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MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h24
Salam alaykoum wa rahmatou allahi wa barakatouhou,

Notre frère Abd-al-Batin nous poste son livre "Le Viatique de la Jeunesse"

Ca serait intéressant de connaître cette personne...


Petite introduction :





[b]"Je ne doute guère de ma qualité de voisin intime du Créateur de l'Univers,
Quel magnifique état!"

"Les faveurs imméritées que j'ai obtenues en provenance d'ALLAH ne se comptent plus dans l'Univers et c'est en cela mon bonheur."


Cheikh Ahmadou Bamba

<TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=380 border=1><TBODY><TR vAlign=top align=middle><TD>
http://www.touba-internet.com/photos/bmb_bamba.jpg

</TD></TR></TBODY></TABLE>




<TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=380 border=0><TBODY><TR><TD>Clôturant le cycle de la prophétie, Muhammad (Paix et Salut sur Lui) a legué à l'humanité un message de fraternité, de dévotion et de soumission à ALLAH au sein d'une seule et même famille : la umma.

Cette communauté a connu des périodes d'épanouissement, mais aussi des périodes de troubles et d'incertitudes. Mais à chaque fois, ALLAH dans sa miséricorde, a fait apparaître un vivificateur pour faire revivre dans le c?ur des croyants la lumière du Coran et de la sunna.

Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, de son vrai nom Muhammad Ibn Muhammad Ibn Habiballah, fut de ces guides qui apparaissent pour apporter la guérison lorsque le dérapage ou l'excès s'aggravent à un endroit ou à un autre de la planète. D'une dimension spirituelle exceptionnelle, Cheikh Ahmadou Bamba réillumina le ciel des Saints, 1300 ans après Mouhammad (Paix et Salut sur Lui), le Sceau des Prophètes.

Par sa foi inébranlable en ALLAH, Cheikh Ahmadou Bamba a élevé très haut le drapeau de l'Islam, avec comme seules armes le Coran et la Sunna (Tradition du Prophète - Psl). Il s'est battu toute sa vie durant pour la revivification et le rayonnement d'un Islam exempt d'innovation, à un moment où la pratique de la religion d'ALLAH semblait décliner irrémédiablement chez son peuple.

Martyrisé pour ses convictions religieuses et privé de liberté pendant une majeure partie de son existence (32 ans d'exils, de mise en résidence surveillée et de persécutions), il n'a eu de cesse d'oeuvrer pour guérir les consciences malades et les remettre sur les chemins de la vertu.

L'enseignement que Cheikh Ahmadou Bamba a laissé à toute l'humanité est la "Mouridiya" (le mouridisme) qui peut se définir comme une aspiration à ALLAH (Mouridoullahi) de manière conforme à l'esprit et au message prophétique, c'est à dire un soufisme dont la seule originalité est d'être le prototype de l'Islam orthodoxe.

Fin lettré, Cheikh Ahmadou Bamba a composé (souvent en vers, par souci de pédagogie) de très nombreux ouvrages dans les domaines de la Jurisprudence, de la Théologie, du Soufisme, de la Bonne Education et d'autres d'autres domaines du savoir comme la Grammaire (arabe). Il a aussi produit un nombre inestimable de Panégyriques envers Mouhammad en qui il vouait amour ardent, amour qui lui valut le titre de Khadimou Rassol [Serviteur inconditionnel du Prophète -Psl].

Aujourd'hui, Cheikh Ahmadou Bamba repose dans sa cité bénie de TOUBA (au Sénégal) à l'intérieur d'une splendide mosquée qui force le respect de tout visiteur et qui témoigne de la Grandeur de Notre Seigneur ALLAH, Maître de l'Univers et de tout ce qu'il contient.

Et chaque jour qu'ALLAH crée, le Coran y est lu 28 fois.

</TD></TR></TBODY></TABLE>

MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h25
<TABLE cellSpacing=2 cellPadding=2 width=475 border=0><TBODY><TR vAlign=top><TD colSpan=2><TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=392 align=center border=0><TBODY><TR vAlign=top align=left bgColor=#ccffcc><TD>Cheikh Ahmadou Bamba est né vers 1854 au centre du Sénégal. Issue d'une famille d'une orthodoxie stricte dans la pratique de l'Islam, Cheikh Ahmadou Bamba a très tôt assimilé et enseigné de nombreux domaines des Sciences Religieuses.



L'homme était un ascète qui avait renoncé aux honneurs de ce bas monde, au pouvoir et à ses lustres pour se consacrer exclusivement au service d'ALLAH et se complaisait dans l'immitation du Prophète Mouhammad (PSL).

Cheikh Ahmadou Bamba reçut en 1883 sa mission de guide spirituel .





</TD></TR><TR bgColor=#ccffcc><TD></TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR><TR vAlign=top><TD colSpan=2>Qui était Cheikh Ahmadou Bamba ?



Cheikh Ahmad ibn Muhammad ibn Habiballah, plus connu sous les noms de Cheikh Ahmadou Bamba MBacké ou Serigne Touba, est venu au monde au mois de Muharram de l'an 1270 après l'Hégire (calendrier musulman) soit vers 1853 ou 1854 de l'ère chrétienne, à MBacké Baol (Sénégal), village fondé par son arrière grand père Muhammad Al Khayr.

Sa famille brillait par sa sagesse et sa piété: sa mère Mariama Bousso, vertueuse et pieuse, était surnommée Djaratoullah, la proche d'ALLAH; son père, Muhammad ibn Habiballah, aussi appelé Mor Anta Salli, était un jurisconsulte réputé et un imam très respecté auprès des musulmans, mais aussi des princes et des rois (en tant que Cadi du roi Lat Dior, il était chargé de l'exécution du droit à l'intérieur du royaume).

A l'école coranique, Cheikh Ahmadou Bamba fit preuve d'une grande soif de connaissances. Son père l'avait confié à Serigne MBacké NDoumbé puis à Mouhammadou Bousso, auprès desquels il put apprendre l'ensemble du Coran et certaines sciences religieuses (théologie, mystique, droit musulman, prières) en un temps record.

Jusqu'à 1300 après l'Hégire (1882 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba s'occupait de l'enseignement auprès de son père et a écrit de nombreux ouvrages dans le domaine de la Jurisprudence, la Théologie, le Perfectionnement Spirituel, ....

Après la disparition de son père en 1301 après l'Hegire (1883 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba put révéler en totalité sa personnalité mystique et se livrer davantage à la vie ascétique et désintéressée entièrement axée sur l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur lui).
Son détachement du pouvoir temporel des princes fut beaucoup critiqué par ceux qui espéraient qu'il continuerait dans le sillage de son père en tant que conseiller et magistrat du roi mais il resta ferme dans son choix:




"Ils m'ont conseillé:"Va t'agenouiller devant les détenteurs du Pouvoir et tu obtiendras des récompenses qui t'enrichiront pour toute la vie"



"J'ai répondu: "Je compte sur mon Seigneur, je me contente de Lui, je ne désire rien d'autre que le savoir et la religion.

"Je n'espère qu'en mon Roi, je ne crains que Lui - qu'Il est Auguste - qui peut m'enrichir et me sauver.

