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Voir la version complète : La manière de corriger sa prière


ibn abdoulbari
27/02/2006, 12h22
Assalam anleykum mes frères et soeurs fillah

Le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif a dit: "Il n'y a pas de trahison dans la prière".
Ceci veut dire qu'il ne faut pas en sortir que si seulement on a la certitude quelle est complète, dans le cas contraire il faut corriger sa prière.
Il n'y a pas de différence entre la prière obligatoire et la prière surérogatoire en ce qui concerne la prosternation de l'oubli, et c'est ce qui a été dit par la plupart des savants.
La prosternation de l'oubli n'est pas légalisée pour la prière de l'enterrement ainsi que pour la prosternation de la lecture du Coran.
Faire 2 prosternations avant ou après le salut
Les prosternations de la distraction s'effectuent soit après la salutation finale, soit avant.
Elles s'effectuent avant la salutation finale dans deux cas de figure:

1. Lorsque l'on est sûr d'avoir diminuer la prière d'une obligation.
2. Lorsque l'on doute entre 2 situations sans que l'une soit plus vraisemblable que l'autre.
Selon Abou Saïd Al-Khoudri http://assalat.free.fr/arabe/hou.gif, le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif a dit: "Si l'un d'entre vous doute durant sa prière et ne sait plus s'il a prié 3 ou 4 Rak'at, qu'il élimine le doute et qu'il se fonde sur la certitude. Puis, qu'il effectue 2 prosternations avant de saluer. S'il avait prié 5 Rak'at, elles (les prosternations de la distraction) compenseront l'ajout commis et s'il avait prié 4 Rak'at, elles (les prosternations de la distraction) seront une humiliation pour le diable". (Mouslim)
Le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif a dit: "Si l'un d'entre vous doute de sa prière et qu'il ne sait pas s'il a rajouté ou diminué, alors s'il doute qu'il en a fait entre une ou deux qu'il l'a considère comme une, et s'il doute que c'est entre deux et trois rak'ats alors il les considère comme deux rak'ats, pour que le doute soit dans le rajout. Puis il fait deux prosternations de l'oubli avant le salut". (Ibn Maja et At-Tirmidhi. Hadith bon et correct)
Abou Hourayra http://assalat.free.fr/arabe/hou.gif a rapporté que le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif a dit: "Si l'un d'entre vous se lève afin de prier, le diable vient le perturber au point où il ne sait plus combien de rak'ats il a prié, si cela arrive à l'un d'entre vous alors qu'il se prosterne deux fois quand il est assis".Elles s'effectuent après la salutation finale dans deux cas de figure:

