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moussa
20/04/2005, 13h15
[bism]
La naissance du Prophète saws (Mawlid)
La vraie fête du Mawlid est de lire le Coran, d'invoquer Allah et d'évoquer l'étique du prophète et d'en tirer des leçons. Les fêtes culinaires liées au Mawlid sont purement liées à la tradition et elles n'ont aucun rapport avec la religion donc il vaut mieux les éviter et ne pas forcément les lier à cette noble occasion de prière et rappel. Rappelez-vous qu'aucun des compagnons du prophète n'a fêté cette occasion puisque nous n'avons que deux fêtes "Aïd al-fitr et Aïd Al-Edh-ha".
Lisez aussi :
La vie du prophète Muhammad
Fête du Mawlid

Question
Qu’est-ce que la naissance du Prophète évoque chaque année dans l’esprit du musulman ?

Réponse de Sheikh Ahmad Ash-Sharbâsî
Qui aurait pensé, le jour où naquit notre maître Muhammad - paix et bénédictions sur lui - que ce nouveau-né orphelin et pauvre allait devenir le réformateur de l’humanité et le maître du monde ? Muhammad - paix et bénédictions sur lui - commença sa vie en pleurs comme ferait tout nouveau-né. Il naquit d’une femme qui ne se distinguait du commun des femmes ni par la fortune ni par le prestige. Sa naissance eut lieu entre les murs d’une maison modeste qui n’avait rien d’un beau manoir, ni d’un palais muni de balcons. Sa naissance, quoique bordée des soins divins et de l’attention seigneuriale depuis le début, se passa de toute festivité. Combien de nouveau-nés sont annoncés avec moults célébrations et sacrifices d’animaux et pour qui les canons retentissent et les chapiteaux sont dressés, puis qui deviennent après cela insignifiants et ne sont pas considérés auprès de Dieu.

Et combien de fois un nouveau-né naît à l’insu des gens, sans festivité et sans annonces, mais faisant la joie du ciel. Les anges en sont heureux dans l’horizon supérieur quand bien même il passerait inaperçu entre les habitants de la poussière inférieure. Les astres débordent de lumière en son honneur tandis que sur terre aucune lampe ne s’allume pour lui. Les vérités de l’univers et les secrets de l’existence se préparent pour lui tendre des coupes de leur pur nectar et de leur breuvage généreux. Le meilleur exemple que nous donnons - et que Dieu Exalté soit-Il donne - de cette catégorie, c’est notre maître et seigneur Muhammad Ibn `Abd Allâh - paix et bénédictions sur lui...

Notre maître Muhammad vint implanter une religion dans les esprits et fonder une société sur terre... Ceci est une vérité nécessairement connue de la religion. Celui qui hésite à son sujet est un ignorant et celui qui la nie n’est pas musulman. La religion qu’il a implantée est celle du Monothéisme et de la pureté, celle de la fraternité et de l’humanité, celle de la droiture et des nobles manières. Elle est la religion de l’esprit cristallin qui donne la prééminence aux affaires de l’âme par rapport aux affaires du corps, qui préfère le lien des cœurs au lien des seins, qui se dépense activement dans la vie puis qui se soumet entièrement à la volonté du Connaisseur de l’Inaccessible et qui revêt de nuit les attributs du moine, et de jour ceux du preux chevalier.

Notre maître Muhammad vint pour combattre le diable partout. Il ne s’agit pas seulement du diable représenté par Satan, son grand suppôt, mais le diable présent dans toutes les formes du mal qui se répandent dans le monde. Le diable peut en effet prendre la forme d’une idole qui tente son adorateur ignorant vers l’égarement et l’idolâtrie. Il peut également résider dans une illusion réduisant l’homme à l’esclavage et lui retirant ses facultés de réflexion, si bien qu’il cesse d’avoir confiance en son Seigneur et en lui-même. Il réside aussi dans la thésaurisation des richesses au point que l’or devienne pour son propriétaire une divinité adorée en dehors de Dieu. Il peut prendre la forme d’une femme licencieuse qui te détourne de ta dignité, ou d’un ami traître et pervers qui corrompt tes manières, ou encore d’un séducteur trompeur qui met ta dignité sous son joug, ou toute autre forme du mal... Le Messager de l’islam - paix et bénédictions sur lui - vint combattre tous ces démons...

Il livra la guerre au diable dans le domaine du culte en réduisant les divinités multiples à un Dieu unique. Il éleva les gens des bas-fonds de l’idolâtrie et du polythéisme à la limpidité du monothéisme. Il lutta contre le diable dans le domaine des illusions et des légendes : il lutta contre toutes sortes de divination par les oiseaux, le sable, les pierres et les idoles ; il lutta contre les inepties dont le diable se sert pour répandre l’ignorance et l’aveuglement dans l’esprits des insouciants, faisant d’eux les esclaves des mensonges et des chimères. Sur ce plan, il eut l’extrême sagesse d’honorer la raison et d’élever son rang. Ainsi nous a-t-on transmis parmi ses enseignements : "Accrois ta raison, tu seras plus proche de ton Seigneur." ; "Toute chose repose sur un appui, et l’appui du croyant c’est sa raison. La qualité de son culte est à la mesure de sa raison." ; "La raison dirige son détenteur vers la guidée et le détourne du péril. La foi de l’individu n’est parfaite et sa religion n’est droite que lorsque sa raison est complète." ; "La raison est une lumière dans le coeur qui lui permet de discerner le vrai du faux."

Il lutta contre le diable sur le terrain des passions et des plaisirs en enseignant à ses disciples la modération dans la nourriture et les boissons, la répression de leurs instincts concupiscents et l’élévation au-dessus des passions de l’âme et des désirs charnels, si bien qu’ils devinrent tels des anges marchant entre les gens en toute quiétude. Leurs coeurs s’emplirent de la crainte de Dieu et se détournèrent des passions et de la convoitise : "Bienheureux sont certes les croyants, qui se recueillent dans leur prière, qui se détournent des futilités, qui s’acquittent de l’aumône, et qui préservent leur chasteté, à moins que ce ne soit avec leurs épouses ou avec ce que possède leur dextre, car là vraiment, on ne peut les blâmer - alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs -, qui veillent à la sauvegarde des dépôts qui leurs sont confiés, qui honorent leurs engagements et qui observent strictement leurs prières. Ceux-là sont les héritiers, hériteront du Paradis pour y demeurer éternellement." [1]

Il combattit le diable dans le domaine des finances et de l’économie, vaste sujet qui demande de longs développements, alors que nous sommes contraints ici à la concision.

La communauté pâtit énormément lorsqu’il existe en son sein un individu riche, opulent et dépensier, et non loin de lui, une pauvreté extrême et une misère noire. Il est indispensable pour l’équilibre de la société et pour l’existence d’un esprit de solidarité et d’amour mutuel en son sein, qu’il y ait un niveau de vie général, dont le riche opulent et dépensier s’éloigne peu, et qui n’est pas bien au-dessus du pauvre avec sa faim et sa privation. Nous ne visons pas ici une égalité absolue, ni un communisme rampant. Nous visons plutôt le rapprochement entre les classes sociales, ce que fit le Messager de l’islam...