"Comment pourrais-je confier mes affaires à des gens qui sont aussi incapables de s'occuper des leurs que des crève-la-fin?

"Ou bien comment l'amour des vanités de ce monde m'oblige-t-il à fréquenter des êtres dont la mesure est le parterre fleuri des démons?

"Si j'éprouve du chagrin ou bien si j'ai une reqête à présenter, c'est au maître du Trône que j'adresse mes prières.

"Il est l'aide que rien ne réduit à l'impuissance et c'est lui qui fait ce qu'il veut de la manière qui lui plaise.

"S'il veut brusquer une affaire, celle-ci est vite faite et s'il s'il veut en retarder l'échéance, elle ne sera acomplie qu'après le délai marqué.

"Ô toi qui blâmes, ne vas pas trop loin! Cesse de me blâmer! Car mon abandon des futilités de cette vie ne m'attriste point.

"Si mon seul défaut est la renonciation aux vanités des princes, c'est là un précieux vice qui ne me déshonore point. " ("Qâlû liya arkân").



Cet évènement marqua son passage de la qualité de maître d'école à celui de guide spirituel. et c'est ainsi qu'en 1883, il fonda la Mouridiyya ou Voie de l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur Lui).



Malgré les preuves qu'il a fournies à l'Islam dans le domaine de la formation religieuse et de la foi, Cheikh Ahmadou Bamba n'a jamais prétendu se rattacher au prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui) par lien généalogique.
Il ne se réclame non plus d'aucune appartenance chérifienne sinon que par sa chaîne mystique, il se relie au Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui), son unique guide vers ALLAH.

Son fils et biographe, Cheikh Bachirou MBacké le décrit ainsi, dans "Les Bienfaits de l'Eternel":




"Il savait supporter avec patience maintes douleurs, braver les plus graves périls avec calme et douceur, sans laisser apparaître le moindre signe de peine ou de chagrin.


Il ne se laissait aller à la colère que pour plaire à Dieu.
Il supportait l'effort. Il ignorait la fatigue. Il ne se reposait qu'après la victoire, le triomphe.
C'était un plaisir pour lui que de travailler continuellement en se donnant à sa tâche corps et âme.
Il faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur.
Il affrontait les obstacles sans se soucier de personne. Dans tous les cas, il suivait strictement ce qu'approuve et exige la loi islamique, la voie tracée et agréée par Dieu le Très-Haut à Muhammad (Paix et Salut sur Lui), le meilleur d'entre les serviteurs"



Autant de qualités connues du Prophète Mouhammad (PSL).



Cheikh Ahmadou Bamba était de petite taille et s'habillait de manière simple. Il ne se retournait jamais sur son chemin et ne riait jamais aux éclats. D'une remarquable sobriété, Cheikh Ahmadou Bamba ne prenait qu'une petite quantité de nourriture; par contre il aimait beaucoup se servir du thé, et surtout de café et ne faisait usage que du sucre en pain appelé "telsi".

Après les heures de prières, il aimait souvent faire des promenades solitaires à travers les allées tracées entre les palissades de tôles, se livrant à la méditation.

Cheikh Ahmadou Bamba employait tout son temps entre la prière, la lecture et l'enseignement qu'il dispensait à ses nombreux disciples en plein air. Il avait l'habitude de se servir du sol sablonneux en guise de tableau sur lequel il dessinait avec son doigt des petits schémas destinés à soutenir ses démonstrations et à aider la mémoire de ses auditeurs.

Jusqu'à son rappel à Dieu le 19 juillet 1927, à Diourbel (Sénégal), Cheikh Ahmadou Bamba n'a jamais changé le cours de cette existence humble et austère entièrement consacrée au service d'ALLAH et de son Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui).





<HR SIZE=1>Une existence entièrement au service d'ALLAH et de son Envoyé
Cheikh Ahmadou Bamba a été initié à la confrérie Qadiriyya par son père. Il avait également été initié aux confréries Tidjaniyya et Shadiliyya. A chaque fois qu'il se lançait dans une voie, il en pulvérisait toutes les étapes et en détenait tous les secrets.

Mais toutes ces voies ne suffisaient pas à étancher sa soif. Il dit:




"J'ai dépassé les hommes et tout ce qui vient de leurs mains (leurs invocations, leurs remèdes, leurs wirds, leurs litanies, leurs indications, leurs prescriptions), pour me tourner vers le Seigneur des hommess."





Il prit alors le Coran comme wird et comme dhikr. Il perça les mystères du dhikr, dont il comprit que sa substance se trouvait dans "lâ ilâha illa-llâh" (Il n'y a de divinité qu'ALLAH).



Son aspiration profonde à ALLAH et son amour ardent pour MUHAMMAD (PSL) furent tels que ALLAH lui révéla "L'ENCEINTE SCELLÉE D'ALLAH" et il vit l'immensité de l'océan divin, la grâce incommensurable de l'Eternel (al Bâqî), la plénitude de la Générosité divine (al Jawad), l'Amour divin (al Wadûd) dans lequel ALLAH enveloppe ses amis et ses saints, et la Clémence divine (al Rahma).
Mais ALLAH lui montra la plénitude de la "NÛR MUHAMMADIYYA" (la lumière prophétique) et lui inspira que pour accéder à L'ENCEINTE SCELLÉE, il devait passer par le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui).

Ayant aperçu la plénitude de la "NÛR MUHAMMADIYYA", il s'écria:




"La beauté des gens de la terre et du ciel [la parure des deux mondes], c'est l'homme à l'oriflamme [Muhammad], à lui la louange.



Ma poésie a été embellie par l'apologie de celui que j'imite et j'attends de cette apologie toutes les formes d'élévation possibles.

La vision du soleil levant m'a empêché de suivre les étoiles et la lune dans le ciel."



Cheikh Bachirou MBacké et Cheikh Mouhammadou Lamine Diop Dagana, biographes du Cheikh Ahmadou Bamba, disent que la multiplicité des étoiles dans le ciel représente l'ensemble des envoyés ( "jami'a-l anbiya-i wa-r-rasul" ) qui d'après les savants sont au nombre de 124000. Quant à la lune, elle désigne les différents pôles qui se sont succédés; de même que chaque mois a sa lune, chaque temps a son Pôle<SUP>1</SUP>. Il affirme ainsi que c'est la vision du Prophète qui l'a empêché de se limiter aux envoyés et aux pôles.



[ <SUP>1</SUP> Pôle : "Al Qutb"; il est au sommet de la hiérarchie mystique des hommes d'ALLAH (Rijâlu l-lâhi). Il est l'héritier du Prophète et ALLAH lui dispose la destinée des êtres humains dans la période prophétique à laquelle il préside. Il connaît la Loi Pure (législation contenue dans les Livres révélés) et la Vérité Radieuse (contenue dans la Tablette bien gardée). Il passe par tous les stades de la hiérarchie mystique avant d'être promu à la dignité polaire par Muhammad, l'Envoyé d'ALLAH.]

Le Cheikh réalisa tout ce que ALLAH renfermait dans la "NÛR MUHAMMADIYYA", et affirma:




"Muhammad est le réservoir de tout ce qui est utile dans les deux mondes."





