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Sujet : الحكم العلاوية - Les Sagesses `Alâwiyya [ avec commentaire ]

  1. #31

    Par défaut Re : الحكم العلاوية - Les Sagesses `Alâwiyya [ avec commentaire ]



    Sagesse n° 7




    ٧.
    و قال أيضا :
    التوحيد كالنار ما وقع على شيء إلا أحرقه وأذهب خبثه

    wa qâla aydan : at-tawhîdu ka annâri mâ waqa`a `alâ chay’in illâ ahraqahu wa adhhaba khubthahu
    Et il a dit aussi : L’Unicité (d’Allâh) est comme le feu, dès qu’elle touche une chose elle la brûle et elle fait disparaître ses impuretés


    Explications :

    Ach-Chaykh Al-`Alâwî – qaddasa Allâhu sirrahu - compare le Tawhîd au feu qui brûle tout ce qu’il trouve dans son passage, surtout les impuretés et les déchets. Le Chaykh utilise cette métaphore pour dire que celui qui possède l’Unicité d’Allâh dans sa dimension théologique et spirituelle et qui la vit dans sa pratique juridique avec sincérité et obéissance totale à son Seigneur fera disparaître tous les déchets de l’ego et il ne restera que les choses pures qui découlent de l’âme.


    La lumière et l’obscurité ne peuvent être présentes en même temps dans un coeur ; si le Tawhîd représente la lumière le chirk représente l’obscurité.
    Il faut retenir aussi que les péchés obscurcissent le cœur comme l’a bien dit le Prophète dans le hadith suivant:



    عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنْ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ : ( إِنَّ العَبْدَ إِذَا أَخْطَأَ خَطِيئَةً نُكِتَتْ فِي قَلْبِهِ نُكْتَةٌ سَوْدَاءُ ، فَإِذَا هُوَ نَزَعَ وَاسْتَغْفَرَ وَتَابَ سُقِلَ قَلْبُهُ ، وَإِنْ عَادَ زِيدَ فِيهَا حَتَّى تَعْلُوَ قَلْبَهُ ، وَهُوَ الرَّانُ الَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ ( كَلاَّ بَلْ رَانَ عَلَى قُلُوبِهِمْ مَا كَانُوا يَكْسِبُونَ ) .

    رواه الترمذي ( 3334 ) وقال : حسن صحيح



    Selon Abû Hurayra le Prophète a dit : « Chaque fois que le serviteur commet un péché une tâche noire se dessine dans son cœur. Et une fois qu’il demande pardon à Allâh et qu’il se repent son cœur se purifie mais s’il revient sur son péché sa tache noire revient et elle prendra beaucoup plus de dimension et c’est ce qui couvre le cœur dont Allâh a parlé dans le verset suivant :
    {Pas du tout, mais ce qu’ils ont accompli couvre leurs coeurs}
    [sourate Al-Mutaffifûn 14] » [rapporté par At-tarmidhîy et il a dit il est bon et authentique]


    L’unicité d’Allâh dans sa dimension spirituelle a plusieurs niveaux :
    1- la station du murîd.
    2- le degré de la connaissance du `ârif .
    3- le niveau du taslîm du walîy (at-taslîm : se livrer totalement à la Volonté d’Allâh).

    Le murîd doit apprendre le Tawhîd comme l’expliquent les savants de la Croyance, à savoir ce que nous devons attribuer à Allâh ainsi qu’à Ses Prophètes et ce que nous n’avons pas le droit de leur attribuer, ainsi que de croire au monde de l’au-delà comme nous l’ont décrit le Coran et la Sunna authentique. Les différents niveaux des murîdîn dépendent du niveau de leur assimilation de la science du Tawhîd et de leur savoir de ce que sont les Attributs d’Allâh en affirmant avec certitude leurs existences avec argumentation tout en réfutant leurs adversaires.

