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Voir la version complète : Deux histoire de naserdin hodja.


Hishem abou zayneb
02/03/2006, 02h11
Salam aleikoum wa rahmatoulah wa barakatouh


Source:
http://groups.msn.com/jeunessealawi/contessoufis.msnw

auteur IMpatek (kamel)


Le bol de lait




Nasreddin est invité chez un riche. La collation qu'il fait servir est un délicieux lait de chamelle bien frais saupoudré de cannelle. L'hôte s'en sert un plein bol, mais il ne remplit qu'a demi celui de son invité. Nasreddin commence à s'agiter sur son siège cherchant partout autour de lui.


- qu'est ce que tu voudrais, Nasreddin ? une cuiller, du sucre ?
- non, une scie. J'aimerais enlever le haut de mon bol, qui ne me sert à rien



La deuxiemme elle m'a bien fait rire :]







Les Riches et les PauvresC?était la famine.
[B]Mais tout le monde ne mourait pas de faim pour autant :
les riches avaient pris soin de faire d?amples réserves de blé, d?huile, de légumes secs et de viande séchée.
Kahdija dit alors à son mari :
- Nasr Eddin, toute la ville te tient pour un homme sage.
Ne reste pas les bras croisés ; va sur la place,
rassemble tout le monde, et tente de convaincre les riches de donner à manger aux pauvres.
Nasr Eddin trouve pour une fois que sa femme a raison.
Il fait comme elle dit et deux heures après, rentre, la mine réjouie.
- Ma femme, rendons grâce à Allah le Miséricordieux !
- Ah ! Tu as donc réussi ?
- Ce n?était pas une mission facile. A moitié.
- Comment cela, à moitié ?
- Oui : jai réussi à convaincre les pauvres.














Nasr Eddin Hodja (figure de l?humour et de la sagesse dans les contes arabes, turcs et persans)

Hishem abou zayneb
02/03/2006, 02h28
salam aleikoum, une autre de djoha




[B]Contes de Djouha

Tous les vendredis matins, Djouha se rendait au marché de la ville voisine pour y vendre un âne.

Ses ânes etait toujours magnifiques et le prix qu'il en demandait toujours très bas, de loin inferieur à la valeur de la bête.


Un jour, un riche marchand l'aborda:

" Je n'arrive pas à comprendre comment tu fais, Djouha.
Je vends mes ânes le moins cher possible, mes serviteurs obligent les paysans à me fournir leur fourage gratuitement, mes esclaves s'occupe de mes ânes sans être rétribués, et malgré cela, je ne peux rivaliser avec tes prix!



_C'es très simple, dit Djouha.

Tu voles du fourrage et du travail, moi je vole les ânes.

Tirés des plaisanteries de l'incroyable mollah Nassredin Idries Shah

Hishem abou zayneb
02/03/2006, 02h44
[bism]

XPLDR, j'en rajoute une autre que je vient juste de lire

Le passeur



A l?époque, Nassrudin travaillait en tant que passeur. Un jour, il embarqua un érudit dans son bateau. Alors qu?il écoutait attentivement le bavardage du Hodja, le savant remarqua quelques erreurs de grammaire et lui demanda :
« Dis-moi, Hodja, n?as-tu jamais apprit la grammaire ? »

« Non »

« Quel dommage ! Tu as gaspillé la moitié de ta vie »


Nassroudin resta silencieux. Apres un certain temps il demanda :

« Grand Sage, savez vous nager ? »

« Non » répondit le professeur.

« Quel dommage, vous avez gaspillé toute votre vie?maître, le bateau coule ! »

Hishem abou zayneb
02/03/2006, 02h49
[bism]
La j'ai les larmes au yeux, je croit que je vais m'arreté est allé dormir.

Londres, British Museum. Un groupe de touristes, conduit par un guide, visite le département des antiquités égyptiennes.


- Ce sarcophage a cinq mille ans, explique le guide.
Un personnage portant barbe et turban, en qui l'on aura reconnu Mulla
Nasrudin, se détache du groupe :


- Tu fais erreur ! Ce sarcophage a cinq mille trois ans.

Les touristes sont impressionnés, le guide se renfrogne.
On passe dans une autre salle.


- Ce vase, dit le guide, a deux mille cinq cents ans.
- Deux mille cinq cent trois, corrige Nasrudin.