Il avait abandonné toutes les voies et tous les maîtres. Il les dépassa pour la lumière fondamentale, le soleil divin, et réalisa son pacte avec Muhammad (Paix et Salut sur Lui). Alors ALLAH lui révéla les secrets de la lumière prophétique, et il comprit que Muhammad est "Ahmad", "Al Maahi", celui par qui ALLAH efface l'incrédulité, les pêchés et tout ce empêche au coeur du croyant de vivre les réalités de la foi.


Il est "Al Hâshir", celui aux pieds duquel les gens se rassemblent, "Al 'Aqib", le seigneur des prophètes et des envoyés, qui ne sera suivi d'aucun autre. Il est aussi le paraclet dont parle l'Evangile de Saint Jean.
Le Cheikh demande alors au Seigneur d'accorder Sa bénédiction et Son salut au Prophète par ses noms "Barakhliti" et "Farkhliti".

Alors naquit la phase d'imitation du Prophète (Paix et Salut sur Lui) et la course vers lui par le respect de son message (le Coran) et de sa tradition (sunna). ALLAH lui avait inoculé l'essence de l'amour prophétique, et en germant, cette graine semée en lui l'éleva à un degré incommensurable.
Il cherchait à plaire au Prophète (PSL) par tous les moyens possibles: il décida d'entreprendre le voyage pour la Mecque et Médine pour vivre auprès du Prophète jusqu'à son dernier souffle.
Mais il vit le Prophète (à l'état de veille et non en songe) qui lui demanda de ne pas se rendre à Médine. Il dit dans "Ra'iya":




"Il a empêché mon corps de lui rendre visite, mais ma langue et mon coeur lui rendent visite en permanence."





De même, tous ceux qui ont vécu avec Cheikh Ahmadou Bamba l'ont entendu parler de la visite de l'ange Gabriel. A tous ceux qui lui demandaient s'il était possible de rencontrer l'Archange Gabriel après le Prophète (Paix et Salut sur Lui), le Cheikh répondit en citant deux vers du versificateur des "Ghazawât":






"Certains disent que Gabriel se présente au croyant qui meurt; d'autres nient son apparition après le Messager de Dieu.


La vérité est que ces apparitions se perpétuent".



Et il ajouta:






"De toute façon, ces propos s'adressent à ceux qui sont susceptibles de les sentir, de les saisir en profondeur.


Il suffit donc au simple croyant de se soumettre et de se taire sous peine de se nuire."



Dans sa quête mystique, le Cheikh ne voulait qu'être élevé au niveau des compagnons du Prophète (Paix et Salut sur Lui et sur eux), être son digne serviteur et devenir le continuateur de la Tradition Authentique de Mouhammad (PSL).



L'attachement du Cheikh Ahmadou Bamba au Prophète (Sur lui la Paix et le Salut du Très-Haut) était tel qu'à la naissance de son premier fils, il refusa qu'on lui donne le nom de son frère Mame Mor. Il préféra le rebaptiser du nom de son bien-aimé Muhammad Mustafa, car il disait:
"Entre moi et le Prophète (PSL), je n'interpose rien, ni personne."





Et le témoignage de son amour à l'égard de Muhammad (PSL) est aujourd'hui concrétisé par l'attachement indescriptible que lui rendent ses disciples; attachement qui traduit aussi leur reconnaissance à l'homme de haute valeur islamique, qui avec beaucoup de témérité et de réussite a su se faire porte étandard de l'Islam, dans un contexte où le pouvoir temporel avait réussi à corrompre les détenteurs du pouvoir spirituel.





</TD></TR></TBODY></TABLE>

MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h27
Cheikh Ahmadou Bamba est apparu au Sénégal dans la deuxième moitié du 19e siècle. Cette période se caractérise par deux évènements majeurs dans l'histoire de l'Afrique occidentale: la fin de la Traite Négrière par les puissances européennes et la finalisation du processus de Colonisation de l'Afrique par ces mêmes puissances.

Le Commerce des Esclaves (Traite Négrière) qui aura duré plus de trois siècles répondait à des impératifs économiques, ces esclaves constituant pour les puissances européennes, une inestimable source de main d'oeuvre pour leurs exploitations agricoles des Amériques.

La conséquence de ce commerce aura été une désorganisation de ces sociétés africaines, qui, outre les ravages de l'alcool et les saignées humaines des bandits-rabatteurs d'esclaves, auront à endurer une négation totale de leur culture, de leur religion, bref de leur condition d'humain.

Cette ignominie, qui néanmoins trouvera une justification humanitaire ("civiliser l'Homme Noir") et aura même (du moins à ses débuts) la bénédiction de l'Eglise, finira par être abolie en 1848.

Cependant les exigences de l'industrialisation (recherche de matières premières et de marchés) et la volonté impérialiste des puissances européennes vont dicter à l'Europe, (notamment à la France pour le cas du Sénégal) une politique de conquête territoriale (la Conquête Coloniale).

Cette politique expansionniste va renconter au Sénégal une farouche résistance tant du côté des chefs religieux (El Hadji Oumar Tall, Maba Diakhou Ba, ...) que du côté de l'aristocratie (Lat Dior, ...). Mais du fait du décalage technologique et l'affaiblissement des royaumes dû à la Traite Négrière, toutes ces résistances vont être défaites.

Et, le 19 mars 1889, lorsque l'administration française signale pour la première fois dans un rapport, la présence du "marabout [religieux] Cheikh Ahmadou Bamba", la France avait déjà établi sa suprématie militaire sur le Sénégal.

Le Sénégal pacifié et dominé, la France avait alors entrepris d'assimiler la colonie aux valeurs culturelles occidentales. Et pour y parvenir, elle imposa sa religion : on cessa alors, sous la pression économique ou sous l'effet du mythe de supériorité du colonialiste, d'emmener son enfant à l'école coranique au profit de l'école du missionnaire qui bénéficiait du soutien de l'administration.

L'Islam devient alors la religion à combattre, sinon ouvertement, du moins en corrompant ses dirigeants afin qu'ils prônent un Islam vidé de toute spiritualité. "Assurer l'équilibre de notre domination en opposant à l'islamisme le contrepoids du fétichisme organisé ...", ces quelques lignes édificatrices sur le dessein de la colonisation (à savoir l'émergence d'un Islam nécrosé, communément appelé "Islam Noir") sont signées BREVIE, le Directeur des Affaires Politiques de l'Afrique Occidentale Française, dont il deviendra plus tard le Gouverneur...

Cheikh Ahamdou Bamba aura compris bien avant tous ses concitoyens la trame du complot contre l'Islam et, par delà, contre la culture de son peuple. Par la grâce d'ALLAH, il savait que le salut de son peuple résidait, non pas dans une prise des armes, mais dans une lutte non violente pour réveiller les consciences en léthargie et les ramener sur le sentier d'ALLAH.

MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h28
<TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=392 align=center border=0><TBODY><TR bgColor=#ccffcc><TD>La mission de Cheikh Ahmadou Bamba a été de guider les hommes vers ALLAH en sauvegardant l'esprit et la lettre du message de MOUHAMMAD (PSL) à une époque où l'Islam était menacé (notamment en Afrique de l'ouest).