    Le murîd ne cesse d’évoluer dans ce parcours scientifique de l’Unicité jusqu’au degré de passer du `ilm al-yaqîn c’est-à-dire la science du Tawhîd vers `ayn al-yaqîn c’est-à-dire d’observer et vivre, voir savourer le Tawhîd. Le murîd devient ainsi un `ârif bi Allâh, il a terminé son passage scientifique de croyance par la raison vers la dimension scientifique de la croyance par le cœur. Il est un `ârif bi Allâh, il a la connaissance du Tawhîd pur qui dépasse la raison et c’est le Tawhîd qu’on trouve dans les définitions des grands soufis tels que l’imâm Al-Junayd, l’imâm Al-Quchayrî et beaucoup d’autres et c 'est la croyance des salaf appelé at-tafwîdh et qui ne se contredit absolument pas avec celle des khalaf . A cet effet, ach-Chaykh Al-`Alâwî nous apprend dans son charh d’Ibnu `Âchir intitulé" al Minah al Quddûsiyya " que la croyance personnel de l 'imâm Abû al-Hasan Al-Ach`arî est celle des Awliyâ’ par contre celle qu’il a écrit dans ces ouvrages est destinée au commun des gens afin de leur expliquer la croyance selon leur niveau et surtout afin de leur permettre de la défendre vis -à -vis des innovateurs. Et c'est le cas des grands imâm tels que al imâm Al-Juwaynî ou Ar-râzî et beaucoup d'autres qui expriment à la fin de leur vie leur propre croyance qui est celle du tafwîdh absolu et qui représente un niveau très élevé de la croyance.


    Les `ârifîn (les connaisseurs d’Allâh) eux aussi sont de plusieurs niveaux, tout dépend de leur degré de connaissance et de la ma`rifa ar-Rabbâniyya. De ce fait, on peut les comparer à des plongeurs dans l’océan, chacun peut atteindre un niveau de profondeur que l’autre ne peut atteindre. Cet océan est celui de l’Unicité d’Allâh qui n’a aucune limite ni dans ses périphéries ni dans sa profondeur, chaque `ârif peut nous faire sortir de cet océan de précieuses connaissances.


    :قال تعالى
    قل لو كان البحر مدادا لكلمات ربي لنفذ البحر قبل أن تنفذ كلمات ربي و لو جئنا بمثله مددا

    {Dis : Si la mer se changeait en encre pour transcrire les paroles de mon Seigneur, la mer serait assurément tarie avant que ne soient épuisées les paroles divines, dussions-nous y ajouter une quantité d'encre égale à la première}

    [sourate Al-Kahf 109]



    Ces degrés de ma`rifa des `ârifîn les poussent toujours à aller plus loin à la recherche du plus grand savoir et connaissance d’Allâh au point de se rendre compte que plus on avance dans le savoir et la connaissance d’Allâh plus on découvre le degré de notre ignorance, et plus le `ârif approfondit sa connaissance plus il s’approche du vrai anéantissement de son ego car il réalise sincèrement qu’il ne connait rien du tout et qu’il n’est rien du tout devant la science et l’existence d’Allâh. Le `ârif qui atteint ce degré est dans le fanâ’ absolu (anéantissement total). il passe alors du niveau de l' unicité de `ayn al yaqîn au niveau de haqq al-yaqîn. Ce stade est définit par ach-Chaykh Al-Akbar Ibnu `Arabî par le maqâm de wahdat ach-chuhûd, c’est-à-dire l’anéantissement total de la personne pour affirmer que seul Allâh existe et que toute chose hormis Lui n’a le droit d’affirmer son existence car aucune chose n’existe et ne subsiste par elle-même et que toute chose a besoin d’Allâh et qu’IL n’a besoin d’aucune chose. C’est l 'Unicité et le Tawhîd par la haqîqa et la certitude absolue .


