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Sujet : La ncessit d'un matre sprirituel (Ibn Khaldoun)

  1. #1
    banni
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    Par dfaut La ncessit d'un matre sprirituel (Ibn Khaldoun)

    Shifa al sil li-tahdhb al masil :

    Ibn Khaldoun et le status du Maitre Spirituel



    Le Shifa al sil li-tahdhb al masil (la rponse satisfaisante celui qui cherche lucider les questions) est un trait crit par Ibn Khaldun.

    Ibn Khaldun est n Tunis en (732/1332) et dcd en (808/1406) au Caire. Il a occup diffrents postes politiques sous divers dirigeants au Maroc et en Tunisie. En Espagne il a t ambassadeur pour le Roi de Grenade la cour de Pierre Le Cruel de Castille. Il passe les dernires annes de sa vie Egypte o il fut plusieurs fois Premier Juge Malikite. Cest durant cette priode quil a rencontr Tamerlan.

    Sur le plan scolastique sa contribution principale va la philosophie historique et la sociologie. Il innove en examinant les facteurs psychologiques, conomiques environnementaux et sociaux qui contribuent lavancement de la civilisation et font les courants historiques.

    Ses deux principaux ouvrages sont la Muqaddimah trait monumental sur la philosophie historique ainsi que la sociologie et le Kitab al Ibar trait dhistoire mondiale (des civilisations anciennes perses, romaines etc. jusqu ses contemporains). Il a rvolutionn la science de lhistoire et jet les bases de la sociologie et est considr comme lun des plus grands penseurs de la civilisation musulmane.

    On ne sait pas sil tait affili un courant Soufi, mais il ne fait pas partie des opposants au Tassawwuf bien quil ait condamn des ouvrages dIbn Arabi.



    Circonstances de lcriture du livre


    Autour des annes 773-775/1372-1374 une querelle agite les muridn, Grenade en Andalousie : pour sengager dans une voie aussi exigeante et hasardeuse que la voie soufie, est-il indispensable de se mettre sous la conduite dun matre spirituel (Cheikh) ?, Ou peut-on se diriger soi-mme et, pour cela, se contenter dutiliser individuellement les livres, dailleurs nombreux qui traitent de ces matires ?

    Pour trancher la question, on demande deux savants de Fez, Al Qabbb (Abul Abbs Ahmad Ibn Qsim)et Ibn Abbd al Rundi de trancher la question sur la base dun manuscrit qui consigne fidlement la dispute et les arguments changs. Ibn Khaldn qui sjourne ce moment Fez, fournit une rponse la controverse qui va bien au del de la question pose, car non seulement il rpond sur la question du Cheikh mais fait un vritable petit trait sur la nature et lvolution du soufisme.

    Le trait comporte 5 parties dont la quatrime traite de la question de la ncessit du cheikh pour sengager dans la Voie.


    Partie I : dfinition exacte de la voie des Soufis

    Obligations divines concernant le musulman divises en obligations concernant les membres et obligations concernant les curs.

    Les soufis sont ceux qui accordent plus dintrt aux obligations des curs sans oublier les obligations des membres.

    Les premiers stre appels Soufis furent llite des Sunnites (khawss al Sunna) observateurs fidles de laction des curs, imitateurs des anciens tant dans leurs actions intrieures quextrieures. Le nom se propage autour de lan 200 de lHgire.

    Etymologie du mot soufi : il ne vient ni de souf (laine, pour les vtements de laine que portaient certains soufis certains moments par austrit et ascse) ni de suffa (banc, dans les Gens du Banc) ni de saf (puret).

    En rsum : Le Tassawwuf est lobservance vigilante (riya) du comportement biensant vis--vis de Dieu, dans les uvres intrieures et extrieures, par lexacte fidlit ces ordonnances, en mettant au premier plan lintrt pour les actes des curs, dont on surveille troitement les mouvements cachs, dans lardent dsir dobtenir par l le salut.


    Partie II : dveloppement sur les divers combats spirituels
    Trois combats : combat de la pit, combat de la rectitude et combat du retrait du voile.


    Partie III :Glissement que les modernes font subir au terme tassawwuf
    Principalement restriction du tassawwuf au dernier combat.