C'est ce qu'il résume dans ce passage à propos du martyr qu'il a eu à souffrir:

"Le motif de mon départ [en exil] est la volonté que ALLAH a eu d'élever mon rang et de faire de moi l'intercesseur des miens et le Serviteur du Prophète".



</TD></TR><TR bgColor=#ccffcc><TD></TD></TR></TBODY></TABLE>

En ce 19e siècle finissant, l'Islam était agressé en Afrique de l'Ouest. Les chefs spirituels de l'époque, aveuglé par le pouvoir temporel et "victimes des honneurs", avaient fini par troquer le message de Mouhammad (PSL) contre des pratiques dépourvues de toute spiritualité.

ALLAH a indiqué aux hommes le chemin du salut, par l'intermédiaire de Ses Prophètes et par l'exemple des Saints imitateurs des Prophètes, à chaque génération. C'est ainsi que ces Prophètes et leurs saints successeurs deviennent, pour ceux qui les acceptent, des "refuges en ALLAH".

Cette obéissance à un Cheikh est conforme aux injonctions du Coran et du Hadith (parole du Prophète Mouhammad -PSL):



"Ô les Croyants! Obéissez à ALLAH, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement." (Coran 4; 59) [c'est à dire aux Emirs désignés par le Prophète, puis à ses Successeurs qui sont les Oulémas bien-guidés]


"Obéissez, même si celui qui s'est imposé à vous est un serviteur Abyssin" [c'est à dire Noir] (Hadith -partiel- rapporté par Bokhari)






Cheikh Ahmadou Bamba : Refuge de la communauté musulmane




Au cours d'une retraite spirituelle dans sa mosquée de Daarou Khoudos en l'an 1311 de l'Hégire, le Cheikh reçut la visite du Prophète (PSL) et de ses immortels compagnons de la bataill de Badr. Dans son ardeur spirituel, Cheikh Ahmadou Bamba voulut accéder au rang de ces compagnons, serviteurs du Prophète (PSL).

Ainsi, lorsque l'Elu (Mouhammad -PSL) lui parvint en l'an 1301 de l'Hégire (1883 de l'ère chrétienne), Cheikh Ahmadou Bamba conclut avec lui le Pacte d'Allégence pour la Face d'ALLAH et ce dernier lui ordonna d'engager ses disciples dans cette Voie. Le mouridisme était né.

ALLAH dans sa miséricorde, comme Il le fait chaque fois que la Umma (communauté musulmane) traverse une période de troubles, venait de choisir un guide en la personne de Cheikh Ahmadou Bamba, pour rénover le message prophétique et le débarrasser de toute innovation.

Cheikh Ahmadou Bamba a, selon ses propres dires, reçu d'ALLAH l'insigne titre de gloire de "Serviteur de l'Envoyé" et de "Rempart et Asile". Il déclare, dans "Muhammadiya-l Habîb", être devenu un serviteur privilégié du Prophète :



"Le pouvoir du Très-Haut, l'Eternel, le Pré-existant a fait de moi le meilleur des serviteurs, par le Prophète dont les bienfaits sont éternels."



Cheikh Lamine Diop, biographe du Cheikh Ahmadou Bamba, cite cet ode du Cheikh révélatrice de sa qualité de Refuge (Maître Impeccable):




"L'Omnipotent m'a procuré les sciences et leurs secrets.

Puisqu'il est Omniscient,
J'ai acquis des connaissances que l'on ne trouve pas dans les livres.
Ne vous lassez donc pas de m'obéir !
Par considération pour l'Elu -Paix sur lui,
Le Généreux m'a donné la Baraka [bénédiction divine] du Coran et des sciences religiuses
Et fait jaillir sur mes écrits
Les secrets de "Il n'a point de divinité qu'ALLAH"
Il m'a accordé des faveurs qu'Il ne retirera jamais.
Et grâce à Lui, je suis devenu rempart et asile.
Voila la faveur qu'ALLAH accorde à celui qui lui plaît,
Lui, qui m'a autorisé à dire:
Venez chercher refuge auprès de moi."

MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h29
A partir du début du 19e siècle, la politique impérialiste de la France a abouti à la défaite de toutes les résistances armées au Sénégal et à la mise en place d'une politique de christianisation et d'assimilation de de la nouvelle colonie aux valeurs culurelles de la métropole. Cette volonté aboutira à une politique d'éloignement ou de banissement systématique des guides spirituels musulmans qui osèrent marquer leur défiance.

Principaux évènements relatifs à la vie de Ch. Ahmadou Bamba

1853 ou 1854
Naissance de Cheikh Ahmadou Bamba (http://www.touba-internet.com/top_bamba.htm).

1883
Cheikh Ahmadou Bamba appelle ses disciples à un culte exclusif à ALLAH, conforme au message du Prophète Mouhammad (PSL) : le mouridisme (http://www.touba-internet.com/top_mouridisme.htm).

1887
Cheikh Ahmadou Bamba fonde la cité de Touba (http://www.touba-internet.com/top_touba.htm) pour mieux servir ALLAH.

1888
Rapport de M. l'Administrateur Leclerc au Directeur des Affaires Publiques de la Colonie Française du Sénégal sur les prétendus agissements de Cheikh Ahmadou Bamba.

1889
Inquiétude des autorités françaises devant l'influence croissante de Cheikh Ahmadou Bamba.

Juillet 1889
Politique de conciliation du Gouvernement Clément Thomas.

1893
Cheikh Ahmadou Bamba quitte Touba sur ordre du Seigneur et vient s'installer à MBacké MBaari dans l'attente de sa mission.

Mars 1895
Lettre de Cheikh Ahmadou Bamba dans laquelle il déclare aux autorités qu'il n'avait besoin de rien en ce bas monde futile et périssable.

10 Août 1895 à 14 h
L'administration coloniale arrête Cheikh Ahmadou Bamba à Diéwol.

5 Septembre 1895
Réunion du Conseil Privé de la Colonie du Sénégal sur l'internement de Cheikh Ahmadou Bamba - P.V. n° 1 - Délibération n° 16.

21 Septembre 1895
Cheikh Ahmadou Bamba quitte le Sénégal pour être exilé au Gabon.

11 Novembre 1902
Retour de Cheikh Ahmadou Bamba au Sénégal.

Février 1903
Nouvelles inquiétudes des autorités françaises.

Mai 1903
Refus en ces termes de Cheikh Ahmadou Bamba de se rendre à une invitation à St-Louis (du Sénégal) du Gouverneur: "Je suis le Captif d'ALLAH et ne reconnais point d'autorité autre que la sienne".

Juin 1903
Opération sur MBacké avec un détachement de 150 Tirailleurs et 50 Spahis.

14 Juin 1903
Cheikh Ahmadou Bamba se constitue prisonnier.

19 Juin 1903
Cheikh Ahmadou Bamba est envoyé en résidence obligatoire à Saout-El-Ma, en Mauritanie, auprès du Cheikh Sidya.

Avril 1907
Retour de Cheikh Amadou Bamba au Sénégal avec mise en résidence à Thiéyène (cercle de Louga).