- Mais enfin, comment peux-tu assigner une date aussi précise à des objets anciens ? Peu m'importe que tu viennes d'Orient ! Personne au monde ne peut connaître l'âge exact de ces pièces !


- C'est pourtant bien simple : la dernière fois que je suis venu ici, c'était il y a trois ans : tu as dit alors que le vase avait deux mille cinq cents ans.

Hishem abou zayneb
02/03/2006, 03h01
Bon une derniere et je vait dormir.


[B]Nasr Eddin, un jour, est de passage dans une petite ville dont l'imam vient de mourir. Les habitants, prenant le voyageur pour un saint homme, lui demandent de prononcer le sermon du ven­dredi. Il monte en chaire et interpelle la nombreuse assistance :


- Chers frères, savez-vous de quoi je vais vous parler ?
- Non, non, font les fidèles, nous ne le savons pas.
- Comment ? s'écrie Nasr Eddin en colère, vous ne savez pas de quoi je vais vous parler dans ce lieu consacré à la prière ! Je n'ai rien à faire avec de tels mécréants.


Et le voilà qui descend de la chaire et quitte la mosquée.
Impressionnés par cette sortie qui les confirme dans leur conviction que l'homme est d'une grande piété, les gens s'empressent d'aller rattraper le Hodja et le supplient de reve­nir prêcher. Il remonte alors en chaire :

- Chers frères, vous savez peut-être à présent de quoi je vais vous parler ?



- Oui, oui, répondent en ch?ur les fidèles, nous le savons !
- Fils de chiens ! Tonne Nasr Eddin. Par deux fois, vous m'importunez pour que je prenne la parole, et vous prétendez savoir ce que je vais dire



Il quitte alors de nouveau les lieux, laissant derrière lui l'assemblée stupéfaite : que faut-il donc répondre pour qu'un tel saint accepte de répandre ses lumières ?


1 des personnes de l'assistance propose que si la question est encore posée, les uns crient : « Oui, oui, nous le savons ! », et les autre : »Non., non. Nous ne le savons pas ! » L'idée est retenue, et l?on courra chercher le Hodja, qui monte en chaire pour la troisième fois


Chers frères, savez-vous enfin de quoi je vais vous parler?
Oui, oui, répondent certains, nous le savons !
- Non, non, crient d'autres, nous ne le savons pas !

- A la bonne heure, conclut Nasr Eddin. Dans ces conditions, que ceux qui savent le disent aux autres.

Ilhème
02/03/2006, 22h12
:] :]

leila-lila
09/03/2006, 21h07
:rose: Salamou'Alaykoum:rose:

Barakallahoufik akhi Hishem abou zayneb , elle mon bien fait sourire toutes ces histoires, mes préférés son le passeur et l'avant dernière:"- Mais enfin, comment peux-tu assigner une date aussi précise à des objets anciens ? Peu m'importe que tu viennes d'Orient ! Personne au monde ne peut connaître l'âge exact de ces pièces !
- C'est pourtant bien simple : la dernière fois que je suis venu ici, c'était il y a trois ans : tu as dit alors que le vase avait deux mille cinq cents ans."
Elles sont pleines de morale malgrés leurs aspect comique.
N'éssite pas si tu en as d'autres .


:rose: Wa Salam:rose:

khady
18/05/2008, 10h52
Assalam 'Alaykoum,

Sacré hodja...:]


Rentrant fort tard de la maison de thé, Nassr Eddin laisse tomber, devant le seuil de chez lui, l'anneau qu'il porte au doigt.

Aussitot l'ami qui l'accompagne s'accroupit pour chercher à tatons. Nasr Eddin lui, retourne au milieu de la rue, qu'éclaire un splendide clair de lune.

- Que vas-tu faire là-bas, Nasr Eddin? C'est içi que ta bague est tombée !

- Fais à ta guise, repond le hodja. Moi je préfère chercher là ou il y à de la lumière.


______________________

La bonne direction :

Nasr Eddin traverse la ville sur son âne, juché par-dessus à l’envers. Les quolibets ont beau pleuvoir dru, le Hodja reste très digne sous son turban.

- Nasr Eddin, l’admoneste sévèrement un de ses amis au passage, cesse donc de te ridiculiser ainsi aux yeux de tous. Tu vois bien que tu es assis du mauvais côté !

