ibn abdoulbari
26/02/2006, 15h42
<TABLE borderColor=#dfeeff cellSpacing=1 cellPadding=7 width="90%" align=center border=1><TBODY><TR><TD vAlign=top borderColor=#ffffff bgColor=#f2f9ff>
</TD></TR><TR><TD vAlign=top borderColor=#ffffff bgColor=#fbfdff>Assalam anleykum mes frères et soeurs fillah
L'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes» . Quels sont ces sept dialectes? Est-ce qu'il s'agit des lectures coraniques faites par Nafi, `Asim ou autres; ou bien de l'une d'elles? Et quelle est la raison qui a suscité la discorde entre les lecteurs du Saint Coran quant à la façon dont avait été écrit le Mushaf? Est-ce qu'il est permis de lire le Saint Coran selon la narration d'Al-'A`mach, d'Ibn Muhaysn et selon les autres lectures singulières ou non? Si cela est permis, est-ce qu'on peut réciter le Coran en ces lectures au cours de la prière ou non? Veuillez nous informer qu'Allah vous récompense.
Selon le cheikh de l'islam, Taqi Addin Abou Al-`Abbas Ahmad ibn Taymiya :
Que la louange soit à Allah, Seigneur de l'univers. A vrai dire, c'est une question d'importance considérable qu'ont abordé divers savants dont les jurisconsultes, les lecteurs du Coran, les spécialistes en science du Hadith, les exégètes, les scolastiques, les experts en l'interprétation des mots étranges, ainsi que d'autres. De même, des ouvrages ont été consacrés pour traiter cette question, dont le dernier est celui rédigé par le cheikh Abou Mohammad `Abdourrahman ibn Ibrahim Achafi`, connu par Abou Chama, l'auteur de l'ouvrage intitulé (Charh Achatbiya).
Malheureusement qu'il n'y a pas lieu ici à mentionner les paroles des savants et leurs preuves sur ce sujet, et à distinguer en détail les vraies des fausses parmi elles; car si nous le faisons, nous aurons également besoin de citer les hadiths traitant du même sujet avec leurs explications, ainsi que toutes sortes de preuves. Nous nous contenterons donc de citer en gros ce qui peut fournir la réponse à cette question.
Il est incontesté parmi les éminents ulémas que les (sept dialectes) en lesquels le Coran avait été révélé, conformément au hadith de l'Envoyé d'Allah saws ne sont pas les (sept lectures célèbres du Coran), le premier à avoir colligé ces sept lectures fut l'imam Abou Bakr ibn Mojahid, au début de l'an 300 de l'hégire à Bagdad. Il trouva utile de colliger les lectures coraniques les plus répandues dans les deux Saintes Mosquées, aux deux Iraq et à Acham. Ces cinq régions furent, en effet, le berceau des sciences du Coran, de son interprétation, du hadith, du fiqh et des diverses sciences religieuses. Pour réaliser sa fin, il colligea les lectures coraniques faites par les sept lecteurs les plus célèbres dans ces régions, pour que leur nombre corresponde aux sept dialectes en lesquels fut révélé le Coran. Ceci ne veut pas dire qu'il croit -ou que les autres ulémas croient- que ces sept lectures du Coran représentent les sept dialectes ou qu'il est exclusivement permis de réciter le Coran suivant les lectures de ces sept lecteurs célèbres.
C'est pour cela que l'un des éminents lecteurs du Coran a dit: "Si Ibn Mojahid n'avait pas choisi Hamza, je l'aurais remplacé par Ya`qoub Al-Hadrami, l'imam de la mosquée de Bassora et l'as de ses lecteurs à son époque à la tête de l'an 200 de l'hégire".
Il est également incontesté parmi les musulmans que les sept dialectes en lesquels a été révélé le Coran, ne comportent pas des contresens ni des divergences, mais il se peut qu'elles donnent le même sens, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud: "C'est exactement comme si vous disiez: (Venez), (Allez), (Avancez)".