1. Lorsque l'on est sûr d'avoir fait un ajout dans la prière.
2. Lorsque l'on doute entre 2 situations qui laisse prévaloir une situation par rapport à l'autre.
Selon 'Abdoullah ibn Mas'oud http://assalat.free.fr/arabe/hou.gifle Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gifa dit: "Lorsque l'un d'entre vous hésite durant sa prière, qu'il s'efforce de rechercher la vérité et se fonde dessus pour terminer sa prière. Puis, qu'il salue et effectue 2 prosternations". (Al-Boukhâri, Mouslim et d'autres)
http://assalat.free.fr/correction/318.gif
Cas de celui qui oubli de faire les deux prosternations de l'oubli
La prière de celui qui salue à la fin de celle-ci sans avoir fait les deux prosternations et qu'il soit sorti de la mosquée et qu'il se soit écoulé un long temps après le salut, alors la prière de ce dernier est nulle ou invalide, et il faut recommencer cette prière selon l'imam Ahmad. Mais elle n'est pas annulée chez l'imam Mâlik ainsi que chez l'imam Ach-Châfi'i et il n'a pas besoin de la recommencer.
Si celui qui prie oublie de faire deux prosternations de l'oubli, et qu'il s'en aperçoit juste après le salut de sa prière, il peut le faire après, mais il ne faut pas qu'il s'écoule trop de temps après son salut. Ceci est l'avis de Mâlik, al-Awzâ'i, Ach-Châfi'i. Et Abou Hanîfa a dit: "Si celui qui prie, parle après la prière ce n'est plus la peine de se prosterner deux fois, s'il a oublié quelque chose de sa prière. Car il a commis ce qui est incompatible avec la prière et il a ressemblé à celui qui perd un gaz".
Ce qu’il en est de la lecture du tachahoud après les prosternations de l'oubli
Omran Ibn Housayn http://assalat.free.fr/arabe/hou.gif a dit que le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif avait fait deux prosternations de l'oubli puis il salua. (Mouslim)
Ibn Mas'oud http://assalat.free.fr/arabe/hou.gif a dit que le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif avait fait les deux prosternations de l'oubli puis il salua. (Mouslim)
Omran Ibn Houssaili http://assalat.free.fr/arabe/hou.gif a dit que le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gifavait oublié, donc il avait fait les deux prosternations de l'oubli puis il avait lu le tachahoud et il salua. (Abou Dâwoud et At-Tirmidhi)
Ibn Qoudâma a dit qu'il ne fallait pas lire le tachahoud après les deux prosternations de l'oubli puisque d'après les deux ahadîth le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif n'a pas lu de tachahoud, et a simplement salué. Les deux premiers ahadîth sont plus authentiques que le troisième.
Ibn al-Moundhir dit : « Mettre fin à la prière immédiatement après les prosternations est rapporté de plusieurs façons. Quant à la pratique du tachahhoud, elle est discutable ».
Hatà a dit: « Celui qui prie est libre de lire ou de ne pas lire le tachahoud après les deux prosternations de l'oubli ».
Cas où on prie derrière l'imam
Si celui qui prie oublie quelque chose de la prière alors qu'il prie derrière l'imam, alors il n'a pas à faire deux prosternations de l'oubli à la fin de la prière, mais si c'est l'imam qui oublie alors il faut que celui qui prie fasse deux prosternations de l'oubli avec l'imam.
Si l'imam a commis un oubli durant sa prière, ceux qui prient derrière lui, doivent le suivre dans les prosternations de la distraction car le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif a dit:"L'imam n'a été instauré que pour être suivi, ne divergez donc pas avec lui…Et lorsqu'il se prosterne, prosternez-vous". (Al-Boukhâri et Mouslim d'après Abou Hourayra)
Et ceci que l'imam effectue les prosternations de la distraction avant la salutation finale ou bien après. Celui qui prie derrière l'imam doit le suivre. Sauf dans le cas où cette personne a manqué une partie de la prière. Dans ce cas, elle ne doit pas suivre l'imam si ce dernier fait les prosternations de la distraction après la salutation finale car elle ne peut saluer avec l'imam sans avoir terminé sa prière. Elle doit donc compléter sa prière puis effectuer les prosternations de la distraction après la salutation et de nouveau saluer.
Si la personne a effectué la prière dans son intégralité derrière l'imam et commet une erreur au cours de la prière, alors elle n'a pas à faire les prosternations de la distraction; ceci pour deux raisons: la première est que ceci aura pour conséquence de ne plus suivre l'imam. La seconde raison est que les compagnons -qu'Allâh soit satisfait d'eux- ont délaissé le premier Tachahoud lorsque le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif l'avait oublié. En effet, par respect pour la règle qui impose de suivre l'imam, ils se sont levés avec le Prophète http://assalat.free.fr/arabe/sallallah.gif.
Par contre, si cette personne a manqué une partie de la prière avec l'imam et commet une erreur, soit avec l'imam, soit au moment où elle complète sa prière; elle doit alors accomplir les prosternations de la distraction avant ou après la salutation finale, selon les règles précédemment décrites.
Cas où il y a plusieurs fautes dans la même prière
Si deux distractions surviennent pendant la prière et que l'une doit être corrigée par deux prosternations avant la salutation finale et l'autre par deux prosternations après, les savants disent que le prieur doit effectuer uniquement les deux prosternations avant la salutation car elles prennent le dessus sur les prosternations après la salutation.
D'autres part, on n'additionne pas les prosternations de l'oubli, s'il y plusieurs oublis ou plusieurs ajouts, on ne se prosterne que deux fois

source: assalat.free.fr

nadiaa
25/05/2006, 15h52
salam alaikoum,

Est ce que j'ai bien compris?
par exemple, si je doute entre trois ou quatre. Je fais comme si j'en avais fait que trois et j'ajoute une rakat? Puis je fais deux prosternation avant la salutation, c'est ca? Et pendant les prosternations, je dis la meme chose que dans la priere?
Merci de me corriger si je me trompe.