- Pas du tout, mon cher. En ce qui me concerne, je suis bien face à la direction où je veux aller. Seulement voilà, cet imbécile qui est en dessous n’en sait rien.


______________________

Comment rectifier la taille !

On a donné à Nasr Eddin un beau pantalon qui a très peu servi. Hélas, il est beaucoup trop grand pour lui. Au tailleur auquel il le confie pour qu'il le remette à sa taille, il demande ce qu'il lui en coûtera.

-C'est beaucoup de travail, plus que tu n'imagines, répond l'artisan...10 dinars.

- 10 dinars ? s'étonne le Hodja. Dans ces conditions, je le reprends.

- Mais, tel quel, il est immettable ! remarque l'autre.

- Ne t'inquiètes pas ! avec 10 dinars, j'ai largement de quoi m'acheter à manger pour me mettre, moi, à la taille du pantalon

khady
29/05/2008, 21h26
Assalam 'Alaykoum,



Occupant des lieux

- Maître, lui dit un jour un ahmad qui se prévaut déjà de quelque sagesse, que d’agitation sur terre ! Dès le matin, les gens s’affairent, vont, viennent, sillonnent la ville dans tous les sens, comme s’ils n’avaient pas mieux à faire !

- Ignorant ! grogne Nasr Eddin.

- Oui, ce sont des ignorants, continue le jeune homme. Ne feraient-ils pas mieux de s’assembler tous en un lieu saint pour prier ?

- C’est toi l’ignorant ! tonne le Hodja. Ne comprends-tu pas que si tout le monde s’agglutinait au même endroit, la terre basculerait et perdrait son équilibre ? Allah [rwj] sait mieux que nous !

khady
29/05/2008, 21h29
Assalam 'Alaykoum,

Les habitants d'Aksehir ont besoin d'un sage pour leur apprendre le monde. Ils vont chercher Nasr Eddin et l'amènent en place publique.

" Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?

─ Tout !

─ Je n'ai rien à faire avec de tels ignorants. "

Et Nasr Eddin s'en va. Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage. Ils vont rechercher Nasr Eddin, qui demande :

" Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?

─ Rien !

─ Alors si vous savez tout, je m'en vais. "

Et Nasr Eddin s'en va, énervé. Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.

" Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? "

Une moitié crie :

"Rien ! "

Et l'autre moitié :

" Tout ! "

Alors Nasr Eddin excédé, dit :

" Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. "

khady
17/06/2008, 11h03
Assalam 'Alaykoum,

La bonne direction :

Nasr Eddin traverse la ville sur son âne, juché par-dessus à l’envers. Les quolibets ont beau pleuvoir dru, le Hodja reste très digne sous son turban.
-- Nasr Eddin, l’admoneste sévèrement un de ses amis au passage, cesse donc de te ridiculiser ainsi aux yeux de tous. Tu vois bien que tu es assis du mauvais côté !
-- Pas du tout, mon cher. En ce qui me concerne, je suis bien face à la direction où je veux aller. Seulement voilà, cet imbécile qui est en dessous n’en sait rien.

_________________________


Sacré Hodja...:sueur:


L'heure de la prière arrive au moment où Nasr Eddin atteint le bord d'une rivière. Il procède soigneusement à l'ablution rituelle et il en a presque fini avec cette obligation quand, d'un mouvement maladroit, il laisse échapper sa babouche, que le courant emporte.

Levant alors la tête vers le ciel, il crie :

- Reprends ton ablution et rends-moi ma babouche !

khady
21/06/2008, 10h46
Assalam 'Alaykoum,


Un jour, Djeha-Hodja Nasr Eddin décida de voyager pour parfaire son savoir. Quand un jeune homme lui demanda quels gens il allait chercher à rencontrer, il dit, se rappelant quelques sages paroles entendues au marché :

- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, il est stupide. Il faut l'éviter.

- Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est un enfant. Il faut lui apprendre.

- Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.

- Celui qui sait et sait qu'il sait, c'est un sage. Il faut le suivre.

Djeha-Hodja Nasr Eddin a fait une pause et a continué :

- Mais, vous savez combien il est difficile, mon fils, d'être certain que celui qui sait et sait qu'il sait, sait vraiment.