Il lutta aussi bien contre la pauvreté et ses démons que contre l’opulence et ses démons... Lorsqu’il vint, il vit dans la Communauté des pauvres et des riches. Il incita alors à la charité et à la bienfaisance et récita la parole de son Seigneur : "A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le Sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux, le jour où ces trésors seront portés à l’incandescence dans le feu de l’Enfer et qu’ils en seront cautérisés, front, flancs et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez.›" [2]

Il veilla à l’entraide disant : "Dieu vient à l’aide du Serviteur aussi longtemps que celui-ci vient à l’aide de son frère". Cette démarche ne s’arrêta pas au volontarisme de l’aumône ; la prescription de la zakâh (aumône légale) - qui rend mécréant celui qui la nie, et dont on combat celui qui ne s’en acquitte pas - vint la compléter : "[...] et sur les biens desquels il y a un droit bien déterminé [la zakâh] pour le mendiant et le déshérité." [3] ; "Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent ; et acquittez-en les droits le jour de la récolte. Et ne gaspillez point car Il n’aime pas les gaspilleurs." [4]

Le Messager dut prendre à certaines occasions des mesures strictes dans le rapprochement des classes de la société afin que la richesse extrême et la misère noire ne mettent pas en péril les liens sociaux. Il vit peu de temps après son émigration à Médine, d’une part les Ansâr, les habitants d’origine médinoise, qui jouissaient de leurs maisons, de leurs biens immobiliers, de leurs fortunes et de moyens stables de subsistance et qui vivaient dans une aisance et une sécurité financière enviable, et d’autre part, les émigrés mecquois, chassés de leurs maisons et de leurs possessions, ayant perdu leur gagne-pain habituel et qui, malgré l’aide et le soutien qu’ils avaient reçus de la part de leurs frères ansârites, avaient besoin d’un ballon d’oxygène pour réanimer leur situation économique et se rapprocher du niveau des Ansâr, chose que le Messager accomplit grâce une opération très réussie...

La Sîrah du Messager - paix et bénédictions sur lui - nous apprend que le butin de l’expédition de Banû An-Nadîr revint entièrement au Prophète du fait que la victoire fut achevée par un traité et non par le combat armé. Le Prophète décida alors de le partager entre les ةmigrés sans rien en donner aux Ansâr, exception faite de deux hommes démunis ! Oui, il le distribua entre les Muhâjirûn sans rien en donner aux Ansâr, non par mépris pour ces derniers, mais parce qu’ils étaient riches alors que les émigrés vivaient dans la pauvreté. Le Messager - paix et bénédictions sur lui - visait à rapprocher la situation économique des deux groupes tout comme ils étaient devenus des frères par la Grâce de Dieu. C’est pourquoi il fit don à deux hommes parmi les Ansâr qui vivaient dans le besoin , et si ces hommes avaient été riches, il ne leur aurait rien donné !

Muhammad - paix et bénédictions de Dieu sur lui - combattit la maudite pauvreté, fit en sorte que chaque être humain puisse bénéficier d’un niveau de vie honorable, prescrivit une aide financière puisée dans la Trésorerie de l’Etat Islamique pour aider les démunis et assura à ses disciples une vie digne et honorable. Ce Messager tint à donner l’exemple le meilleur si bien qu’il se fatigua pour que les autres trouvent le repos, connut la faim là où les autres se rassasiaient et se priva de bien des choses licites pour qu’en profite le reste de sa communauté. Des mois passaient, sans que le feu ne s’allume sous une chaudière dans la maison prophétique, alors que les maisons voisines s’adonnaient à la cuisine. Dieu proposa à son Prophète Muhammad de lui transformer certaines montagnes en or et en argent, mais il refusa. Il préféra avoir faim certains jours pour invoquer son Seigneur, et se rassasier d’autres jours pour Le louer. Il préféra la vie des serviteurs à la tyrannie des césars et autres chosroés. Il invoquait tout au long de sa vie : "ش Dieu, fais que je vive pauvre, que je meurs pauvre, et que je sois ressuscité avec les pauvres".

Ce comportement du Prophète Muhammad ne signifie pas qu’il méprisait la vie ou qu’il encourageait autrui à délaisser les affaires de ce bas-monde. Il agit en tant que chef suprême et, ce qui pour certains est une bonne œuvre, passe toutefois pour une œuvre médiocre de la part des gens de degrés spirituels supérieurs. Sa vie fut ainsi marquée par une rigueur supérieure à celle des autres, pour écarter de lui toute mauvaise pensée, et afin que nul n’estime qu’il serait interessé par quelque pouvoir ou intérêt personnel. C’est pour cela que Muhammad éduqua sa famille par cette discipline raffinée. Il ne la laissa pas s’adonner à l’aisance ni profiter des choses matérielles comme le font les autres, car les regards sont dirigées vers eux et l’attention est tournée vers leurs actes. Dieu - Exalté Soit-Il - voulut ce grand ascétisme pour Son Prophète : "Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux, comme ornement de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu’Allah fournit au Paradis est meilleur et plus durable." [5]

Dieu voulut également que les épouses du Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, donnent le meilleur exemple, le modèle digne de la demeure prophétique. Ainsi, elles n’ont pas ambitionné les jouissances, les honneurs ni les artifices de la vie présente. Au contraire, il leur seyait davantage d’espérer ce qu’il y a auprès de Dieu. En outre, Dieu les informa que leurs péchés compteraient double et que leurs œuvres pies auront une double rétribution. Il les mit en garde contre la promiscuité, la parure excessive, et leur ordonna d’accomplir les choses prescrites, avec une obéissance et une soumission totales aux versets de Dieu et à la Sagesse.

Il te suffit de lire les versets suivants pour comprendre comment Dieu - Exalté et Glorifié Soit-Il - traça la voie de la perfection et de la grandeur aux épouses du chef suprême. Et pour barrer le chemin à la moindre supputation soutenant la thèse de l’exploitation du statut de Prophète à des fins personnelles, Dieu dit : "ش Prophète ! Dis à tes épouses : ‹Si vous désirez la vie présente et sa parure, alors venez ! Je vous en ferai jouir et je vous libérerai par un divorce sans préjudice. Mais si c’est Allah que vous voulez et Son Messager ainsi que la Demeure dernière, Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense. ش Epouses du Prophète, quiconque parmi vous commet une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois ! Et ceci est facile pour Allah. Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son Messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution. ش Epouses du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes de l’ère de l’Ignorance. Accomplissez la prière, acquittez-vous de l’aumône et obéissez à Allah et à Son Messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ٍ Gens de la Maison, et vous purifier pleinement. Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d’Allah et de la Sagesse. Allah est Doux et Parfaitement Connaisseur." [6]

Notre maître Muhammad veilla grandement à ce que nul parmi les siens n’estime que son lien de parenté avec lui ou sa proximité de lui ne lui procureraient des droits supplémentaires. Muhammad est pour tous - son héritage appartient à toute sa communauté et son alliance est donnée à chaque personne qui croit en lui. Une personne croyante et noire de peau vaut mieux qu’un hachémite mécréant. C’est pour cela que le Messager dit à sa fille : "ش Fatimah, fille de Muhammad, œuvre pour toi-même car je ne vous exempte de rien vis-à-vis de Dieu." Il dit également : "Certains parmi les Gens de ma Demeure estiment qu’ils sont les plus dignes de se réclamer de moi. Il n’en est pas ainsi. Mes alliés sont les pieux, quels qu’ils soient et où qu’ils soient. Et je n’autorise point les Gens de ma Demeure à corrompre ce que j’ai réformé !"

