Imam Ibn Qoutaybah (276).
19- As-Sounnah: par l’Imam Harb Ibn Isma’il Al-Karmaani (280).
20- As-Sounnah: par l’Imam Ibn Abi ‘Aasim (287).
21- As-Sounnah : par l’Imam Abdoullah Ibn Ahmad Ibn Hambal (290).
22- As-Sounnah : par l’Imam Mohammad Ibn Nasr Al-Marwazi (294)
23- As-Sounnah: par L’Imam Hakam Ibn Ma’bad Al-Khouzaa’I (295).
24- At-Tawhid: par l’Imam Ibn Khouzaymah (311).
25- As-Sounnah: aussi par Ibn Khouzaymah.
26- As-Sounnah : par l’Imam Abou Bakr Al-Khallaal (311).
27- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs : par l’Imam ‘Abdour-Rahmaan ibn Abi Haatim (327).
28- As-Sounnah : aussi pas Ibn Abi Haatim.
29- Sharhous-Sounnah : par l’Imam Al-Barbahaari (329).
30- Al-Asma’ou was-Sifaat: par l’Imam Abou Bakr Ahmad Ibn Ishaaq As-Sibghi (342).
31- Ar-Radd ‘ala man qaal Al-Qor’an Makhlouq: par l’Imam Ahmad Ibn Soulaiman An-Najjaad (348).
32- Sounnah: par l’Imam Abi Ahmad Al-‘Assaal (349).
33- Ar-Radd ‘alal-Moukhaalifine minal-Qadariyyah wal-Jahmiyyahs war-Rafidah: par l’Imam Mouhaarib Ibn Mohammad Al-Mouhaaribi (359).
34- As-Sounnah: par l’Imam Abil-Qaasim At-Tabaraani (360).
35- As-Sounnah: par l’Imam Abi Ahmad Al-Qassaab (360).
36- Ash-Shari’ah: par l’Imam Abou Bakr Mohammad Ibnoul-Housain Al-Aajourri (360).
37- As-Sounnah: par l’Imam Aboush-Sheikh Al-Asbahaani (369).
38- As-Sounnah: par l’Imam Ibn Abi Zayd Al-Qayrawaani (386).
39- Al-Ibaanah ‘an Shari’atil-Firqatin-Naajiyah wa moujaanabatil-Firqatil-Madhmoumah: Par l’Imam Ibn Battah Al-‘Akbari (387).
40- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par l’Imam Mohammad Ibn Ishaaq Ibn Mindah (395)
41- As-Sounnah: aussi par Ibn Mindah.
42- Sharhous-Sounnah : Par l’Imam Ibn Abi Zamanain (399).
43- Sharh Ousoul I’tiqaad Ahlis-Sounnati wal-Jamaa’ah : par l’Imam Aboul-Qaasim Hibatoullah Ibnoul-Housain Al-Laalakaa’i (412).
44- As-Sounnah : par l’Imam Abou ‘Omar At-Talamanki (429).
45- As-Sounnah: par l’Imam Abou Nou’aim Al-Asbahaani (430).
46- As-Sounnah: par l’Imam Abi Dharr Al-Harawi (430).
47- Al-Ibaanah: aussi par Al-Harawi.
48- As-Sounnah: par l’Imam Abou Mohammad Al-Khallal (439).
49- Ar-Radd ‘ala man Ankara-Al-Harfa was-Saouwt: par l’Imam Abou Nasr As-Sajzi (444).
50- Al-Ibaanah: aussi par As-Sajzi.
51- As-Sounnah wa’tiqaad as-salaf : par l’Imam Abou ‘Outhmaan As-Saabouni (449).
52- Al-Asma’ou was-Sifaat: par l’Imam Al-Bayhaqi (458).
53- Ar-Radd ‘alal-Jahmiyyahs: par L’Imam Aboul-Qaasim Ibn Mindah (470). (Abou Ya’la dans Tabaqaat Al-Hanaabilah a rapporté qu’il disait: « le Ta’wil (changer le sens des mots hors de leur contexte) est une forme de Takdhib (négation) selon Ahl Al-Hadith) ».
54- As-Sounnah wa Dhammoul-Kalaam : par l’Imam Abou Isma’il Al-Ansaari (481).
55- Al-Intisaar li Ahl Al-Hadith: par L’Imam Ibnoul-Moudhaffar As-Sam’aani (489).
56- Al-Houjjah fi bayaan Al-Mahajjah: Par l’Imam Aboul-Qaasim Al-Asbahaani (535).
Ces livres ne sont que quelques exemples car il y en a 10 fois plus encore et ils furent tous écrit pour réfuter les gens de Bid’ah qui niaient les Noms et les Attributs d’Allah et Al-Qadr et qui appelaient à d’autres Bid’ahs.
Elouazzani dit ensuite : (...2-Les bonnes innovations. Il existe des actes et des faits nouveaux qui ne contredisent pas les règles de la législation islamiques, bien au contraire, ces derniers étant louables voire obligatoires.)
7-Commentaire d’Abou Hammaad : Oui, bien sur, comme des inventions technologiques et des innovations sur le plan technique qui sont bénéfiques et utiles pour l’humanité, personne ne le nie. Tant que ces inventions ne sont pas des inventions dans la religion et qu’elles ne touchent ni à la croyance, ni à la pratique religieuse, ni l’adoration et quelles ne contredisent pas les règles de la législation Islamiques, elles ne sont pas blâmables mais louables et parfois même recommandées ou obligatoires.