:sueur:

khady
27/06/2008, 13h39
Assalam 'Alaykoum,

Djeha Hodja Nasr Eddin et le pommier ...

Djeha-Hodja Nasr Eddin plantait un pommier dans son jardin quand le sultan vint à passer ; il s'arrêta et dit à Djeha-Hodja Nasr Eddin, d'un ton moqueur :

- Voyons, Djeha-Hodja Nasreddin ! Pourquoi te donnes-tu tant de peine ?

Tu ne mangeras jamais les fruits de ce pommier. Tu sais bien que tu mourras avant qu'il ne commence à produire des pommes.

Ce à quoi Djeha-Hodja Nasreddin répondit :

- Oh Sultan ! Nous mangeons les fruits des pommiers plantés par nos pères, et nos enfants mangeront les fruits des pommiers plantés par nous.

Cette réponse pleine de sagesse plut au sultan qui, en récompense, donna une pièce d'or à Djeha-Hodja Nasr Eddin.

- Oh Sultan ! , Dit Djeha-Hodja Nasreddin en empochant la pièce, voyez comme ce pommier a déjà donné des fruits.

Cette remarque fit rire le sultan, qui lui donna une autre pièce d'or.

- C'est de plus en plus extraordinaire, s'écria Djeha-Hodja Nasr Eddin. Voilà un pommier qui donne deux récoltes par an.

Le sultan se mit à rire aux éclats et donna une troisième pièce d'or à Djeha-Hodja Nasr Eddin.

khady
27/06/2008, 13h41
Assalam 'Alaykoum,

Nasr Eddin Hodja traverse la ville debout dans sa vieille carriole, en cravachant sauvagement son âne qui galope tant qu’il peut.

-Où vas-tu, Nasr Eddin ? lui crie quelqu’un au passage. Tu as l’air bien pressé...

-Je ne suis pas pressé mais je veux qu’il aille si vite qu’il oublie qu’il est un âne !


Le livre : http://livre.fnac.com/a1338601/Anonyme-Sublimes-paroles-et-idioties-de-Nasr-Eddin-Hodja

khady
02/07/2008, 13h30
Assalam 'Alaykoum,



Un âne intelligent ...

Nasr Eddin a chargé son âne d'une bonne provision de farine pour l'hiver, achetée au marché : mais l'animal se montre très vite récalcitrant.
Il rue constamment et se démène tant qu'il peut pour se débarrasser de son fardeau.

- Par Allah ! lui lance un paysan qui le croise, je me demande comment tu fais pour garder un âne aussi stupide...

- Stupide toi-même ! lui répondit le Hodja, vexé.

Mon âne est très intelligent, et c'est pour celà que j'y tiens : il a parfaitement compris que le pain qu'il porte n'est pas pour lui.

k3bbours
02/07/2008, 14h56
pas mal du tout :P mais je suis pas tout a fait d accor avec une des blague, je pense que le vrai savant c est celui qui sai ce qu il ne sai pas..

khady
04/07/2008, 20h42
Assalam 'Alaykoum,

Au marché aux oiseaux un homme vendait un perroquet dont il vantait le plumage multicolore et ses dons exceptionnels d'imitateur :

- Admirez ses couleurs rouge, vert, jaune, bleu, et de plus il parle, il répète fidèlement tout ce qu'on lui dit !

Une foule de curieux l'entourait mais, vu son prix élevé, personne ne pouvait l'acheter. Le lendemain, Djeha-Hodja Nasr Eddin vient au marché pour vendre un dindon noir au bec rouge. Les gens s'étonnent du prix demandé par Djeha-Hodja Nasr Eddin, plus que celui du perroquet de la veille.

- Djeha-Hodja Nasr Eddin, demanda un des badauds, comptes-tu vraiment vendre ton dindon à ce prix, alors qu'on peut en acheter dix pour la même somme ?

- Si, pour l'oiseau d'hier, on demandait cinq cents dinars, mon dindon en vaut bien mille !

- Mais, Djeha-Hodja Nasr Eddin, l'oiseau exotique d'hier parlait.

- Justement, mon dindon fait beaucoup mieux que lui !

- Que fait-il donc de mieux ?