Combien sage est cette lettre que l’un des Sultans d’Egypte envoya à un ةmir ayant un lien de parenté avec le Messager, paix et bénédiction de Dieu sur lui ; il lui dit :

« Sache que la bonne œuvre est louable en soi ; elle est d’autant meilleure lorsqu’elle vient de la maison prophétique. La mauvaise œuvre est mauvaise en soi ; elle est pire encore si elle sort de la maison prophétique. Il nous est parvenu que tu as remplacé la sécurité par la peur. Tu as commis ce qui rend le visage rouge de honte et qui noircit le registre des œuvres. Soit tu observes tes limites, soit nous te trancherons par l’épée de ton aïeul [le Prophète]. »

Il convient de noter à cet égard que notre maître Muhammad - paix et bénédiction de Dieu sur lui - vint avec la Législation de l’égalité véritable. Il ne se contenta guère de paroles ou de théories, non, il ajouta aux mots la pratique et l’application sous sa forme la plus noble.

Lorsque nous voyons les Etats-Unis - avec leurs grands slogans où ils se font passer pour "le Gardien des Libertés" ou le pays de la fraternité humaine et de l’égalité - faire une discrimination entre Blancs et Noirs, au point de priver l’Américain noir de côtoyer l’Américain blanc dans les universités et ailleurs, nous rappelons que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - donna aux trompeurs - qui disent ce qu’ils ne font pas - d’inoubliables leçons dans le respect de la dignité humaine et l’établissement de la fraternité. En effet, il fit de Bilâl, l’Abyssin, de Suhayb, le Byzantin, et de Salmân, le Perse, des frères égaux aux Qurayshites et aux plus éminents chefs arabes comme Abû Bakr, `Umar, `Uthmân, `Alî, Mu`âwiyah et Abû Sufyân. Et ces hommes libres arabes n’ont aucun privilège sur des esclaves non-arabes, car l’Islam abolit l’ignorance pré-islamique, le racisme, l’orgueil motivé par une appartenance tribale ou ethnique, la fierté puisée dans la généalogie ou les liens de sang. "Vous êtes tous issus d’Adam et Adam est fait de poussière !" "ش gens ! Nous vous avons crées d’un mâle et d’une femelle et nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous entreconnaissiez. Certes le plus honoré parmi vous auprès de Dieu, c’est le plus pieux." [7]

Muhammad - paix et bénédiction de Dieu sur lui - fit de l’esclave Zayd Ibn Hârithah le mari d’une Arabe noble libre et prestigieuse, Zaynab Bint Jahsh, qui était digne de devenir plus tard une épouse du Noble Messager et l’une des Mères des Croyants, que Dieu les agrée et les bénisse.

Le Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - vint renforcer la voie de la noble éthique et de la bienfaisance dans le comportement. Il vint bâtir la vie selon la générosité et la beauté du pardon envers celui qui a mal agi. Le voilà récitant à son peuple la Parole de son Seigneur le Très Sage : "Pardonnez et faites bonne grâce." [9] ; "Le pardon est plus proche de la piété." [10] Il récita aussi : "[...] ceux qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants" [11] ; "La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse le mal par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux." [12] Il dit en outre : "Et si vous endurez... cela est certes meilleur pour les endurants." [13]

Le Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - ne se contenta pas de répéter ces versets - auquel cas ils seraient restés des principes théoriques non-appliqués alors que ce qui importe vraiment c’est leur mise en pratique. Le Prophète en fit un principe qu’il appliqua dans toute situation où le pardon était possible. Un homme polythéiste, An-Nadir Ibn Al-Hârith, insultait le Prophète, le menaçait, se moquait du Coran et le contredisait, participait au combat armé contre les musulmans et incitait au meurtre du Prophète, commettait des péchés capitaux et des turpitudes - chacune de ces turpitudes aurait suffi pour le mettre à mort, alors que dire de leur ensemble. Puis Dieu voulut que ce maudit soit capturé pendant une bataille, et le Prophète ordonna qu’il soit tué. La soeur de cet infâme polythéiste arriva et déclama des vers de poésie pleurant son frère et cherchant à toucher le coeur du Prophète. Cela emplit le coeur du Prophète d’émotions et il dit : "Si ces vers de poésie m’étaient parvenus avant sa mort, je l’aurais grâcié." C’est une leçon qui nous enseigne à réagir positivement aux sentiments du bien lorsqu’ils se manifestent dans l’être.

Sufânah Bint Hâtim vint le voir alors qu’elle était prisonnière de guerre et lui dit : "ش Muhammad, mon père n’est plus, et nul ne vient me voir. Si tu veux bien me libérer pour m’épargner la joie des ennemis à me voir captive, car je suis la fille du chef de ma tribu. Mon père soulageait le souffrant, protégeait les lieux, honorait les visiteurs avec hospitalité, rassasiait l’affamé et soulageait l’éprouvé. Il donnait à manger et saluait les gens. Il n’a jamais privé d’aide une personne qui vint à lui avec une demande. Je suis la fille de Hâtim de Tayyi’ ! ". Le Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - à peine eut-t-il entendu ses mots qu’il en fut ému et lui dit : "Jeune femme, ce sont là des qualités du croyant. Si ton père était musulman nous aurions invoqué la Miséricorde pour lui. Libérez-là, car son père aimait les nobles manières." C’est ainsi que le Messager - paix et bénédiction de Dieu sur lui - la sauva de l’humiliation de la captivité. Il lui accorda la liberté, puis prépara son voyage en toute générosité et la fit retourner chez son frère et sur sa terre en tout honneur !

Enfin, le Prophète est venu pour établir, par la Volonté de Son Seigneur, la voie de la critique et du jugement en matières de droits et de devoirs. Nul, aussi illustre soit-il, ne saurait en être exempté... Chacun est un Serviteur de Dieu, soumis à Son Jugement. Quiconque fait le bien, c’est dans son propre intérêt, et quiconque commet le mal, c’est à sa propre personne qu’il nuit. [...]

O gens ! Ecoutez bien l’appel sacré du Seigneur des cieux à propos du Suzerain des Prophètes : "Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d’Allah ! Par ceci, Allah guide vers les chemins du salut ceux qui recherchent Son Agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa Grâce. Et Il les guide vers un chemin droit." [14] Vraie est la parole d’Allâh le Munificent.

Allâh - Glorifié et Exalté soit-Il - est plus savant.

Traduit de Yas’alûnaka fî Ad-Dîn Wal-Hayâh (Ils te questionnent sur la religion et sur la vie), v. 6, pp. 310-318. Cet ouvrage en sept volumes compile les fatâwâ de Sheikh Ahmad Ash-Sharabâsî, que Dieu lui fasse miséricorde.


malik ibn anas a écrit :

Puisque tu as fait référence à chaykh ash-sharbassi, alors cela signifie qu'il est une référence pour toi. Pour cette raison, je te tiens au courant qu'il autorise de fêter le mawlid an-nabawi et voilà sa fatwa. En plus, il argumente cela.