    Ce maqâm chez ahl Allâh est définit par le maqâm d' al-ahadiyya d’où la Parole d’Allâh « Qul Huwa Allâhu Ahad». et les mots prononcés par Sayyidunâ Bilâl sous la torture en disant « ahadun ahad » . Il exprimait par sa langue le statut de son coeur .
    Arrivé à ce niveau très élevé de connaissance et de savoir spirituel du tawhîd , le `ârif est au troisième degré de l’Unicité qui est at-taslîm (se livrer totalement à la Volonté d’Allâh). Ce grand maqâm de l’Unicité d’Allâh n’est atteint que par les grands `ârifîn tels que Sayyidî Abû Madyân al-Ghawth, Sayyidî Ibnu `Arabî, Sayyidîi `AbdulQâdir Al-Jilânî, Sayyidî Ahmad Ar-Rifâ`î, Sayyidî Al-Badawî, Sayyidî Al Amîr `AbdulQâdir Al-Jazâ’irî, Ach-Chaykh Al `Alâwî, et beaucoup d’autres sommités que l’histoire du Tasawwuf a connu.

    Ces grands imâms nous apprennent comment nous devons nous comporter vis-à-vis du Qadhâ’ et du Qadar, à savoir travailler dans cette vie comme l’a dit Sayyidunâ `Alîy ibn Abî Tâlib comme si on vivait éternellement mais en même temps travailler pour l’au-delà comme si notre mort serait demain.

    Le `ârif active dans le Qadhâ’ tout en acceptant le Qadar. Cette grande dimension spirituelle du tawhîd est de se soumettre à la Volonté d’Allâh en acceptant son Qadar. Elle a été développé dans un ouvrage très important de l’imâm Ibnu `Atâ’Allâh As-Sakandarî intitulé « isqâtu at-tadbîr ». Il n’est nullement question ici de ne pas activer dans la vie de tous les jours et en prenant toutes les causes qui mènent vers les finalités matérielles mais c’est que le `ârif observe et voit avec la clairvoyance de son cœur ce que le commun des gens ne peut voir. A partir de là les gens croient qu'il est inactif et qu’il est en dehors du monde des causes mais en vérité, il voit beaucoup plus loin que ce que voit le commun des gens car il agit dans le vrai monde des causes (le monde des causes ce sont les lois qu’Allâh a créé dans cet univers dont on ne peut s’en passé sans les prendre en considération qui sont celles approuvées par la Volonté d’Allâh).

    La vie de Sayyidunâ Abû Bakr as-Siddîq est une grande expérience qui représente ce maqâm, son amour au Prophète l’a propulsé au maqâm d’as-Siddîqiyya. Il emprunte les chemins du Qadar comme s’il connaissait d’avance son destin, ce qui donne à ces grands hommes le vrai tawakkul c’est-à-dire qu’ils ne comptent que sur Allâh et rien ne peut les déstabiliser car ils vivent et voient vraiment ce que la Volonté d’Allâh fait à chaque instant dans les créatures.


    L’Unicité Absolue dans sa grande dimension spirituelle qu’aucun homme n’a atteint est celle du Prophète Sayyidunâ Muhammad , c’est pour cela que le jour où il a appelé à Lâ ilâha illa Allâh au cœur du monde de l’idolâtrie il a pulvérisé et brûlé par le Tawhîd tous le chirk qui entourait l’Arabie. Et il a bien confirmé que le chirk ne reviendra plus jamais dans ces terres car le Tawhîd l’a brûlé à tout jamais. Il faut retenir sans minimiser ce degré de Tawhîd que l’Unicité d’Allâh chez le commun des gens chasse aussi le Chaytân du cœur des croyants et que sa simple sincérité et niyya comme croyant seulement sans pour autant être un grand `ârif, brûle et fait disparaitre de son cœur et de ses actes toutes les impuretés de l’ego.


    Les trois grandes étapes du tawhîd citées, à savoir celle du murîd ensuite celle du `ârif et finalement celle du waliyy par le taslîm sont formalisées chez les soufis par les trois étapes du cheminement vers la vraie unicité d 'Allâh à savoir que le cheminement commence par l'agitation de l'égo ensuite le jaillissement de la science et finalement l’apaisement et la paix intérieure.

    L'unicité d'Allâh apaise les coeurs et répond à tous les problèmes qui dérangent et perturbent les âmes car elles font découvrir à l'homme son rôle de faible créature et le place parmi les grands quand il affirme et crois vraiment qu'il n'est rien devant Son Créateur.