- Il pense !

kairouanya
05/07/2008, 00h25
as salam ailikoum wa ramatullah wa barakatouh


ds la continuité de la discussion :


un jour Djeha demanda à son voisin une marmite. Ce dernier la lui prêta volontiers !
Djeha après l'avoir utilisé alla lui rendre.
Lorsqu'il eut entre ses mains ladîte marmite, il constata avec ravir qu'il n'y avait pas sa marmite seulement mais une autre plus petite.
Quelques temps après, Djeha redemanda la marmite et son voisin s'empressa de lui donner en espérant acquérir ainsi une autre marmite.
Trouvant le temps long, il alla sonner à la porte de Djeha reclamer son dû, celui-ci lui dit :
- Oh excuse moi, je ne te l'ai pas dis mais ta marmite vient de décéder ...
- comment ça une marmite ne peut pas mourir ....
- celui qui donne la vie meurt aussi ....

khady
20/07/2008, 18h20
Assalam 'Alaykoum,


Hodja Nasr Eddin et le savant...

Hodja Nasr Eddin avait un bac qu'il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens.
Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Hodja Nasr Eddin et à lui donner une leçon.

- Dites-moi, Hodja Nasr Eddin, comment orthographiez-vous le mot "magnificence" ?

- Je ne sais pas, dit Hodja Nasr Eddin en continuant de ramer.

- Combien font deux tiers de neuf ?

- Aucune idée.

- comment calcule t-on la surface d'un triangle ?

- Pas la moindre idée.

- Vous n'avez donc pas appris tout cela à l'école ?

- Non !

- Dans ce cas, la moitié de votre vie est perdue.

À ce moment même, une terrible tempête est survenue et la barque a commencé à couler. Les deux hommes se retrouvèrent à l'eau, assez loin l'un de l'autre.

- Dites-moi, Monsieur le savant, dit Hodja Nasr Eddin. Avez-vous appris à nager ?

- Non, jamais ! Dit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer.

- Dans ce cas, lui cria Hodja Nasr Eddin, ce n'est pas la moitié, mais c'est votre vie entière qui est perdue.

khady
24/07/2008, 12h35
Assalam 'Alaykoum,


Nasr Eddin vient un soir rendre visite à l'homme le plus riche du village :

- Le salut sur toi, Mustapha ! Grâce à Allah, tu vis dans l'opulence et tu as pu faire le pèlerinage, pour le salut de ton âme. Quant à moi, je suis pauvre, tu le sais, mais je voudrais moi aussi me rendre à la Mecque avant de mourir.

- Ta piété t'honore, Hodja, mais la chari'a n'impose pas le pèlerinage aux pauvres.

- Ah, écoute ! s'impatiente aussitôt Nasr Eddin, à chacun son rôle dans cette ville : pour l'interprétation de la chari'a, nous avons l'imam : toi, tu donnes l'argent, c'est tout !

khady
18/08/2008, 13h38
Assalam 'Alaykoum,


On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à trancher. Un jour, on lui demande :

- Nasr Eddin, toi qui es versé dans les sciences et les mystères, dis nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune.

- La lune sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit alors que se stupide soleil luit quand il fait jour.

khady
18/08/2008, 13h40
Assalam 'Alaykoum,


Nasr Eddin Hodja est un bon mathématicien.

Hodja aimait beaucoup la viande. Un jour, il rapporta chez lui un rôti d’un kilogramme pour fêter le jour du Sacrifice. Il laissa la viande à sa femme pour qu’elle la fasse cuire puis retourna à ses activités.

Durant son absence, des amies de sa femme vinrent lui rendre visite. Elle fit cuire le rôti et le servit à ses amies qui le trouvèrent délicieux. Quand Nasreddin Hodja revint chez lui pour dîner, il s’aperçut que la viande avait disparu.

Nasreddin Hodja : « Ma chère épouse, qu’est devenu le rôti ? »

Sa Femme : « Notre chat l’a mangé. »

Hodja regarda leur chat, qui était minuscule, avec colère. Comme il possédait une balance et des masses, il prit le chat et le pesa. Son poids était exactement d’un kilogramme.

Nasreddin Hodja : « Eh bien, dites-moi maintenant ma chère épouse, si c'est le chat, où est la viande et si c'est la viande, où est le chat ? »

khady
20/08/2008, 13h41
Assalam 'Alaykoum,


Comme Djeha-Hodja Nasreddin venait de buter contre un homme sur son chemin, ce dernier, très fâché, se mit à le maudire et à vociférer :

- Vous savez qui je suis ! Je suis le Conseiller du roi !

