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Voir la version complète : Sagesses de Ibn Atta Allah al Iskandari


Abd-al-Batin
09/05/2005, 22h38
Salam aleykoum



Le Dhikr[B]

— N'abondonne pas l'invocation(dhikr) pour la raison que pendant que ta langue mentionne Dieu ton coeur n'est pas présent. En effet, plus grave serait l'absence complète de la mention de Dieu que sa mention sans participation du cœur. Peut-être Dieu t'élèvera -t-il de cette mention distraite à la mention avec concentration ; puis à la mention avec présence du cœur ; enfin à la mention avec absence de tout ce qui n'est pas le Mentionné."Et cela n'est guère difficile pour Dieu".(Coran XIV,20)


Le Compagnonnage

—Ne prend pas pour compagnon celui dont l'état ne te stimule pas et dont les paroles ne te montrent pas Dieu.

—Gloire à celui qui ne guide (certains aspirants) vers ses amis (Waliy ou saints), que parce que ceux-ci sont les guides vers lui , et qui ne fait parvenir jusqu'à eux que celui qu'il veut faire arriver jusqu'à lui..


Lapureté de l'intention

—Les actes sont des formes mortes dont l'esprit est la pureté de l'intention qui se trouve en eux.


Le jugement, le destin, la clairvoyance

—Observer les défauts cachés en toi, vaut mieux pour toi qu'épier les mystères qui te sont voilés.

—C'est signe que l'on compte sur ses propres oeuvres que d'espérer moins(de la miséricorde divine) lors d'un faux-pas.

—Les aspirations spirituelles antécédentes ne percent pas les murailles du destin.



L’espoir en Allah, la liberté

—L'effort que tu déploies pour obtenir ce qui t'est garanti,, et ta négligence à t'acquitter de ce qui t'est demandé montrent l'obscurcissement de ta clairvoyance.

—Il n'est pas de faute légère en face de la justice de Dieu; il n'en est pas de grande en face de Sa grâce.

—Nulle bonne oeuvre n'as plus d'espoir d'être agréée de Dieu que celle que tu oublies et dont tu fais peu de cas.

—Il t'envoie l'inspiration pour te sortir de la prison de ton être vers le libre espace de la contemplation de Dieu.

—Tu es libre à l'égard de ce dont tu désespères, tu es l'esclave de ce que tu désires


Le cœur pure

—La prière rituelle (çalâh) purifie les cœurs ; elle ouvre la porte des mystères.

—Les lumières sont les montures des cœurs et des consciences intimes(asrâr).


la faveur de Dieu

—Ne te réjouit pas d'une bonne oeuvre pour la raison qu'elle émane de toi; mais réjouis-toi de ta bonne action pour la raison qu'elle résulte de la faveur que Dieu t'a accordée."Dis:De la faveur de Dieu , de Sa grâce , que de tout cela se réjouissent (les hommes):cela vaut mieux que ce qu'ils amassent"(Coran X,59).


L'avilissement de l'âme

—L'avilissement de l'âme est un arbre qui a pour semence la cupidité.

—C'est signe que l'on suit son caprice que de s'empresser d'accomplir des actes pieux surérogatoires et d'éprouver de l'ennui à exécuter les actes obligatoires.


La remise confiante en Dieu

—L'étourdi songe, le matin, à ce qu'il fera (dans la journée); l'homme raisonnable pense à ce que Dieu fera de lui.

Safa_marwa
11/05/2005, 19h53
Mashallah mon frére

Abd-al-Batin
04/03/2006, 03h30
Salam aleykoum

d'autres sagesses de Ibn Atta Allah al Iskandari (tiré de ses Hikam, traduites aux edditions Arché):


Il t'oblige Ã* Son service
Et Il ne t'oblige que pour entrer dans Son Jardin paradisiaque.



Ton obéissance ne Lui profite ni ta désobéissance ne Lui porte préjudice.
L'ordre ou la défense qu'Il t'impose sont institués pour ce qui te concerne.



