Djibril
04/03/2006, 21h39
salam alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh,
Il est devenu fréquent que, sans la moindre preuve, les salafis prétendent que les grands savants ash'arites se sont repentis de leur croyance ash'arite lors de leurs derniers jours.
Ainsi donc les grands imams tels qu'al-Ash'ari, al-Baqillani, al-Bayhaqi, al-Juwayni, Ibn al-Juwayni, al-Ghazali, ar-Razi, ash-Sharastani, an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et tant d'autres, auraient été ash'arites toute leur vie, puis avant de mourir, ils auraient tous vu la lumière au même moment de leur existence, et se seraient tous repentis comme un seul homme.
Et ceux qui sont venus après les premiers repentis auraient commis la même erreur avant de se repentir eux aussi à la fin de leur vie (forcément si ils repentissaient bien avant leur mort, ça n'expliquerait pas pourquoi on trouve la pensée ash'arite dans leurs ouvrages tardifs), ne tirant étrangement pas la leçon de leurs pieux ancêtres qui s'étaient soi-disant repentis avant eux.
Tout ceci pour cacher ceci : il n'existe pas une seule riwaya du Coran ou un seul hadith du prophète (sallahou alayhi wa salam) qui n'ait pas un ash'arite dans sa chaîne de transmission.
En outre, les grands ouvrages de référence (tels ceux d'Ibn Hajar dans le hadith) sont tous écrits par des savants ash'arites.
Les salafis se retrouvent face à un grand dilemme en se voyant obligés de prendre leurs science de partisans d'un groupe qui, à leurs yeux, est égaré.
Alors ils ont recours à toutes les inventions comme de dire que tel grand imam dont ils ont besoin s'est repenti à la fin de sa vie, que tel autre imam dont ils ont aussi besoin était un ash'arite mais un ash'arite des premiers temps (qui auraient une croyance correcte, contrairement aux ash'arites tardifs qui auraient une croyance jahmite), ou encore que tel imam indispensable pour eux ne serait pas vraiment ash'arite mais serait juste d'accord avec eux sur certains points.
Voici une courte fatwa d'al-ustadh Abdullah ibn Hamid Ali qui répond à leurs prétentions et qui explique un peu le processus d'attribution des repentirs aux grands savants ash'arites par les salafis :
Question :
Pourriez-vous éclaircir ce que beaucoup prétendent à présent concernant le fait que l'Imam an-Nawawi, dans son commentaire du Sahih Muslim, aurait renié l'école Ash'arite à laquelle il appartenait ?
Réponse d'Ustadh Abdullah :
Premièrement, j'aimerais demander que l'on nous fournisse cette citation supposée de l'Imam an-Nawawi où il renierait la croyance Ash'arite. Les Salafis prétendent souvent que certains Ash'arites célèbres ont renié la croyance Ash'arite à chaque fois qu'ils trouvent l'un d'entre eux faisant mention d'opinions divergentes, ou citant l'approche générale des Salafs concernant les versets ambigus/allégoriques du Qur'an et de la Sunna Prophétique.
Ils prétendent que l'Imam al-Ghazali s'est repenti ainsi qu'Ibn Hajar Al-'Asqalani, l'Imam an-Nawawi, l'Imam Al-Haramayn al-Juwayni, et d'autres.
Ils basent habituellement ce postulat sur le fait qu'ils emploient parfois les mêmes termes qu'Allah a employés dans le Qur'an sur une question particulière, comme "istawa", sans faire de commentaire à leur sujet. Les Salafis prétendent alors qu'ils se sont repentis ou qu'ils ont renié la croyance Ash'arite.
Même les citations de certains d'entre eux, comme l'Imam ar-Razi qui a déclaré qu'il était parvenu par son expérience à la conclusion que l'approche la moins risquée concernant les versets allégoriques était d'éviter toute interprétation, n'est pas un reniement de quoi que ce soit. C'est simplement une reconnaissance que c'est la voie la plus sûre pour tout Musulman et que le seul objectif que les Ash'arites aient jamais eu en proposant des interprétations possibles à ces passages scripturaires spécifiques, était de ramener les personnes à la voie des Salaf, qui consiste à ne pas se livrer à de telles investigations. Et si ce n'était le fait que beaucoup de personnes avaient pris les versets et les hadiths dans le sens littéral et que d'autres avaient nié tout sens possible pouvant en être pris, ils ne se seraient jamais livrés à de telles questions.
Ainsi ce sont juste un stratagème et une propagande supplémentaires que les Salafis utilisent afin de renforcer leur postulat que leurs tendances littéralistes ont été soutenues par ceux-là même (les Ash'arites) dont ils craignent plus que tout que l'approche éclipse de nouveau leurs mensonges, comme elle l'a fait avec toutes les croyances déviantes et toutes les sectes de l'histoire islamique.