- Très bien, dit Hodja, moi je suis un roi.

- Un roi ? Sur quel pays régnez-vous ?

- Je règne sur moi-même dit Hodja. Je suis le maître de mes passions. Vous ne me verrez jamais perdre mon sang froid, comme vous venez de le faire.

khady
13/10/2008, 16h18
Assalam 'Alaykoum,


- Khadidja, recommande un soir Nasr Eddin à son épouse.

Quand je serai mort, veille bien à me faire enterrer la tête en bas.

- La tête en bas ? Mais, mon mari, as-tu pensé que c'est contraire à la religion ?

- Religion ou pas, telle est ma volonté sacrée.

- Au moins, explique-toi ...

- Eh bien, au jour du Jugement dernier, tout sera sens dessus dessous ; et moi seul alors serai à l'endroit.

khady
13/10/2008, 16h25
Assalam 'Alaykoum,


Nasr Eddin marche en compagnie d'un derviche errant.

- As-tu trouvé la voie qui va te conduire au salut ? lui demanda t-il ?

- Que m'importe ! lui répond le derviche avec mépris. Je suis si détaché de tout que je ne pense jamais à moi mais seulement aux autres.

- Dans ce cas, tu es un saint, commente le Hodja.

- Et toi, es-tu parvenu à ce degré ?

- Non, ma voie est juste à l'opposé de la tienne, c'est celle du sage : je suis si impartial que je me regarde comme si j'étais un autre, et c'est pourquoi je m'occupe exclusivement de moi.

- Tiens, donne-moi donc ce gros pain qui gonfle ta besace.

khady
16/11/2008, 19h32
Assalam 'Alaykoum,


Comme nous avons des histoires de choux sur le forum...Alors celle du Hodja est la bienvenue....


Les choux dans le sac :]


Un jour, Djeha-Hodja Nasreddin a volé quelques choux dans un jardin, en remplissant tout un sac. À ce moment-là, le propriétaire de jardin est arrivé.

- Djeha-Hodja Nasreddin Effendi, que fais-tu dans mon jardin ? Demanda le propriétaire.

- Vous vous souvenez de l'orage qui a éclaté il y a quelques minutes. C'est ce qui m'a jeté ici.

- Pourquoi as-tu arraché ces choux ?

- Alors que je m'y accrochais pour ne pas être emporté par la tempête, ils ont été arrachés.

- Ok, mais pourquoi les avoir mis dans votre sac ? Demanda le jardinier

- Eh bien ! C'est ce que je me demandais juste au moment où vous êtes arrivé.

khady
16/11/2008, 21h25
Assalam 'Alaykoum,

Méfie toi mon bon Hodja ! Y'a des petits futés qui veulent enquêter sur ton âne....:rolleyes:


Qui est coupable, qui est innocent ?

L'âne d'Djeha-Hodja Nasreddin a été volé. Ses amis, desquels il espérait entendre des paroles de réconfort dans cette situation difficile, s'exprimèrent ainsi :

- Vous auriez du fermer la porte de l'écurie.

- Comment se fait-il que vous n'ayez entendu aucun bruit, ne serait-ce qu'un petit craquement ?

- Vous n'avez probablement pas bien attaché l'âne.

Djeha-Hodja Nasreddin les écouta pendant des heures et leur dit finalement :

- Assez, assez, vous semblez tous m'accuser en rejetant sur moi la responsabilité de ce vol. Soyez honnêtes ! Le voleur serait-il innocent ?

Souphienne
16/11/2008, 21h49
BarrakAllahou fik je n'avais pas réussi à tomber dessus avec une recherche!
salam

khady
16/11/2008, 21h51
BarrakAllahou fik je n'avais pas réussi à tomber dessus avec une recherche!
salam

Assalam 'Alaykoum,

Wa fik BarakAllah...

Tiens 1 lien en ligne sinon je te conseille le livre...

http://ahama.9online.fr/histoires.htm

http://livre.fnac.com/a1338601/Anonyme-Sublimes-paroles-et-idioties-de-Nasr-Eddin-Hodja

khady
28/11/2008, 13h23
Assalam 'Alaykoum,

_Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.

_Tu n'as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m'en servir pour mettre à sécher de la farine.

_Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te crois ?

_Tu n'es qu'un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu'on n"a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n'importe quoi dessus ?

:rose:


Un jour que Nasr Eddin passe au pied d'un minaret du haut duquel le muezzin lance son appel à la prière, il lui crie :

_Cesse de te lamenter ! Tu as pu grimper tout seul à cet arbre sans branche ? Et bien, débrouille-toi sans moi si tu veux redescendre.

Nasr Eddin, fils d'Abdullah Effendi et de Sidika Hanem, avait alors huit ans.

:rose:


Passant devant une maison de thé, Nasr Eddin y voit un homme habillé de la même façon que lui, et portant le même turban. Il entre et engage la conversation.

On parle de la pluie et du beau temps, après quoi Nasr Eddin se lève pour se retirer, mais l'homme lui demande alors :

_Excuse ma question, l'ami, mais qui es-tu ?

_Qui je suis, répond Nasr Eddin, ça je n'en sais rien. Mais ce que je peux te dire, c'est que je souhaitais avoir une petite conversation avec moi-même

Souphienne
28/11/2008, 13h36
Assalam 'Alaykoum,

Wa fik BarakAllah...

Tiens 1 lien en ligne sinon je te conseille le livre...

http://ahama.9online.fr/histoires.htm

http://livre.fnac.com/a1338601/Anonyme-Sublimes-paroles-et-idioties-de-Nasr-Eddin-Hodja
[bism]
::salam alaykoum::
Jazak Allahou khairan je viens juste de le voir!
::salam alaykoum::

khady
28/11/2008, 13h47
[bism]

::salam alaykoum::
Jazak Allahou khairan je viens juste de le voir!
::salam alaykoum::



Wa 'Alaykoum Salam,

:cool: :):rose:

Malikite_de_Tunisie
28/11/2008, 15h47
:coeur:saws:coeur:
::salam alaykoum::



[B]Si Dieu veut (in chaa Allah)

Djeha-Hodja Nasreddin était déterminé à être plus entreprenant. Un jour, il dit à sa femme qu'il allait labourer son champ près de la rivière et qu'il serait de retour pour le dîner. Elle l'exhorta à dire "In chaa Allah" (si Dieu veut). Il lui répondit que c'était son intention, que Dieu veuille ou ne veuille pas. Horrifiée, sa femme leva les yeux au ciel et, prenant Allah à témoin, lui demanda de lui pardonner pour ce parjure. Djeha-Hodja Nasreddin prit sa charrue, y attela ses bœufs et, enfourchant son âne, s'en alla vers le champ. Cependant, suite à une soudaine et brève averse, la rivière déborda. Son âne fut emporté par le courant et, embourbé, un des bœufs eut une patte brisée. Djeha-Hodja Nasreddin dut le remplacer lui-même. Il avait fini la moitié du champ seulement quand le soir tomba. Il rentra chez lui, exténué. Il dut attendre longtemps dans l'obscurité que le niveau de la rivière baisse, pour pouvoir traverser. Il arriva vers minuit, trempé mais plus sage. Il frappa à sa porte.
- Qui est là ? Demanda sa femme.
- Je pense que c'est moi, si Dieu veut.

:] :] :]

khady
01/01/2009, 12h07
Assalam 'Alaykoum,

QUEL VENT !

Une nuit, Nasr Eddin se décide à aller voler quelques légumes dans le jardin de son voisin. Ce n'est pas la première fois et celui-ci, arrivant à l'improviste, surprend le Hodja en flagrant délit.

– La honte sur toi, Nasr Eddin ! Cette fois-ci, tu ne pourras pas prétendre que tu ne pénètres pas de nuit chez moi !

– Tu ne vois pas le vent qu'il fait ? répond Nasr Eddin. C'est à cause de lui si je suis dans ton jardin : il m'a emporté, bien malgré moi,
et m'a jeté ici.

– Mais pourtant, tu déterrais bien un poireau, et à deux mains encore, quand je t'ai surpris, non ?

– Ô mon oncle, du calme ! Je me tiens à ce que je peux pour ne pas m'envoler.

– Mais ces légumes, là, dans ta musette, comment y sont-ils venus ?

– C'est justement la question à laquelle je réfléchissais au moment où tu es arrivé. Laisse-moi un peu le temps de trouver.