wa salam alaikoum

dar_el_islam
25/05/2006, 17h25
salam aleykoum

c'est ça sauf que c'est après le salam que tu te prosternes.

nadiaa
25/05/2006, 21h41
salam

d'accord merci pour la reponse:barkakallahoufik

wa salam

malik ibn anas
25/05/2006, 21h44
[bism]

baraka alalhu fik akhi ibn abdoulbari (http://aslama.com/forums/member.php?u=429) de nous citer les references dans tes postes je tes dja fais la remarque plusieurs fois merci de prendre sela au serieux car c 'est tres tres important comme sela on vera qui a dit quoi et repondre. et surtt etre protéger vis à vis des autres sites .

ibn abdoulbari
26/05/2006, 10h11
Wa'anleykum salam mon frère Malik

ça rémonte vraiment loin et je me souviens pas de la référence
et inchallah je vais éssayer de retrouver
et dans l'avenir je vais essayer de mettre les references
Baraka Allahu fikum pour la remarque

El Moumina
27/05/2006, 15h19
Assalam alaykoum,Baraka Allah fika akhi wa razakaka el jana, amen.

abouhafs
28/05/2006, 03h07
Que dieux vous en remercie, moi je connais pas grand chose de dine, et en rentrant dans se site j'apprend énormement, merci merci merci

Coran-Sunna
23/06/2006, 02h17
[bism]

As salam alaykoum excusez moi pour le dérangement mais j'ai une question a ce sujet et je me permet de vous la poser, ma question est la suivante: Finalement les prosternations de l'oublie se font avant ou aprés le tachahoud? et ensuite on terminerai par le salut? si non alors quels sont les étapes exactemement par rapport a ma question ? je vous remercie d'avance de pouvoir m'éclairer sur ce point et corrigez moi s'il vous plaît, car comme tout(e)s musulman(e)s je cherche qu'a m'améliorer, à me corriger et a apprendre Inchallah. Qu'Allah [rwj] soit satisfait de nous Inchallah.
salam alaykoum:)

ibn abdoulbari
23/06/2006, 11h51
Assalam anleykum ma soeur fillah

Les prosternations en réparation d'oubli sont des pratiques d'ordre traditionnel renforcées.

Toute erreur commise dans la prière et consistant en une omission devra être réparée par deux prosternations avant le salut final, quand les deux Tachahodes sont terminés, puis par un nouveau Tachahode.
Toute erreur commise dans la prière et consistant en une addition, doit être réparée par deux prosternations après salut final.
Après chacune d'elles, le fidèle prononcera un autre salut.
Celui qui commet une erreur par omission et par addition devra faire une prosternation avant le salut final.

Celui qui oublie la prosternation qui précède le salut final, la fera s'il se le rappelle peu après. S'il ne se la rappelle que longtemps après, ou après la sortie de la mosquée, la prosternation n'est plus valable de même la prière, si l'oubli porte sur trois SOUNNAH (prescription d'ordre traditionnel) ou da­vantage ; sinon sa priere est valable.
Celui qui oublie de faire la prosternation après le salut final devra la faire même un an après.
Pour celui qui omet une obligation d'institution divine, la prosternation réparatrice n'est pas valable.
Celui qui oublie des actes méritoires (Fadaël) n'a pas à faire de prosternations

On ne doit faire la prosternation avant le salut terminal, que si l'oubli porte sur deux SOUNNAH (prescription d'ordre traditionnel) ou davantage. Mais pour une seule SOUNNAH il n'y a pas à faire de prosternation, moins que ce ne soit la récitation à basse voix ou à haute voix qui ait été oubliée.

Celui oui a baissé la voix dans la récitation de la prière au lieu de l'élever, doit se prosterner avant le salut final.

Celui qui élève la voix dans la prière à voix basse, doit se prosterner après le salut final.

Celui qui, par oubli, aura parlé (durant la prière) fera une prosternation après le salut final.

Celui qui fait le salut final après deux inclinaisons — RAKÂAS doit se prosterner après le salut final.
Une prière redoublée — par erreur — n'est pas valable.