Même ceux qui ont divisé les Bid’ahs en (5) selon les principes (Ahkaam) de la Shari’ah; soit, 1-Wajib (Obligatoire), 2-Makrouh (détestable), 3-Mandoub (recommandé) et 4-Moubaah (permis) 5-Haram (interdit). Lorsqu’on retourne aux exemples qu’ils donnent pour les 4 premiers principes, on comprend qu’ils parlent des Bid’ahs dans le sens linguistiques; comme les avions, les ordinateurs, les autos, ou écrire le Qor’an dans un CD, la prière de Tarawaih, les écoles, les livres dans les différentes sciences Islamiques, la grammaire arabe et tout ça ne fait pas parti des Bid’ahs dans la religions, mais ça fait plutôt partie des choses de la vie. Mais lorsqu’ils parlent des Bid’ahs dans la religion, ils les classent dans les Bid’ahs qui sont Haram et non pas dans les autres catégories, car toutes les Bid’ahs dans la religion sont Haram et égarement.
Elouazzani dit ensuite : (...Les compagnons et leurs successeurs qui ont « innové » à plusieurs reprises, respectaient l’esprit de l’islam et ses préceptes généraux. Ces innovations ont été bien accueillies et adoptées par toute la communauté, car elles lui étaient bénéfiques.)
8-Commentaire d’Abou Hammaad : Mais il ne faut pas oublié que le prophète r a dit :
(فعليكم بسنتي و سنة الخلفاء الراشدين المهديين من بعدي عضوا عليها بالنواجذ)
« Alors suivez ma Sounnah et la Sounnah de mes successeurs bien guidés après moi et mordez dedans avec vos molaires. »
Ce qui signifie que de suivre l’exemple des Sahabahs et des successeurs bien guidés est un ordre du messager d’Allah r. De plus, les Sahabahs ne font pas de Bid’ah. Ils sont les plus strictes et les plus forts sur la Sounnah et ils sont toujours rejeter les Bid’ahs dans la religion peu importe leurs manifestations. Donc si un Sahabi a fait une chose qui a été approuvé par le reste des Sahabahs et qu’aucun d’entre eux n’a rejeter, cela fait donc partie de l’Ijmaa’ (le consensus) des musulmans et cela n’a rien à voir avec les Bid’ah. Nous verrons plus tard – In Sha Allah – que les exemples de Bid’ahs cités par Elouazzani ne sont pas des exemples valables.
Elouazzani dit ensuite : (...C’est dans ce même ordre d’idée que l’on pourra comprendre la tradition suivante : Le Prophète (BSSL) précise : « Celui qui apporte une bonne tradition (Sounna Hassana) en Islam en aura sa récompense et la récompense de celui qui la met en pratique après lui, sans qu’aucun ne soit lésé dans sa récompense. Et celui qui apporte une mauvaise tradition (Sounna Sayi-a) en portera le fardeau et celui de ceux qui la mettent en pratique après lui, sans qu’aucun d’eux ne soient déchargés de leur fardeau »[7]. Ce hadith est édifiant à plus d’un titre. Les pratiques en rapport avec la religion, qui trouvent une justification dans les références de la législation islamique, ne sont donc pas considérées comme une innovation blâmable (Bid’aa). Par conséquent, une chose nouvelle ne constitue pas pour autant une innovation blâmable, pour l’être elle doit contredire les textes...)
9-Commentaire d’Abou Hammaad : Voici un autre exemple de déformation des sens des Hadiths de la part des gens de Bid’ah pour tenter de justifier les Bid’ahs dans la religion. Ils citent souvent ce Hadith hors de son contexte dans le but de faire croire au gens qu’ils ont une preuve. Alors qu’en réalité, ce Hadith n’a rien à voir avec les Bid’ahs et il est en réalité une preuve contre eux. Pour clarifier cette signification, nous allons mentionnez le Hadith en entier.
(عن المنذر بن جرير، عن أبيه ؛ قال:
كنا عند رسول الله صلى الله عليه وسلم في صدر النهار. قال: فجاءه قوم حفاة عراة مجتابي النمار أو العباء. متقلدي السيوف. عامتهم من مضر. بل كلهم من مضر. فتمعر وجه رسول الله صلى الله عليه وسلم لما رأى بهم من الفاقة. فدخل ثم خرج. فأمر بلال فإذن وأقام. فصلى ثم خطب فقال: " { يا أيها الناس ! اتقوا ربكم الذي خلقكم من نفس واحدة ** [4 /النساء/ الآية 1] إلى آخر الآية .{ إن الله كان عليكم رقيبا**. والآية التي في الحشر: { اتقوا الله ولتنظر نفس ما قدمت لغد واتقوا الله** [59/الحشر/ الآية 18] تصدق رجل من ديناره ،من درهمه، من ثوبه ،من صاع بره، من صاع تمره (حتى قال) ولو بشق تمرة "قال: فجاء رجل من الانصار بصرة كادت كفه تعجز عنها. بل قد عجزت .قال: ثم تتابع الناس .حتى رأيت كومين من طعام وثبات. رأيت وجه رسول الله صلى الله عليه وسلم يتهلل. كأنه مذهبة فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم:
"من سن في الإسلام سنة حسنة، فله أجرها، وأجر من عمل بها بعده. من غير أن ينقص من أجورهم شيء. ومن سن في الإسلام سنة سيئة، كان عليه وزرها ووزر من عمل بها من بعده. من غير أن ينقص من أوزارهم شيء".)