    قال الشيخ العلاوي قدس الله سره :
    فبالضعف نلنا جميع القوى
    « Et par la faiblesse nous avons acquis toutes les forces »
    Dernière édition par daawa95; 20/04/2012 à 02h15
    سر النصر في اتباع رسول الله صلى الله عليه و سلم

    السلطان محمد الفاتح أسكنه الله الجنة


  2. #32

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    Jazak'Allah Kheir ya Sidi.
    Lorsque les gens voient un groupe d"abeille, ils apportent une caisse dans laquelle ils mettent des choses sucrées et parfumées. Quand les abeilles sentent ce parfum, elles rentrent dans cette ruches. Si les abeilles aiment et apprécient ce lieu préparé, elles s'y installent.

    Dans le cas contraire, les abeilles resteront un ou deux jours dans la ruche et elles la quitteront par la suite. La même chose se passe pour le Secret Divin. S'il trouve un receptacle propre et parfumé, il y restera et progressera. Les abeilles, quant à elles, s'installent, se reproduisent et produisent du miel. Un miel grâce auquel elles vivront toujours.


    Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

  3. #33

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    barak allah fikom
    les soufis sont les maitre de la sagesse
    qui veut savoire les secrets de l.amme et comment la controler
    il ya un seul chemin .c.est le chemin de soufis qui suivent evidement la voie de quran et sunna
    je cherche les commentaires sur alhikem alattaeia en francais s.il vous plait

  4. #34

    Par défaut Re : الحكم العلاوية - Les Sagesses `Alâwiyya [ avec commentaire ]



    Bâraka Allâhu fîkum.
    Les commentaires des hikam al-`atâ'iyya en français n'existent pas en ligne il me semble, par contre tu as les trois tomes des commentaires fait par Chaykh Al-Bûtî en vente dans les librairies :
    http://www.iqrashop.com/product_info.php?products_id=13168&partner=440






    Sagesse n° 8




    :٨ . و قال أيضا

    ليس التوحيد كلمة تتلى باللسان انما التوحيد يقين ووجدان رب جاهل يتنعم
    بجهله وعالم يتألم بعلمه


    Laysa at-tawhidu kalimatun tutlâ bil-lisân. Innamâ at-tawhîdu yaqînun wa wijdân, rubba jâhilin yatana`amu bi jahlihi wa `âlimin yata’llamu bi `ilmihi


    Le Tawhîd n’est pas une parole qui se récite par la langue mais le Tawhîd est une certitude et conscience ; il est possible qu’un ignorant savoure par son ignorance et qu’un savant souffre par sa science




    Explications :




    Dans cette sagesse, ach-chaykh Al- `Alâwî – qaddasa Allâhu sirrahu – nous apprend que la parole de l’Unicité Lâ ilâha illa Allâh, à savoir il n’y a de dieu qu’Allâh, ne peut se limiter qu’à sa récitation pour affirmer la croyance et la soumission à Allâh subhanahu wa Ta`âlâ. Mais le vrai sens de l’Unicité se vie et se goûte avec certitude qu’il n’y a vraiment aucune autre divinité hormis Allâh, Il est le Seul et l’Unique créateur de toute chose. C’est Lui qui a donné les caractéristiques à toute chose (sa largeur, sa longueur, sa couleur, sa forme, etc.) comme Il l’a voulu, quand Il veut qu’une chose soit créée il suffit qu’Il lui dise Sois ! Et elle est ainsi. Allâh a dit dans le Qur’ân al-Karîm :



    إِنَّمَا أَمْرُهُ إِذَا أَرَادَ شَيْئاً أَنْ يَقُولَ لَهُ كُنْ فَيَكُونُ
    {Quand Il veut une chose, il n'est pour Lui que de dire : “Sois !”, et la chose est}
    [sûrat Yâsîn v.82]