    Partie V : o lon tranche entre les deux positions
    Ici Ibn Khaldun reprend lnonc de la dispute divis en 8 questions et commente les arguments et justifications changes (il critique mme parfois comme faibles les arguments avancs par celui qui soutient la ncessit du matre) ; ses commentaires se font la lumire des quatre parties prcdentes qui sont un dbroussaillement afin daborder correctement la controverse.

  2. #2
    banni
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    Par dfaut

    Partie IV: la question du Matre spirituel

    Trois types de dmarches auxquelles sappliquent le terme de tassawwuf :

    • le combat de la pit (mujhadat at taqw) : combat pour la recherche du salut sans plus.
    • le combat de la rectitude (mujhadat al istiqma): qute du bonheur et des degrs les plus levs de la demeure ultime.
    • Le combat du retrait du voile (mujhadat al kashf wal ittila ) : recherche de la connaissance des choses divines par la leve du voile et la contemplation ds la vie dici-bas.
    Le terme de tassawwuf ne sest ensuite plus appliqu quaux deux dernires dmarches.

    Le besoin du Matre diffre selon ces trois combat spirituels :


    Premier cas : combat de la pit.

    Ici il suffit de connatre les prceptes et les dcrets de Dieu (dailleurs ce combat simpose tout croyant comme devoir dobligation personnelle).
    Connaissance puise dans les livres ou inculque par un enseignant.
    Cependant on peut acqurir une plus grande perfection dans ce combat en suivant les enseignements dun matre-enseignant (cheikh muallim).
    En effet cet enseignement se fonde sur les sens. Donc il est plus efficace de suivre quelqu'un qui matrise dj ce que lon cherche apprendre.
    Dailleurs le Prophte (PSL) appris la faon de prier en suivant ce que Gabriel faisait selon un hadith du Sahih de Bukhr.
    Et lui mme quand les tribus venaient le voir, pour connatre les prescriptions de la loi, il les envoyaient vers les Compagnons les plus insignes pour quils voient de leurs yeux la dmarche suivre.
    Un autre exemple est le plerinage o lon dsigne des personnes qui en ont lexprience afin quelles enseignent ses rites aux plerins. Et lont voit des juristes connaissant par cur la Loi quant aux actes accomplir pour le plerinage, mettre plus de confiance dans ce que disent les guides que dans tout ce quils ont pu mmoriser.
    En conclusion, ici le Matre nest pas ncessaire mais en suivre un, permet de suivre le chemin plus facilement et plus parfaitement.

    Deuxime cas : combat de la rectitude.

    Ce combat qui consiste en ladoption des murs prescrites par le Coran et pratiques par le Prophte; il a besoin dans une certaine mesure dun Matre-enseignant (cheikh al muallim).

    En effet il est fortement recommand davoir recours un Cheikh et de rgler sa conduite sur le Cheikh qui lui mme connat les dfaillances possibles sur ce chemin, sans que cela constitue une ncessit car cette dmarche et tire du Coran et de la Sunna, et elle utilise une terminologie dusage courant. Si donc on demeure fermement attach la Sunna on peut tre labri des dangers qui jalonnent cette voie.


    Troisime cas : combat du retrait du voile.

    Ce combat qui se propose la saisie surnaturelle du monde spirituel et du Royaume des Cieux et de la Terre a besoin ncessairement dun Matre-enseignant-ducateur (cheikh al muallim al murrab) que lon dsigne sous le nom de Cheikh. Et sans ce Cheikh il est en gnral impossible datteindre lobjectif.

    1ere raison
    Mme si ce combat a pour origine le Coran et la Sunna, il est bas sur des applications rcentes et un style de vie monastiquequi est le fruit dune innovation (pas ncessairement mauvaise).

    Cette voie en est une pour ceux qui ont des exigences spirituelles particulires qui les poussent obtenir le germe du bonheur suprme avant la mort. Tandis que la Sharra, commune lusage de lensemble des croyants, est suivie pour obtenir le salut et le bonheur aprs la mort.

    Elle a donc toutes les caractristiques dune Sharra particulire possdant ses statuts propres et son code de biensances, o lon nimite personne dautre que ceux qui lont pose comme rgle de conduite.

    Or ces gens, les adeptes du 3me combat, saccordent tous pour dire que le matre spirituel y est ncessaire. Ils mettent en garde contre les dangers quil y a parcourir seul le chemin.

