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Voir la version complète : Les sept dialectes du coran


ibn abdoulbari
26/02/2006, 15h42
<TABLE borderColor=#dfeeff cellSpacing=1 cellPadding=7 width="90%" align=center border=1><TBODY><TR><TD vAlign=top borderColor=#ffffff bgColor=#f2f9ff>
</TD></TR><TR><TD vAlign=top borderColor=#ffffff bgColor=#fbfdff>Assalam anleykum mes frères et soeurs fillah

L'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes» . Quels sont ces sept dialectes? Est-ce qu'il s'agit des lectures coraniques faites par Nafi, `Asim ou autres; ou bien de l'une d'elles? Et quelle est la raison qui a suscité la discorde entre les lecteurs du Saint Coran quant à la façon dont avait été écrit le Mushaf? Est-ce qu'il est permis de lire le Saint Coran selon la narration d'Al-'A`mach, d'Ibn Muhaysn et selon les autres lectures singulières ou non? Si cela est permis, est-ce qu'on peut réciter le Coran en ces lectures au cours de la prière ou non? Veuillez nous informer qu'Allah vous récompense.

Selon le cheikh de l'islam, Taqi Addin Abou Al-`Abbas Ahmad ibn Taymiya :
Que la louange soit à Allah, Seigneur de l'univers. A vrai dire, c'est une question d'importance considérable qu'ont abordé divers savants dont les jurisconsultes, les lecteurs du Coran, les spécialistes en science du Hadith, les exégètes, les scolastiques, les experts en l'interprétation des mots étranges, ainsi que d'autres. De même, des ouvrages ont été consacrés pour traiter cette question, dont le dernier est celui rédigé par le cheikh Abou Mohammad `Abdourrahman ibn Ibrahim Achafi`, connu par Abou Chama, l'auteur de l'ouvrage intitulé (Charh Achatbiya).
Malheureusement qu'il n'y a pas lieu ici à mentionner les paroles des savants et leurs preuves sur ce sujet, et à distinguer en détail les vraies des fausses parmi elles; car si nous le faisons, nous aurons également besoin de citer les hadiths traitant du même sujet avec leurs explications, ainsi que toutes sortes de preuves. Nous nous contenterons donc de citer en gros ce qui peut fournir la réponse à cette question.
Il est incontesté parmi les éminents ulémas que les (sept dialectes) en lesquels le Coran avait été révélé, conformément au hadith de l'Envoyé d'Allah saws ne sont pas les (sept lectures célèbres du Coran), le premier à avoir colligé ces sept lectures fut l'imam Abou Bakr ibn Mojahid, au début de l'an 300 de l'hégire à Bagdad. Il trouva utile de colliger les lectures coraniques les plus répandues dans les deux Saintes Mosquées, aux deux Iraq et à Acham. Ces cinq régions furent, en effet, le berceau des sciences du Coran, de son interprétation, du hadith, du fiqh et des diverses sciences religieuses. Pour réaliser sa fin, il colligea les lectures coraniques faites par les sept lecteurs les plus célèbres dans ces régions, pour que leur nombre corresponde aux sept dialectes en lesquels fut révélé le Coran. Ceci ne veut pas dire qu'il croit -ou que les autres ulémas croient- que ces sept lectures du Coran représentent les sept dialectes ou qu'il est exclusivement permis de réciter le Coran suivant les lectures de ces sept lecteurs célèbres.