Il se peut que le sens de l'une soit différente de celui de l'autre, toutefois, les deux sens sont vrais. Cette différence vise donc à diversifier le sens et non qu'il s'agisse de contraste ou d'opposition, ceci conformément à ce hadith élevé à l'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes. Si tu dis (Allah est Pardonneur et Miséricordieux) au lieu de (Allah est Puissant et Sage), il n'y aura pas de peine tant qu'il s'agit des attributs Allah; exception faite de terminer un verset de miséricorde par un signe du châtiment, ou un verset du châtiment par un signe de miséricorde» .
De telles différences existent dans les lectures célèbres, comme la différence entre "bâ`ad" et "bâ`id" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "ukhâfâ" et "uakhâfâ" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "litazuwl" et "layazuwl" {Même si leur complot était assez puissant pour faire disparaître}; entre "`ajibt" et "`ajabtu" {Mais tu t'étonnes} et autres.
Parmi ces lectures célèbres, il y a des sens qui se concordent d'un côté et d'autres qui s'opposent d'un autre côté, comme par exemples: la différence entre {yakhda`oun} et {"yokhadi`oun"}; entre {yakdhiboun} et {yokadhiboun}; entre "lamastum" et {"lamastum"}; entre {"yathurn"} et "yathharn" et autres.
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Quant aux endroits où les termes et les sens s'accordent alors que la façon de prononciation diffère selon l'usage des "hamazat", des "madat" ou les "'imalat", "naql al-harakat", "al-'izhar", "al-'idgham", "al-'ikhtilas", "tarqiq ou taghliz allamat et arra'at" et autres usages nommés "Al-'Osoul" par les lecteurs, ceci montre et souligne qu'il n'y a pas lieu ni au contresens ni à l'opposition quand il s'agit de la diversification des termes ou des sens, car ces diverses façons de prononcer un terme ne signifient pas qu'il s'agit de plusieurs termes. Mais, ce n'est pas le cas quand les termes différent alors que le sens concorde, ou quand les sens varient selon les synonymes ou autres. C'est pourquoi on considère les divers termes qui se prononcent différemment comme faisant partie d'un même dialecte des sept avec lesquels le Coran a été révélé; même ce n'est pas le cas quand les termes et les sens divergent, même s'ils correspondent à l'écriture du Mushaf où les signes diacritiques et les formes divergent. C'est pour cela que les ulémas de l'islam parmi les éminents prédécesseurs se sont accordés sur le fait que ce n'était pas prescrit de lire exclusivement selon ces lectures dans toutes les régions musulmanes et que quiconque était assuré de trouver la lecture faite par Al-'A`mach, le cheikh de Hamza, par Ya`qoub ibn 'Ishaq Al-Hadrami, ou par Al-Kasa'î ou d'autres, il lui est permis de lire selon elles, d'après le consensus des éminents ulémas. De même, la plupart de ceux-ci qui ont eu connaissance de la lecture faite par Hamza, comme Soufyan ibn `Uyyayna, 'Ahmad ibn Hanbal, Bichr ibn Al-Harith et autres choisissent la lecture faite par Abou Ja`far ibn Al-Qi`qa`et par Chiba ibn Nasah, originaires de Médine et préfèrent les lectures des gens de Bassora comme les cheikhs de Ya`qoub ibn 'Ishaq et autres aux lectures faites par Hamza et Al-Kissa'î.
Les éminents Oulémas ont émis à ce sujet plusieurs avis bien connus des savants, c'est pourquoi les imams des gens de l'Iraq qui se sont assurés des dix ou des onze lectures comme ils se sont assurés de ces sept lecture font de cela la matière des ouvrages et lisent le Coran selon ces lectures soit au cours de la prière ou en dehors de laquelle. Ceci est bien confirmé par les ulémas et personne d'entre eux ne l'a nié.
Quant à ce qu'a mentionné le cadi `Iyad et ceux qui ont rapporté ses paroles concernant Ibn Chanbûdh qui récitait selon des lectures singulières au cours de la prière durant l'an 400 de l'hégire et le fait de trouver répréhensible ce qu'il faisait. Il s'agit ici du rejet des lectures singulières qui ne se conforment pas au Mushaf, comme on va l'expliciter ci-dessus.