    Ils obligent litinrant mystique remettre sa vie entre les mains de son Cheikh, qui a dj parcouru le chemin et qui est parvenu au but recherch(la contemplation). Il connat les obstacles du parcours, les points exposants aux dfaillances, les endroits prilleux, les embches dresses par les ennemis, tout cela en se basant sur son exprience personnelle.

    Le novice doit donc tre entre les mains de son Cheikh comme le mort entre les mains de celui qui le lave ou comme laveugle marchant sur le bord de la mer tenant la main de celui qui le conduit.

    Comment donc pourrions nous nous carter dune condition prescrite par les milieux soufis eux-mmes qui voudrait suivre un chemin dont nous navons entendus parler que par eux et dont nous ne connaissons le statut par rapport la Loi que par eux ?

    2eme raison
    Le choix de ce type de chemin expose le murd deux qualits :lune dpendant de ses propres efforts et qui consiste se dbarrasser des caractres blmables et se purifier en adoptant dautres vertueux, lautre qui chappe laction du disciple ; ce sont les tats spirituels qui surviennent avant, pendant et aprs le retrait du voile.

    Or ces tats spirituels, qui sont le fruit des qualits acquises que sont les uvres, dpendent les uns des autres et sont lis en une chane ininterrompue jusqu la contemplation. Donc si lun deux et corrompu (corruption signifie lapparition du contraire de ltat spirituel), cela entrane la corruption des tats suivants et les dgts samplifient et deviennent irrparables. Il ny a pas de moyen de se dbarrasser de ces tats ngatifs par la volont.
    Par contre sous la conduite dun Cheikh qui connat dj le chemin, qui sait ce qui est sain et ce qui est malsain dans les tats spirituels, qui sait do leur vient ce quils ont de bon et ce quils ont de mauvais, qui sait ce qui favorise la progression spirituelle et ce qui linterrompt, qui sait comment des tats spirituels indpendants de la volont sont la consquence dactes volontaires, le disciple est en scurit et peut chapper aux dangers conduisant la perdition, qui jalonnent ce chemin.

    Analogie de la teinture : le teinturier besoin dun matre artisan bien au fait des dosages des diverses composantes de la teinture, des quantits des unes et des autres, du mlange obtenu par cuisson ou par fermentation, de la manire dy tremper ltoffe, de la dure de lopration. Tout cela le matre le montre son apprenti en le pratiquant sous ses yeux. Faute de quoi cela pourrait avoir pour rsultat que la teinture qui pntre le tissu soit une autre que celle quil se proposait dy appliquer et quil ne soit plus possible de reprendre les choses avec une autre teinture car le terrain rcepteur a t dtrior avec la premire teinture ce qui interdit toute nouvelle tentative.
    Il en est de mme pour le disciple qui veut donner son cur la coloration dune teinture spciale : celle de la connaissance mystique (marifa) annonciatrice de la flicit ternelle. Le matre enseignant ducateur (cheikh al murrabi) montrera donc au disciple comment appliquer la teinture avec les ingrdients, la quantit la qualit les dosages et la dure. Ici le matre est donc indispensable car on ne pense pas arriver au rsultat par -peu-prs et ttonnements surtout quen cas dchec le danger est celui du malheur ternel Dieu nous en prserve.

    3eme raison
    La signification profonde de ce chemin est dtre une mort artificielle. Il consiste teindre toutes les puissances humaines pour tre mort quant au corps et vivant par lesprit et se rapprocher ainsi de la vraie mort. Ainsi il pourra tre gratifi de ltat spirituel propre la mort naturelle, et ainsi plonger son regard sur lau-del avant la vraie mort.
    Cette attitude se justifie par la parole du Prophte : "mourrez avant de mourir".
    Or pour chaque enseignement artificiel on imite une chose naturelle, ici la mort. Donc en raison du mystre qui entoure les lois de la nature et en particulier la mort, il faut ncessairement un matre-enseignant qui le dirige jusquaux recoins les plus mystrieux de cette discipline. Sans matre-enseignant, il ne retire aucun profit de lascse quil pratique.

    4eme raison
    Les ralits auxquelles on est confront pour ce cheminement sont de 2 sortes :
    • Une premire catgorie rentre dans le domaine des choses connues par la majorit et peut tre consigne dans des livres. Il sagit de la forme concrte du cheminement qui consiste en la rupture des attaches de lme, la pratique de la retraite en solitude et du dhikr selon une mthode spciale et une obissance limite aux obligations lgales et aux actes de dvotion aprs avoir satisfait aux deux premiers combats (pit et rectitude).