S'appuyer sur l'oeuvre dès que la faute se présente
Est le signe d'un amoindrissement d'espérance.



Le signe de la prospérité dans les réalités ultimes
Est le retour vers Dieu dans les réalités concrètes.
Celui qui est illuminé dès son début
Le sera jusqu'Ã* sa fin.



Expulse les qualifications de la nature humaine
Qui contrarient ta condition de serviteur
Afin que tu répondes Ã* l'Appel du Vrai
Et que tu sois proche de Sa présence.



Celui qui n'accepte pas de Dieu les délicatesses du bienfait Sera mené Ã* Lui par les chaînes de l'épreuve.



Celui que tu remarques répondre Ã* toute question,
Exprimer tout ce qu'il contemple,
Mentionner tout ce qu'il connaît
Te prouve le degré de son ignorance.



Les Connaissants demandent Ã* Dieu
D'être véridiques dans leur adoration et de se comporter selon les droits réels de la Seigneurie.



Il te suffit que la rétribution de Dieu Ã* ton obéissance
Soit de t'avoir trouvé digne de Sa satisfaction.



Le Connaissant ne cesse d'être dans la nécessité de Dieu
Et ne reconnaît nulle stabilité avec un autre que Lui.



Sois tributaire des qualités de Sa Seigneurie
Et réalise les qualités de ta servitude.



La réalité d'un existant avec Allâh ne te voile pas de Lui car rien n'est avec Lui.
Mais estimer qu'une chose soit avec Lui te voile de Lui.



Si Sa manifestation dans les choses générées n'était,
Aucune réalité visible n'apparaîtrait.
Si Ses qualités se découvraient,
Les êtres qu'Il a produits se résorberaient.



Il se peut que l'ostentation pénètre en toi
Même quand nulle créature ne t'observe.



Celui qui connaît le Vrai
Le contemple en toute chose.
Celui qui s'éteint en Lui
S'occulte Ã* toute chose.
Celui qui L'aime
Ne Lui préfère rien.



Souvent tu trouves un accroissement dans les peines affligeantes que tu ne trouves ni dans le jeûne, ni dans la prière d'union
Car les épreuves favorisent l'obtention des dons gratuits.



Le signe que c'est le Vrai qui te confirme dans un comportement,
C'est la permanence dans les effets qu'il implique.



Toute parole formulée porte en elle la forme du coeur qui l'exprime.



Les formulations des Initiés sont dûes soit Ã* une surabondance d'émotion extatique,
Soit Ã* l'intention de diriger l'aspirant.
Le premier état est propre aux itinérants spirituels,
Le second concerne les Maîtres confirmés et les Réalisateurs du Vrai.



Ne recherche donc pas la permanence des évènements spirituels
Après l'irradiation de leurs lumières et la réception de leurs secrets.
Tu as en Dieu une suffisance excluant toute chose
Alors que nulle chose ne saurait te suffire.



Quand ta souffrance est dûe Ã* un manque d'agrément des hommes Ã* ton égard
Ou au penchant qu'ils ont Ã* t'humilier,
Reviens vers la science qu'Allâh a de toi.
Si cette science ne te contente pas,
Ne pas être sensible au contentement que procure Sa science
Est plus dommageable que d'être affecté par le mal que les hommes te font.



L'humilité véritable est celle qui est engendrée
De la contemplation de Son immensité et de la Théophanie de Ses qualités.
Ne te détachera de ta qualité
Que la contemplation de Sa qualité.


Si n'existaient les domaines d'évolution des âmes
Le parcours des itinérants ne se réaliserait pas
Car il n'est nulle distance entre toi et Lui que ton voyage ne puisse passer
Et nulle séparation entre toi et Lui que ton union ne puisse anéantir.



Tu es avec les êtres tant que tu ne contemples pas Celui qui les produit,
Mais quand tu Le contemples, ils se trouvent avec toi.