Le Hadith en entier dis comme ceci: Jariir Ibnou ‘Abdillah a dit : Nous étions avec le messager d’Allah r, lorsqu’un groupe de gens nus pieds et nus, portant des vêtements de laine et leur épées pendu par le cou, de la tribu de Moudar arriva. Le visage du messager d’Allah r changea lorsqu’il vu l’état de pauvreté dans lequel ils étaient. Il entra puis il sorti, puis il ordonna Bilal de faire le Adhaan, puis il établit la prière et ensuite il fit un discours et dit (récitant le Qor’an) : (O hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être.) Jusqu’à la fin du verset (An-Nisa : 1). Et le verset de la sourat Al-Hashr : (O vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu'elle a avancé pour demain. Et craignez Allah). (Al-Hashr : 18) (Les gens observaient ce qui était offert) Une personne donnait son Diinaar, un autre un Dirham, un autre donnait un vêtement, un autre un Saa’ (une quantité de mesure) de blé, un autre un Saa’ de dates. (jusqu’à ce que le messager r dit) donnez même une moitié de date! C’est alors qu’un homme des Ansaars se leva avec un sac d’argent que sa main avait de la peine à porter, en fait il n’en était pas capable! Alors les gens se mirent à suivre les uns après les autres, jusqu’à ce qu’on puisse voir deux tas de nourriture et de vêtements. Alors je vis le visage du messager d’Allah briller (de joie) comme de l’or. Alors il dit r : « Celui qui fait une bonne action dans l'Islam aura la récompense de ceux qui la feront après lui, sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et celui qui fait une mauvaise action dans l'Islam, il aura la charge de son péché et du péché de ceux qui la feront après lui, sans que rien ne soit diminué de leurs péchés. »
Voila le contexte du Hadith! On voit très bien que le Hadith ne parle pas de bonnes Bid’ahs, mais il parle de faire des actions qui sont bonnes et qui sont dans la Shari’ah, (comme donnez la Sadaqah). Le Hadith nous incite en fait à faire la compétition entre nous dans le bien et de toujours essayer d’être le premier à faire le bien, non pas à faire des Bid’ahs! Le Hadith explique également que la personne qui fait une mauvaise action, une action qui est interdite dans l’Islam, comme de tuer ou de voler ou de faire une Bid’ah par exemple, cette personne aura le poids de son péché, ainsi que le poids de tous ceux qui l’on suivit dans ce péché ou dans cette Bid’ah.
Elouazzani a traduit Sounnah Hasanah et Sounnah Sayyi-ah dans ce Hadith par le terme « tradition » en écrivant le mot arabe entre parenthèse pour donner l’impression que le mot Sounnah est utilisé dans le sens de la Sounnah du prophète r et que par conséquent, il existe une Bid’ah qui est bonne et une qui est mauvaise, car la Bid’ah est le contraire de la Sounnah. Si tel était le cas, cela voudrais dire qu’il y a une bonne Sounnah du prophète r et une mauvaise Sounnah du prophète r et qui irait jusqu’à dire une absurdité pareil? L’Imam Ash-Shatibi a expliqué dans son livre Al-I’tisaam que de prendre ce Hadith dans le sens d’Elouazzani est une erreur.
Sounnah Hasanah signifie : de faire un action qui est encouragé par l’Islam; Comme donner de l’argent aux pauvres.
Sounnah Sayyi-ah signifie : de faire un action qui est interdit par l’Islam; Comme de faire une Bid’ah par exemple.
Elouazzani dit ensuite : (...Dans ce sens, plusieurs innovations ont été classées comme louables. Donnons quelques exemples [8][7] : 1-Le Coran a été rassemblé en un opuscule à l’époque du khalife Abou Bakr. Le khalife Othman rassembla ensuite le Coran dans un seul ouvrage dont il envoya plusieurs exemplaires aux différentes contrées. 2-Omar Ibn Khattab a institué la prière collective de Tarawih pendant le mois de Ramadan. Puis, lorsqu’il vit les musulmans accomplir cette prière il s’exclama : « quelle bonne innovation ! ». Oubayy Ibn ka’ab signifia alors à Omar que cette pratique n’existait pas auparavant. Omar répliqua qu’il le savait, mais que c’était une bonne chose. 3-Il y a aussi la rédaction de différents ouvrages relatifs à différentes sciences comme la science des Hadiths, les fondements de la jurisprudence (ousoul al-fiqh) ... 4-La mise en place de "Mihrab"[9] dans les mosquées afin d’indiquer la direction de la Qibla. 5-La vocalisation du Coran (tachkil al qoraane). 6-L’appel à la prière du vendredi qu’institua Othman, qui s’effectuait au-dessus de sa propre maison[10], afin de permettre aux gens situés loin de la mosquée d’être bien informés[11]...)
10-Commentaire d’Abou Hammaad : Voici comment Elouazzani donne ici (6) exemples de choses qu’il considère être des Bid’ahs et qui n’ont rien à voir avec les Bid’ahs. Ces exemples ne sortes pas du sens linguistique du mot Bid’ah, à l’exception de l’exemple no.6 qui fait partie des Bid’ahs religieuses. Le Sheikh ‘Abdullah Ibn Sulaiman Ibn Manii’ a répondu a ces Shoubouhaats dans son livre : Hiwaar ma’a Al-Maaliki dans lequel il réfute le Soufi égaré Mohammad ‘Alawi Al-Maaliki au sujet de la Bid’ah de la célébration de la naissance du prophète r et je vais donc me référer aux réponses qu’il a donné ces Shoubouhaats.