Celui qui doute avoir achevé sa prière doit exécuter ce qui est douteux.
Le doute d'omission vaut la certitude, c'est ainsi que le fidèle qui pense avoir oublié une inclination -- RAKÂA — ou une prosternation doit l'accomplir et ajouter une proster­nation au salut final.
S'il doute avoir accompli le salut final, il doit le faire s'il s'en aperçoit immédiatement, mais n'est pas tenu d'y ajouter une prosternation ; s'il s'en aperçoit longtemps après, sa prière n'est pas valable.

Le fidèle sujet au doute ne doit pas en tenir compte, et n'a pas à réparer ce qu'il croit avoir omis, mais doit une proster­nation après le salut final, que son inquiétude porte sur des omissions ou sur des additions.

Celui qui élève la voix au cours du (COUNOUT) n'a pas à se prosterner, mais s'il l'a intentionnellement il encourt le blâme.
Qui aura ajouté une Sourate pendant les deux dernières RAKÂAS n'a pas à se prosterner après.

Celui qui entend prononcer le nom de Mohammed saws et prononce lui-même cette formule, n'est tenu à rien, qu'il l'ait fait instinctivement au intentionnellement, en position debout ou assise.

Celui qui récite deux Sourates ou davantage au cours d'une seule RAKÂA, ou qui, ch. récitation d'une Sourate, passe à une autre, ou fait une Rakaâ avant d'avoir terminé une Sourate, ne doit rien pour cela.
On ne doit rien pour un signe de tête ou de main, fait au cours de la prière.
Celui qui, par erreur, a répété la Fatiha, doit une proster­nation après le salut final, mais, s'il l'a fait intentionnellement, sa prière, semble-t-il, n'est pas valable.

Celui qui se souvient avoir oublié une Sourate après s'être incliné pour le Roukoûe n'est pas tenu à une nouvelle récitation.
Quiconque se souvient avoir remplacée la récitation à voix basse par la lecture à voix haute, ou inversement, avant le Roukoûe, doit réciter à nouveau (comme ce doit l’être).
Si l'omission porte sur une seule Sourate il doit la réciter et n'a pas à se prosterner. Si l'oubli a porté sur la récitation de la Fatiha, il doit la faire et se prosterner après le salut final. Néanmoins s'il a oublié de réciter à haute voix au moment de l'inclination (Roukoûe) il se prosternera avant le salut final ; si l'oubli a porté sur la récitation à voix basse il doit une prosternation après la salut final, qu'il l'ait oublié la Fatiha ou une autre Sourate.

Celui qui rie au cours de la prière l'annule, que ce soit par oubli ou de propos délibéré, car ne rie (au cours de la prière) que l'homme négligent, ou le plaisantin.

Le croyant qui se lève pour prier doit détourner son coeur de toute chose hormis Dieu — gloire à lui — bannir de sa pensée le monde, et ce qu'il contient afin d'avoir présentes en son âme : la Majesté Divine et sa Grandeur ; son coeur doit tres­saillir et son âme s'imprégner de la crainte de Allah, [rwj] . Cette prière est celle des pieux croyants.

Le simple sourire est sans importance.
Les pleurs du fidèle fervent sont pardonnables.
Celui qui écoute un peu les propos d'un causeur ne doit rien.

Celui qui, après les deux Rakâas et avant de s'asseoir (Joulouss) se dispose à se lever, et se rappelle alors qu'il doit rester assis, .le fera et ne se prosternera pas, à condition que ses mains et ses genoux n'aient pas quitté le sol. Au cas con­traire, il doit continuer sa prière et se prosterner avant le salut final s'il se rassied après s'être relevé, par oubli ou intention­nellement, sa prière est valable moyennant une prosternation après le salut final.


Celui qui renifle, par oubli, pendant la prière, demande une prosternation après le salut final ; mais si l'acte est intentionnel la prière n'est pas valable.
Si le fidèle éternue pendant la prière, il n'a pas à se préoc­cuper du Hamde —Al-HamdouLillahi — ni à répondre au souhait qu'on lui fait. De même il n'a pas à prononcer de for­mule si son voisin éternue. Prononcer louange à Dieu — Al­-HamdouLillahi — est permis au cours de la prière.