15 Janvier 1912
Retour de Cheikh Amadou Bamba avec mise en résidence surveillée à Diourbel.

Janvier 1919
Elevation de Cheikh Ahmadou Bamba à la dignité de Chevalier de le Légion d'Honneur, distinction qu'il n'a pas accepté de porter et nomination au Conseil Supérieur Consultatif aux Affaires musulmanes en Afrique Occidentale Française (A.O.F).

Novembre 1925
Cheikh Ahmadou Bamba demande l'autorisation de la construction de la Grande Mosquée (http://www.touba-internet.com/tba_mosquee.htm) de Touba (demande effectuée par Serigne MBacké Bousso).

19 Juillet 1927
Rappel à ALLAH du Cheikh Ahmadou Bamba (au terme d'un séjour terrestre équivalent au nombre de versets de la sourate "Les Groupes" dont l'issue est la récompense d'une vie entièrement consacrée à ALLAH).

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Djéwal : la rencontre avec les ennemis de l'Islam

Vers la fin du 19e siècle, alors que la politique de domination de la puissance coloniale était totale ou en passe de l'être, Cheikh Ahmadou Bamba ordonna à ses disciples le mouridisme (http://www.touba-internet.com/top_mouridisme.htm), un Islam authentique et débarrassé de toute innovation. Le Cheikh entreprit alors de professer en public un culte exclusif à ALLAH.

Les foules affluaient de toutes parts vers Cheikh Ahmadou Bamba qui fonda alors en 1887 la ville de TOUBA (http://www.touba-internet.com/top_touba.htm) pour mieux servir la Cause d'ALLAH. L'influence de Cheikh Ahmadou Bamba devenait de plus en plus considérable et ne manquait pas aussi de rendre jaloux certains chefs religieux traditionnels qui voyaient nombre de leurs disciples les quitter pour le Cheikh.

D'autre part, la présence auprès du Cheikh d'anciens membres de familles de résistants à l'impérialisme, devenus nouveaux disciples, ne tarda pas à susciter de vives inquiétudes chez les autorités françaises dont la tutelle a toujours rencontré dans le pays une résistance acharnée.

Aussi, Cheikh Ahmadou Bamba ne tarda-t-il pas à devenir l'objet d'une stricte surveillance. D'ailleurs, les craintes perpétuelles éprouvées par les pouvoirs administrants de cette époque à l'égard du Cheikh n'ont pas manqué d'être soulignées dans les rapports adressés jusqu'en 1915 au Gouverneur du Sénégal par ses administrateurs.

En l'an 1311 de l'Hégire (1893 dans le calendrier grégorien), au cours d'une retraite spirituelle, le Seigneur fit comprendre à Cheikh Ahmadou Bamba que les nombreuses épreuves inhérentes à son destin (http://www.touba-internet.com/bmb_mission.htm) ne sauraient l'atteindre tant qu'il resterait à Touba qui est sous la protection de la toute-puissance divine et lui intima l'ordre de quitter la cité de TOUBA. C'est ainsi que le Cheikh quitta Touba pour se fixer dans le Djolof (province au centre du Sénégal) à MBacké Baari.

Le 10 août 1895, la troupe coloniale dirigée par le commandant Leclerc devait aller à MBacké Baari pour l'arrestation du Cheikh.
Le samedi 18 safar de l'an 1313 de l'hégire (11 août 1895), Cheikh Ahmadou Bamba sait que l'heure de la mission a sonné et quitta la résidence qu'il avait construite à MBacké Baari pour l'acquisition et la diffusion de la science. Son départ conïcida avec le départ de Louga du Commandant de la troupe chargée de son arrestation). Ils se rencontrèrent à Djéwal au soir du même jour.



<HR SIZE=1>Le Conseil Privé du 5 Septembre 1895 :
Cheikh Ahmadou Bamba détenteur du flambeau de l'Islam

Arrêté à Diéwol, Cheikh Ahmadou Bamba est transféré au bureau du Gouverneur de l'administration coloniale à Saint-Louis du Sénégal. Le Jeudi 5 Septembre 1895, à neuf heures du matin, Cheikh Ahmadou Bamba est traduit devant le Conseil Privé de Saint-Louis qui doit statuer sur son cas. D'après l'historien Serigne Moussa Ka, le lieutenant Yoro Coumba Sow et l'interprète Doudou Seck Bouel Mogdad étaient présents lors de la rencontre.

La phobie de l'administration coloniale à l'endroit de tout mouvement islamique font que les jugements rendus au Conseil Privé constituent souvent des procès d'intention au chefs religieux. Dans le rapport de Merlin, directeur des affaires politiques au Conseil Privé du 5 septembre 1895, on peut lire ceci: "Les agissements des ses talibés [disciples] et le passé même du marabout [Cheikh Ahmadou Bamba] montrent clairement que nous avons affaire en lui à un homme fort intelligent, très avisé, habile à ne pas se compromettre, et dont l'esprit d'hostilité, les projets de conquête, les rêves d'ambition sont certains et poursuivis avec une obstination qui, si elle dénote un esprit de beaucoup supérieur à celui de ses congénaires, n'en est que plus dangereuse à notre influence..."

Cheikh Ahmadou Bamba fit une prière de deux rakkas dans le bureau du Gouverneur avant d'adresser la parole au Conseil pour lui signifier sa ferme intention de ne se soumettre qu'à ALLAH. Par cette prière symbolique et cette prise de position téméraire dans le sanctuaire des négateurs de l'Islam, Cheikh Ahmadou Bamba venait d'impulser une nouvelle forme de résistance non violente aux visées évangélistes du colonisateur.

Se fondant sur des rumeurs et des affabulations, le Conseil Privé décida de la déportation du Cheikh "en un lieu où ses prédications fanatiques n'auraient aucun effet". Ils décidèrent de l'exiler dans la forêt équatoriale du Gabon, où le Cheikh séjourna pendant sept ans et neuf mois.

PROCÈS-VERBAL DE LA RÉUNION DU CONSEIL PRIVE


"Le Jeudi 5 septembre 1895 à 9 heures sur convocation du Gouverneur, le Conseil Privé s'est réuni dans la salle ordinaire de ses délibérations.

Etaient présents:

M. Mouttet, Gouverneur, Président.
De Hersaint Gilly, Commissaire des colonies, chef du Service administratif;
Boyer, lieutenant-colonel, commandant supérieur des troupes par intérim;
Jurquet, directeur de l'Intérieur par intérim;
Chapelynck, procureur général par intérim;
Clarac, médecin principal, chef du service Santé.
Hogaret, lieutenant de vaisseau, délégué du Commissaire de la Marine;
J. Beziat, conseiller privé titulaire;
Lombain, conseiller privé suppléant;
Superville, secrétaire archiviste.

Après avoir examiné certains problèmes relatifs à la Colonie, le Conseil approuve la décision des membres ci-dessus désignés d'exiler au Gabon le Marabout Ahmadou Bamba qui doit être embarqué le 21 septembre 1895. Une pension de 50 francs par mois lui sera accordée durant son séjour au Gabon. "

<HR SIZE=1>L'exil au Gabon (1895-1902) : l'épreuve

L'exil d'un sahélien vers une région équatoriale humide ressemble à une condamnation à mort déguisée. La déportation de Cheikh Ahmadou Bamba vers le Gabon obéit aux cyniques méthodes de l'autorité coloniale qui n'hésitait pas à damner et déporter vers des contrées hostiles (Gabon, Guyane, Nouvelle-Calédonie, etc.) les éléments jugés dangereux ou gênants livrés face à l'animosité des convoyeurs en mer, aux maladies endémiques ou aux climat hostile.