Aucun savant n'a rejeté les dix lectures. Mais, celui qui les ignore ou qui n'est pas assuré desquelles comme le cas de celui qui était loin des pays de l'islam et qui n'a pas eu connaissance de certaines de ces lectures, il ne doit pas lire selon ce qu'il ignore. La lecture est, en fait, comme l'a dit Zayd ibn Thabit, est une tradition léguée par le premier au dernier; comme ce qui est bien rapporté d'après le Prophète saws : les divers types d'introduction à la prière, les diverses façons de faire le premier appel à la prière, la manière d'accomplir la prière de la crainte, tout cela est bon et il est permis de le pratiquer par celui qui le connaît.
Celui qui connaît un type et ignore un autre, il ne doit pas laisser ce qu'il connaît pour ce qu'il ne connaît pas et il ne doit pas de même désapprouver celui qui a plus de connaissance que lui ni ne le contredire, comme l'a dit le Prophète saws : «Ne vous opposez pas les uns aux autres, car ce qui étaient avant vous, se sont opposés les uns aux autres, ce qui a entraîné leur perdition».
Comme exemples des lectures singulières qui ne se conforment pas à la calligraphie ottomane du Mushaf citons: celle faite par Ibn Mass`oud et celle faite par Abou Darda' (qu'Allah soit satisfait des deux) dans les trois premiers versets de la sourate Al-Layl {Par la nuit quand elle enveloppe tout!}; {Par le jour quand il éclaire!} et {mâle et femelle!}. Comme ceci est confirmé dans les deux recueils authentiques du Hadith "Assahihan" Al-Boukhari dans L'interprétation (4943, 4944), Muslim dans La Prière des Voyageurs (824).
Ainsi que celle faite par `Abdoullah en ajoutant le terme "mutatabi`ât" c'est-à-dire "successifs" à chaque fois que "trois jours" est mentionné dans un verset; et comme il a fait en changeant le terme "sayha" par "zaqya" dans les versets 29 et 53 de la sourate Yassine, et autres. Si ces lectures sont établies d'après certains Compagnons du Prophète, est-il permis de les réciter pendant la prière? Les ulémas ont émis deux opinions, à ce propos, d'après deux avis célèbres de l'imam 'Ahmad et deux autres de l'imam Malik.
Selon la première opinion, ceci est permis, car les Compagnons du Prophète et leurs Suivants récitaient selon cette lecture durant l'accomplissement de la prière.
Selon la seconde opinion, ceci n'est pas permis -telle est l'opinion communément admise par les ulémas- car ces lectures ne sont pas rapportées d'après l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) d'une façon notoire. Même si elles sont sûres, elles ont été abrogées par la dernière lecture faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Il est bien établi dans les recueils authentiques du Hadith d'après `A'icha et Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux) que: «Gabriel (que la paix soit sur lui) avait l'habitude d'entendre la récitation coranique de l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) chaque année. A l'an de son décès, Gabriel a fait réciter le Coran à deux reprises à l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui)» .
Cette dernière récitation est la lecture faite par Zayd ibn Thabit et autres et c'est elle que les Califes Bien-Guidés, Abou Bakr, `Omar, `Othman et `Ali ont ordonné de la mettre par écrit dans les Mushafs. Abou Bakr et `Omar, sous le califat de ce premier, ont collaboré à la mettre par écrit dans un recueil coranique. Abou Bakr a donné l'ordre à Zayd ibn Thabit de l'écrire. Puis, `Othman, sous son règne, a ordonné de l'écrire et de l'envoyer aux diverses régions pour unifier la lecture de tout le monde, et ce avec l'accord des Compagnons du Prophète dont `Ali et autres.
Or, retournons à la question posée au sujet de cette discorde: est-ce que les sept lectures coraniques représentent un des sept dialectes ou pas? La plupart des ulémas parmi les prédécesseurs et les imams affirment qu'elles représentent l'un de ces sept dialectes, voire ils disent que le Mushaf colligé par `Othman offre l'un de ces sept dialectes et qu'il comporte la dernière récitation du Coran faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Cette opinion se trouve confirmée par tant de hadiths et de traditions célèbres.
