Djibril
23/02/2006, 04h15
salam alaikoum wa rahmatoullah wa barkakatouh,
Comme j'ai remarqué que le frère malik faisait beaucoup référence au sheikh muqbil dans ses derniers posts, je vous propose une petite biographie de cet homme et une analyse de l'impact de son action et de sa pensée au Yémen.
L'auteur, non-musulman, offre une analyse intéressante bien qu'il situe mal la place du wahabisme par rapport au sunnisme.
http://cy.revues.org/document137.html (http://cy.revues.org/document137.html)
La mouvance salafie yéménite apparaît comme étant composée d'abord d'une salafiya littéraliste, liée à l'héritage de Muqbil al Wadi`î. L'identité de ce premier courant s'est surtout affirmée, au début des années 1980, contre les évolutions prônées par le courant des Frères Musulmans. Instrumentalisée par le régime plus qu'en lutte contre lui, elle est de plus en plus visiblement concurrencée par une salafiya réformatrice ou “ politisée ” traversée par une dynamique comparable à celle qui a conduit le courant des Frères Musulmans à s'ouvrir sur les exigences de la modernisation politique et sociale. Il est plus difficile en revanche de tracer les frontières d'une salafiya muqatila ou “ jihadiste ”, les frontières idéologiques du passage à l'action armée ne recoupant que très approximativement celle de l'appartenance salafie. S'agissant de cette violence anti-occidentale que le regard extérieur attribue systématiquement à ceux qu'il nomme - à tort - les “ wahhabites ”, la position de la France et de l'Allemagne lors du lancement de la campagne anglo-américaine contre l'Iraq, réaffirmant avec force le lien universel de l'humanisme, a fait plus en quelques semaines pour "lutter contre les fondamentalismes" que les campagnes répressives ou les centaines de colloques auxquels le monde occidental a cru pouvoir confier, au cours des quinze dernières années, cette mission essentielle.
La suite ici (http://cy.revues.org/document137.html)
Comme j'ai remarqué que le frère malik faisait beaucoup référence au sheikh muqbil dans ses derniers posts, je vous propose une petite biographie de cet homme et une analyse de l'impact de son action et de sa pensée au Yémen.
L'auteur, non-musulman, offre une analyse intéressante bien qu'il situe mal la place du wahabisme par rapport au sunnisme.
http://cy.revues.org/document137.html (http://cy.revues.org/document137.html)
La mouvance salafie yéménite apparaît comme étant composée d'abord d'une salafiya littéraliste, liée à l'héritage de Muqbil al Wadi`î. L'identité de ce premier courant s'est surtout affirmée, au début des années 1980, contre les évolutions prônées par le courant des Frères Musulmans. Instrumentalisée par le régime plus qu'en lutte contre lui, elle est de plus en plus visiblement concurrencée par une salafiya réformatrice ou “ politisée ” traversée par une dynamique comparable à celle qui a conduit le courant des Frères Musulmans à s'ouvrir sur les exigences de la modernisation politique et sociale. Il est plus difficile en revanche de tracer les frontières d'une salafiya muqatila ou “ jihadiste ”, les frontières idéologiques du passage à l'action armée ne recoupant que très approximativement celle de l'appartenance salafie. S'agissant de cette violence anti-occidentale que le regard extérieur attribue systématiquement à ceux qu'il nomme - à tort - les “ wahhabites ”, la position de la France et de l'Allemagne lors du lancement de la campagne anglo-américaine contre l'Iraq, réaffirmant avec force le lien universel de l'humanisme, a fait plus en quelques semaines pour "lutter contre les fondamentalismes" que les campagnes répressives ou les centaines de colloques auxquels le monde occidental a cru pouvoir confier, au cours des quinze dernières années, cette mission essentielle.
La suite ici (http://cy.revues.org/document137.html)