Was Salam
Abdullah
Il est devenu fréquent que, sans la moindre preuve, les salafis prétendent que les grands savants ash'arites se sont repentis de leur croyance ash'arite lors de leurs derniers jours.
Ainsi donc les grands imams tels qu'al-Ash'ari, al-Baqillani, al-Bayhaqi, al-Juwayni, Ibn al-Juwayni, al-Ghazali, ar-Razi, ash-Sharastani, an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et tant d'autres, auraient été ash'arites toute leur vie, puis avant de mourir, ils auraient tous vu la lumière au même moment de leur existence, et se seraient tous repentis comme un seul homme.
Et ceux qui sont venus après les premiers repentis auraient commis la même erreur avant de se repentir eux aussi à la fin de leur vie (forcément si ils repentissaient bien avant leur mort, ça n'expliquerait pas pourquoi on trouve la pensée ash'arite dans leurs ouvrages tardifs), ne tirant étrangement pas la leçon de leurs pieux ancêtres qui s'étaient soi-disant repentis avant eux.
Tout ceci pour cacher ceci : il n'existe pas une seule riwaya du Coran ou un seul hadith du prophète (sallahou alayhi wa salam) qui n'ait pas un ash'arite dans sa chaîne de transmission.
En outre, les grands ouvrages de référence (tels ceux d'Ibn Hajar dans le hadith) sont tous écrits par des savants ash'arites.
Les salafis se retrouvent face à un grand dilemme en se voyant obligés de prendre leurs science de partisans d'un groupe qui, à leurs yeux, est égaré.
Alors ils ont recours à toutes les inventions comme de dire que tel grand imam dont ils ont besoin s'est repenti à la fin de sa vie, que tel autre imam dont ils ont aussi besoin était un ash'arite mais un ash'arite des premiers temps (qui auraient une croyance correcte, contrairement aux ash'arites tardifs qui auraient une croyance jahmite), ou encore que tel imam indispensable pour eux ne serait pas vraiment ash'arite mais serait juste d'accord avec eux sur certains points.
Voici une courte fatwa d'al-ustadh Abdullah ibn Hamid Ali qui répond à leurs prétentions et qui explique un peu le processus d'attribution des repentirs aux grands savants ash'arites par les salafis :
Question :
Pourriez-vous éclaircir ce que beaucoup prétendent à présent concernant le fait que l'Imam an-Nawawi, dans son commentaire du Sahih Muslim, aurait renié l'école Ash'arite à laquelle il appartenait ?
Réponse d'Ustadh Abdullah :
Premièrement, j'aimerais demander que l'on nous fournisse cette citation supposée de l'Imam an-Nawawi où il renierait la croyance Ash'arite. Les Salafis prétendent souvent que certains Ash'arites célèbres ont renié la croyance Ash'arite à chaque fois qu'ils trouvent l'un d'entre eux faisant mention d'opinions divergentes, ou citant l'approche générale des Salafs concernant les versets ambigus/allégoriques du Qur'an et de la Sunna Prophétique.
Ils prétendent que l'Imam al-Ghazali s'est repenti ainsi qu'Ibn Hajar Al-'Asqalani, l'Imam an-Nawawi, l'Imam Al-Haramayn al-Juwayni, et d'autres.
Ils basent habituellement ce postulat sur le fait qu'ils emploient parfois les mêmes termes qu'Allah a employés dans le Qur'an sur une question particulière, comme "istawa", sans faire de commentaire à leur sujet. Les Salafis prétendent alors qu'ils se sont repentis ou qu'ils ont renié la croyance Ash'arite.
Même les citations de certains d'entre eux, comme l'Imam ar-Razi qui a déclaré qu'il était parvenu par son expérience à la conclusion que l'approche la moins risquée concernant les versets allégoriques était d'éviter toute interprétation, n'est pas un reniement de quoi que ce soit. C'est simplement une reconnaissance que c'est la voie la plus sûre pour tout Musulman et que le seul objectif que les Ash'arites aient jamais eu en proposant des interprétations possibles à ces passages scripturaires spécifiques, était de ramener les personnes à la voie des Salaf, qui consiste à ne pas se livrer à de telles investigations. Et si ce n'était le fait que beaucoup de personnes avaient pris les versets et les hadiths dans le sens littéral et que d'autres avaient nié tout sens possible pouvant en être pris, ils ne se seraient jamais livrés à de telles questions.
Ainsi ce sont juste un stratagème et une propagande supplémentaires que les Salafis utilisent afin de renforcer leur postulat que leurs tendances littéralistes ont été soutenues par ceux-là même (les Ash'arites) dont ils craignent plus que tout que l'approche éclipse de nouveau leurs mensonges, comme elle l'a fait avec toutes les croyances déviantes et toutes les sectes de l'histoire islamique.
Was Salam
Abdullah