Youmna
28/12/2004, 19h38
Assalamou alaykoum wa rahmatoulah wa barakatouhou
[b]Abû Al-`Âs Ibn Ar-Rabî`, que Dieu l?agrée
Abû Al-`Âs appartenait au clan des Abd Shams, de Quraïsh. Il était dans la fleur de l?âge, beau et d?un physique impressionnant. Il était l?exemple même de la galanterie arabe et était doté de caractéristiques telles que la fierté, la virilité et la générosité. Il était très fier des traditions de ses ancêtres.
Abû Al-`Âs hérita de l?amour des Quraïshites pour le commerce. Les Quraïshites étaient connus pour être les maîtres des deux expéditions commerciales annuelles. L?expédition d?hiver vers le Sud (le Yémen), et celle d?été vers le Nord (la Syrie). Ces deux expéditions sont mentionnées dans le Coran dans la sourate intitulée "Quraïsh".
Les caravanes d?Abû Al-`Âs faisaient toujours la navette entre la Mecque et la Syrie. Chaque caravane était composée de deux cents hommes et d?une centaine de chameaux. Les gens lui confiaient leurs richesses et leur biens pour qu?il négocie à leur place car il était connu pour ses qualité de marchand ; il était honnête et digne de confiance.
La tante maternelle d?Abû Al-`Âs était Khadijah bint Khuwaylid, la femme de Muhammad Ibn Abd Allah (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) . Elle le traitait comme une mère traite son propre fils, avec amour et affection. Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) l?aimait beaucoup également.
Les années passèrent vite dans le foyer de Muhammad et Khadijah. Zaynab, leur fille aînée, grandit très vite et s?épanouit telle une jolie fleur, à tel point que plusieurs fils de nobles mecquois souhaitaient se marier avec elle. Et pourquoi pas ? Elle était une des filles les plus distinguées de la Mecque du fait de sa lignée et de sa position sociale. Elle avait un père et une mère des plus honorables et elle disposait d?un comportement et d?une morale singuliers.
Qui parmi ces descendants de la noblesse Mecquoise allait gagner sa main ? Ce fût Abû Al-`Âs Ibn Rabi?ah.
Abû Al-`Âs et Zaynab étaient seulement mariés depuis quelques années lorsque la lumière divine de l?Islam irradia la Mecque. Muhammad, le père de Zaynab, était maintenant le Prophète de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), envoyé pour répandre la religion de la guidance et de la vérité. Il lui fût ordonné de répandre le message de l?Islam, tout d?abord à sa famille et à ses proches. Les premières femmes à avoir cru et à avoir accepté l?Islam furent sa femme Khadijah et ses filles Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fatimah. Fatimah était très jeune à cette époque.
Cependant, le mari de Zaynab, ne voulant pas délaisser la religion de ses pères, refusa d?adopter la religion que sa femme avait décidé de suivre, et ce malgré la dévotion et l?amour pur et sincère qu?il portait pour elle.
Au fil du temps, la confrontation entre le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et les Quraïshites pris de l?ampleur. Les Quraïshites pensèrent qu?il devenait intolérable que leurs fis restent mariés aux filles de Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). Ils pensait également que ce serait une situation embarrassante et difficile pour Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) si ses filles retournaient chez lui. Ils allèrent donc trouver Abû Al-`Âs et lui dirent :
" Répudie ta femme, Abû Al-`Âs ! Renvoie-la chez son père ! Nous te marierons alors à une femme des plus charmantes et des plus nobles de Quraïsh que tu désireras".
" Non, par Dieu, dit Abû Al-`Âs d?un ton sec, je ne répudierai pas ma femme et je ne souhaite qu?aucune femme au monde ne prenne sa place".
Les deux autres filles de Muhammad, Ruqayyah et Umm Kulthûm furent répudiées et renvoyées chez leur père (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) était enchanté qu?elles reviennent chez lui et espérait qu?Abû Al-`Âs en ferait de même. Cependant, à cette époque, il n?avait pas le pouvoir de le contraindre à une telle chose. La loi interdisant le mariage d?une musulmane à un mécréant n?était pas encore entrée en vigueur.
Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) émigra vers Médine et sa mission devint plus forte. Les Quraïshites se sentaient chaque jour plus menacés. Ils étaient prêts à l?affronter à Badr. Abû Al-`Âs fût contraint de s?aligner dans les rangs de l?armée des Quraïshites. Il n?avait pas réellement le désire de se battre contre les musulmans mais ne sentait pas non plus l?envie de les rejoindre. Mais sa position au sein des Quraïshites, d?honneur et de confiance, le poussa à participer à cette campagne contre Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). La bataille de Badr se solda par une terrible défaite des Quraïshites et des associateurs. Certains furent tués ou furent faits prisonniers, d?autres réussirent à s?enfuire. Abû Al-`Âs, le mari de Zaynab fût fait prisonnier.
Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) fixa des montants pour les rançons des prisonniers de guerre allant de mille à quatre mille dirhams, en fonction de la richesse et du statut social du prisonnier. Des émissaires de Quraïsh faisaient l?aller-retour entre La Mecque et Médine apportant le montant de la rançon demandée pour libérer leurs proches. Zaynab envoya son émissaire à Médine avec la rançon qui était demandée pour son mari. La rançon comprenait un collier que sa mère, Khadijah, lui avait donné avant de mourir. Lorsque le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) vit le collier, son visage devint triste et il ressentit une montée subite de tendresse envers sa fille. Il se tourna vers ses compagnons et dit :
" Zaynab a envoyé ce montant pour la rançon d?Abu al-Aas. Si vous trouvez bon de libérer ce prisonnier et de rendre son bien à Zaynab, alors faites le".
" Oui, acquiescèrent ses compagnons, nous feront tout ce qui pourra apaiser ton regard et de rendre heureux".
Le Prophète imposa une condition à Abû Al-`Âs avant de le libérer : renvoyer sa fille Zaynab auprès de lui dès son retour, sans délai.
Aussitôt de retour à la Mecque, Abu al-Aas s?arrangea pour tenir sa promesse. Il ordonna à sa femme de se préparer pour le voyage et l?informa que les émissaires de son père l?attendaient hors de La Mecque. Il prépara ses provisions et sa monture et ordonna à son frère, Amr Ibn ar-Rabi?ah, de l?accompagner personnellement jusqu?aux émissaires du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) .
Amr plaça son arc sur son épaule, s?empara de son carquois, plaça Zaynab dans la cabine sur le dos de son chameau puis ils quittèrent La Mecque en pleine journée, bien en vue des Quraïshites.
Les Quraïshites étaient furieux. Ils poursuivirent Zaynab et Amr puis les rattrapèrent. Zaynab fût effrayée. Amr plaça son arc à son épaule et cria.
" Par Dieu, tout homme qui tentera de s?approcher d?elle, je planterai cette flèche dans son cou?. Amr était connu pour être un excellent tireur.
Abû Sufyan Ibn Hath, qui avait depuis rejoint les troupes de Quraïsh, alla vers Amr et dit : " Fils de mon frère, laisse cette flèche et laisse moi te parler".
Amr obéit et Abû Sufyan enchaîna : " Ce que tu as fait n?est pas prudent. Tu es parti avec Zaynab à la vue de tous. Tous les arabes connaissent le désastre que nous avons vécu à Badr à cause de son père Muhammad. En partant ouvertement avec sa fille comme tu l?as fait, tu pousse les tribus à t?accuser de traîtrise et à dire que nous avons été humiliés. Retourne avec elle et demande lui de rester dans la maison de son mari quelques jours afin que les gens puissent dire qu?il l?a ramenée. Ensuite, tu pourra repartir avec elle en secret et la ramener à son père. Nous n?avons aucun besoin de la garder".