C'est pour cela que l'un des éminents lecteurs du Coran a dit: "Si Ibn Mojahid n'avait pas choisi Hamza, je l'aurais remplacé par Ya`qoub Al-Hadrami, l'imam de la mosquée de Bassora et l'as de ses lecteurs à son époque à la tête de l'an 200 de l'hégire".
Il est également incontesté parmi les musulmans que les sept dialectes en lesquels a été révélé le Coran, ne comportent pas des contresens ni des divergences, mais il se peut qu'elles donnent le même sens, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud: "C'est exactement comme si vous disiez: (Venez), (Allez), (Avancez)".
Il se peut que le sens de l'une soit différente de celui de l'autre, toutefois, les deux sens sont vrais. Cette différence vise donc à diversifier le sens et non qu'il s'agisse de contraste ou d'opposition, ceci conformément à ce hadith élevé à l'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes. Si tu dis (Allah est Pardonneur et Miséricordieux) au lieu de (Allah est Puissant et Sage), il n'y aura pas de peine tant qu'il s'agit des attributs Allah; exception faite de terminer un verset de miséricorde par un signe du châtiment, ou un verset du châtiment par un signe de miséricorde» .

De telles différences existent dans les lectures célèbres, comme la différence entre "bâ`ad" et "bâ`id" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "ukhâfâ" et "uakhâfâ" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "litazuwl" et "layazuwl" {Même si leur complot était assez puissant pour faire disparaître}; entre "`ajibt" et "`ajabtu" {Mais tu t'étonnes} et autres.
Parmi ces lectures célèbres, il y a des sens qui se concordent d'un côté et d'autres qui s'opposent d'un autre côté, comme par exemples: la différence entre {yakhda`oun} et {"yokhadi`oun"}; entre {yakdhiboun} et {yokadhiboun}; entre "lamastum" et {"lamastum"}; entre {"yathurn"} et "yathharn" et autres.
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Quant aux endroits où les termes et les sens s'accordent alors que la façon de prononciation diffère selon l'usage des "hamazat", des "madat" ou les "'imalat", "naql al-harakat", "al-'izhar", "al-'idgham", "al-'ikhtilas", "tarqiq ou taghliz allamat et arra'at" et autres usages nommés "Al-'Osoul" par les lecteurs, ceci montre et souligne qu'il n'y a pas lieu ni au contresens ni à l'opposition quand il s'agit de la diversification des termes ou des sens, car ces diverses façons de prononcer un terme ne signifient pas qu'il s'agit de plusieurs termes. Mais, ce n'est pas le cas quand les termes différent alors que le sens concorde, ou quand les sens varient selon les synonymes ou autres. C'est pourquoi on considère les divers termes qui se prononcent différemment comme faisant partie d'un même dialecte des sept avec lesquels le Coran a été révélé; même ce n'est pas le cas quand les termes et les sens divergent, même s'ils correspondent à l'écriture du Mushaf où les signes diacritiques et les formes divergent. C'est pour cela que les ulémas de l'islam parmi les éminents prédécesseurs se sont accordés sur le fait que ce n'était pas prescrit de lire exclusivement selon ces lectures dans toutes les régions musulmanes et que quiconque était assuré de trouver la lecture faite par Al-'A`mach, le cheikh de Hamza, par Ya`qoub ibn 'Ishaq Al-Hadrami, ou par Al-Kasa'î ou d'autres, il lui est permis de lire selon elles, d'après le consensus des éminents ulémas. De même, la plupart de ceux-ci qui ont eu connaissance de la lecture faite par Hamza, comme Soufyan ibn `Uyyayna, 'Ahmad ibn Hanbal, Bichr ibn Al-Harith et autres choisissent la lecture faite par Abou Ja`far ibn Al-Qi`qa`et par Chiba ibn Nasah, originaires de Médine et préfèrent les lectures des gens de Bassora comme les cheikhs de Ya`qoub ibn 'Ishaq et autres aux lectures faites par Hamza et Al-Kissa'î.
Les éminents Oulémas ont émis à ce sujet plusieurs avis bien connus des savants, c'est pourquoi les imams des gens de l'Iraq qui se sont assurés des dix ou des onze lectures comme ils se sont assurés de ces sept lecture font de cela la matière des ouvrages et lisent le Coran selon ces lectures soit au cours de la prière ou en dehors de laquelle. Ceci est bien confirmé par les ulémas et personne d'entre eux ne l'a nié.