ضوابط الاحتفال بالمولد النبوي عنوان الفتوى
6 / May / 2003 تاريخ الفتوى
10 / April / 2005 تاريخ الإجابة
الأخلاق و الآداب موضوع الفتوى
يستعد كثير من الناس للاحتفال بالمولد النبوي، فهل الاحتفال صحيح، وما ضوابطه وكيف تتحقق لنا محبته؟ وجزاكم الله خيرا نص السؤال
،بسم الله، والحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله وبعد:

فقد ذكر العلماء أنه لا بأس بالاحتفال بالمولد النبوي عن طريق الطاعات المختلفة من قراءة القرآن والأذكار ، وتعلم العلوم الشرعية ، وصلة الرحم .. وغير ذلك من الخيرات.



يقول فضيلة الأستاذ الدكتور أحمد الشرباصي الأستاذ بجامعة الأزهر رحمه الله:

إن رسول الله محمدًا ـ عليه الصلاة والسلام ـ هو المثل الكامل للإنسان، وهو القدوة العليا في هذه الحياة، والحق – تبارك وتعالى – يقول: ( لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ ) ( الأحزاب:21 ) ، ويَقُول أيضًا: (يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِنَّا أَرْسَلْنَاكَ شَاهِدًا وَمُبَشِّرًا وَنَذِيرًا. وَدَاعِيًا إِلَى اللَّهِ بِإِذْنِهِ وَسِرَاجًا مُنِيرًا ) ( الأحزاب:45 ـ46) ، ويقول: (لَقَدْ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مِنْ أَنْفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتِّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُمْ بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُوفٌ رَحِيمٌ ) ( التوبة:128 ) ، ويقول: ( وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلَّا رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ ) ( الأنبياء: 107 ) .

وزعامة الرسول ـ صلى الله عليه وسلم ـ ليست كزعامة الناس تستمد قوتها وسلطانها من العادات أو التقاليد التي جرى عليها الناس في تعظيم الكبراء من الناس، كالاحتفال بيوم الميلاد، أو ذكرى الوفاة، أو ذكرى الاستيلاء على الحكم، أو نحو ذلك.

ومن هنا لم يُعرف الاحتفال بمولد الرسول في عهد الرسول ولا في عهد الصحابة، بل هو شيء حدث بعد ذلك، وعلى هذا لا نستطيع أن نقول إن هذا الاحتفال قد أوجبه الدين أو شرعه أو دعا إليه أو نص عليه.

ولكنا نستطيع أن نقول إن هذا الاحتفال ـ إن اعتدل واستقام ـ عادة حسنة أراد بها الذين يُخلصون الحب لرسول الله ـ صلى الله عليه وسلم ـ أن تكون فرصة طيبة لتذكُّر شخصية الرسول وسيرته، وأخلاقه وسنته، فإذا تم الاحتفال بهذه الذكرى على صورة إسلامية سامية، منزَّهة عن كل ما يخالف الدين، فإن نتائجه في النفوس الخيِّرة تكون نتائج طيبة حميدة، والقرآن يقول: (وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنينَ ) ( الذاريات:55 ) .أ.هـ

Rédouane
20/04/2005, 14h49
[bism]

machaALLAH ce recit :)

malik ibn anas
21/04/2005, 13h41
[bism]


Les fêtes culinaires liées au Mawlid sont purement liées à la tradition et elles n'ont aucun rapport avec la religion donc il vaut mieux les éviter et ne pas forcément les lier à cette noble occasion de prière et rappel. Rappelez-vous qu'aucun des compagnons du prophète n'a fêté cette occasion

Tout d'abord akhi al-karim fais très attention à ce que tu dis car tu avances des affirmations qui vont contre les avis des grands savants et monuments de la oumma.

Tu as sûrement entendu parler du grand muhaddith qui a fait charh sahih al-Boukhari l'imam Ibn Hajar al-3asqalaniyy, du grand imam as-Suyuti, du célèbre savant as-Sakhawi, du grand savant de hadith l'imam al-3iraqi ou encore du grand savant le muhaddith al-hafid Abu al-Khattab Ibn Dihya.

Tous les savants du monde que ce soit en Algérie, en Tunisie, en Libye, les savants d’al-Azhar, de Syrie, de Jordanie, la majorité des savants du Yémen, de Tchétchènie, de Bosnie, de Mauritanie, du Sénégal, du Mali et de toute l’Asie, tous ces milliers de savants fêtent le mawlid et voient en cette évènement une grande célébration à part une minorité en Arabie Saoudite.

Personne, parmis ces milliers, ne dit que c'est bid3a à part ceux d'Arabie Saoudite.


Je te rappelle akhi que :

- L'imam Ibn Hajar al-3asqalany a dit qu'il y a un dalil pour cela, il a fait référence à un hadith sahih où un compagnon demanda au prophète : "Pourquoi ya rasula Allah jeûnes-tu le lundi ?". Sayyidna an-naby a répondu : "Car c'est le jour où je suis né". L'imam Ibn Hajar a dit : "Le prophète lui-même fêtait déjà sa naissance".
Ce n'est pas moi qui le dit, c’est le grand commentateur de sahih al-Boukhari. tu trouveras cela dans les fatawi as-Suyuti tome 1 page 149.

- L'imam as-Suyuti a écrit tout un ouvrage là-dessus, je te renvois à son titre : "husnu al-maqssad fi 3amali al mawlid". Tu trouveras tous les arguments dedans.

- L'imam al 3iraqi a écrit un ouvrage formidable également sur le sujet. Et qui est l'imam al 3iraqi ? C'est le chaykh des huffad du hadith de tous les temps. Son livre sur al-mawlid est intitulé "al-mawridu al-hani fi mawlidi an-nabiyy".

- L'imam as-Sakhawi dans ses fatawi a donné tous les arguments sur l’autorisation de fêter le mawlid (voir fatawi as-Sakhawi).

- L'imam Abu al-Khattab ibn Dihya a écrit tout un mujallad dessus. Tu y trouveras également tous les arguments et tous les noms des savants qui fêtaient al-mawlid à son époque. Son ouvrage est intitulé "at-tanwir fi mawlidi al-bachir an-nadir".

- L'imam Ibn Kathir le célèbre mufasir est pour la célébration du mawlid et enchante cette fête dans son ouvrage "al-bidaya wa an-nihaya" tome 3 page 136.


Je vais juste me limiter à cela, la liste est très longue.

Il faut faire très attention à ne pas rapporter des avis très minoritaires dans la oumma pour semer la fitna.

Entre ces huffad et ces grands savants de la umma et les chouyoukh de notre époque qui interdisent al-mawlid, il n'y a pas photo.

Noralislam
22/04/2005, 14h39
Salamou aleykoum, excusez moi, mais j'ai une question un peu "bêbête" (le ridicule ne tue pas dit-on :oops: ): Qu'entendez-vous par fêter: est-ce se réunir en famille autour d'un bon coucous, mettre de nouveaux vêtements, s'offrir des cadeaux, etc .... ou juste le fait de multiplier les invocations et les prières en faveur du prophète saws, profiter de l'occasion pour revoir son histoire, ......
Y'a-t-il une différence entre les deux ? On peut faire les deux?
En résumé, j'aurais souhaité que vous soyez plus précis sur le fait de "Fêter". Moi je le prends dans le sens de "commémorer".

Et si vous avez un peu plus de temps Insha'Allah, vous pourriez me dire ce que vous pensez de ces hâdith et verset (je reçois pleins de mises en garde, "preuves", etc par mail :? ) et me dire s'ils expliquent l'interdiction de fêter le mawlid.