Exemple 1 : Le rassemblement du Qor’an dans un livre :
Cet exemple n’a rien à voir avec les Bid’ahs dans la religion, car Allah nous encourage à préserver le Qor’an. Allah a décris le Qor’an en disant que c’est un Livre, ce qui prouve que cela à une base dans la Shari’ah. De plus, Abou Bakr, ‘Omar, Zaid Ibn Thaabit ainsi que le reste des Sahabahs ont tous étés d’accord à ce sujet et si un Sahabi a fait une chose qui a été approuvé par le reste des Sahabahs et qu’aucun d’entre eux n’a rejeter, cela fait donc partie de l’Ijmaa’ (le consensus) des Sahabahs et le prophète r nous a ordonné de suivre leur Sounnah. Le rassemblement du Qor’an en un seul livre est donc un moyen valable de préserver le Qor’an, tout comme de le mettre sur des cassettes audio ou sur des CD. Si certains savants ont classés cela parmis les bonnes Bid’ahs, c’est uniquement au sens de linguistique, aucun d’entres eux considère cela comme étant une Bid’ah dans la religion.
Exemple 2 : ‘Omar Ibnoul-Khattaab t et La prière de Tarawaih:
Ce que nous avons dit au sujet du rassemblement du Qor’an, nous pouvons le répété au sujet de la prière de Tarawaih. Cet exemple n’a également rien à voir avec la Bid’ah, même si ‘Omar t disait : « Quelle bonne Bid’ah que celle-ci! » les savants sont d’accord pour dire que c’est uniquement une Bid’ah au sens linguistique car le prophète r est celui qui a innové la prière de Tarawaih à son époque et non pas ‘Omar t. La preuve de cela est dans le Hadith du prophète r rapporté par l’Imam Al-Boukhari et Mouslim, selon ’Ourwah, selon ‘Aishah qu’elle a dit :
عن عائشة؛ أن رسول الله صلى الله عليه وسلم:
صلى في المسجد ذات ليلة. فصلى بصلاته ناس. ثم صلى من القابلة. فكثر الناس. ثم اجتمعوا من الليلة الثالثة أو الرابعة. فلم يخرج إليهم رسول الله صلى الله عليه وسلم. فلما أصبح قال "قد رأيت الذي صنعتم. فلم يمنعني من الخروج إليكم إلا أني خشيت أن تفرض عليكم". قال: وذلك في رمضان.
(Le messager d’Allah a prié dans la mosquée une nuit et les gens prièrent derrière lui. Il pria encore la nuit suivante et le nombre de personnes augmenta. Puis les gens se réunirent encore la nuit la troisième et la quatrième nuit, mais le messager d’Allah r ne sortie pas. A l’aube, le prophète r sortie et dit : «Certes j’ai vu ce que vous avez fait et rien ne m’en empêché de sortir excepté la crainte que cela devienne obligatoire pour vous. » Il dit : C’était durant le Ramadan
Ce Hadith n’est qu’un parmi les nombreux Hadiths authentiques qui démontrent que faire la prière de Tarawaih à une origine dans la Sounnah du prophète r. Les gens avaient cessé de prier en groupe derrière le prophète r jusqu’à sa mort r, par crainte que les prières de nuit deviennent obligatoires. Par la suite, après la mort du prophète r, les musulmans continuaient de prier durant les nuits du Ramadan mais séparément et individuellement. Cela continua durant le Khilafah de Abou Bakr, jusqu’à l’époque de ‘Omar qui eu l’idée de réunir les gens derrière un seul Imam dans la mosquée, comme cela avait été fait à l’époque du messager d’Allah r. Sans oublier que ‘Omar t fait parti des successeurs bien guidés que le messager nous a commandé de suivre. Il n’y a donc pas de preuve pour Elouazzani dans cet exemple.
Exemple 3 : Les ouvrages dans les différentes sciences Islamiques :
Les ouvrages que les savants de l’Islam ont écrit sur les différences sciences Islamiques ne font pas partis des Bid’ahs dans la religion, mais des sciences qui ont une origine dans le Qor’an et dans la Sounnah. Les livres qui sont dédiés à la science du Hadith, ou à la science du Ousoul Al-Fiqh, ou à la grammaire arabe ou aux autres sciences n’ont rien à voir avec le sujet des Bid’ahs, car ce sont des choses qui existent dans la Shari’ah et qui sont encouragés par les textes du Qor’an et de la Sounnah. Les Sahabahs n’avaient pas besoin de livres dans ces différentes sciences car ce besoin n’existait pas à leur époque. Par exemple, la langue arabe au temps des Sahabahs était la langue de tous et elle était maîtrisée par tout le monde à l’époque. Mais lorsque que les arabes commencèrent à ce mélanger aux non-arabes et que les fautes grammaticales se mirent à apparaître chez les gens, les gens commencèrent à réunir les règles de grammaires dans des écrits dans le but de protéger la pureté de la langue arabe. Car la langue arabe est la langue dans laquelle le Qor’an fut révélé. De même que la science du Ousoul Al-Fiqh existait et était connue et comprise par les savants des Sahabahs et ils n’avaient pas besoin de livres sur le sujet pour appliquer ces principes. Les savants qui sont venus après les Sahabahs, comme l’Imam Ash-Shafi’i, suivant la voie des Salafs, à mis ces principes du Qur’an et de la Sounnah par écrit pour protéger la religion contre les mensonges, les fausses analogies, les verdicts religieux incorrects et contre les fausses interprétations qui sont introduites par les gens de Bid’ah et les hérétiques pour déformer la réalité de l’Islam. Et la même chose peut être dite au sujet des autres sciences Islamiques.