Quant à ce qu'a mentionné le cadi `Iyad et ceux qui ont rapporté ses paroles concernant Ibn Chanbûdh qui récitait selon des lectures singulières au cours de la prière durant l'an 400 de l'hégire et le fait de trouver répréhensible ce qu'il faisait. Il s'agit ici du rejet des lectures singulières qui ne se conforment pas au Mushaf, comme on va l'expliciter ci-dessus.
Aucun savant n'a rejeté les dix lectures. Mais, celui qui les ignore ou qui n'est pas assuré desquelles comme le cas de celui qui était loin des pays de l'islam et qui n'a pas eu connaissance de certaines de ces lectures, il ne doit pas lire selon ce qu'il ignore. La lecture est, en fait, comme l'a dit Zayd ibn Thabit, est une tradition léguée par le premier au dernier; comme ce qui est bien rapporté d'après le Prophète saws : les divers types d'introduction à la prière, les diverses façons de faire le premier appel à la prière, la manière d'accomplir la prière de la crainte, tout cela est bon et il est permis de le pratiquer par celui qui le connaît.
Celui qui connaît un type et ignore un autre, il ne doit pas laisser ce qu'il connaît pour ce qu'il ne connaît pas et il ne doit pas de même désapprouver celui qui a plus de connaissance que lui ni ne le contredire, comme l'a dit le Prophète saws : «Ne vous opposez pas les uns aux autres, car ce qui étaient avant vous, se sont opposés les uns aux autres, ce qui a entraîné leur perdition».
Comme exemples des lectures singulières qui ne se conforment pas à la calligraphie ottomane du Mushaf citons: celle faite par Ibn Mass`oud et celle faite par Abou Darda' (qu'Allah soit satisfait des deux) dans les trois premiers versets de la sourate Al-Layl {Par la nuit quand elle enveloppe tout!}; {Par le jour quand il éclaire!} et {mâle et femelle!}. Comme ceci est confirmé dans les deux recueils authentiques du Hadith "Assahihan" Al-Boukhari dans L'interprétation (4943, 4944), Muslim dans La Prière des Voyageurs (824).
Ainsi que celle faite par `Abdoullah en ajoutant le terme "mutatabi`ât" c'est-à-dire "successifs" à chaque fois que "trois jours" est mentionné dans un verset; et comme il a fait en changeant le terme "sayha" par "zaqya" dans les versets 29 et 53 de la sourate Yassine, et autres. Si ces lectures sont établies d'après certains Compagnons du Prophète, est-il permis de les réciter pendant la prière? Les ulémas ont émis deux opinions, à ce propos, d'après deux avis célèbres de l'imam 'Ahmad et deux autres de l'imam Malik.

Selon la première opinion, ceci est permis, car les Compagnons du Prophète et leurs Suivants récitaient selon cette lecture durant l'accomplissement de la prière.
Selon la seconde opinion, ceci n'est pas permis -telle est l'opinion communément admise par les ulémas- car ces lectures ne sont pas rapportées d'après l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) d'une façon notoire. Même si elles sont sûres, elles ont été abrogées par la dernière lecture faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Il est bien établi dans les recueils authentiques du Hadith d'après `A'icha et Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux) que: «Gabriel (que la paix soit sur lui) avait l'habitude d'entendre la récitation coranique de l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) chaque année. A l'an de son décès, Gabriel a fait réciter le Coran à deux reprises à l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui)» .