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</TD></TR><TR><TD vAlign=top borderColor=#ffffff bgColor=#fbfdff>Assalam anleykum mes frères et soeurs fillah
L'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes» . Quels sont ces sept dialectes? Est-ce qu'il s'agit des lectures coraniques faites par Nafi, `Asim ou autres; ou bien de l'une d'elles? Et quelle est la raison qui a suscité la discorde entre les lecteurs du Saint Coran quant à la façon dont avait été écrit le Mushaf? Est-ce qu'il est permis de lire le Saint Coran selon la narration d'Al-'A`mach, d'Ibn Muhaysn et selon les autres lectures singulières ou non? Si cela est permis, est-ce qu'on peut réciter le Coran en ces lectures au cours de la prière ou non? Veuillez nous informer qu'Allah vous récompense.
Selon le cheikh de l'islam, Taqi Addin Abou Al-`Abbas Ahmad ibn Taymiya :
Que la louange soit à Allah, Seigneur de l'univers. A vrai dire, c'est une question d'importance considérable qu'ont abordé divers savants dont les jurisconsultes, les lecteurs du Coran, les spécialistes en science du Hadith, les exégètes, les scolastiques, les experts en l'interprétation des mots étranges, ainsi que d'autres. De même, des ouvrages ont été consacrés pour traiter cette question, dont le dernier est celui rédigé par le cheikh Abou Mohammad `Abdourrahman ibn Ibrahim Achafi`, connu par Abou Chama, l'auteur de l'ouvrage intitulé (Charh Achatbiya).
Malheureusement qu'il n'y a pas lieu ici à mentionner les paroles des savants et leurs preuves sur ce sujet, et à distinguer en détail les vraies des fausses parmi elles; car si nous le faisons, nous aurons également besoin de citer les hadiths traitant du même sujet avec leurs explications, ainsi que toutes sortes de preuves. Nous nous contenterons donc de citer en gros ce qui peut fournir la réponse à cette question.
Il est incontesté parmi les éminents ulémas que les (sept dialectes) en lesquels le Coran avait été révélé, conformément au hadith de l'Envoyé d'Allah saws ne sont pas les (sept lectures célèbres du Coran), le premier à avoir colligé ces sept lectures fut l'imam Abou Bakr ibn Mojahid, au début de l'an 300 de l'hégire à Bagdad. Il trouva utile de colliger les lectures coraniques les plus répandues dans les deux Saintes Mosquées, aux deux Iraq et à Acham. Ces cinq régions furent, en effet, le berceau des sciences du Coran, de son interprétation, du hadith, du fiqh et des diverses sciences religieuses. Pour réaliser sa fin, il colligea les lectures coraniques faites par les sept lecteurs les plus célèbres dans ces régions, pour que leur nombre corresponde aux sept dialectes en lesquels fut révélé le Coran. Ceci ne veut pas dire qu'il croit -ou que les autres ulémas croient- que ces sept lectures du Coran représentent les sept dialectes ou qu'il est exclusivement permis de réciter le Coran suivant les lectures de ces sept lecteurs célèbres.
C'est pour cela que l'un des éminents lecteurs du Coran a dit: "Si Ibn Mojahid n'avait pas choisi Hamza, je l'aurais remplacé par Ya`qoub Al-Hadrami, l'imam de la mosquée de Bassora et l'as de ses lecteurs à son époque à la tête de l'an 200 de l'hégire".
Il est également incontesté parmi les musulmans que les sept dialectes en lesquels a été révélé le Coran, ne comportent pas des contresens ni des divergences, mais il se peut qu'elles donnent le même sens, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud: "C'est exactement comme si vous disiez: (Venez), (Allez), (Avancez)".
Il se peut que le sens de l'une soit différente de celui de l'autre, toutefois, les deux sens sont vrais. Cette différence vise donc à diversifier le sens et non qu'il s'agisse de contraste ou d'opposition, ceci conformément à ce hadith élevé à l'Envoyé d'Allah saws : «Le Coran fut révélé en sept dialectes. Si tu dis (Allah est Pardonneur et Miséricordieux) au lieu de (Allah est Puissant et Sage), il n'y aura pas de peine tant qu'il s'agit des attributs Allah; exception faite de terminer un verset de miséricorde par un signe du châtiment, ou un verset du châtiment par un signe de miséricorde» .