Exemple 4 : La mise en place du Mihraab dans la mosquée :
En ce qui concerne le Mihraab, si on retourne aux dictionnaires de la langue arabe classique, comme Al-Qaamous Al-Mouhiit et Moukhtaar As-Sihaah et Al-Misbaah Al-Mounir et An-Nihaayah de l’Imam Ibnoul-Athiir, on retrouve que le mot Mihraab, qui se retrouve dans (5) versets dans le Qor’an, se réfère à : une chambre ou à la mosquée en entier ou à la pièce principale d’une maison et à la partie la plus respectable d’une maison ou d’un assemblé ou à l’endroit où s’assoient les rois, les chefs et les grands hommes ou à tout lieu surélevé ou aux grandes bâtisses et aux palais élevés, ou à une habitation ou à l’endroit où l’Imam se tient dans la mosquée. Le Mihraab n’est donc pas cet endroit creux dans le mur des mosquées ou la niche où se tient l’Imam pour prier, car il n’y a pas de doute que ce genre de construction n’existait pas dans la mosquée du messager d’Allah r et que c’est une Bid’ah dans la religion.
Beaucoup de Salafs détestaient le Mihraab (aussi nommé At-Taaq) et refusaient de prier dedans. Comme cela est rapporté par l’Imam Ibn Abi Shaibah selon Salam Ibn Abil-Ja’d et par l’Imam ‘Abdour-Razzaaq As-San’aani selon Ibraahim An-Nakha’i, et selon l’Imam Soufiyaan Ath-Thawri et l’Imam Al-Hasan Al-Basri. Il est rapporté qu’ils priaient à coté plutôt que devant le Mihraab. L’Imam ‘Abdur-Rahman Jalaaloud-Din As-Souyouti a écrit un livre pour démontrer que le Mihraab est une Bid’ah. Le livre se nomme : I’laam al-ariib bihoudouth bid’atil-mahaariib. Dans ce livre il dit: (...Le fait que le Mihraab dans les mosquées soit une Bid’ah est une chose qui échappe a certaines personnes et ils ont cru que le Mihraab existait dans la mosquée du prophète r à son époque, alors qu’il n’y avait pas du tout de Mihraab à l’époque du prophète r ni à l’époque des (4) Khoulafaas jusqu’à la fin du premier siècle. Cela fut uniquement inventé vers le début du 2ième siècle. De plus, le Hadith sur l’interdiction de mettre un Mihraab est rapporté à ce sujet et l’explication que ça vient des églises et cela fait parti des signes de la fin des temps.) Fin de la citation. Parmi les savants qui ont déclarés que le Mihraab est une Bid’ah, il y a le Sheikh At-Tourtoushi dans son livre Al-Bid’a wal-Hawaadith et le Sheikh ‘Ali Mahfoudh dans son livre Al-Ibdaa’ fi Madaar Al-Ibtidaa’.
Exemple 5 : La vocalisation du Qor’an (le Tashkil du Qor’an) :
Cela n’a rien à voir avec les Bid’ahs, car le prophète a enseigné aux Sahabahs la vocalisation du Qor’an. Puis après la mort du prophète r, les Sahabahs ont pensés à mettre des accents sur les lettres du Qor’an pour éviter que les gens fassent des erreurs dans la lecture du Qor’an. Surtout lorsque le nombre de non-arabes se mit à augmenter et qu’ils ne connaissaient pas les règles de la langue, il fallait que les Sahabahs trouvent un moyen de protéger le Qor’an. Et si un Sahabi a fait une chose qui a été approuvé par le reste des Sahabahs et qu’aucun d’entre eux n’a rejeter, cela fait donc partie de l’Ijmaa’ (le consensus) des musulmans et cela n’a rien à voir avec les Bid’ah.
Exemple 6 : Le Adhaan du ‘Outhmaan pour le Joumou’ah :
Cela n’a rien à voir avec les Bid’ahs le reste des Sahabahs ont tous étés d’accord à ce sujet et si un Sahabi a fait une chose qui a été approuvé par le reste des Sahabahs et qu’aucun d’entre eux ne l’a rejeté, cela fait donc partie de l’Ijmaa’ (le consensus) des Sahabahs et le prophète r nous a ordonné de suivre leur Sounnah.
Voilà donc la réponse au sujet des exemples mentionnés par les Soufis.
Elouazzani dit ensuite : (...L’approbation par les savants religieux de certaines décisions représente un gage incontestable de légitimer, la communauté ne pouvant s’unir dans l’erreur. Ibn Mass’oud précise : « Tout ce que les musulmans considèrent comme bien est effectivement bien, et ce qu’ils considèrent comme mal, cela est effectivement mal » [12]...)
11-Commentaire d’Abou Hammaad : L’approbation des savants de l’Islam au sujet de certaines décisions, contrairement à ce que prétend l’auteur, n’est pas une preuve dans la Shari’ah. Si ces décisions sont en contradictions avec le Qor’an, la Sounnah et l’Ijmaa’ des Sahabahs, elles doivent être rejetées, comme dans le ces des Bid’ahs religieuses par exemple. Aucun parmi les Sahabahs n’a jamais approuvé d’une Bid’ah dans la religion. En ce qui concerne les savants qui sont venus après les Sahabahs jusqu’à nos jours, même si certains d’entre eux se sont parfois laissé séduire par une Bid’ah, il y a toujours un ou plusieurs savants pour s’y opposé, et dans se cas, on ne peut pas prétendre que la Oummah s’est unis sur l’égarement ou sur l’erreur, comme le prétend l’auteur. Car le fait que certains savants de l’Islam ont dénoncés les Bid’ahs que certains autres ont approuvés prouvé qu’il n’y a pas d’Ijmaa’ (consensus).