Le prophète (saws) a dit: "Ne me vantez* pas comme le firent [les nasârâ/chrétiens] à l'égard de 'Îsâ Ibnu Maryam/Jésus fils de Marie. [Mais dites : ] Serviteur d'Allâh et Son Messager." [...] (Rapporté par Al-Bukhârî [marq=left]

((Rappelle-leur) le moment où Allâh dira : {Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : "Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allâh ?"} Il dira : "Gloire et pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.) [5/116].

Brakallahou fikoum, je sais que vous êtes pris par le temps mais je serais patiente Insha'Allah, je peux attendre jusqu'au Mawlid de l'année prochaine Insha'Allah, lol ;)

Mustafa
22/04/2005, 16h56
'alaykoum as-salam.

Le prophète (Salla Allahou Ralayhi wa Salam - que la Paix et le Salut d'Allah soit sur l) a dit: "Ne me vantez* pas comme le firent [les nasârâ/chrétiens] à l'égard de 'Îsâ Ibnu Maryam/Jésus fils de Marie. [Mais dites : ] Serviteur d'Allâh et Son Messager." [...] (Rapporté par Al-Bukhârî [marq=left]

((Rappelle-leur) le moment où Allâh dira : {Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : "Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allâh ?"} Il dira : "Gloire et pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.) [5/116]. Oui, c'est souvent les hadiths cités par ceux qui sont contre l'éloge du Prophète saws, qui ne le considère que comme un simple facteur (qu'Allah nous protège de ce genre d'abaissement) MAIS il y a bien plus de versets et hadiths sur l'éloge de l'imam des Prophètes saws, c'est ce qui resort si on considère l'ensemble des textes à ce sujet et non pas seulement sur certains d'entre eux. Et même ceux-ci doivent être comprit correctement, à lumière des autres textes authentiques et en tenant compte de la compréhension des savants de la oumma sur 14 siècles.

Souvent ceux qui sont contre la commémoration de la naissance du dernier des Prophètes saws laisse planer une confusion entre l'amour de celui-ci (qui n'a pas de limite tant que ça reste de l'amour) et l'adoration de cette noble créature (chose qui est strictement interdite). Et c'est ce qui apparait trés bien dans les hadiths cités : il reproche la louange qui amène la divinisation d'un prophète (ou fils de Dieu, etc...) , et non pas celui qui est naturellement conséquence de notre amour envers lui saws !

Hadith : "Je jure par celui qui tient mon âme entre Ses Mains qu'aucun d'entre vous ne sera croyant tant que je ne lui serai pas plus cher que sa personne, ses enfants, ses parents et tous les gens. "
(Bukhari d'après Anas)

On trouve dans le sahih Muslim: "parmi ceux de ma Communauté qui m'aiment le plus intensément il y a certaines personnes qui viendront après moi et qui donneraient même leur famille et leurs biens pour me voir."


Et l'amour du Prophète n'est pas seulement l'observance de la sunna, puisque le Prophète saws n'a pas contesté l'amour que lui portait un musulman qui buvait de l'alcool !
(Si quelqu'un peut m'aider à retrouver ce hadith... )


Et il est aussi rapporté dans les deux sahih (Muslim et Bukhari) , d'après Anas , "un homme est venu interroger le Prophète en disant : "quand l'heure arrivera-t-elle ô Envoyé d'Allah ?" Il répondu "Qu'as-tu préparé pour elle ?" L'homme dit :"je n'ai rien préparé pour elle en matière de prière, jeûne et d'aumône, mais j'aime Allah et Son Messager". Le Prophète a répondu : "tu es avec celui que tu aimes" Nous dîmes (nous les compagnons présents), "nous aussi !", ce à quoi il fut répondu : "oui"

Pour plus de textes, cf : http://www.muhammad.levillage.org/doc/Honneur-0.htm


Et je vous invite à lire aussi cet article : L?amour du Messager : un mobile pour le suivre (Cliquez ici) (http://www.islamophile.org/spip/article1016.html)


Allâhumma salli `alâ muhammad, wa `alâ âli muhammad, kamâ sallayta `alâ ibrâhîm, wa `alâ âli ibrâhîm, innaka hamîdun majîd, wa bârik `alâ muhammad, wa `alâ âli muhammad, kamâ bârakta `alâ ibrâhîm, wa `alâ âli ibrâhîm innaka hamîdun majîd.


As-salam 'alaykoum.

moussa
23/04/2005, 01h44
Assalam alaykoum wa Rahmatoullahi wa Baraketouhou

[b]* * * * * modification de message * * * * * *

Cher frère,

Ton message sera censuré par l'équipe de aslama, tout simplement parceque l'on ne recherche pas les polémiques ici sur le forum. Les écrits que tu viens de ramener ( et que je viens de censurer ) proviennent d'un site salafi et nous ne sommes pas salafi ici. Il existe des centaines de forums où règne la polémique, la dispute, la prétention, l'orgueil, la vanité, et aslama ne rentre pas dans ce cadre-là, qu'Allah [rwj] nous en préserve amine.

Cher frère moussa,

Dire que ceux qui fêtent le mawlid sont des impies est très grave. En disant cela les gens qui le disent rendent directement impies les grands savants que vient de nous citer notre frère Malik Ibn anas, et des millions de musulmans et de musulmanes. C'est très très grave.

dans le dictionnaire, voici les synonymes du mot impie :

antireligieux, apostat, athée, blasphémateur, blasphématoire, hérétique, impénitent, incrédule, incroyant, infidèle, irréligieux, libertin, mécréant, païen, parpaillot, profanateur, renégat, sacrilège.

LA HAOULA WALA KOUATA ILLA BILLAH

Il faut accepter les conditions du forum aslama. nous voulons en priorité faire naitre et faire vivre l'amour d'Allah [rwj] et du Prophète saws dans le coeur de tout croyant, et vraiment nous essayons avec ce modeste site de le faire.

qu'Allah [rwj] t'assiste et te béni moussa

Assalam alaykoum

malik ibn anas
25/04/2005, 17h58
[bism]

Le chaykh al-Qardawi autorise de fêter le mawlid an-nabawi.

الاحتفال بالهجرة والمناسبات المختلفة عنوان الفتوى
1 / February / 2004 تاريخ الفتوى
31 / January / 2005 تاريخ الإجابة
السيرة النبوية موضوع الفتوى
لماذا لا يهتم المسلمون ولا يحتفون بمقدم العام الهجري كما يهتم النصارى ويحتفون بمقدم العام الميلادي؟
نص السؤال
الدكتور الشيخ يوسف عبد الله القرضاوي اسم المفتي
بسم الله، والحمد لله، والصلاة والسلام على رسول الله وبعد:
الاحتفال بمثل هذه المناسبات الإسلامية لا حرمة فيه، مالم يشتمل على محرم أصلاً، كاختلاط النساء مع الرجال وغير ذلك، ومثل هذه الاحتفالات يكون تذكيرًا بنعمة الله تعالى ، وهو أمر قد طلبه الله تعالى منا .