De telles différences existent dans les lectures célèbres, comme la différence entre "bâ`ad" et "bâ`id" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "ukhâfâ" et "uakhâfâ" {Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah}; entre "litazuwl" et "layazuwl" {Même si leur complot était assez puissant pour faire disparaître}; entre "`ajibt" et "`ajabtu" {Mais tu t'étonnes} et autres.
Parmi ces lectures célèbres, il y a des sens qui se concordent d'un côté et d'autres qui s'opposent d'un autre côté, comme par exemples: la différence entre {yakhda`oun} et {"yokhadi`oun"}; entre {yakdhiboun} et {yokadhiboun}; entre "lamastum" et {"lamastum"}; entre {"yathurn"} et "yathharn" et autres.
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Ces lectures qui présentent chacune un sens différent sont toutes vraies. L'une et l'autre sont comme un verset et son semblable, c'est-à-dire qu'il faut croire en elles toutes et suivre les enseignements que chaque sens offre. Il n'est pas donc permis de sacrifier le sens de l'une pour obéir à celui de l'autre, en pensant qu'il s'agit d'une contradiction quelconque, comme l'a dit `Abdoullah ibn Mass'oud [radiallah : "Celui qui ne croit pas en l'une de ses lettres (c.-à-d. du Coran), il aurait mécru en sa totalité".
Quant aux endroits où les termes et les sens s'accordent alors que la façon de prononciation diffère selon l'usage des "hamazat", des "madat" ou les "'imalat", "naql al-harakat", "al-'izhar", "al-'idgham", "al-'ikhtilas", "tarqiq ou taghliz allamat et arra'at" et autres usages nommés "Al-'Osoul" par les lecteurs, ceci montre et souligne qu'il n'y a pas lieu ni au contresens ni à l'opposition quand il s'agit de la diversification des termes ou des sens, car ces diverses façons de prononcer un terme ne signifient pas qu'il s'agit de plusieurs termes. Mais, ce n'est pas le cas quand les termes différent alors que le sens concorde, ou quand les sens varient selon les synonymes ou autres. C'est pourquoi on considère les divers termes qui se prononcent différemment comme faisant partie d'un même dialecte des sept avec lesquels le Coran a été révélé; même ce n'est pas le cas quand les termes et les sens divergent, même s'ils correspondent à l'écriture du Mushaf où les signes diacritiques et les formes divergent. C'est pour cela que les ulémas de l'islam parmi les éminents prédécesseurs se sont accordés sur le fait que ce n'était pas prescrit de lire exclusivement selon ces lectures dans toutes les régions musulmanes et que quiconque était assuré de trouver la lecture faite par Al-'A`mach, le cheikh de Hamza, par Ya`qoub ibn 'Ishaq Al-Hadrami, ou par Al-Kasa'î ou d'autres, il lui est permis de lire selon elles, d'après le consensus des éminents ulémas. De même, la plupart de ceux-ci qui ont eu connaissance de la lecture faite par Hamza, comme Soufyan ibn `Uyyayna, 'Ahmad ibn Hanbal, Bichr ibn Al-Harith et autres choisissent la lecture faite par Abou Ja`far ibn Al-Qi`qa`et par Chiba ibn Nasah, originaires de Médine et préfèrent les lectures des gens de Bassora comme les cheikhs de Ya`qoub ibn 'Ishaq et autres aux lectures faites par Hamza et Al-Kissa'î.
Les éminents Oulémas ont émis à ce sujet plusieurs avis bien connus des savants, c'est pourquoi les imams des gens de l'Iraq qui se sont assurés des dix ou des onze lectures comme ils se sont assurés de ces sept lecture font de cela la matière des ouvrages et lisent le Coran selon ces lectures soit au cours de la prière ou en dehors de laquelle. Ceci est bien confirmé par les ulémas et personne d'entre eux ne l'a nié.
Quant à ce qu'a mentionné le cadi `Iyad et ceux qui ont rapporté ses paroles concernant Ibn Chanbûdh qui récitait selon des lectures singulières au cours de la prière durant l'an 400 de l'hégire et le fait de trouver répréhensible ce qu'il faisait. Il s'agit ici du rejet des lectures singulières qui ne se conforment pas au Mushaf, comme on va l'expliciter ci-dessus.