En ce qui concerne la parole du Sahabi, ‘Abdoullah Ibnou Mas’oud t, je vais vous donnez la réponse du Sheikh, l’Imam Mohammad Nasiroud-Din Al-Albaani, dans son livre Silsilah Al-Ahaadith Ad-Da’iifah, volume 2, page 18, au sujet des gens qui cherchent à défendre la légitimité de faire des Bid’ahs en se basant sur cette citation, il dit :
(Cette citation est Mawqouf, c'est-à-dire que c’est une parole d’un Sahabi, c’est donc interdit de l’utiliser comme preuve pour opposer les textes du Qor’an et de la Sounnah qui sont clairs et déterminants sur le fait que « Toutes les BID’AHS sont des égarements » comme cela à été rapporté authentiquement de la part du prophète r. Et même si supposait qu’on a le droit de l’utiliser comme preuve, cette citation n’oppose pas ces textes claires pour plusieurs raisons :
Premièrement : Cette citation fait allusion à l’Ijmaa’ (le consensus) des Sahabahs lorsqu’ils se mettent d’accord sur une chose. Cela est clair d’après le contexte et cela est renforcé par le fait qu’Ibnou Mas’oud t à dit cela au sujet du consensus des Sahabahs, lorsqu’ils ont choisit Abou Bakr comme Khalifah (comme dans la version de Al-Hakim et d’autres). Et dans ce cas, l’article « les » devant le mot musulman, dans la citation, ne signifie pas que ce que tous les musulmans considèrent bon est bon, mais les Sahabahs considèrent tous comme étant bon est bon.
Deuxièmement : Si on supposait qu’il s’agit des musulmans en général, il est clair qu’il ne s’agit pas de chaque musulman qui est ignorant et qui ne comprend rien à la science Islamique. Il est donc nécessaire de spécifier qu’il s’agit des gens de savoir et de science parmi les musulmans et il n’y a pas moyen pour eux de s’enfuir de cette réalité selon moi. ) Fin de la citation.
Cette explication du Sheikh Al-Albaani nous montre que ces gens de Bid’ah n’ont aucune preuve dans cette parole d’Ibnou Mas’oud t.
Elouazzani dit ensuite : (...3-L’absolu et le relatif. L’interprétation de l’islam n’est pas une étape unique, et verrouillée, mais un effort intellectuel permanent...)
12-Commentaire d’Abou Hammaad : La parole d’Elouazzani ici est très obscure dans son vocabulaire. Le titre du chapitre ainsi que la phrase qui le suit ne son pas clair du tout. Quand on écrit un texte sur l’Islam et qu’on traduit des termes Islamiques de l’arabe au français, il faut au moins avoir le bon sens de mentionner le mot arabe auquel on fait allusion. Néanmoins, j’ai tout de même réussit à déchiffrer le concept auquel il faisait allusion. Le problème dans cette phrase, et dans le reste de ce qui suit dans ce chapitre, c’est qu’il parle d’une chose en utilisant les mauvais termes ou en faisant une très mauvaise traduction de certains concepts Islamiques. C’est donc ainsi que j’ai compris que lorsqu’il parle d’interprétation et d’effort intellectuel, il parle en réalité de Qiyaas et d’Ijtihaad, qui sont des concepts et des principes bien connus et expliqué par les savants de l’Islam. Ces principes n’ont aucun lien, ni de prêt ni de loin, avec les Bid’ahs dans la religion.
Elouazzani dit ensuite : (... Le grand mérite de nos pieux prédécesseurs réside surtout dans le fait, qu’ils ont parfaitement compris l’esprit de l’islam, respectant la méthode et les principes de la recherche en « mettant toute leur énergie à formuler leur propre jugement » [13]. Cette extrême flexibilité permettra l’adoption en masse de l’islam par des peuples aussi différents que les Berbères et les Perses pour ne citer que ces derniers. Précisons qu’à cette époque, il existait plusieurs interprétations à travers une méthodologie que chacun s’efforçait d’appliquer [14]...)
13-Commentaire d’Abou Hammaad :C’est ici qu’on voit clairement, même si l’auteur cherche à ne pas le dire explicitement dans son texte, qu’il s’attaque à la voie des Salafs, a leur Manhaj et aux Salafis qui le suive. L’auteur écrit dans la note en bas de page : « [13] Expression empruntée du Dr Saîd Ramadan Al-Bouti, grand savant du monde islamique, dans son livre «assalafiyya». Je désigne ici par méthode les règles d’extractions des avis juridiques à partir des références islamiques. » On peut voir le réel penchant d’Elouazzani lorsqu’il se réfère au livre de Mohammad Sa’id Ramadan Al-Bouti, en décrivant son auteur comme étant un « grand savant du monde islamique », alors que c’est un défenseur de la Bid’ah. Cet homme est un Soufi qui supporte la croyance de la secte Ash’ariyyah, alors il est bien normal qu’il ait une fausse compréhension de ce que signifie la Da’wah Salafiyyah. Le Sheikh Salim Al-Hilaali, un des élèves du Sheikh Al-Albaani dit dans son livre Basaa-irou dhawish-Sharaf bisharhi marwiyyaati manhaj as-salaf, au bas de la page 22, par rapport au livre de Al-Bouti :
(Ce livre est rempli de Bid’ah, parmi celles-ci :
1-L’auteur essai d’enlever aux Salafs leur méthode scientifique dans leur manière d’établir les preuves et de tirer des verdicts des textes. En faisant cela, il a fait des Salafs des illettrés qui ne savent rien au sujet du Livre excepté des prétentions.