Cette dernière récitation est la lecture faite par Zayd ibn Thabit et autres et c'est elle que les Califes Bien-Guidés, Abou Bakr, `Omar, `Othman et `Ali ont ordonné de la mettre par écrit dans les Mushafs. Abou Bakr et `Omar, sous le califat de ce premier, ont collaboré à la mettre par écrit dans un recueil coranique. Abou Bakr a donné l'ordre à Zayd ibn Thabit de l'écrire. Puis, `Othman, sous son règne, a ordonné de l'écrire et de l'envoyer aux diverses régions pour unifier la lecture de tout le monde, et ce avec l'accord des Compagnons du Prophète dont `Ali et autres.
Or, retournons à la question posée au sujet de cette discorde: est-ce que les sept lectures coraniques représentent un des sept dialectes ou pas? La plupart des ulémas parmi les prédécesseurs et les imams affirment qu'elles représentent l'un de ces sept dialectes, voire ils disent que le Mushaf colligé par `Othman offre l'un de ces sept dialectes et qu'il comporte la dernière récitation du Coran faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Cette opinion se trouve confirmée par tant de hadiths et de traditions célèbres.
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ibn abdoulbari
26/02/2006, 16h00
D'autres groupes de jurisconsultes, des lecteurs du Coran et des scolastiques disent que ce Mushaf comporte les sept dialectes. Ceci est établi par des groupes des scolastiques dont: le cadi Abou Bakr Al-Baqlani et autres, en allant du fait qu'il n'est pas permis à la communauté de négliger la transmission d'aucun de ces sept dialectes.
Ils se sont accordés sur la propagation de ce Mushaf-guide colligé par `Othman et le rejet de tout autre recueil. `Othman a donné, en effet, l'ordre de copier le Coran des parchemins sur lesquels Abou Bakr et `Omar avaient écrit le Coran. Puis, après avoir consulté les Compagnons, `Othman a envoyé à chaque région musulmane un Mushaf et a ordonné de rejeter tout autre recueil coranique.


Ceux-ci disent: Il n'est pas permis d'interdire la récitation faite avec certains de ces dialectes. Les partisans de cette opinion citent, tantôt ce que Muhammad ibn Jarir et autres ont mentionné que la lecture selon les sept dialectes n'était pas un devoir imposé à la communauté; mais que c'était plutôt permis et qu'il leur était autorisé de faire leur choix parmi tous ces dialectes. De même, l'ordre donné aux sourates ne leur était pas ordonné, mais était laissé à leur effort déployé à cette fin. C'est pourquoi l'ordre suivi dans la classification des sourates du Mushaf colligé par `Abdoullah diffère de celui suivi dans la classification des sourates du Mushaf colligé par Zayd, et ainsi de suite dans les autres Mushafs.
Quant à l'ordre des versets de chaque sourate, il est révélé. Donc, ils ne leur étaient pas permis de mettre un verset à la place d'un autre, comme ils avaient opéré des changements sur l'ordre des sourates, car l'ordre des versets est ordonné, alors que celui des sourates est laissé à leurs efforts.


Telle est l'affaire des sept dialectes. Mais, quand les Compagnons ont vu qu'elle représente une pomme de discorde entre les membres de la communauté et donne lieu à maintes divergences et déchirements. Ils ont pensé qu'ils devaient s'accorder sur un seul dialecte. Ces Compagnons vénérables ne peuvent d'aucune façon s'accorder sur un égarement et ils n'ont pas ainsi laissé un devoir ni commis un acte répréhensible.
Certains parmi eux disent que l'autorisation donnée à lire suivant ces sept dialectes était au début de l'islam, car le fait de conserver un seul dialecte leur était, premièrement, pénible. Mais, quand leurs langues se sont exercées à la récitation du Coran, ils ont trouvé qu'ils leur étaient maintenant facile et plus commode de s'accorder sur un seul dialecte. Ils se sont donc accordés sur le dialecte selon lequel l'Envoyé d'Allahsaws avait récité le Coran devant Gabriel, lors de la dernière présentation. Ils affirment, en outre, que cette dernière a abrogé toute autre façon de récitation ultérieure.