    Allâh fait exister les choses par Sa Puissance selon Sa Volonté. A partir de là, toute chose a besoin de Lui et Il n’a besoin d’aucune chose. Le Tawhîd est une affirmation et une reconnaissance par la créature de la divinité du Créateur. Cette reconnaissance doit se traduire par une pratique concrétisée par la Jurisprudence, c’est la Science qui nous apprend la pratique rituelle de l’Islâm comme la prière, le jeûne, l’aumône légale, le pèlerinage, les contrats de vente ou de mariage ainsi que toutes les pratiques juridiques que l’Islâm nous ordonne de respecter et d’accomplir. A ce niveau, la croyance du musulman n’est pas parfaite, elle est certes affirmée juridiquement puisqu’elle est reconnue par la parole, pratiquée par les actes mais elle n’est pas encore soumise par le cœur ni savourée par l’âme. Ach-Chaykh Al-`Alâwî lève le voile sur l’ultime étape du Tawhîd parfait à savoir prendre conscience du vrai sens du Tawhîd, le vivre et le goûter.

    Un cœur vide spirituellement ne peut savourer et s’épanouir dans l’Unicité d’Allâh. Ach-Chaykh Al-Bûtî – hafidhahu Allâh – considère le Tasawwuf comme un trait d’union qui relie la croyance à la pratique de l’Islâm. La conjugaison entre la spiritualité, la croyance et la pratique juridique de l’Islâm nous élèvent au stade suprême de l’âme pour vivre la vraie soumission, c’est le niveau qui fait sentir à l’homme sa nature première (al-fitra).



    فِطْرَةَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا
    {C'est Allâh qui a voulu que cette croyance fût inhérente à la nature de l'homme}
    [sûrat Ar-Rum, v.30]




    Ach-Chaykh Al-`Alâwî cite toujours dans ses ouvrages qu’il faut élever le niveau de la pratique religieuse au niveau de l’âme, c’est-à-dire que la pratique du commun des musulmans qui bascule entre le halâl, le harâm et le makrûh doit s’élever à la pratique de l’obligation du recommandé, ce dernier répond au niveau de l’âme qui est pure et haute et n’accepte pas l’impureté, or la mauvaise pratique de l’Islâm est une bassesse qui n’est pas acceptée par l’âme, alors Chaykh Al-`Alâwî attire notre attention que nous sommes des êtres humains par notre âme qui est l’éveil spirituel des cœurs sinon nous serions au même niveau que les animaux qui sont tout le temps dans l’insouciance.

    La mort et la vie, ainsi que l’aveuglement chez les Soufis répondent à l’explication Coranique qui considère que la mort d’un cœur et son aveuglement sont considérés comme tels même s’il est vivant car il ne répond pas à l’appel de l’Eternel, il n’entend pas, ne voit pas et ne sens pas :



    .أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الْأَرْضِ فَتَكُونَ لَهُمْ قُلُوبٌ يَعْقِلُونَ بِهَا أَوْ آذَانٌ يَسْمَعُونَ بِهَا فَإِنَّهَا لَا تَعْمَى الْأَبْصَارُ وَلَكِن تَعْمَى الْقُلُوبُ الَّتِي فِي الصُّدُورِ
    {
    Que ne parcourent-ils la Terre pour acquérir des cœurs aptes à comprendre et des oreilles aptes à entendre? En vérité, ce ne sont pas les yeux qui se trouvent atteints de cécité, mais ce sont les cœurs qui battent dans les poitrines qui s'aveuglent
    }
    [sûrat Al-Hajj, v.46]