يقول فضيلة الشيخ الدكتور يوسف القرضاوي:
هناك من المسلمين من يعتبرون أي احتفاء أو أي اهتمام أو أي حديث بالذكريات الإسلامية، أو بالهجرة النبوية، أو بالإسراء والمعراج، أو بمولد الرسول صلى الله عليه وسلم، أو بغزوة بدر الكبرى ، أو بفتح مكة ، أو بأي حدث من أحداث سيرة محمد صلى الله عليه وسلم، أو أي حديث عن هذه الموضوعات يعتبرونه بدعة في الدين، وكل بدعة ضلالة وكل ضلالة في النار، وهذا ليس بصحيح على إطلاقه، إنما الذي ننكره في هذه الأشياء الاحتفالات التي تخالطها المنكرات، وتخالطها مخالفات شرعية وأشياء ما أنزل الله بها من سلطان، كما يحدث في بعض البلاد في المولد النبوي وفي الموالد التي يقيمونها للأولياء والصالحين، ولكن إذا انتهزنا هذه الفرصة للتذكير بسيرة رسول الله صلى الله عليه وسلم، وبشخصية هذا النبي العظيم، وبرسالته العامة الخالدة التي جعلها الله رحمة للعالمين، فأي بدعة في هذا وأية ضلالة ؟!

إننا حينما نتحدث عن هذه الأحداث نذكر الناس بنعمة عظيمة ، والتذكير بالنعم مشروع ومحمود ومطلوب ، والله تعالى أمرنا بذلك في كتابه ( يا أيها الذين آمنوا اذكروا نعمة الله عليكم إذ جاءتكم جنود فأرسلنا عليهم ريحاً وجنوداً لم تروها وكان الله بما تعملون بصيرًا ، إذ جاءوكم من فوقكم ومن أسفل منكم وإذ زاغت الأبصار وبلغت القلوب الحناجر وتظنون بالله الظنونا ) ، يذكر بغزوة الخندق أو غزوة الأحزاب حينما غزت قريش وغطفان وأحابيشهما النبي عليه الصلاة والسلام والمسلمين في عقر دارهم، وأحاطوا بالمدينة إحاطة السوار بالمعصم، وأرادوا إبادة خضراء المسلمين واستئصال شأفتهم، وأنقذهم الله من هذه الورطة، وأرسل عليهم ريحاً وجنوداً لم يرها الناس من الملائكة ، يذكرهم الله بهذا ، اذكروا لا تنسوا هذه الأشياء ، معناها أنه يجب علينا أن نذكر هذه النعم ولا ننساها ، وفي آية أخرى (يا أيها الذين آمنوا اذكروا نعمة الله عليكم إذ هم قوم أن يبسطوا إليكم أيديهم فكف أيدهم عنكم واتقوا الله وعلى الله فليتوكل المؤمنون ) يذكرهم بما كان يهود بني قينقاع قد عزموا عليه أن يغتالوا رسول الله صلى الله عليه وسلم ومكروا مكرهم وكادوا كيدهم وكان مكر الله أقوى منهم وأسرع ، ( ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين ) .

ذكر النعمة مطلوب إذن ، نتذكر نعم الله في هذا، ونذكر المسلمين بهذه الأحداث وما فيها من عبر وما يستخلص منها من دروس ، أيعاب هذا ؟ أيكون هذا بدعة وضلالة .
والله أعلم:

malik ibn anas
25/04/2005, 18h02
[bism]

http://www.aljazeera.net/channel/archive/archive?ArchiveId=89682

malik ibn anas
25/04/2005, 18h08
[bism]

Le grand moufti achaykh 3atiyya Saqr autorise de fêter al-mawlid an-nabawi et argumente.

المفتى : فضيلة الشيخ عطية صقر .
مايو 1997


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المبدأ : القرآن والسنة .



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سئل : يقول بعض الناس : إن الاحتفال بمولد النبى صلى الله عليه وسلم بدعة لم تكن فى أيام النبى صلى الله عليه وسلم ولا فى أيام الصحابة والسلف الصالح ، ويقولون إنها بدعة منكرة وضلالة تؤدى إلى النار، فما هو الرأى الصحيح فى ذلك ، وكذلك فى الاحتفال بموالد الأولياء؟