Les dires de ceux-ci concordent avec ceux qui disent que: les dialectes selon lesquels 'Obay ibn Ka`b, Ibn Mass`oud ainsi que d'autres récitent le Coran, qui ne se conforment pas à la calligraphie du Mushaf sont abrogées.
Quant à celui qui a rapporté que Ibn Mass`oud autorisait la lecture du Coran par le sens, il lui a certes attribué un mensonge. Ibn Mass`oud a plutôt dit: "J'ai remarqué que les diverses récitations des lecteurs du Coran sont presque proches les unes des autres. C'est exactement comme si vous disiez: (Venez), (Allez), (Avancez). Récitez donc comme vous savez".
Celui qui a permis de réciter le Coran suivant une lecture différente de celle du Mushaf, mais confirmée par les Compagnons du Prophète, a dit: Ceci est permis, car une telle récitation fait partie des sept dialectes en lesquels le Coran a été révélé; tandis que celui qui ne l'a pas permis, se base sur trois choses: tantôt il dit que cette façon de récitation ne fait pas partie des sept dialectes, tantôt il dit qu'elle est l'un des dialectes abrogés, tantôt il avance que les Compagnons se sont accordés à ne pas la mentionner et tantôt il dit qu'une telle récitation ne nous a pas été rapportée de la même manière suivie avec tous les fragments du Coran. Telle est, en fait, la différence entre les prédécesseurs et les successeurs.
C'est pourquoi, il existe une troisième opinion à ce propos: c'est ce qu'a avancé Gadi Abou Al-Barakat: Si l'on récite les sourates indispensables avec ces façons singulières de récitation -comme la Fatiha-, la prière ne sera pas valide. Car, on n'est pas sûr d'avoir lu le Coran convenablement, car l'authenticité de cette récitation n'est pas assurée.

Si l'on récite du Coran en général suivant l'une de ces façons singulières de récitation, la prière sera valide. Car, il n'est pas sûr qu'il avait invalidé sa prière, comme il se peut que cette récitation ferait partie des sept dialectes en lesquels le Coran a été révélé.
Cette opinion se base sur la règle disant que: Est-ce que si on n'est pas sûr qu'une récitation fait partie des sept dialectes, peut-on affirmer qu'elle en est exclue? La plupart des Oulémas pensent que ceci n'est pas irréfutable; car, il ne nous a pas été imposé d'assurer ou de nier ceci catégoriquement.
Un groupe des scolastiques ont trouvé qu'il était obligatoire de le nier, au point que certains parmi eux -comme le cadi Abou Bakr- ont affirmé l'erreur d'Achafi`î et d'autres parmi ceux qui disaient que Al-Basmala (le fait de dire au début de chaque sourate Au nom d'Allah...) était un verset coranique sauf dans la sourate d'Annaml, car ils prétendaient que ce qui prêtait à l'interprétation personnelle dans le Coran devait être rejeté.
Ce qui est plutôt juste c'est de rejeter l'opinion de ceux-ci, car Al-Basmala est un verset du Livre d'Allah, qui a été écrit par les Compagnons dans le Mushaf où ils n'avaient rédigé que ce qui faisait partie du Coran et l'avait dénué de tout ce que lui était étrange, comme les titres des sourates, etc. Toutefois, on ne doit pas dire qu'il fait partie de la sourate qui le suit, comme il ne fait pas partie de la sourate qui le précède; il est comme Allah l'a révélé un verset placé au début de chaque sourate, même s'il n'en faisait pas partie intégrante. Tel est l'avis le plus intègre à ce sujet.
Soit que ce fait est nier ou accepter, ceci n'empêche pas qu'il soit l'un des points donnant lieu à l'interprétation personnelle qui ne taxe pourtant pas son auteur ni d'apostasie ni de mécroyance. On peut citer à ce propos ce qu'un groupe de savants a mentionné: Si l'un de ces deux avis est vrai et que Al-Basmala représente un verset coranique suivant la lecture de ceux qui en font usage pour séparer entre deux sourates, et qu'il ne représente pas un verset coranique suivant la lecture de ceux qui lisent de suite sans en faire usage pour séparer entre deux sourates.
Pour ce qui est de cette partie de la question à propos de la raison qui a suscité la discorde entre les lecteurs du Saint Coran quant à la façon dont avait été écrit le Mushaf. Ceci est dû à la transmission et à la langue arabe, car le Législateur leur a permis de lire suivant toutes ces manières de récitation. Cependant, personne ne doit pas lire suivant son opinion, tant que la lecture est plutôt une tradition suivie. S'ils se sont accordés à réciter le Coran rédigé dans le Mushaf-guide et que les uns le lisent avec un "ya'" et les autres avec un "ta'", nul d'entre eux ne sera ainsi non-conforme au Mushaf.
Ce qui le montre, c'est qu'ils s'accordent dans certains endroits à prononcer le "ya'" ou le "ta'", alors qu'ils divergent dans d'autres endroits, comme dans ce verset: {... Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites} [Al-Baqara: 140] dans un endroit et se sont divergés dans deux autres endroits. Nous avons déjà montré que les diverses façons de lecture sont comme les divers versets. Mais, s'il s'agit d'une même écriture et d'un terme qui prête à plusieurs interprétations, il s'agit donc de la calligraphie.