Les détails du voyage du Cheikh Ahmadou Bamba ne sont pas connus avec exactitude. Il embarqua le Vendredi 21 septembre 1895 (1er du mois islamique de Rabi) à bord du paquebot "Ville de Pernambouc" et n'apprit sa destination qu'une fois à bord. Alors que l'Almamy Samory Touré (un grand résistant à la colonisation française) était parti avec une suite et quatre femmes, le Cheikh, lui, avait refusé toute compagnie (femme, enfants, disciples).

Le navire fit deux escales: la première à Conakry en Guinée, la seconde après le golfe de Guinée. Deux thèses s'affrontent concernant cette deuxième escale: selon la première, l'escale suivante fut Libreville, au nord de la côte gabonaise. La deuxième thèse soutient qu'un incident technique empêcha le navire d'accoster à Libreville et que tous les passagers furent amenés au port de Matadi sur le territoire de l'ex-Congo belge. De là, le navire longea la côte gabonaise avant d'atteindre Libreville. Cette seconde semble être la bonne puisque le Cheikh l'évoque dans ses poèmes.

Mayumba

La destination finale du Cheikh fut Mayumba au Gabon, endroit infesté de mouches tsé-tsé. Il s'est avéré que le Cheikh ne touchait pas sa rente et ne mangeait pas ce qu'on lui apportait; on ignore comment et de quoi il se nourrissait. Il passait ses journées à prier, à méditer et à écrire et conservait ses écrits dans des malles qu'il traînait à l'abri d'une cabane au moment des pluies.

Deux incidents assez obscurs se déroulèrent à Mayumba. Le premier se produisit lorsqu'on tenta d'isoler totalement le Cheikh en l'abandonnant sur l'îlot désert de Wir Wir, simple roche recouverte par la mer à haute marée, en compagnie de Samba Laobé Penda Fall, Bourba (roi) du Djolof, accusé par l'autorité coloniale. Les deux déportés seraient miraculeusement revenus à terre avant même les marins qui les y avaient amenés.

Le second incident eut lieu sur la plage de Mayumba: un projet avait été élaboré de fusiller le Cheikh mais les soldats y auraient renoncé, saisis de peur devant l'apparition "d'anges montés sur des chevaux". Plus tard, le Cheikh révéla que les compagnons du Prophète (Paix et Salut sur Lui) étaient venus lui porter secours.

Le Cheikh resta cinq ans à Mayumba "Cinq années durant lesquelles, j'ai souffert et mené le combat contre mon âme charnelle et les illusions".

C'est aussi durant son exil à Mayumba qu'il renonça aux miracles - apanage des saints - pour se consacrer à la purification de son âme et qu'il obtint l'Inspiration et l'Agrément d'ALLAH.

"C'est dans ce lieu, écrit-il, qu'ALLAH m'a montré toutes mes imperfections et m'a purifié de celles-ci, au point qque j'étais devenu le Serviteur de l'Envoyé (le prophète Mouhammad, béni soit-il)."

"Je me suis entretenu avec ALLAH - qu'il est Exalté et Sublime - durant ces années, à travers des écrits qu'il n'est pas permis et ne sera jamais permis de divulguer"

"Celui qui est affligé de ma qualité de Serviteur du Prophète lors de mon exil, ignore les secrets de mes vertus : mon seul but, en dehors des versets du Coran, est la Tradition Authentique de l'Elu (Mouhammad Al-Mustafa), le Plus Pur, sur lui les deux saluts de Celui qui fait don de sa Guidée."

Lambaréné

Après cinq ans d'une existence dont les périls, l'insalubrité et les privations ne semblent avoir eu aucun effet sur lui, l'administration l'envoya à Lambaréné, au nord du Gabon, dans un petit poste perdu dans la jungle équatoriale.

A propos de ce séjour de près de trois ans, le Cheikh écrira: "J'ai subi [là] des épreuves telles que seul le retrait de l'âme [l'agonie] est plus pénible."

Toutes ces épreuves ne firent qu'augmenter la piété du Cheikh, et l'enrichirent d'une sublime expérience mystique qui lui inspira de magnifiques poèmes.

Malgré les conseils de son entourage, le Cheikh se refuse à toute démarche auprès des autorités coloniales pour solliciter son rappatriement, préferrant attendre sa libération d'ALLAH.

Ainsi, lorsque le Gouverneur Général lui accorda la "grâce" en août 1902, il revient dans son pays (le 11 novembre 1902 à bord du navire "La Ville de Maceïo") intérieurement plus riche et plus grand qu'il n'en était parti.
C'est là que réside le véritable miracle du Cheikh, signe d'une sainteté qui lui permettait de vivre, non dans la douleur et les privations, mais au-dessus d'elles, dans la sérénité la plus parfaite, non sur terre, mais en ALLAH.

<HR SIZE=1>La mise en résidence obligatoire
du Cheikh en Mauritanie (1903 - 1907)

De retour de l'exil du Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba poursuivit l'éducation de ses disciples.

La dimension universelle de ce Serviteur du Prophète, authentique "Qutb"<SUP>1</SUP> (pôle de son époque (http://www.touba-internet.com/bmb_mission.htm)) ne tarda pas à se manifester et l'on vint lui rendre visite de tous les horizons, comme ce fut le cas de ce Cherif de Médine (la ville du prophète Mouhammad -PSL), Mawlay Ahmad Tibri qui fit imprimer des exemplaires de "Masaalik-ul Jinaan (http://www.touba-internet.com/xasida/masaalik/index.htm)" (un traité de soufisme du Cheikh) ou de ce descendant d'Abu Bakr Siddiq (khalif de l'Islam) qui vint de la Mecque pour rendre visite au Cheikh.

Le nombre des adeptes du Cheikh ne cessait de croître et le développement fulgurant de l'enseignement du Cheikh (le mouridisme (http://www.touba-internet.com/top_mouridisme.htm)) demeurait une source d'inquiétude pour les colonisateurs qui se sentaient menacés à terme. Les persécutions reprirent et le Cheikh fut à nouveau accusé de stocker du matériel de guerre.
C'est alors que les colonisateurs décidèrent de l'exiler en Mauritanie, où se trouvaient de grands hommes de Dieu connus et reconnus comme tels par les Sénégalais. Ils espéraient ainsi réduire le prestige du Cheikh Ahmadou Bamba et par conséquent la ferveur de ses disciples.

Le Cheikh fut arrêté le 13 juin 1903 et envoyé en résidence surveillé à Saout-Elma (en Mauritanie). Il partit satisfait de son destin, en laissant à ses disciples des directives claires, à savoir n'adorer qu'ALLAH, vivifier la tradition du Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui), se livrer à l'enseignement et au travail loin des futilités de ce bas-monde.