    • La seconde sorte de ralits nest pas de lordre des choses communment admises par les esprits. Ces ralits ne sont ni du domaine des sens ni du domaine de la raison ou des sciences acquises. Elles sont du ressort du got spirituel et de lexprience intime. On ne peut en parler que par de lointaines approximation. Elles ne peuvent pas tre codifies scientifiquement ou en des termes du langage technique. Elles surviennent litinrant sous la forme de dficiences, dtats, dinspirations, de suggestions brusques, dmotions extatiques et choses de la sorte du dbut du cheminement jusqu laboutissement. Ces ralits constituent le point central, la vrit profonde du chemin sans laquelle rien ne saurait se raliser. Cest pourquoi tant que litinrant ne distingue pas ces diffrentes sortes dexpriences, quil ne discerne pas ce qui le fait progresser de ce qui est un obstacle, les efforts quil fait sen vont en pure perte et son objectif ne se ralise pas. Et ce ne seront ni les livres ni les formulations prcises qui lui procureront cette connaissance.

    Ainsi on ne saurait se passer dun Cheikh qui ait discern la ralit concrte de ces choses et qui connaisse ce qui en elle est nuisible et ce qui est bnfique. Il dsigne les ralits concrtes de ces choses comme un muet dsigne concrtement les objets sensibles sans pouvoir les exprimer par la voix.

    Le Matre Abul Qsim Qushayr a dit : Ce groupe de gens (tifa) utilisent entre eux certains termes dans le but de se communiquer les uns aux autres des notions qui leur sont propres, tout en les tenant caches ceux qui scartent deux quant la Voie quils suivent afin que les notions [vhicules par] leurs paroles demeurent incomprhensibles aux trangers (ajnib). Ils font cela cause du soin jaloux quils mettent ce que leurs secrets ne soient pas divulgus auprs de gens qui ny croiraient pas. En effet, les ralits quils professent nont pas t regroupes au prix de quelque effort pnible ni rassembles par quelque procd habile. Non : ce sont des choses que Dieu dposes dans le cur dun groupe de gens [des choses telles] quIl a jalousement purifi, pour [y mettre] leurs ralits, les profondeurs les plus secrtes dun groupe de gens.

  3. #3
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    barakallah oufik pour cet apport

    bsaha foutourkoum

    wa salam alaikoum
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    www.islamfrance.org

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    يَا دَافِعَ الْبَلِيَّاتِ يَا شَافِيَ الأَمْرَاضِ يَا مُكِيدَ الأَعْدَاءِ








  4. #4
    banni
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    Ibn Khaldoun a adhr une Tariqa?


  5. #5
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    Citation Envoy par Souphienne Voir le message


    Ibn Khaldoun a adhr une Tariqa?

    wa 'alaykum salam wa rahmattullah wa barrakattuh

    c'est marqu plus haut mon frre, on ne sait pas



    On ne sait pas sil tait affili un courant Soufi, mais il ne fait pas partie des opposants au Tassawwuf bien quil ait condamn des ouvrages dIbn Arabi.



    Orphelins de science de foi et de sagesse
    je veux retrouv mes parents Ya Rassul'Allah tu me manque!!


    صل و سلام على محمد واله و صحبه و المقتدي

  6. #6
    banni
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    Citation Envoy par SalamAleykum Voir le message
    wa 'alaykum salam wa rahmattullah wa barrakattuh

    c'est marqu plus haut mon frre, on ne sait pas







    Jazak Allahou khairan
    j'avais lu ce texte il y'a dea plusieurs semaines(cf ma crise de nerf sur le fait d'avoir un schaykh ou pas pour apprendre les bases de sa Religion(combat de la pit))
    lol j'y revien pour de tout autre raisons...
    J'ai pas pris la peine de le relire dsol
    BarrakAllahoufik


  7. #7
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    Citation Envoy par Souphienne Voir le message


    Jazak Allahou khairan
    j'avais ce texte il y'a dea plusieurs semaines(cf ma crise de nerf sur le fait d'avoir un schaykh ou pas pour apprendre les bases de sa Religion(combat de la pit))

    BarrakAllahoufik

    qu'Allah te facilite mon frre moi aussi, wa fik barraka Allah

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  8. #8
    .oOo.oOo.oOo.oOo.oOo Avatar de Abdelmajid
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