2-Il a fait de la Salafiyyah une période dans le temps qui est terminé et qui ne reviendra plus excepté dans nos souvenir.
3-Il a prétendu que de se dire Salafi est une Bid’ah, il a donc en disant cela, nié une chose une chose qui est pourtant connu depuis les premiers siècles et que les savants ont rapportés depuis toujours.
4-Il a déformé le sens réel de la voie des Salafs dans le but de justifier la voie des Khalafs qui sont venus des siècles plus tard, dans le but de présenter leur voie comme étant celle qui aurait protégé les musulmans contre les égarements et les passions. Il a donc caché des réalités historiques qui montrent que la voie des Khalafs est à la base celle qui a détruit l’identité musulmane et dénaturer la méthodologie Islamique.)
Il dit aussi en parlant d’Al-Bouti dans le même livre et la même page :
(Certains parmi ceux qui savent, mais qui déforment la vérité, s’imaginent lorsqu’ils mentionnent « As-Salafiyyah » : « que c’est un nouvel encadrement d’un nouveau groupe Islamique qui s’est retiré lui-même du cœur du cercle de l’unique groupe Islamique et qui s’est approprié ce titre en lui donnant une signification particulière, cherchant ainsi à se distinguer du reste des musulmans par ses règles et ses penchants et même par sa psychologie et ses critères de comportement. »
Et cela n’a aucun rapport réel avec le Manhaj Salafi, car As-Salafiyyah signifie : L’Islam purifié de tous les résidus des civilisations anciennes, de même que des héritages des diverses sectes, dans toute sa perfection et complète selon le Qor’an et la Sounnah et la compréhension des Salafs.
L’idée de ces gens au sujet du Manhaj des Salafs n’est que le fruit des illusions de personnes qui ont voulu faire fuir de ce nom beau nom béni, qui vient des racines de l’histoire de cette Oummah et qui remonte même à la première génération de musulmans.
Ils ont même pensé que ce nom est né du mouvement[8] de réforme dont Jamaaloud-Din Al-Afghaani ainsi que Mohammad ‘Abdouh ont portés la bannière durant l’occupation anglaise en Égypte. Et cette prétention est incorrecte pour plusieurs raisons :
1- Le mouvement de Jamaaloud-Din Al-Afghaani et de Mohammad ‘Abdouh n’est pas Salafiyyah, elle est plutôt rationaliste et contraire à la voie des Salafs. Car ils ont fait de la raison un juge sur la révélation.
2- De nombreuses études sont apparues autour de la personne de Jamaaloud-Din Al-Afghaani et sur ses motivations qui mettent beaucoup de doutes sur cet homme. Ce qui incite à faire preuve de réserve et de précaution à son sujet.
3- Les preuves historiques relient le Sheikh Mohammad ‘Abdouh la Franc-maçonnerie. Certains l’ont excusé en disant qu’il a été trompé par la Franc-maçonnerie et qu’il ignorait sa réalité.
4- De relier la Salafiyyah avec le mouvement de Al-Afghaani et de Mohammad ‘Abdouh est une fausse accusation, surtout quand on prend en considération les liens et les motivations douteuses.) Fin de la citation.
Le Sheikh Salih Al-Fawzaan a également écrit une réfutation des propos que Al-Bouti a exprimé dans son livre dans As-Salafiyyah et il dit :
(Je suis tombé sur le livre du docteur Mohammad Sa’id Ramadan Al-Bouti qui a pour tire « As-Salafiyyah marhalah zamaniyyah moubarakah la madh-haboun islaami.» (La Salafiyyah une époque bénie, pas un Madh-hab Islamique).
Ce titre m’a surpris car il semble vouloir nier que les Salafs avaient un Madh-hab et un Manhaj que nous sommes obliger de connaître et auquel nous devons nous accrocher et qui nous oblige d’abandonner tous Madh-hab qui s’y oppose. Lorsque j’ai lu le livre, j’ai trouvé que ce qu’il contient est encore plus étrange que son titre, car il dit que de prendre la Salafiyyah comme Madh-hab est une Bid’ah et voilà pourquoi il ne l’aime pas!
Non! Ce n’ai pas la haine des Bid’ahs qui lui a fait détester le Manhaj des Salafs, car nous avons trouver qu’il défend plusieurs Bid’ahs dans son livre. Parmi ces Bid’ahs, il supporte la Bid’ah du Dhikr Soufi. Il supporte les Dou’ahs en groupes après la prière obligatoire alors que c’est une Bid’ah. Il supporte le voyage pour visiter la tombe du prophète r et c’est une Bid’ah.
Il nous a donc semblé clair – et Allah sait mieux – que ce qui l’a poussé a déclancher cette attaque, c’est le fait qu’il se sent à l’étroit face aux opinions de la voie Salafiyyah qui combat les Bid’ahs et les idées que suivent beaucoup de gens dans le monde musulman aujourd’hui et qui ne sont pas compatible avec le Manhaj des Salafs...)