S'il bâille, il doit porter la main sur sa bouche, et terminer le bâillement sans prononcer des lettres.
Celui qui pense se trouver en état de souillure mineure ou d'impureté légale, mais se convainc de sa pureté, ne doit rien.
Se tourner par inadvertance, au cours de la prière, ne demande pas réparation ; mais si c'est fait intentionnellement c'est blâmable. Si le mouvement conduit le fidèle à tourner le dos à la Kibla — AL-Kaâba — la prière est rompu, elle doit être recommencée.
Celui qui vient à la prière, habillé de soie, ou porteur de bijoux d'or, ou qui, pendant que l'on prie commet un larcin, ou regarde une chose défendue, est un rebelle à la loi divine, mais sa prière est valable.
Celui qui, au cours de la récitation de la prière se trompe d'un mot, doit se prosterner après le salut final. Si le mot em­ployé est du Coran, il ne doit pas de prosternation, sauf s'il modifie la phrase ou son sens.

La somnolence pendant la prière ne demande pas de réparation, mais le sommeil profond oblige à recommencer la prière et les ablutions aussi.
Les gémissements d'un fidèle malade sont pardonnables ; de même la toux, mais tousser pour attirer l'attention est désapprouvé, bien que la prière reste valable.
Le fidèle appelé qui répond : « Soubhanallah » est à blâmer, mais sa prière est valable.

Celui qui, récitant la prière, s'arrête par défaut de mé­moire, et auquel personne ne peut souffler, doit délaisser ce verset et passer à la suite ; s'il ne le peut, il doit s'incliner. Si un Coran est en face de lui, il ne peut y lire sauf la Fâtiha qu'il doit de toute nécessité achever de prononcer en la lisant dans un Coran ou dans un autre livre.

Si un seul verset a manqué à sa récitation, il doit une prosternation avant le salut; si c'est davantage la prière n'est pas valable.
Souffler à quelqu'un d'autre qu'à l'Imam annule la priè­re ; le fidèle ne peut souffler à son Imam que si ce dernier l'attend, ou si sa récitation modifie le sens du texte Coranique.

Celui qui, pendant la prière, a des pensées étrangères voit diminuer sa récompense en faveurs divines mais sa prière est valable.
Repousser de la main, en priant, une personne qui passe, toucher le sol par un côté du front, ou bien par un ou deux pas de son turban ne demande pas de réparation, de même pour le vomissement involontaire ou les régurgitations liquides.
Quant à celui qui prie sous la direction d'un Imam, a responsabilité de ses oublis incombe à ce dernier, à moins qu il ne s'agisse de l'omission d'un obligation d'ordre divin.

Si celui qui prie sous la direction d'un Imam oublie, ou s'il est pris de somnolence, ou s'il a été bousculé pendant son inclination ( Roukoûe ), alors qu'il n'est pas dans la première Rakâa, s'il pense rattraper l'Imam avant que ce dernier se relève de la deuxième prosternation, il doit faire son inclina­tion et le rattraper ; s'il ne pense pas pouvoir le rejoindre, il abandonnera l'inclination et suivra l'Imam, mais fera en com­pensation une inclination — Rakâa — après le salut de son Imam.
S'il oublie une prosternation, ou s'il est bousculé en la faisant, ou s'il a été pris de somnolence jusqu'à l'instant où l'Imam se relève pour une autre inclination, il doit se proster­ner s'il pense rejoindre l'Imam avant que ce dernier s'incline; sinon il doit le suivre et accomplira une autre inclination ; l'ayant faite il n'a pas à se prosterner, sauf s'il a des doutes sur l'inclination ou la prosternation.

Celui qui, pendant la prière, voit une scorpion ou un ser­pent se diriger vers lui et le tue, ne doit rien, sauf s'il a mis long­temps pour le faire, ou s'il s'est détourné de la KIBLA, il doit alors arrêter sa prière et la recommencer.

Celui qui ne sait plus s'il en est au Ouître — Rakâa suré­rogatoire unique — ou à la deuxième inclination du Chaf' —couple des Rakâas surérogatoires — se considérera comme étant à cette dernière, se prosternera après le salut final et fera ensuite le Ouître.
Parler par inadvertance entre le Chaf' et le Ouître ne demande pas réparation, la faire intentionnellement est blâ­mable, mais n'en demande pas non plus.
Celui qui a été devancé par l'Imam de moins d'une Ra­kâa ne doit faire aucune prosternation, et s'il la fait sa prière n'est pas valable. Si son retard est d'une Rakâa complète ou davantage, il se joindra à l'Imam pour la prosternation expia­toire qui précède le salut final et différera jusqu'à la fin de sa prière la prosternation expiatoire qui succède au salut final, c'est alors qu'il se prosternera.
Si le fidèle devancé par son Imam se rend compte qu'il a fait une omission après le salut de l'Imam, il est mis au rang de celui qui fait seul sa prière.