    L’imâm Al-Junayd – rahimahu Allâh - a rappelé un jour que le vrai Tawhîd n’est pas ce qui s’écrit dans les livres ni ce qui est prononcé par des langues qui se lâchent mais plutôt c’est ce qui se sent et se goûte par les cœurs des `uchâq (amoureux d’Allâh). Cette phrase de l’imâm Al-Junayd confirme la sagesse de chaykh Al-`Alâwî car certes la science du Tawhîd nous apprend ce que nous devons attribuer à Allâh, ce que nous ne devons pas Lui attribuer ainsi qu’à Ses Prophètes, et nous dévoile toute l’existence du monde de l’au-delà car ces dernières restent des affirmations que nous devons reconnaître juridiquement pour faire partie de la Umma de l’Islâm. Tous les musulmans, ignorants ou savants, sont dans l’obligation de reconnaître cela mais la foi et le degré de la croyance n’est pas la même chez tout le monde. Les `ârifîn qui sont les bien-aimés d’Allâh voient l’Unicité d’Allâh dans chaque atome de l’univers. Ach-Chaykh Al-`Alâwî a dit : « chaque atome de cet univers et chaque créature porte en elle-même un signe du Créateur », et dans une autre sagesse il est dit que chaque atome porte un nom du Créateur. Mais seuls les cœurs vivants des bien-aimés d’Allâh peuvent voir et savourer l’Unicité d’Allâh car elle est associée à son amour.

    Ach-Chaykh Al-`Alâwî décrit cet état d’amour de l’Unicité d’Allâh chez le savant comme une souffrance car la science qui a conduit le savant à ce stade très élevé de la connaissance d’Allâh (ma`rifa) ne répond pas à son immense soif qui ne cesse d’augmenter. Seul l’amour d’Allâh envers Son serviteur et Sa clémence apaise les cœurs de Ses bien-aimés.
    L’ignorant croit connaître Allâh alors il se contente du strict minimum de ce qu’il sait et a appris, alors il savoure par son ignorance sa croyance très limitée.

    Ach-Chaykh Al-`Alâwî dans son célèbre ouvrage « Al-Minah al-quddusiyya » qui est le commentaire du matn d’Ibnu `Âchir selon l’explication soufie, nous apprend que le fondateur de la science du Tawhîd, à savoir l’imâm Abû Al-Hasan Al-Ach`arî
    , avait deux croyances : celle des grands et celle des petits. Celle des grands c’est la croyance des bien-aimés d’Allâh qui fait baigner le serviteur d’Allâh dans un état d’amour et lui permet de goûter au vrai Tawhîd qui est celui de la vraie soumission à Son Seigneur et plus il avance dans la science plus il reconnaît qu’il n’est rien devant la Puissance et la grandeur du Créateur.
    Quant à la croyance des petits que l’imâm Al-Ach`arî a propagé dans ses livres, elle est destinée au commun des gens pour comprendre le Tawhîd et le défendre.

    Ach-Chaykh Al-`Alâwî lance un avertissement de faire très attention à ne pas nourrir les bébés avec la nourriture des Hommes car elle peut les tuer. Il en est de même pour l’apprentissage de la science du Tawhîd, quand on l’enseigne au commun des gens il est strictement interdit de leur enseigner le Tawhîd des `ârifîn car celui qui n’a pas goûté et n’a pas vécu ce haut niveau de Tawhîd et de croyance, peut se révolter contre cela.
    Sayyidunâ Abû Hurayra – radhiya Allâhu `anhu – a dit :

    عن أبي هريرة قال
    حفظت من رسول الله صلى الله عليه وسلم وعاءين: فأما أحدهما فبثثته، وأما الآخر فلو بثثته قطع هذا البلعوم.

    أخرجَهُ البُخَاريُّ رقم 120

    « J’ai appris du Prophète deux jarres (de science), j’en ai transmis une auprès des gens, quant à l’autre si je la propageais on me trancherait ma gorge » [Rapporté par Al-Bukhârî, n°120]


    Sayyidunâ Abû Hurayra a transmis tout ce qu’il a appris comme hadîth du Prophète –
    – et c’est ce qui est destiné au commun des gens. Quant aux choses spécifiques que le Prophète lui a appris, et qui répond à son niveau spirituel très élevé ne peut être transmis qu’à des gens de son niveau, et Sayyidunâ Abû Hurayra précise bien que la non compréhension du commun des gens de cette science et de ce savoir peut les induire en erreur et le traiter de renégat car ils comprendront uniquement le sens apparent (dhâhir) de sa science et n’arriveront jamais à comprendre son vrai sens profond car cela nécessite un état spirituel très élevé, c’est donc pour cela qu’il n’a transmis qu’un nombre très limité de son niveau spirituel.