Le fait de se baser dans la transmission du Coran à l'apprentissage par c?ur et non sur les copies des Mushaf, comme c'est mentionné dans le hadith authentique de l'Envoyé d'Allah saws qui a dit: «Mon Seigneur m'a ordonné de mettre la tribu de Quraych en alerte. Je lui ai répondu en disant: "Oh Seigneur! Je crains qu'ils me fendent la tête". Il m'a répliqué: "Je te mets à l'épreuve et J'éprouve par toi les autres, Je te révélerai un livre que l'eau ne pourra pas laver et que tu réciteras en éveil et en sommeil. Envoie donc tes soldats, J'envoierai leur double. Combats avec ceux qui t'ont obéi, ceux qui se sont montrés rebelles envers toi et fais la charité pour que Je te comble de Mes bienfaits» .
Il saws a bien dit que son Livre n'avait pas besoin d'un parchemin qui doit être lavé avec de l'eau, mais qu'il pouvait le lire dans tous ses états, comme il avait qualifié les membres de sa communauté: «leurs livres sont préservés dans leurs poitrines»? (leurs livres sont préservés dans leurs poitrines)
Il est établi conformément aux hadiths authentiques que tout le Coran avait été colligé par un groupe des Compagnons dont quatre des 'Ansar et `Abdoullah ibn `Amr, du vivant de l'Envoyé d'Allah saws .

De ce que nous venons de mentionner, vous vous rendez compte que les lectures attribuées à Nafi` et à `Assim ne représentent pas les sept dialectes en lesquels le Coran a été révélé, et ce selon le consensus des prédécesseurs et des successeurs parmi les Oulémas.
De même, ces sept lectures ne forment pas l'un des sept dialectes en lesquels le Coran a été révélé selon le consensus des éminents ulémas. Les lectures confirmées par les imams des lecteurs -comme Al-'A`mach, Ya`qoub, Khalaf, Abou Ja`far Yazid ibn Al-Qi`qa`, Chayba ibn Nasah et autres- sont considérées comme étant les lectures confirmées d'après ces sept lecteurs.
Ceci ne forme pas également une pomme de discorde entre les imams suivis parmi les jurisconsultes et les lecteurs et autres. Ce sont les générations suivantes qui ont contesté le Mushaf-guide écrit en calligraphie ottomane sur lequel se sont accordés tous les Compagnons de l'Envoyé d'Allah saws ainsi que leurs Suivants et toute la communauté. Les contestateurs se demandent s'il contient les sept ou les dix lectures, ou est-ce qu'il représente l'un des sept dialectes en lesquels le Coran a été révélé? Est-ce qu'il représente tous les sept dialectes, suivant deux opinions célèbres dont la première est celle émise par les prédécesseurs et les ulémas éminents; et la seconde est celle des groupes des scolastiques, des lecteurs et autres qui s'accordent sur le fait que les sept dialectes ne se contredisent pas les uns les autres d'une façon qui donne lieu au contresens, mais ils confirment les uns les autres comme les versets confirment les uns les autres.