Si le fidèle devancé par son Imam, se doit d'un devoir (surérogatoire du côté de son Imam, et obligatoire de son côté lui-même) le devoir obligatoire lui sera suffisant.

Celui qui oublie l'inclination et s'en souvient pendant la prosternation, se rend debout, lit quelques versets, recommen­ce l'inclination — Roukoûe — et continue sa prière, et se pros­ternera après le salut final.

Celui qui oublie une seule prosternation, et s'en souvient après avoir été début, se rend assis immédiatement, pour refaire cette prosternation ; mais s'il s'en souvient en étant assis, il la fera tout de suite.
Si le fidèle se souvient de la prosternation après avoir levé sa tête de l'inclination précédente, il continue alors sa prière sans revenir à la prosternation passée, et supprime la proster­nation de l'oubli, en augmentant une autre inclination qui lui remplace, et se prosternera avant le salut final; et de même si cette inclination est l'une des deux premières inclinations, et le fidèle s'en souvient après avoir commencé la troi­sième, ou après le salut final, ou si cette 'inclination n'est pas l'une des deux premières et s'en souvient avant avoir commen­cé la troisième ( puisqu'il a déjà fait la récitation, l'inclination et la prosternation ).
Celui qui fait le salut final ayant des doutes de sa prière, sa prière n'est pas valable.
L'oubli dans la prière de réparation — prière à refaire —est exactement comme dans la prière obligatoire ; et l'oubli dans la prière surérogatoire est comme dans la prière obliga­toire, sauf dans six cas :

La Fatiha, la Sourate, la récitation à voix basse, la réci­tation à haute voix, l'augmentation d'une Rakâa, et l'oubli de quelques obligations divines.

Celui qui oublie la Fatiha dans la prière surérogatoire, et s'en souvient après l'inclination, continue sa prière et se pros­terne avant le salut final, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine, où on ne se rend pas compte de cette Rakâa et on augmente une autre en se prosternant comme dans le cas de celui qui oublie la prosternation.
Celui qui oublie la Sourate ou la lecture à haute voix ou à basse voix dans la prière surérogatoire, et s'en souvient après l'inclination, continue sa prière et ne doit pas de prosternation, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine.


Celui qui se lèvre pour une troisième inclination dans la prière surérogatoire, et se rappelle être en faute avant de s'in­cliner, doit revenir à la prosternation après le salut final. S'il se rappelle avoir fait une addition après la troisième inclinaison, il doit continuer sa prière et faire une quatrième Rakâa et se prosterner après le salut final, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine, car dans celle-ci il doit revenir à sa prière et se prosterner après le salut final.

Celui qui oublie un élément constitutif dans la prière suré­rogatoire, comme l'inclination ou la prosternation, et ne s'en souvient qu'après le salut final et longtemps après, n'a pas à refaire sa prière ; contrairement à la prière d'obligation divine qu'il devra obligatoirement accomplir et réparer.

Celui qui interrompt — de propos délibéré – la prière surérogatoire, ou en oublie une inclination ou une prosterna­tion intentionnellement doit toujours la refaire.
Celui qui soupire, au cours de sa prière, ne doit rien, sauf s'il prononce — distinctement — une lettre de l'alphabet
Si l'Imam commet une omission ou une addition, le fidèle guidé doit attirer son attention en disant : Soubhanallah —gloire à Dieu —
S'il prononce le salut final, fait une autre inclination en remplacement de celle que tu as annulée pour réparer la prière tu te prosterneras avant le salut final. .
Si vous êtes en groupe dans la prière, il est préfé­rable de charger l'un de vous de terminer votre prière.

Si l'Imam ajoute une troisième prosternation dis-lui : Soubhanallah ! Et ne te prosterne pas avec lui.