    De nos jours, il est interdit de s’adresser au commun des gens en parlant des états de Tasawwuf spécifique aux grands Awliyâ’ qui peuvent induire en erreur des gens qui n’ont pas goûté ni savouré ces stations très élevés. Quelques savants comme chaykh Al-Bûtî ont même interdit au commun des gens de lire des ouvrages de ces grands soufis par peur de mal comprendre ces textes et finir par taxer ces grands Awliyâ’ de renégat. Nous devons respecter l’apprentissage de la science selon les niveaux des gens. Le Tawhîd est une science qui s’apprend et qui se goûte chacun selon sa station de savoir et de connaissance.

    L’imâm Al-Bukhârî a intitulé un de ses chapitres dans son Sahîh : « Chapitre traitant de la science spécifique à un groupe de gens épargnant d’autres par crainte d’incompréhension »



    باب من خص بالعلم قوما دون قوم كراهية أن لا يفهموا
    :وقال علي
    حدثوا الناس بما يعرفون أتحبون أن يكذب الله ورسوله



    « Sayyidunâ `Alîy a dit : « adressez-vous aux gens en fonction de leurs capacités de compréhension, voudriez-vous faire mentir Allâh et Son Prophète? » [Rapporté par l’imâm Al-Bukhârî].







    Dernière édition par daawa95; 26/09/2012 à 14h24
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  5. #35

    Par défaut



    Sagesse n° 9




    : ٩. و قال أيضا
    ما من ذرّة في الوجود إلاّ وعليها اسم من أسماء المعبود


    Mâ min dharratin fî al-Wujûd illâ wa `alayhâ ismun min asmâ'i al-ma`bûd

    Il n'y a pas un atome dans l'univers qui ne porte pas un des noms de Celui que nous adorons (Allâh).


    Explications :

    Notre noble Chaykh Al-`Alâwî - qaddasa Allâhu sirrahu - nous invite, à travers cette sagesse, à observer Allâh Ta`âlâ à travers toutes Ses créatures puisque chaque atome dans cet univers porte en lui un des noms d'Allâh.
    Il est dit dans un hadîth rapporté par l'imâm Al-Bukhârî qu' Allâh a 99 noms et que celui qui les apprend entrera au Paradis. Il est évident que le vrai sens, comme l'ont bien mentionné les commentateurs de ce hadîth, ne se limite pas à mémoriser par coeur les 99 noms mais de les vivre en les observant dans notre pratique religieuse jusqu'à ce qu'on goûte et savoure cette adoration qui est le reflet de la lumière Divine que dégage chacun des 99 noms. Ce hadîth ne contredit pas un autre où il est mentionné que les noms d'Allâh sont innombrables car dans le premier hadîth les noms Divins cités sont ceux connus par le commun des gens tandis que dans le second hadîth qui va suivre Allâh nous apprend qu'il y a des noms d'Allâh connus par le commun des gens, d'autres cités dans Ses Livres à travers les différentes révélations, d'autres noms qui ne sont connus que par Ses Bien-Aimés, et d'autres qui ne sont connus que par Lui.

    عن ابن مسعود قال : قال رسول الله : ( ماأصاب عبداُ هم ولاحزن فقال : اللهم إني عبدك ابن عبدك ابن أمتك ناصيتي بيدك ماضِ في حكمك ، عدل في قضاؤك أسالك بكل اسم هو لك سميت به نفسك أو أنزلته في كتابك ، أو علمته أحداً من خلقك أو استأثرت به في علم الغيب عندك أن تجعل القرآن ربيع قلبي ، ونور صدري وجلاء حزني وذهاب همي إلا أذهب الله تعالى همه وأبدل مكان حزنه فرحاً
    رواه أحمد, ابن حبان, الحاكم, الطبراني و البيهقي