Pendant cet exil, le Cheikh fut sans cesse transféré d'un camp à un autre. C'est durant cette période, à la suite d'une vision du Prophète, que le Cheikh obtint son wird : un wird exempt d'innovations, entièrement basé sur le Coran et la tradition prophétique.

Selon un écrit de Cheikh Ahmadou Bamba, le wird lui a été donné par le Prophète Mouhammad (PSL) "à l'état de veille et non en sommeil, et ce en l'an 1322 de l'Hégire du Prophète dans une localité appelée Sarsara, au cours du mois de Ramadan, "mois dans lequel on a fait descendre le Coran comme guide pour les gens et preuve [et moyen] de discernement" (Coran 2;185). ALLAH et garant de nos propos."

Ceux dont la renommée devait éclipser celle du Cheikh se jetèrent à ses pieds (http://www.touba-internet.com/bmb_temoignages.htm) et lui offrirent la meilleure hospitalité, en remerciant le Seigneur de leur avoir envoyé le pôle<SUP>1</SUP> de son temps, l'héritier du Prophète (Paix et Salut sur Lui).

Le Cheikh inaugurant ainsi une ère nouvelle dans l'histoire de l'Islam et de l'homme noir, démontrant que tous les hommes sont issus de la même âme, et ne se surpassent que par la crainte révérencielle qu'ils vouent à leur Créateur.

[ <SUP>1</SUP> Pôle : "Al Qutb"; il est au sommet de la hiérarchie mystique des hommes d'ALLAH (Rijâlu l-lâhi). Il est l'héritier du Prophète et ALLAH lui dispose la destinée des êtres humains dans la période prophétique à laquelle il préside. Il connaît la Loi Pure (législation contenue dans les Livres révélés) et la Vérité Radieuse (contenue dans la Tablette bien gardée). Il passe par tous les stades de la hiérarchie mystique avant d'être promu à la dignité polaire par Muhammad, l'Envoyé d'ALLAH.]

<HR SIZE=1>Reconnaissance par le Colonisateur
de la Victoire du Cheikh.

En 1907, Cheikh Ahmadou Bamba est autorisé à rentrer au Sénégal, à la suite d'une demande du Gouverneur de Mauritanie à son homolgue du Sénégal.

Pour autant la méfiance des autorités coloniales à l'égard du Cheikh n'est pas abolie. Le Cheikh est autorisé à s'établir au village de Thiéyenne (dans le Dioloff) et des mesures sont prises pour limiter l'affluence des foules vers le Cheikh.

Le 13 janvier 1911, le Cheikh s'installe à Diourbel (dans le Baol), où il fait recopier par 17 de ses scribes de grandes quantités de manuscrits du Coran et de livres de sciences destinés à être diffusés.

En 1915, après deux années et demie de séjour dans le Baol, le Résident de l'époque devait dans un dernier rapport, sans doute le seul objectif depuis 1895 sur le guide spirituel mouride, s'adresser en ces termes aux instances de l'A.O.F (Afrique Occidentale Française):


"Après deux années et demie de séjour, d'observation et de commandement dans le Cercle du Baol (Sénégal), j'ai l'honneur de vous exposer les remarques que j'ai pu faire sur Ahmadou Bamba et ses Mourides.

Dans les premiers mois de mon séjour à Diourbel, je vous ai adressé plusieurs rapports au sujet de mes contacts avec le Sérigne et ses Mourides. Par ces documents vous avez pu voir que si mes premiers rapports avec Ahmadou Bamba ne furent pas très confiants, ils ne tardèrent pas à s'améliorer et Ahmadou Bamba fut mis rapidement en confiance".

Le Résident, après avoir insisté sur l'aide appréciable que lui a apporté Ahmadou Bamba pour le recrutement de tirailleurs et sa contribution efficace au secours national (guerre de 1914-1918, notamment contre l'Allemagne) déclarait:


"Dans son étude sur Ahmadou Bamba et les Mourides, M. l'officier interprète R. Marty lui prête des intentions de réunir entre ses mains la puissance temporelle à la puissance spirituelle.
Dans plusieurs de nos conversations, j'ai parlé au Serigne des projets qui lui étaient attribués.
Il s'en est défendu et m'a déclaré que ses rapports avec les chefs politiques du pays avaient été les mêmes que ceux qu'il avait eu avec nous.
Le Damel du Cayor, le Teigne Gogne et bien d'autres chefs, etc.... avaient pendant leur règne, recommandé qu'on le laisse en paix et qu'on lui donne la tranquillité. Il aime à le rappeler."

"Nous sommes certains que Ahmadou Bamba n'aspire qu'à la tranquillité, à la liberté de se livrer sans entrave à ses études théologiques, juridiques et littéraires.
Chacun s'accorde à reconnaître qu'il est remarquablement instruit en arabe (langue et littérature) et a des connaissance surprenantes sur les oeuvres des auteurs arabes pour un Noir du Sénégal qui n'est pour ainsi dire pas sorti de son pays."

"En ne le mêlant pas aux infractions dont les talibés se rendaient coupables, nous nous trouvions être dans la vérité, car il n'avait aucune responsabilité dans ces actes et le plus souvent, c'est par nous qu'il apprenait lorsque nous avions l'occasion de lui en parler."

"Il est très charitable et donne à ceux qui se présentent; il est constamment en butte aux importunités des quémandeurs. Tout l'argent dont il dispose est employé en aumône, en cadeaux à ses cheikh, à l'entretien de certains de ses parents et de ses fidèles et surtout à l'achat de livres etc.
Son influence sur ses compatriotes est considérable, non seulement sur ses propres adeptes mais aussi sur tous les autres musulmans qui le déclarent un Saint Marabout, le plus pieux et le meilleur serviteur de Dieu qui a obtenu du Très Haut des grâces spéciales".

"En le traitant avec la déférence que l'on doit avoir à l'égard d'un homme âgé et respecté par ses compatriotes et qui a conscience de cela, nous avons rapidement acquis sa confiance.
Nous pouvons dire que Ahmadou Bamba n'est pas un ingrat car il a conservé une réelle reconnaissance à ceux qu'à tort ou à raison il considère comme ayant agi en faveur du mouridisme".

(Extraits du rapport de fin de séjour sur Ahmadou Bamba, adressé en 1915 au Gouverneur Général de l'A.O.F. par le Résident du Baol.)

Ces citations révèlent sans doute implicitement, les erreurs des pouvoirs administratifs de 1895 qui, hantés par le souvenir des marabouts conquérants, avait placé le fondateur du mouridisme dans la perspective de cette époque agité de colonisation.

M. Merlin, directeur des Affaires politiques de la Colonie, a tenu à l'égard du Cheikh, les propos suivants:


"La plus grande preuve de sa sincérité dans son entreprise est qu'il se consacre âme et corps à sa religion. Se sacrifier dans l'intérêt de la religion est, pour lui, la chose la plus facile ...".

La vérité est ce que reconnaissent les ennemis.

Le 28 avril 1916, le Gouvernement Général de l'Afrique Occidentale Française nomme le Cheikh Ahmadou Bamba, membre du Comité consultatif des Affaires Musulmanes. Mais le Cheikh, fidèle à son attitude de toujours, s'écartait des chefs de ce bas-monde pour se consacrer à l'adoration d'ALLAH et à l'éducation spirituelle des musulmans, si bien qu'il n'alla jamais siéger dans ce comité.