Amr accepta et Zaynab retourna à La Mecque. Quelques jours plus tard, au milieu de la nuit, Amr prit Zaynab et l?amena jusqu?aux émissaires du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui), comme son frère lui avait demandé.
Après le départ de sa femme, Abû Al-`Âs resta à La Mecque pendant plusieurs années. Puis, peu avant la conquête de La Mecque, il partit en expédition commerciale en Syrie. Au retour de ce voyage, sa caravane comprenait quelques centaines de chameaux et cent soixante-dix hommes.
Alors que la caravane approchait de Médine, un détachement de musulmans l?assiégea par surprise. Ils confisquèrent les chameaux et capturèrent les hommes. Cependant, Abû Al-`Âs réussit à s?échapper. Pendant la nuit qui était profondément noire, Abû Al-`Âs entra craintif dans Médine. Il chercha ici et là jusqu?à qu?il parvienne à trouver la maison de Zaynab. Il demanda sa protection qu?elle lui accorda.
A l?aube, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) se rendit à la mosquée pour guider la prière de l?aube. Il se tenait en direction du mihrâb et dit : " Allahou
Akbar " pour commencer la prière. Les musulmans derrière lui firent de même. Au même moment, Zaynab, qui se trouvait dans la mosquée, du côté des femmes, cria :
" Ô gens ! Je suis Zaynab fille de Muhammad. J?ai donné ma protection à Abû Al-`Âs. Donnez lui également la vôtre. "
Quand la prière se termina, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) ce tourna vers l?assemblée et dit : " Avez-vous entendu ce que j?ai entendu ?". " Oui, Messager de Dieu, " répondirent-ils.
De retour chez lui, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) dit à sa fille : " Prépare un endroit pour Abû Al-`Âs et fais lui savoir que tu n?es plus légitime pour lui". Puis il somma aux hommes de l?expédition qui avaient saisi les chameaux et les hommes de la caravane et leur dit :
" Vous avez saisi les biens de cet homme. Nous serions satisfaits si pouviez être généreux avec lui et lui rendre sa propriété. Cependant, si vous refusez, sachez que ces biens sont le butin décidé par Allah et auquel vous avez droit".
"Nous lui rendrons volontiers sa propriété, ô Messager de Dieu", répondirent-ils. Lorsque Abû Al-`Âs vint récupérer ses biens, ils lui dirent :
" Tu appartiens à la noblesse de Quraïsh. Tu es le neveu du Messager de Dieu et son gendre. Accepterais-tu l?Islam ? Nous rendrions toutes ses richesses. Tu pourrais ensuite jouir de tous les biens et richesses que les Mecquois t?ont confiés et rester ici avec nous à Médine".
" Quelle horrible chose me proposez-vous là ! Entrer dans une nouvelle religion tout en commettant un acte de traîtrise ! " rétorqua Abû Al-`Âs.
Abû Al-`Âs retourna à la Mecque avec la caravane et rendit toutes les richesses et les biens à leur propriétaires. Puis il demanda :
" Ô gens de Quraïsh ! y a-t-il quelque argent avec moi que l?un d?entre vous n?a pas récupéré ? "
" Non, répondit-on, et que Dieu te bénisse par Sa grande bonté. Nous t?avons trouvé noble et digne de confiance".
Ensuite, Abû Al-`Âs annonça : "Maintenant que je vous ai rendu tous ce qui vous appartenait, je déclare qu?il n?y a de Dieu qu?Allah et que Muhammad est le Messager d?Allah. Par Dieu, la seule chose qui m?a empêché de déclarer mon acceptation de l?Islam alors que j?étais avec Muhammad à Médine est la peur que vous pensiez que je l?avais fait pour m?approprier vos richesses. Maintenant que je me suis déchargé de ce poids, je déclare que je suis Musulman?".