    Selon Ibnu Mas`ûd qui a dit que le Prophète a dit : " Chaque fois qu'un serviteur est touché par un malheur ou une tristesse et qu'il dit " Ô Allâh ! je suis ton seviteur fils de ton serviteur et de ta servante, mon destin est entre Tes Mains, Ton commandement est exercé sur moi, Ton jugement est juste envers moi, je Te demande - par chaque Nom qui t'appartiennent par lesquels Tu T'es nommé, ou que Tu as révélé dans Tes Livres, ou que Tu as appris à l'une de tes créature, ou que Tu as réservé uniquement pour Toi dans Ton monde inconnu -, de faire du Coran la lumière de mon coeur ainsi que celle de ma poitrine, et celle qui fera disparaître ma tristesse ainsi que mon malheur "; Allâh Ta`âlâ fera disparaître ses malheurs et lui remplacera sa tristesse par la joie "
    {rapporté dans différentes versions par l'imâm Ahmad, Ibnu Hibbân, Al-Hâkim, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî}.



    Ce qui nous intéresse dans cette approche de hadîth, c'est la sagesse de ach-Chaykh Al-`Alâwî qui concorde parfaitement au nombre de nom Divin qui sont tellement importants au degré que chaque atome qu'Allâh a créé porte un des noms Divins.
    L'homme par sa foi peut découvrir la grandeur, la sagesse, la science et la clémence d'Allâh dans Ses créatures mais il peut aller très loin dans sa quête de recherche de Ses attributs et de Ses noms si sa dimension spirituelle est profonde car elle lui permettra de déchiffrer tous les signes cachés de ce monde en découvrant les secrets que cache chaque créature voir même chaque particule ou atome dans tout cet univers qui n'est en vérité que le miroir des noms d'Allâh. Tout le Coran nous renvoi à méditer sur les créatures d'Allâh, mais malheureusement la routine de tous les jours nous évite d'apprendre les secrets de cet univers. Si chacun de nous prendrait un moment de sa vie seul à réfléchir d'où il vient, ce qu'il fait dans ce monde, et vers quel monde il se prépare à partir tout en se posant d'autres questions plus pertinentes à savoir comment fonctionne son corps ainsi que chaque organe qui le maintient en vie commençant par l'atome, la cellule, l'organe, et le corps tout entier, il finira certainement par reconnaître les bienfaits d'Allâh qu'il porte en lui et s'il est reconnaissant il exprimera toutes ces découvertes scientifiques de méditations spirituelles sur son corps ainsi que sur tout cet univers par l'obéissance absolue à Celui qui l'a créé.
    Chaque nom d'Allâh, comme nous l'a toujours dit sayyidî ach-Chaykh Al-Mûlûd, est un immense trésor qui porte des asrâr (secrets) et des anwâr (lumières) illimités, et qu'il suffit de frapper à la porte de chaque nom pour en profiter; sauf qu'on ne peut accéder aux maisons que par leur porte qui est celle du chaykh puis celle de Sayyidunâ Rasûla Allâh
    pour arriver à la Hadhra Divine.
    L'homme, au cours de son parcours spirituel, devrait rester humble et obéissant en écrasant son ego devant tous les obstacles qui peuvent lui faire face pour l'empêcher d'arriver au stade final qui est la satisfaction d'Allâh (Ar-Ridhâ) et Sa connaissance (Al-Ma`rifa). Les sâlihîn ont toujours dit :

    من عرف نفسه فقد عرف ربه
    "
    Celui qui connait son ego connaîtra son Seigneur ".

    Qu'Allâh nous facilite de connaître nos ego afin de les dépasser et d'avoir le dessus pour arriver à la vraie connaissance de notre Créateur. Âmîn.
    سر النصر في اتباع رسول الله صلى الله عليه و سلم

    السلطان محمد الفاتح أسكنه الله الجنة


  6. #36

    Par défaut

    Assalamou 'alaykoum,

    je remercie énormément ceux qui ont contribué à la transmission du savoir et au partage de leurs connaissances.
    Qu'Allah vous récompense de la meilleure des récompense.
    Amine

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