Si ton Imam se lève après deux inclinations dis-lui: Soub­hanallah ; s'il a quitté le sol (pour se relever) suis-le. Si l'Imam s'assoit dans la première Rakaâ ou dans la troisième inclination, lève-toi et ne t'assied pas avec lui ; s'il fait une seule prosternation et oublie la seconde dis-lui : Soubhanallah, et ne te lève pas avec lui, sauf si tu crois qu'il a l'intention de faire une (seconde) inclination, auquel cas tu dois le suivre et ne t'assieds pas avec lui après, ni dans la seconde, ni dans la quatrième inclination. S'il prononce le salut final, fait une autre inclination en remplacement de celle que tu as annulée pour réparer la prière tu te prosterneras avant le salut final. . Si vous êtes en groupe dans la prière, il est préfé­rable de charger l'un de vous de terminer votre prière.

Si l'Imam se lève pour une cinquième inclination, celui qui est certain de sa validité ou en doute, doit le suivre; celui qui est certain qu'elle est de trop, doit s'asseoir. Si le fidèle du premier cas s'assoit et celui du second cas se lève, leur prière n'est pas valable.
Si l'Imam prononce le salut final avant d'avoir terminé sa prière, le fidèle qui prie sous sa direction doit lui dire : Soubhanallah ! S'il ajoute foi à son rappel il devra achever sa prière et se prosterner après le salut final. Si l'Imam a des dou­tes sur le rappel (qui lui a été adressé par le fidèle) il devra s'informer auprès des deux fidèles dignes de foi, et il leur est permis, dans ce cas, de parler ; s'il est convaincu de ne pas s'être trompé il devra agir comme il le croit, et n'a pas à tenir compte des dires des deux fidèles, mais, s'ils sont plus nombreux il devra s'en rapporter à eux

Sheikh al-AKhdari

Coran-Sunna
24/06/2006, 13h52
[bism]

Salam Alaykoum,
merci pour ces précisions et d'avoir pu me répondre. Que Dieu vous récompense pour le travail que vous fournissez Amin
Salam alaykoum

abouhafs
24/06/2006, 15h44
salam raleikoum ma soeur,

en ce qui concerne la manière de corriger est très simple, tu accompli 2 prosternation après le tachaoud et puis tu fais le salam directement.

Coran-Sunna
24/06/2006, 22h44
[bism]
Salam Alaykoum,

salam raleikoum ma soeur,

en ce qui concerne la manière de corriger est très simple, tu accompli 2 prosternation après le tachaoud et puis tu fais le salam directement.

ca va pour ca mais en ce qui concerne le fait "de faire les prosternations d'oubli aprés le salut" ??? Car à cause du fait:

lorsqu'on est sure d'avoir fait un ajout dans la prière
lorsque l'on doute entre 2 situations par rapport à l'autreEn résumé lorsqu'il s'agit d'une addition en plus dans la prière, il faut faire 2 prosternations d'oubli en plus après le salut??? Est-ce juste ou pas ? Car si j'ai bien compris ce que vous avez expliquez. Merci d'avance et vraiment désolée de vous redemandez confirmation mais c'est pour être vraiment sure et bien me renseigner pour pouvoir accomplir mes prières convenablement. Balak'Allah houfik Salam Alaykoum.:)

ibn abdoulbari
25/06/2006, 13h20
Assalam anleykum ma soeur

Différents cas de réparation:

Il y a deux sortes de réparation:
1/Une réparation à cause de l'oubli
2/Une réparation à cause de l'ajout

1/Une réparation à cause de l'oubli:"sujûd al-qablî"

Pour l'oubli des Sunan càd des obligations traditionnelles de la prière:
comme le fait d'oublier la sourate aprés la Fatiha et s'incliner sans faire de sourate, ou le fait de lire à voix haute au lieu de lire à voix basse ou oublier le Tashahhud du milieu (càd par exemple quelqu'un qui est monté de la deuxième Rak'at sans faire le tashahhud du milieu et sans même s'assoir par oubli) , le fait d'oublier trois Allahu akbar:
On fait pour réparer notre prière:
Deux prostérnations avant le salut final (sujûd qablî):

Comment?
Après le tashahhud final, on ne fait pas tout de suite le salam (salut final), on se prosterne une fois, on s'assois, puis on se prosterne une deuxième fois puis on s'assoie pour refaire le tashahhud final et enfin on fait le salut final.