Et on a posé au Sheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi la question suivante : Qu’est-ce que la Salafiyyah et qui est leur leader ? Il répondit :
(La Salafiyyah, c’est l’appartenance aux Salafs. Et les Salafs sont les Sahabahs du messager d’Allah r et ceux qui les ont suivis avec sincérité parmi les gens des trois premiers siècles préférés et ceux qui sont venu après eux. Voilà la Salafiyyah. L’appartenance aux Salafs signifie qu’on adopte ce que suivaient les compagnons du messager d’Allah r et qu’on suit la voie des gens du Hadith (Ahloul-Hadith) et les gens du Hadith sont ceux qui suivent le Manhaj Salafi. La Salafiyyah est donc une croyance en les noms et les attributs d’Allah et une croyance en la prédestination (Al-Qadar) et une croyance part rapport aux Sahabahs et ainsi de suite. Donc les Salafs croient en Allah, en ses noms et en ses attributs par lesquelles il s’est décrit et par lesquelles son messager r l’a décrit. Et ils croient en ses noms et attributs de la manière qui convient à Allah sans faire de Tahrif (déformation du sens), ni de Tamthil (comparaison), ni de Tashbih (ressemblance), ni de Ta’til (nier le sens ou la réalité de l’attribut) ni de Ta’wil (fausse interprétation). Et ils croient en la prédestination (Al-Qadar) dans le bien et dans le mal, et que la foi du serviteur n’est complète que lorsqu’il a cru en la prédestination qu’Allah prédestiner pour ses serviteurs. Allah a dit : (Nous avons créé toute chose avec mesure) Al-Qamar : 49. En ce qui concerne les Sahabahs, cela signifie de croire qu’il est obligatoire d’agréer et de reconnaître la justice des compagnons du messager d’Allah r et qu’ils sont la meilleure de toute les nations et la meilleure génération. Et de croire qu’ils sont tous justes, contrairement à ce que croient les Shi’ahs et les Khawaarijs, qui déclarent qu’ils sont mécréants et qui ne leur reconnaissent aucun de leurs droits.
Et la Da’wah Salafiyyah n’a pas de leader en dehors du messager d’Allah r. Le messager d’Allah est l’Imam de la Salafiyyah et le modèle à suivre pour les Salafis, ainsi que les Sahabahs du messager d’Allah r. Et le fondement a ce sujet et la base sur laquelle cela est établit est dans la parole du prophète r : « Les juifs se sont diviser en 71 sectes, les chrétiens se sont divisés en 72 sectes et ma Oummah se divisera en 73 sectes, elles seront toutes en Enfer exceptée une seule. » Ils ont demandés : Qui feront partie de cette secte, O messager d’Allah? Il dit : « Ce sont ceux qui sont sur ce que je suis moi-même ainsi que mes Sahabahs aujourd’hui. » Et également le Hadith selon Al-‘Irbaad Ibn Saariyah t, qui décrit le discours du prophète r et qui incite par la suite à la crainte d’Allah, en disant : « Je vous incite à craindre Allah et à l’écoute et l’obéissance, même si l’Amir qui vous commande est un esclave éthiopien. » Puis il ordonna de suivre sa Sounnah et la Sounnah des Khoulafaas bien droits et bien guidés en disant : « Mordez dedans avec vos molaires et prenez garde aux inventions dans la religion, car toutes les inventions dans la religion sont des Bid’ahs et toutes les Bid’ah sont des égarements. » ) Fin de la citation.
Il est donc claire que la Da’wah Salafiyyah n’est rien d’autre que l’Islam dans toute sa pureté et que de critiquer cette Da’wah et équivalent à critiquer l’Islam, tant qu’on se réfère aux fondements et aux principes des Salafs Salihs et qu’on ne fait pas uniquement qu’utiliser le titre sans respecter les principes de cette Da’wah.
[1]Elouazzani est un membre de longue date de la secte des yassinites, ceux qui suivent le ‘Abdoul-Salam Yaasin, un soufi du Maroc qui a fondé le groupe ‘Adl wa Ihsaan. (Source : forum Darwah.com)
[2] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim
[3]Hadith authentique voir le livre du savant Mohammad Nasiroud-Diin Al-Albaani, «Khoutbatoul-Haajah».
[4] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
[5] Pour les détails à ce sujet consultez le lien suivant :(impossible de mettre le lien dans le forum d aslama)
[6] Citation tiré du livre : Siyar a’lam an-noubala, vol. 10 p. 16. Édition de Mou-assassat ar-risaalah. Les Salafs désignent les Bid’ahs par le terme « Ahwaa », qui signifie : les passions. Car toute personne qui contredit la Sounnah et pratique la Bid’ah a suivit ses passions.
[7] Elouazzani mentionne ici dans les notes de page : « [8] Quant aux nouveautés concernant les actes ordinaires de la vie, elles ne sont pas appelées Bid’aa [innovation] en Islam. » Il est dommage qu’il ne l’ai pas mentionné depuis de début et qu’il n’ait pas élaboré sur ce point en donnant des exemples quand il a parlé des voitures et de la télévision en Arabie Saoudite. On voit ici comment les gens de Bid’ah n’ont pas le choix de se contredire quand ils parlent d’un sujet.
[8] L'attribution au salafisme a été plus largement diffusée au début du XXième siècle par l'école rationaliste de l'égyptien Muhammad Abduh et de son élève syrien Muhammad Rashid Ridha, par opposition au soufisme, qu'ils combattaient comme étant une des principales sources de la décadence des musulmans. Cependant, ils n'ont pas adopté les autres fondements qui distinguent aujourd'hui les salafis (non interprétation des attributs divins, rôle limité de la raison dans l'interprétation des textes sacrés...). Les salafis d'aujourd'hui sont donc assez critiques envers cette école. Le Sheikh Mouqbil Ibn Haadi a ainsi écrit un livre pour démontrer que Rashid Ridha et encore moins son maître Muhammad Abduh, ne peuvent se prévaloir du salafisme. (wikipedia : Salafisme)<!-- / message --><!-- sig -->



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nous protéger de l'ingratitude envers ses bienfaits Amin