En 1925, soit deux années avant son retour au Seigneur, le Cheikh obtient l'autorisation de la construction de la Mosquée de Touba (http://www.touba-internet.com/tba_mosquee.htm), mosquée qui sera inauguré le 7 juin 1963.

MUSLIMA_HABIBA
01/10/2005, 21h31
Le Saint Homme de Touba fait partie des mystères de Dieu dont la véritable dimension ne peut être cernée par le simple croyant. Tous les témoignages des Saints de son époque convergent sur ce point.

Voici ce que disent du Cheikh quelques uns de ces éminets témoins qui l'ont connu dans la mystique.

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Cheikh Saad-Bou Abib, petit fils du Prophète (PSL)

Voici des extraits d'une lettre adressée par Cheikh Saad Bou Abîb à Cheikh Ahmadou Bamba [Cheikhal Khadim Rassol : le Serviteur du Prophète -PSL].


"Cheikh Sahada Abîd (qu'ALLAH le protège) a dit de Cheikhal Khadim (qu'ALLAH le protège)."

"Il est [Cheikhal Khadim] une aubaine descendue sur l'humanité"

"Il est un des phénomènes d'ALLAH."

"La nature qui avait juré de nous ramener un phénomène pareil, A menti et doit réparer ce blasphème ..."

Pour essayer de comprendre la véritable dimension de Cheikh Ahmadou Bamba, jetons un coup d'oeil sur un extrait de la lettre historique que Cheikh Saad Bou Abîb a adressé au Maître, à son retour d'exil, alors qu'il avait élu domicile à Diourbel:


"L'objet de cette lettre est de deux choses:

"Premièrement, ne m'oublie pas ici [dans ce monde ci] et là-bas [à l'autre monde].

"Deuxièmement, n'oublie pas la descendance de MUHAMMAD (PSL) ici et la-bas."


Sahada Abib

<HR SIZE=1>
Cheikh Oumar Kourdiyou, imam de Médine

Ce pamphlet a été envoyé en 1922 à Cheikh Ahmadou Bamba en guise de remerciement par Cheikh Oumar Kourdiyou, alors imam de la sainte cité du Prophète (PSL), Médine. Les Médinois, troublés par la politique de l'époque, avaient été inquiétés de plus en plus par les bandits et même par le Pouvoir de l'Etat. Ils formèrnt une délégation assez importante qui vint jusqu'à Diourbel, solliciter des prières auprès du Maître. Il pria pour eux et la situation redevint normale dans la région. A la suite de ce bienfait, les Médinois adressèrent cette lettre à Cheikh Ahmadou Bamba.


"La lumière de ta Wilaya est d'une preuve irréfutable.
Qu'on ne retrouve que chez les Saints très purs.

Si tu veux voir une lumière sainte authentique,
Observe bien celui-là qui a délivré l'Afrique de l'ignorance et des ténèbres.

C'est le Maître qui a fait de toute son existence
Glorification et remerciements à ALLAH et à son Prophète (MUHAMMAD)

C'est le Maître de la vérité, de la "Tarîkha" et de l'honnêteté
Venu pour entrainer l'Univers vers la précision dans la véritable croyance.

Et quand toutes les connaissances seront rassemblées comme la lune au dessus de la terre, la sienne sera la source où toutes les autres viendront s'abreuver.

Quand toutes les connaissances seront présentes, la sienne sera l'océan
Où tous les Saints viendront puiser, dans sa bonté illimitée.

O toi "serviteur du choisi" aux secrets indéfinissables,
Ces secrets auréolés de lumière que nul ne peut dénombrer,
Ton image illuminée est descendues sur la terre sainte de Médine.

Et tout le monde est revivifié par ton souffle bienfaiteur!
Et tous par ma voix, t'adressent leurs respectueux remerciements
En honorant ainsi ton incommensurable personnalité

Nous sollicitons auprès de toi, une assistance
Qui nous apportera tous les bienfaits que nous envieront nos ennemis,
Parce que tu es notre Protecteur qui nous otera nos malheurs
Pour nous couvrir de bonheur dont bénéficieront ceux qui te suivent de près et même de loin.

Regarde nous donc de ton regard sain qui nous lave de nos souillures,
De ce regard qui extirpe de nos âmes les maux apparents et le caché des maux!

O, Maître, aie pitié des habitants de notre terroir!
De cette pitité si immense et si sincère qui enthousiasme le Prophète,

Que la meilleure prière d'ALLAH s'accomplisse sur Lui
Et qu'ALLAH te paie tant que seront le ciel et la terre."


(Traduction de Assane Sow, Professeur licencié en arabe,
Lycée Cheikh Oumar Foutiyou, Saint-Louis, Sénégal)

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Cheîkh Hâjj Mohammed Abdallah al-'Alawi


"Louanges à ALLAH qui nous a donné l'Islam, la croyance et les bienfaits, qui nous a élu pour suivre notre mditre Mouhammad, les grâces et la paix sur lui et sur ses illustres Compagnons.

Après avoir fait la connaissance de ce grand savant, le plus généreux des hommes le plus généreux des hommes le plus le plus pieux et le plus sage, le soleil et la lune des sciences, le bienfait de Dieu Ahmed Ibn Mohammed Ibn Habiballah, l'aimé de Dieu, souhaitons que le Seigneur le protège, l'élève et le rende heureux. Je tente toujours davantage de me rapprocher de lui pour obtenir un peu de sa joie et de sa sagesse. Hélas, si la vue de ces demeures et la nostalgie ne m'avaient pas consumé de chagrin je ne serais pas venu pleurer sur les ruines.

Allons demander des nouvelles de leurs occupants et pleurer leur disparition. Nous avons versé plus d'une larme. Tant de sentiments, l'amour les exige d'un amant, il ne faut pas lui en vouloir. Plus d'une fois mon attachement profond s'est manifesté. J'ai tant souffert avant de rendre visite au Serviteur du prophète, le guide et l'élu. Avec ses conseils j'ai pu vaincre le diable et les désirs illicites, trouvant ainsi la joie et le bonheur. Tous ont besoin de ses conseils, malgré la foule, il faut aller le voir. Il a guidé le monde et ALLAH l'a aidé. Chassez de votre esprit toute idée malfaisante que puisse vous en éloigner.

Objet d'amour et de respect, la pluie de sa générosité apaise la soif. Heureux ceux qui vivent avec lui en paix et en sécurité. Tous mes problèmes ont été réglés par le Cheikh que sa grandeur a élevé au-dessus de tous. Je me suis donné entièrement à Cheikh El Khadim, mes ruisseaux et mes rivières se jettent dans son océan et dans ses mers. "


Cheîkh Hâjj Mohammed Abdallah al-'Alawi


Tous mes posts sont tirés du site : http://www.touba-internet.com/

Abd-al-Batin
04/11/2005, 16h07
salam aleykoum

barakallahufik pour toutes ces precisions biographiques sur le Saint de Touba.

qu'Allah exalt&#233; te r&#233;compense et te fasse profiter de la barakah de Ses Amis.

amine.