Abû Al-`Âs partit pour Médine où le prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) le reçut avec hospitalité et lui rendit sa femme. Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) disait à son propos : " Sa parole était pour moi véridique. Ils me faisait des promesses et restait fidèle à ses paroles".
http://islamophile.org
Assalamou alaykoum
[b]Abû Al-`Âs Ibn Ar-Rabî`, que Dieu l?agrée
Abû Al-`Âs appartenait au clan des Abd Shams, de Quraïsh. Il était dans la fleur de l?âge, beau et d?un physique impressionnant. Il était l?exemple même de la galanterie arabe et était doté de caractéristiques telles que la fierté, la virilité et la générosité. Il était très fier des traditions de ses ancêtres.
Abû Al-`Âs hérita de l?amour des Quraïshites pour le commerce. Les Quraïshites étaient connus pour être les maîtres des deux expéditions commerciales annuelles. L?expédition d?hiver vers le Sud (le Yémen), et celle d?été vers le Nord (la Syrie). Ces deux expéditions sont mentionnées dans le Coran dans la sourate intitulée "Quraïsh".
Les caravanes d?Abû Al-`Âs faisaient toujours la navette entre la Mecque et la Syrie. Chaque caravane était composée de deux cents hommes et d?une centaine de chameaux. Les gens lui confiaient leurs richesses et leur biens pour qu?il négocie à leur place car il était connu pour ses qualité de marchand ; il était honnête et digne de confiance.
La tante maternelle d?Abû Al-`Âs était Khadijah bint Khuwaylid, la femme de Muhammad Ibn Abd Allah (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) . Elle le traitait comme une mère traite son propre fils, avec amour et affection. Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) l?aimait beaucoup également.
Les années passèrent vite dans le foyer de Muhammad et Khadijah. Zaynab, leur fille aînée, grandit très vite et s?épanouit telle une jolie fleur, à tel point que plusieurs fils de nobles mecquois souhaitaient se marier avec elle. Et pourquoi pas ? Elle était une des filles les plus distinguées de la Mecque du fait de sa lignée et de sa position sociale. Elle avait un père et une mère des plus honorables et elle disposait d?un comportement et d?une morale singuliers.
Qui parmi ces descendants de la noblesse Mecquoise allait gagner sa main ? Ce fût Abû Al-`Âs Ibn Rabi?ah.
Abû Al-`Âs et Zaynab étaient seulement mariés depuis quelques années lorsque la lumière divine de l?Islam irradia la Mecque. Muhammad, le père de Zaynab, était maintenant le Prophète de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), envoyé pour répandre la religion de la guidance et de la vérité. Il lui fût ordonné de répandre le message de l?Islam, tout d?abord à sa famille et à ses proches. Les premières femmes à avoir cru et à avoir accepté l?Islam furent sa femme Khadijah et ses filles Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fatimah. Fatimah était très jeune à cette époque.
Cependant, le mari de Zaynab, ne voulant pas délaisser la religion de ses pères, refusa d?adopter la religion que sa femme avait décidé de suivre, et ce malgré la dévotion et l?amour pur et sincère qu?il portait pour elle.
Au fil du temps, la confrontation entre le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et les Quraïshites pris de l?ampleur. Les Quraïshites pensèrent qu?il devenait intolérable que leurs fis restent mariés aux filles de Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). Ils pensait également que ce serait une situation embarrassante et difficile pour Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) si ses filles retournaient chez lui. Ils allèrent donc trouver Abû Al-`Âs et lui dirent :
" Répudie ta femme, Abû Al-`Âs ! Renvoie-la chez son père ! Nous te marierons alors à une femme des plus charmantes et des plus nobles de Quraïsh que tu désireras".
" Non, par Dieu, dit Abû Al-`Âs d?un ton sec, je ne répudierai pas ma femme et je ne souhaite qu?aucune femme au monde ne prenne sa place".
Les deux autres filles de Muhammad, Ruqayyah et Umm Kulthûm furent répudiées et renvoyées chez leur père (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) était enchanté qu?elles reviennent chez lui et espérait qu?Abû Al-`Âs en ferait de même. Cependant, à cette époque, il n?avait pas le pouvoir de le contraindre à une telle chose. La loi interdisant le mariage d?une musulmane à un mécréant n?était pas encore entrée en vigueur.
Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) émigra vers Médine et sa mission devint plus forte. Les Quraïshites se sentaient chaque jour plus menacés. Ils étaient prêts à l?affronter à Badr. Abû Al-`Âs fût contraint de s?aligner dans les rangs de l?armée des Quraïshites. Il n?avait pas réellement le désire de se battre contre les musulmans mais ne sentait pas non plus l?envie de les rejoindre. Mais sa position au sein des Quraïshites, d?honneur et de confiance, le poussa à participer à cette campagne contre Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui). La bataille de Badr se solda par une terrible défaite des Quraïshites et des associateurs. Certains furent tués ou furent faits prisonniers, d?autres réussirent à s?enfuire. Abû Al-`Âs, le mari de Zaynab fût fait prisonnier.
Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) fixa des montants pour les rançons des prisonniers de guerre allant de mille à quatre mille dirhams, en fonction de la richesse et du statut social du prisonnier. Des émissaires de Quraïsh faisaient l?aller-retour entre La Mecque et Médine apportant le montant de la rançon demandée pour libérer leurs proches. Zaynab envoya son émissaire à Médine avec la rançon qui était demandée pour son mari. La rançon comprenait un collier que sa mère, Khadijah, lui avait donné avant de mourir. Lorsque le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) vit le collier, son visage devint triste et il ressentit une montée subite de tendresse envers sa fille. Il se tourna vers ses compagnons et dit :
" Zaynab a envoyé ce montant pour la rançon d?Abu al-Aas. Si vous trouvez bon de libérer ce prisonnier et de rendre son bien à Zaynab, alors faites le".
" Oui, acquiescèrent ses compagnons, nous feront tout ce qui pourra apaiser ton regard et de rendre heureux".
Le Prophète imposa une condition à Abû Al-`Âs avant de le libérer : renvoyer sa fille Zaynab auprès de lui dès son retour, sans délai.
Aussitôt de retour à la Mecque, Abu al-Aas s?arrangea pour tenir sa promesse. Il ordonna à sa femme de se préparer pour le voyage et l?informa que les émissaires de son père l?attendaient hors de La Mecque. Il prépara ses provisions et sa monture et ordonna à son frère, Amr Ibn ar-Rabi?ah, de l?accompagner personnellement jusqu?aux émissaires du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) .
Amr plaça son arc sur son épaule, s?empara de son carquois, plaça Zaynab dans la cabine sur le dos de son chameau puis ils quittèrent La Mecque en pleine journée, bien en vue des Quraïshites.
Les Quraïshites étaient furieux. Ils poursuivirent Zaynab et Amr puis les rattrapèrent. Zaynab fût effrayée. Amr plaça son arc à son épaule et cria.
" Par Dieu, tout homme qui tentera de s?approcher d?elle, je planterai cette flèche dans son cou?. Amr était connu pour être un excellent tireur.
Abû Sufyan Ibn Hath, qui avait depuis rejoint les troupes de Quraïsh, alla vers Amr et dit : " Fils de mon frère, laisse cette flèche et laisse moi te parler".
Amr obéit et Abû Sufyan enchaîna : " Ce que tu as fait n?est pas prudent. Tu es parti avec Zaynab à la vue de tous. Tous les arabes connaissent le désastre que nous avons vécu à Badr à cause de son père Muhammad. En partant ouvertement avec sa fille comme tu l?as fait, tu pousse les tribus à t?accuser de traîtrise et à dire que nous avons été humiliés. Retourne avec elle et demande lui de rester dans la maison de son mari quelques jours afin que les gens puissent dire qu?il l?a ramenée. Ensuite, tu pourra repartir avec elle en secret et la ramener à son père. Nous n?avons aucun besoin de la garder".
Amr accepta et Zaynab retourna à La Mecque. Quelques jours plus tard, au milieu de la nuit, Amr prit Zaynab et l?amena jusqu?aux émissaires du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui), comme son frère lui avait demandé.