ATTENTION:
Si on oublie le "sujûd alqablî" pour réparer notre prière, on ne peut plus le rattrapper: on doit refaire la prière.

Par contre, dans la réparation à cause de l'ajout: le "sujûd alba'dî" , les deux proternations aprés le salam peuvent se rattraper à n'importe quel moment si on les avaient oublié, sans refaire la prière.

Quand on rattrape la prière derrière un Imam on fait avec lui le "sujûd alqablî", mais ne fait jamais avec lui le "sujûd alba'dî" (car il le fait aprés le salâm): donc,quand il dira: "assalâmu 'alaykum" on remonte tout de suite et on rattrape ce qu'on a pas fait avec lui, enfin, on fait le "sujûd alba'dî" de notre Imam après NOTRE salam.


2/Une réparation à cause de l'ajout :le "sujûd alba'dî"

Les différents cas d'ajouts:

Quand on ajoute dans notre prière quelque chose qui n'en fait pas partie sans faire attention: comme le cas du prophète paix et salut sur lui, càd en pratique on fait le Zuhr puis par inattention on fait le salâm aprés le tashhhud du milieu, aprés on nous rappelle ou on se rappelle qu'on n'a fait que deux Rak'at: là on se relève, on dit: Allahu akbar pour commencer (alihrâm), on effectue les deux rak'at manquante, on fait le tashahud final et le salut final puis on fait le le "sujûd alba'dî" décrit ce dessous.

Par inattention on peut aussi s'assoire aprés une rak'at et/ou faire un tashahhud inutile...dans ce cas quand je reviens à moi je remonte, je continus ma prière normalement et enfin aprés le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

On peut aussi lire la Fatiha ou la sourate à voix haute alors qu'elle devait être lue à voix basse: pareille, je continus ma prière normalement et enfin aprés le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

Si j'ai lu la sourate directement en oubliant de lire la Fatiha d'abord je refais la lecture de la Fatiha et la sourate, puis je continus ma prière normalement et enfin après le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

Si je lis la Fatiha à voix basse alors qu'elle devait être lue à voix haute: je la relis à voix haute puis je lis la sourate ,je continus ma prière normalement et enfin aprés le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

Cas du doute: exemple: je me dis peut être j'ai fait une rak'at, et peut être j'ai fait deux rak'at , je me base sur le moins disant: je considère que j'ai fait seulement une Rak'at et je continus ma prière normalement et enfin après le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

Si j'ai fait un ajout et un oubli: c'est l'oubli qui l'emporte: je fais le "sujûd alqablî" :exemple j'ai oublié la sourate de la première rak'at et j'ai fait par oubli 5 rak'at au lieu de 4 càd j'ai ajouté -par oubli -à la fin, une rak'at, je ne me suis pas assis aprés la quatrième rak'at: dans ce cas aprés le Tashahhud final je fait "le sujûd al qablî" puis le salam.

Dans les cas d'oubli de piliers de la prière:
Si au moment où j'ai entamé ma deuxième rak'at( c'est à dire à partir de l'inclinaison de cette deuxième Rak'at) je me rends compte par exemple que j'avais oublié la Fatiha de la première rak'at: je considére la première Rak'at nul et je considère ma deuxième rak'at comme la première puis je continus ma prière normalement et enfin après le salut final je fais : le "sujûd alba'dî". C'est comme si j'ai ajouté une rak'at inutile (qui était la toute première).
Sinon, Si je n'ai pas encore entammé le "Rukû'" -(l'inclinaison qui marque la séparation entre les Rak'at: la fin de la précédente et le début de la suivante)- de la Rak'at qui suit (ici la deuxième) : je dois revenir à la Rak'at qui a précédé (ici dans l'exemple, la première)"en me relevant" puis je refais toute cette Rak'at en faisant aussi ce que j'avais oublié de faire (il s'agit ici d'un pilier que j'avais oublié), puis je continus ma prière normalement et enfin après le salut final je fais : le "sujûd alba'dî".

Coran-Sunna
26/06/2006, 23h21
[bism]
Salam Alaykoum wa rahmatoulillahi wa barrakatouh
Je vous remercie de m'avoir répondue et pour l'avoir fait rapidement Merci et qu'Allah [rwj] vous récompense inchallah