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أجاب : لا يعرف المؤرخون أن أحدا قبل الفاطميين احتفل بذكرى المولد النبوى -كما قال الأستاذ حسن السندوبى - فكانوا يحتفلون بالذكرى فى مصر احتفالا عظيما ويكثرون من عمل الحلوى وتوزيعها كما قال القلقشندى فى كتابه " صبح الأعشى" .
وكان الفاطميون يحتفلون بعدة موالد لآل البيت ، كما احتفلوا بعيد الميلاد المسيحى كما قال المقريزى ، ثم توقف الاحتفال بالمولد النبوى سنة 488 هـ وكذلك الموالد كلها ، لأن الخليفة المستعلى بالله استوزر الأفضل شاهنشاه بن أمير الجيوش بدر الجمالى ، وكان رجلا قويا لا يعارض أهل السنة كما قال ابن الأثير فى كتابه " الكامل "ج 8 ص 302 واستمر الأمر كذلك حتى ولى الوزارة المأمون البطائحى ، فأصدر مرسوما بإطلاق الصدقات فى 13 من ربيع الأول سنة 517 هـ وتولى توزيعها " سناء الملك " .
ولما جاءت الدولة الأيوبية أبطلت كل ما كان من آثار الفاطميين ، ولكن الأسر كانت تقيم حفلات خاصة بمناسبة المولد النبوى، ثم صارت ، رسمية فى مفتتح القرن السابع فى مدينة " إربل " على يد أميرها مظفر الدين أبى سعيد كوكبرى بن زين الدين على بن تبكتكين ، وهو سنِّى اهتم بالمولد فعمل قبابا من أول شهر صفر، وزينها أجمل زينة ، فى كل منها الأغانى والقرقوز والملاهى، ويعطى الناس إجازة للتفرج على هذه المظاهر. وكانت القباب الخشبية منصوبة من باب القلعة إلي ، باب الخانقاه ، وكان مظفر الدين ينزل كل يوم بعد صلاة العصر، ويقف على كل قبة ويسمع الغناء ويرى ما فيها، وكان يعمل المولد سنة فى ثامن الشهر، وسنة فى ثانى عشره ، وقبل المولد بيومين يخرج الإِبل والبقر والغنم ، ويزفها بالطبول لتنحر فى الميدان وتطبخ للناس . ويقول ابن الحاج أبو عبد الله العبدرى : إن الاحتفال كان منتشرا بمصر فى عهده ، ويعيب ما فيه من البدع " المدخل ج 2 ص 11 ، 12 " .
وأَلفت كتب كثيرة فى المولد النبوى فى القرن السابع ، مثل قصة ابن دحية المتوفى بمصر سنة 633 هـ ، ومحيى الدين بن العربى المتوفى بدمشق سنة 638 هـ ، وابن طغربك المتوفى بمصر سنة 670 هـ ، وأحمد العزلى مع ابنه محمد المتوفى بسبته سنة 677 هـ .
ولانتشار البدع فى الموالد أنكرها العلماء ، حتى أنكروا أصل إقامة المولد ، ومنهم الفقيه المالكى تاج الدين عمر بن على اللخمى الإِسكندرى المعروف بالفاكهانى، المتوفى سنة 731 هـ ، فكتب فى ذلك رسالته " المورد فى الكلام على المولد" أوردها السيوطى بنصها فى كتابه " حسن المقصد" .
ثم قال الشيخ محمد الفاضل بن عاشور: وقد أتى القرن التاسع والناس بين مجيز ومانع ، واستحسنه السيوطى وابن حجر العسقلانى ، وابن حجر الهيتمى، مع إنكارهم لما لصق به من البدع ، ورأيهم مستمد من آية { وذكِّرهم بأيام الله } إبراهيم : 5 . أخرج النسائى وعبد الله بن أحمد فى زوائد المسند ، والبيهقى فى شعب الإِيمان عن أبى بن كعب عن النبى صلى الله عليه وسلم أنه فسر الأيام بنعم الله وآلائه "روح المعانى للآلوسى" وولادة النبى نعمة كبرى . اهـ .
وفى صحيح مسلم عن أبى قتادة الأنصارى قال : وسئل - النبى صلى الله عليه وسلم - عن صوم يوم الاثنين فقال " ذاك يوم ولدت فيه ، ويوم بعثت أو أُنزل علىَّ فيه " روى عن جابر وابن عباس :
ولد رسول الله صلى الله عليه وسلم عام الفيل يوم الاثنين الثانى عشر من ربيع الأول ، وفيه بعث وفيه عرج به إلى السماء وفيه هاجر وفيه مات أى فى شهر ربيع الأول ، فالرسول صلى الله عليه وسلم نص على أن يوم ولادته له مزية على بقية الأيام ، وللمؤمن أن يطمع فى تعظيم أجره بموافقته ليوم فيه بركة ، وتفضيل العمل بمصادفته لأوقات الامتنان الإِلهى معلوم قطعا من الشريعة، ولذا يكون الاحتفال بذلك اليوم ، وشكر الله على نعمته علينا بولادة النبى وهدايتنا لشريعته مما تقره الأصول ، لكن بشرط ألا يتخذ له رسم مخصوص ، بل ينشر المسلم البشر فيما حوله ، ويتقرب إلى الله بما شرعه ، ويعرِّف الناس بما فيه من فضل ، ولا يخرج بذلك إلى ما هو محرم شرعا . أما عادات الأكل فهى مما يدخل تحت قوله تعالى { كلوا من طيبات ما رزقناكم واشكروا لله } البقرة : 172 انتهى .
ورأيى أنه لا بأس بذلك فى هذا العصر الذى كاد الشباب ينسى فيه دينه وأمجاده ، فى غمرة الاحتفالات الأخرى التى كادت تطغى على المناسبات الدينية ، على أن يكون ذلك بالتفقه فى السيرة ، وعمل آثار تخلد ذكرى المولد، كبناء مسجد أو معهد أو أى عمل خيرى يربط من يشاهده برسول اللّه وسيرته .
ومن هذا المنطلق يجوز الاحتفال بموالد الأولياء ، حبًّا لهم واقتداء بسيرهم ، مع البعد عن كل المحرمات من مثل الاختلاط المريب بين الرجال والنساء ، وانتهاز الفرص لمزاولة أعمال غير مشروعة من أكل أو شرب أو مسابقة أو لهو، ومن عدم احترام بيوت اللّه ومن بدع زيارة القبور والتوسل بها ، ومن كل ما لا يتفق مع الدين ويتنافى مع الآداب .
فإذا غلبت هذه المخالفات كان من الخير منع الاحتفالات درءًا للمفسدة كما تدل عليه أصول التشريع .
وإذا زادت الإِيجابيات والمنافع المشروعة فلا مانع من إقامة هذه الاحتفالات مع التوعية والمراقبة لمنع السلبيات أو الحد منها بقدر المستطاع ، ذلك أن كثيرا من أعمال الخير تشوبها مخالفات ولو إلى حد ما ، والكل مطالب بالأمر بالمعروف والنهى عن المنكر بالوسائل المشروعة " انظر الجزء الرابع من موسوعة الأسرة تحت رعاية الإسلام " .
يقول الزرقانى فى شرح المواهب للقسطلانى : إن ابن الجزرى الإمام فى القراءات والمتوفى سنة 833 هـ علَّق على خبر أبى لهب الذى رواه البخارى وغيره عندما فرح بمولد الرسول وأعتق " ثويبة" جاريته لتبشيرها له ، فخفف الله عقابه وهو فى جهنم فقال : إذا كان هذا الكافر الذى نزل القرآن بذمه جوزى فى النار بفرحه ليلة المولد فما حال المسلم الموحد من أمته حين يُسرُّ بمولده ويبذل ما تصل إليه قدرته فى محبته .
يقول الحافظ شمس الدين محمد بن ناصر :
إذا كان هذا كافرا جاء ذمه * وتبَّت يداه فى الجحيم مخلدا أتى أنه فى يوم الاثنين دائما * يخفف عنه للسرور بأحمدا فما الظن بالعبد الذى كان عمره * بأحمد مسرورا ومات موحدا؟ رجح ابن إسحاق أن ميلاد النبى صلى الله عليه وسلم كان فى ثنتى عشرة ليلة خلت من ربيع الأول من عام الفيل وروى ابن أبى شيبة ذلك عن جابر وابن عباس وغيرهما ، وحكوا شهرته عند الجمهور .
وقد حقق صاحب كتاب " تقويم العرب قبل الإسلام " بالحساب الفلكى الدقيق أن الميلاد كان فى يوم الاثنين التاسع من شهر ربيع الأول الموافق للعشرين من شهر أبريل سنة 571 م .
"انظر الحاوى للفتاوى للسيوطى ومجلة الهداية الصادرة بتونس فى ربيع الأول 1394هـ

malik ibn anas
25/04/2005, 18h19
[bism]

Fatwa du chaykh Abdel Khaliq ash-Sharif savant d'Egypte autorisant de fêter le mawlid.

ويقول الشيخ عبد الخالق الشريف ،

بمناسبة قرب مولد الحبيب صلى الله عليه وسلم، فإننا جميعًا نحب رسول الله الذي أوجب الله علينا طاعته، وألزمنا بمحبته، وجعل طاعتنا له صلى الله عليه وسلم سببًا في حب الله، وعلامة على حب الله، قال تعالى: "قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ..." آل عمران.

والنبي صلى الله عليه وسلم في حياته لم يحتفل بمولده ولا الخلفاء من بعده احتفلوا بمثل ذلك؛ لأن الأصل أن أمة الإسلام في احتفال دائم بهذا الدين، تطبيقًا لا مجرد كلمات، ودعوة لا مجرد انتساب، واعتزازًا بهذا الدين الذي فضلهم الله به.

وما يقوم به الناس من احتفال إذا كان بقصد التذكير وإعطاء العظات والعبر والدعوة إلى التزام منهجه، فيرى البعض أنه لا بأس بذلك بهذا القصد، وإن كان المفترض أن يكون دومًا.

أما ما يحدث في الموالد من رقص واختلاط بين الرجال والنساء، ولعب القمار، وغير ذلك فهذا كله حرام سواء أكان في مناسبة أو بدون مناسبة.

أما واجبنا تجاه النبي صلى الله عليه وسلم فهو كثير، نختصره في الآتي:

1 - محبته. 2 - طاعته. 3 - التأسي به. 4 - الاحتكام إلى شريعته. 5 - الدعوة إلى الدين الذي جاء به. 6 - نصرة دينه وشريعته والعمل على تطبيقها. 7 - الإكثار من الصلاة عليه كلما ذكر وفي يوم الجمعة خاصة، وفي غير ذلك من المواطن المبينة في مواضعها. 8 - حب آل بيته ـ صلى الله عليه وسلم.
وهذا اختصار لما ورد في الكتب المختصة.أ.هـ

malik ibn anas
25/04/2005, 18h23
[bism]

Fatwa du chaykh Faysal Mawlawi le célèbre mufti du Liban et vice-président du haut conseil de la fatwa en Europe autorisant de fêter le mawlid.