Après le départ de sa femme, Abû Al-`Âs resta à La Mecque pendant plusieurs années. Puis, peu avant la conquête de La Mecque, il partit en expédition commerciale en Syrie. Au retour de ce voyage, sa caravane comprenait quelques centaines de chameaux et cent soixante-dix hommes.
Alors que la caravane approchait de Médine, un détachement de musulmans l?assiégea par surprise. Ils confisquèrent les chameaux et capturèrent les hommes. Cependant, Abû Al-`Âs réussit à s?échapper. Pendant la nuit qui était profondément noire, Abû Al-`Âs entra craintif dans Médine. Il chercha ici et là jusqu?à qu?il parvienne à trouver la maison de Zaynab. Il demanda sa protection qu?elle lui accorda.
A l?aube, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) se rendit à la mosquée pour guider la prière de l?aube. Il se tenait en direction du mihrâb et dit : " Allahou
Akbar " pour commencer la prière. Les musulmans derrière lui firent de même. Au même moment, Zaynab, qui se trouvait dans la mosquée, du côté des femmes, cria :
" Ô gens ! Je suis Zaynab fille de Muhammad. J?ai donné ma protection à Abû Al-`Âs. Donnez lui également la vôtre. "
Quand la prière se termina, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) ce tourna vers l?assemblée et dit : " Avez-vous entendu ce que j?ai entendu ?". " Oui, Messager de Dieu, " répondirent-ils.
De retour chez lui, le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) dit à sa fille : " Prépare un endroit pour Abû Al-`Âs et fais lui savoir que tu n?es plus légitime pour lui". Puis il somma aux hommes de l?expédition qui avaient saisi les chameaux et les hommes de la caravane et leur dit :
" Vous avez saisi les biens de cet homme. Nous serions satisfaits si pouviez être généreux avec lui et lui rendre sa propriété. Cependant, si vous refusez, sachez que ces biens sont le butin décidé par Allah et auquel vous avez droit".
"Nous lui rendrons volontiers sa propriété, ô Messager de Dieu", répondirent-ils. Lorsque Abû Al-`Âs vint récupérer ses biens, ils lui dirent :
" Tu appartiens à la noblesse de Quraïsh. Tu es le neveu du Messager de Dieu et son gendre. Accepterais-tu l?Islam ? Nous rendrions toutes ses richesses. Tu pourrais ensuite jouir de tous les biens et richesses que les Mecquois t?ont confiés et rester ici avec nous à Médine".
" Quelle horrible chose me proposez-vous là ! Entrer dans une nouvelle religion tout en commettant un acte de traîtrise ! " rétorqua Abû Al-`Âs.
Abû Al-`Âs retourna à la Mecque avec la caravane et rendit toutes les richesses et les biens à leur propriétaires. Puis il demanda :
" Ô gens de Quraïsh ! y a-t-il quelque argent avec moi que l?un d?entre vous n?a pas récupéré ? "
" Non, répondit-on, et que Dieu te bénisse par Sa grande bonté. Nous t?avons trouvé noble et digne de confiance".
Ensuite, Abû Al-`Âs annonça : "Maintenant que je vous ai rendu tous ce qui vous appartenait, je déclare qu?il n?y a de Dieu qu?Allah et que Muhammad est le Messager d?Allah. Par Dieu, la seule chose qui m?a empêché de déclarer mon acceptation de l?Islam alors que j?étais avec Muhammad à Médine est la peur que vous pensiez que je l?avais fait pour m?approprier vos richesses. Maintenant que je me suis déchargé de ce poids, je déclare que je suis Musulman?".
Abû Al-`Âs partit pour Médine où le prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) le reçut avec hospitalité et lui rendit sa femme. Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) disait à son propos : " Sa parole était pour moi véridique. Ils me faisait des promesses et restait fidèle à ses paroles".
http://islamophile.org
Assalamou alaykoum