La raison de la diversification des lectures due à la façon de l'écriture du Mushaf est l'autorisation octroyée par le Législateur. Ceci émane en effet de la SOunna et de la Tradition et non pas à l'opinion ou à l'innovation hérétique.
C'est plutôt mieux de dire que cela consiste l'un des sept dialectes, au lieu de dire qu'il s'agit des sept dialectes. S'il leur était permis de réciter le Coran avec tous les sept dialectes, tout en tenant en considération la variété de la calligraphie des diverses lettres, ce saurait mieux de le permettre si la calligraphie des diverses lettres était identique alors que les termes varient.
C'est l'une des raisons qui les ont poussés à laisser les Mushafs sans désinences ni signes diacritiques pour que la calligraphie donne lieu à un double forme: le "ta'" ou le "ya'" et le "fath" ou le "dam". Ils font en sorte que le terme engendre les deux cas et que la même calligraphie représente les deux termes transmis, entendus et récités comme un seul terme engendre deux sens transmis, compris et conçus. Les Compagnons de l'Envoyé d'Allah saws ont reçu de lui le Coran qu'Allah lui avait ordonné de leur transmettre du point de vue fond et forme, comme l'a dit Abou `Abdourrahman Assalmi qui a récité le Coran durant une quarantaine d'années et qui a transmis d'après `Othman (qu'Allah soit satisfait de lui) que l'Envoyé d'Allahsaws avait dit: «La meilleure personne parmi vous est celle qui apprend le Coran et l'enseigne»

Transmis par Muslim dans Le Paradis (2865) par le sens. 7 Al-Boukhari dans Les Mérites du Coran (5027, 5028) , comme l'a transmis Al-Boukhari dans son recueil de Hadith authentique. Il a dit: "Ceux qui nous faisaient réciter le Coran dont `Othman ibn `Affan et `Abdoullah ibn Mass`oud et autres, nous ont informés que quand ils apprenaient des versets de l'Envoyé d'Allah saws ils ne les dépassaient pas qu'après avoir appris les enseignements et les préceptes qu'ils contiennent et disaient qu'ils avaient ainsi appris le Coran, ses enseignements ainsi que ses préceptes tous à la fois".

C'est pourquoi l'apprentissage des lettres et des sens du Coran fait partie de la signification de ce hadith «La meilleure personne parmi vous est celle qui apprend le Coran et l'enseigne» C'est plutôt l'apprentissage de ses sens qui est visé par l'apprentissage de ses lettres, c'est cela qui fait croître la foi, comme l'a dit Jundub ibn `Abdoullah, `Abdoullah ibn `Omar et d'autres encore: "Nous avons appris la foi, puis nous avons appris le Coran, ce qui a augmenté notre foi, alors que vous, vous apprenez le Coran, puis la foi".
Il est mentionné dans les deux "Sahih" que Hudhayfa avait dit: L'Envoyé d'Allah saws nous a adressés deux hadiths dont j'ai vu l'un alors que j'attendais l'autre. Il nous a dits: «L'honnêteté a été inculquée dans les racines des c?urs des hommes et le Coran a été révélé», puis il a cité le hadith jusqu'à sa fin .

Nous ne pouvons pas maintenant citer tout ce qui concerne ce sujet. Mais, ce qui est important c'est ce que tout cela a été transmis par l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) à tout le monde.
Ses Compagnons nous ont communiqués d'après lui la foi et le Coran, avec ses lettres et ses sens, comme Allah le lui a révélé: {Et c'est ainsi que Nous t'avons révélé un esprit (le Coran) provenant de Notre ordre. Tu n'avais aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit} [Achoura: 52]. Il est, en outre, permis au cours de la prière ou en dehors de laquelle de réciter le Coran suivant les lectures confirmées et conformes à la calligraphie du Mushaf, comme ces lectures ne sont pas considérées comme singulières. Et Allah en est mieux Informé