يقول المستشار فيصل مولوي نائب رئيس المجلس الأوربي للإفتاء والبحوث:
إن ذلك جائز شرعاً ولو لم يكن له أصل بمعنى أنّه لم يحتفل به الصحابة والتابعون ولا تابعو التابعين من أهل الفقه في الدين وهم خير القرون. ولكن لما جهل كثير من المسلمين صفات الرسول ( صلَى الله عليه وسلَم ) وحياته، وكيف كان يعيش حياة البساطة والتواضع والرحمة والشفقة، وأصبحت محبة الرسول ( صلَى الله عليه وسلَم ) في قلوب الكثيرين محبة سطحية، جمع أحد سلاطين المسلمين العلماء وطلب من أحدهم أن يؤلف كتاباً يتناول حياة الرسول منذ الولادة إلى الوفاة وذكر أخلاقه الطيبة العطرة، وأقام لذلك احتفالاً مهيباً وصار الاحتفال بالمولد ذكرى استحبها كثير من العلماء وبقيت حتى يومنا هذا.

إلاّ أنّه لا بدّ من القول: إنّ هذا الاحتفال ليس نوعا من العبادات التي يشرّعها الله ، ولكنّه من أنواع العادات والأعراف التي يخترعها النّاس، ثمّ يأتي الشّرع بإباحتها إذا لم يكن فيها حرام، أو بمنعها إذا اشتملت على محرّمات. وبما أن ذكرى المولد في الأصل تذكير بسيرة الرّسول ( صلَى الله عليه وسلَم ) وأخلاقه فهي مباحة وفيها من الأجر إن شاء الله ما لا يخفى.
لكن يجب الحذر ممّا ورد في بعض كتب الموالد من انحرافات وشطحات تصل إلى حدّ الكفر أحياناً. فهذه حرام ولو كانت في غير ذكرى المولد. وإذا اقترنت بها الاحتفالات تصبح حراماً أيضاً

malik ibn anas
25/04/2005, 18h27
[bism]

Fatwa autorisant de fêter le mawlid du plus grand imam du hadith du 20ème siècle le marocain Abdu Allah ibn as-Siddiq al-Ghumari.

أول من احتفل بالمولد النبوي عنوان الفتوى
30 / June / 2001 تاريخ الفتوى
30 / June / 2001 تاريخ الإجابة
السيرة النبوية موضوع الفتوى
من أول مَن أحدث الاحتفالَ بالمَوْلِد النبويّ؟ وما حكم العادات التي جرى عليها الناس في الاحتفال من إقامة الحفلات وتقديم الحلوى وغير ذلك؟
نص السؤال
الشيخ عبد الله الصديق الغماري اسم المفتي
بسم الله ،والحمد لله ،والصلاة والسلام على رسول الله ،وبعد:

الاحتفال بالمولد النبوي جائز إن لم يشتمل الاحتفال على شيء محرم،وذلك تعظيمًالرسول الله صلى الله عليه وسلم ،وقد احتفل النبي صلى الله عليه وسلم بيوم عاشوراء لماعلم أن اليهود تصومه شكرًا لله تعالى ،لنجاة موسى فيه، فقال: ( نحن أحق بموسى منهم )،ولأنه صلى الله عليه وسلم كان يصوم يوم الاثنين لأنه ولد فيه ،ولكن لابد أن يراعى في الاحتفال ألا تكون فيه مخالفة شرعية ،وكان أول من احتفل به الملك المُظَفَّر أبو سعيد كُوكبَري بن زين الدين عليّ ابن بُكْتُكِين.

يقول الشيخ عبد الله صديق الغماري من علماء الأزهر :


للحافظ جلال الدين السيوطيّ فتوى قيمة في هذا الموضوع نلخصها فيما يأتي، قال رحمه الله:

إن أصلَ عمل المَوْلِد الذي هو اجتماع الناس وقراءة ما تَيَسَّر من القرآن ورواية الأخبار الواردة في مبدأ أمر النبيّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وما وقع في مَوْلِده من الآيات، ثم يُمَدّ لهم سماط يأكلونه، وينصرفون من غير زيادة على ذلك ـ هو البِدَع الحسنة التي يُثاب عليها صاحبها لِما فيه من تعظيم النبيّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وإظهار الفرح والاستبشار بمَوْلِده الشريف.

وأول من أحدث فعل ذلك صاحب "إربل" الملك المُظَفَّر أبو سعيد كُوكبَري بن زين الدين عليّ ابن بُكْتُكِين أحد الملوك الأمجاد والكبراء الأجواد، وكان له آثار حسنة، وهو الذي عَمَّر الجامع المظفَّريّ بسفح قاسيون.
قال ابن كثير في تاريخه:

كان يعمل المَوْلِد الشريف في ربيع الأول ويحتفل به احتفالًا هائلًا، وقد صَنَّف له الشيخ أبو الخطاب بن دِحية مجلدًا في المَوْلِد النبويّ سمَّاه "التنوير في مَوْلِد البشير النذير" فأجازه على ذلك بألف دينار، وقد طالت مدته في المُلْك إلى أن مات وهو مُحاصِر للفرنج بمدينة عكا سنة 630هـ محمودَ السيرة والسريرة.. إلى أن قال:
وحَكَتْ زوجته ربيعة خاتون بنت أيوب أختُ الملك الناصر صلاح الدين أن قميصه كان من كرباس غليظ لا يساوي خمسة دراهم، قالت: فعاتبتُه في ذلك فقال: لُبس ثوب بخمسة والتصدقُ بالباقي خير من أن ألبس ثوبًا مثمَّنًا وأدَعَ الفقير والمسكين.

وقال ابن خَلِّكان في ترجمة الحافظ أبي الخطاب بن دِحية:

كان من أعيان العلماء ومشاهير الفضلاء، قَدِمَ من المغرب فدخل الشام والعراق واجتاز بإربل سنة 604هـ فوجد ملكَها المُعَظَّم مظفَّر الدين بن زين الدين يَعتني بالمَوْلِد، فعمل له كتاب "التنوير في مَوْلِد البشير النذير" وقرأه عليه بنفسه فأجازه بألف دينار.

وقد تكلم أبو عبد الله بن الحاج في كتابه "المدخل على عمل المَوْلِد" فأتقن الكلام فيه جدًّا، وحاصلُه مدحُ ما كان فيه من إظهار شعارٍ هو شكرٌ، وذم ما احتوى عليه من مُحَرَّمات ومُنْكَرات، فمن ذلك قوله: وإن كان النبيّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ لم يَزِدْ فيه على غيره من الشهور شيئًا من العبادات، وما ذاك إلا لرحمته ـ صلى الله عليه وسلم ـ لأمته ورفقه بهم؛ لأنه ـ صلى الله عليه وسلم ـ كان يترك العمل خشيةَ أن يُفْرَض على أمته رحمة منه بهم، لكن أشار صلى الله عليه وسلم إلى فضيلة هذا الشهر العظيم بقوله للسائل الذي سأله عن صوم يوم الإثنين: "ذاك يومٌ وُلِدْتُ فيه" فتشريف هذا اليوم مُتَضَمِّن لتشريف هذ