Aucun savant n'a rejeté les dix lectures. Mais, celui qui les ignore ou qui n'est pas assuré desquelles comme le cas de celui qui était loin des pays de l'islam et qui n'a pas eu connaissance de certaines de ces lectures, il ne doit pas lire selon ce qu'il ignore. La lecture est, en fait, comme l'a dit Zayd ibn Thabit, est une tradition léguée par le premier au dernier; comme ce qui est bien rapporté d'après le Prophète saws : les divers types d'introduction à la prière, les diverses façons de faire le premier appel à la prière, la manière d'accomplir la prière de la crainte, tout cela est bon et il est permis de le pratiquer par celui qui le connaît.
Celui qui connaît un type et ignore un autre, il ne doit pas laisser ce qu'il connaît pour ce qu'il ne connaît pas et il ne doit pas de même désapprouver celui qui a plus de connaissance que lui ni ne le contredire, comme l'a dit le Prophète saws : «Ne vous opposez pas les uns aux autres, car ce qui étaient avant vous, se sont opposés les uns aux autres, ce qui a entraîné leur perdition».
Comme exemples des lectures singulières qui ne se conforment pas à la calligraphie ottomane du Mushaf citons: celle faite par Ibn Mass`oud et celle faite par Abou Darda' (qu'Allah soit satisfait des deux) dans les trois premiers versets de la sourate Al-Layl {Par la nuit quand elle enveloppe tout!}; {Par le jour quand il éclaire!} et {mâle et femelle!}. Comme ceci est confirmé dans les deux recueils authentiques du Hadith "Assahihan" Al-Boukhari dans L'interprétation (4943, 4944), Muslim dans La Prière des Voyageurs (824).
Ainsi que celle faite par `Abdoullah en ajoutant le terme "mutatabi`ât" c'est-à-dire "successifs" à chaque fois que "trois jours" est mentionné dans un verset; et comme il a fait en changeant le terme "sayha" par "zaqya" dans les versets 29 et 53 de la sourate Yassine, et autres. Si ces lectures sont établies d'après certains Compagnons du Prophète, est-il permis de les réciter pendant la prière? Les ulémas ont émis deux opinions, à ce propos, d'après deux avis célèbres de l'imam 'Ahmad et deux autres de l'imam Malik.
Selon la première opinion, ceci est permis, car les Compagnons du Prophète et leurs Suivants récitaient selon cette lecture durant l'accomplissement de la prière.
Selon la seconde opinion, ceci n'est pas permis -telle est l'opinion communément admise par les ulémas- car ces lectures ne sont pas rapportées d'après l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) d'une façon notoire. Même si elles sont sûres, elles ont été abrogées par la dernière lecture faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Il est bien établi dans les recueils authentiques du Hadith d'après `A'icha et Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux) que: «Gabriel (que la paix soit sur lui) avait l'habitude d'entendre la récitation coranique de l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) chaque année. A l'an de son décès, Gabriel a fait réciter le Coran à deux reprises à l'Envoyé d'Allah (P. et B. d'Allah sur Lui)» .
Cette dernière récitation est la lecture faite par Zayd ibn Thabit et autres et c'est elle que les Califes Bien-Guidés, Abou Bakr, `Omar, `Othman et `Ali ont ordonné de la mettre par écrit dans les Mushafs. Abou Bakr et `Omar, sous le califat de ce premier, ont collaboré à la mettre par écrit dans un recueil coranique. Abou Bakr a donné l'ordre à Zayd ibn Thabit de l'écrire. Puis, `Othman, sous son règne, a ordonné de l'écrire et de l'envoyer aux diverses régions pour unifier la lecture de tout le monde, et ce avec l'accord des Compagnons du Prophète dont `Ali et autres.
Or, retournons à la question posée au sujet de cette discorde: est-ce que les sept lectures coraniques représentent un des sept dialectes ou pas? La plupart des ulémas parmi les prédécesseurs et les imams affirment qu'elles représentent l'un de ces sept dialectes, voire ils disent que le Mushaf colligé par `Othman offre l'un de ces sept dialectes et qu'il comporte la dernière récitation du Coran faite par l'Envoyé d'Allah saws devant Gabriel. Cette opinion se trouve confirmée par tant de hadiths et de traditions célèbres.
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